Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
William — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
William
Chapitre 1
William
Eloïse se pencha davantage vers son miroir afin de rectifier sa mèche rebelle. La bougie vacillait à chacun de ses mouvements.
La nuit venait juste de tomber dans la petite ville de Richelieu en cette étrange année 1804. Il faisait assez froid malgré le feu de la cheminée allumé. La jeune femme dénoua ses cheveux châtains bouclés et observa son visage harmonieux.
Un petit bruit attira son attention.
La nuit venait juste de tomber dans la petite ville de Richelieu en cette étrange année 1804. Il faisait assez froid malgré le feu de la cheminée allumé. La jeune femme dénoua ses cheveux châtains bouclés et observa son visage harmonieux.
Un petit bruit attira son attention.
— Qui va là ?, bégaya-t-elle, le bougeoir à la main.
Elle tendit l'oreille. Rien. Soudain, une chose affreuse et noire bondit de l'ombre. Eloïse laissa échapper un terrible cri. La bougie roula sur le sol, éteinte. La jeune femme reconnut aussitôt ce qu'elle avait pris pour une attaque.
— Philibert... Imbécile de chat.
Du haut de ses deux mois, le chaton gris et ébouriffé lui tenait compagnie dans les heures les plus noires de la nuit. Il vint ronronner autour de son pied. Eloïse ramassa le bâton de cire et utilisa une flamme de la cheminée pour la raviver. Il était hors de question de faire du bruit avec un morceau de silex ou d'acier.
Elle s'allongea sur son lit de paille, dans sa chemise blanche à lacets et observa les voûtes du toit. La maison en bois était coquette et son père, marchand renommé, allait enfin pouvoir emménager dans une plus grande maison avec toute la famille. C'était donc une dernière nuit dans ces murs vétustes.
Soudain, un bruit plus clair de trois pas et d'un craquement se fit entendre juste au-dessus de son lit. Dans un grand fatras, une grosse masse plus imposante tomba cette fois. Eloïse bien que très surprise, ne cria pas cette fois. Sûrement que le chaton lui avait ôté toute envie de recommencer. La jeune femme descendit du lit et souleva les morceaux de poutre creux qui recouvraient une partie de ce qui semblait être un humain.
C'était un bel homme brun, les cheveux mi-longs et bouclés. La chute lui avait fait perdre connaissance. Il avait un peu de sang sur la tempe. Eloïse, rapide, retira les morceaux qui le recouvraient encore et tenta de l'allonger sur son lit.
Elle ne sut pas vraiment cette nuit-là pourquoi elle n'appela pas à l'aide. Sûrement qu'un étrange coup de foudre avait opéré en son bas ventre. Elle lui ôta sa veste et découvrit une vilaine blessure. Le sang abondait et laissait une auréole rougeâtre sur le linge blanc. Elle versa de l'eau dans une cuvette et attrapa quelques fichus. Elle se noua les cheveux et se retroussa les manches.
Eloïse déchira la chemise du blessé. Il avait une trace nette qui continuait de couler. Elle mouilla le linge et nettoya la plaie. Puis elle prit son nécessaire de couture et entreprit de recoudre la chair fendue. La jeune femme termina son œuvre et satisfaite, reposa le broc et la cuvette au pied du lit. Son étrange et séduisant inconnu gisait inconscient. Plus d'une fois, elle vérifia qu'il respirait encore.
Elle l'observa avec beaucoup de tendresse alors qu'il était endormi. Comment s'appelait-il ? D'où venait-il ? Qui fuyait-il ? Elle n'eut guère le temps de chercher davantage de réponses à ses questions. Elle se roula en boule sur le fauteuil près de la cheminée et s'assoupit.
Un tintamarre la réveilla à peine quelques minutes après. L'homme était debout. Il avait heurté le broc qui s'était mis à rouler au sol. Il s'appuya contre le mur en gémissant. Eloïse fit un bond et lui porta assistance.
— Asseyez-vous. Vous êtes blessé.
— Ils vont me retrouver... Je dois fuir.
— Allons, calmez-vous.
— Ils vont me retrouver... Je dois fuir.
— Allons, calmez-vous.
Eloïse l'accompagna et s'allongea tout contre lui. Elle l'enveloppa de ses bras maternants et lui caressa les cheveux.
— Vous n'avez rien à craindre. Je ne dirai rien.
Ses mains lui malaxèrent le cuir chevelu avec douceur. L'homme semblait à nouveau déposer les armes. Puis, Eloïse lui massa la nuque. Ce curieux personnage sentait si fort la transpiration. Il avait dû courir un bon moment. La jeune femme s'enivrait de ce parfum sauvage. Elle se sentait heureuse. Ses mains baladeuses lui massèrent les épaules. Puis le bras entier. Tant de vallons et de courbures, tant de muscles. Eloïse s'ouvrait à ce nouveau monde masculin.
Tandis qu'elle laissait vagabonder ses mains polissonnes, elle tomba sur la boucle du pantalon. Et se figea.
Tandis qu'elle laissait vagabonder ses mains polissonnes, elle tomba sur la boucle du pantalon. Et se figea.
— Je vous en prie, continuez..., laissa échapper son hôte dans un souffle. Vous êtes la seule chose heureuse qui me soit arrivée ces derniers jours. Laissez-moi profiter de vos mains si délicates.
Eloïse, ravie, n'en attendit pas davantage. Elle enleva le costume et découvrit alors le sexe de cet homme. A la fois repoussée et attirée, elle sentait en elle un mélange de dégoût et d'envie terrible. Cette sensation incohérente, ambivalente. Du je veux, je ne veux pas. Ce corps était bouillant et ce sexe vigoureux.
A peine la jeune femme l'effleura que le phallus se durcit. Comme s'il avait une volonté propre, il se dressa, droit comme un i. Eloïse écarquilla les yeux. Comme diable tout cela fonctionnait-il ? Elle posa ses doigts menus autour de l'édifice tendu et sourit. C'était si doux. Fascinée par sa taille et sa chaleur, elle se pencha pour le sentir. Âpre, comme quand elle avait respiré ses culottes après une journée à les porter. Elle voulut goûter.
Toute timide, la petite langue mouillée toucha d'abord le sommet de ce sexe nouveau. Elle sourit, gênée et regarda son protégé. Il semblait approuver. Il lui souriait tendrement. Eloïse glissa ses lèvres sur cette peau douce comme du coton et enveloppa de ses lèvres l'ensemble du sexe.
L'homme gémit aussitôt, respirant lentement et semblant proche du paradis. Il voulut lui caresser les cheveux ou lui câliner la peau mais ses forces l'avaient abandonné complètement. Il s'en remettait à la gentillesse de sa sauveuse à présent.
Eloïse sentait que chacune de ses petites actions produisaient différents effets et cela devint un terrain d'expérimentation idéal. Selon qu'elle lécha, caressa, serra, il se produisait chez son blessé des bruitages différents. Tous heureux. Tous subtils. Elle-même se délectait de goûter, mordiller ou embrasser chaque partie du corps.
Mais son bas ventre la brûlait toujours autant. Le feu était en elle. Elle sentait qu'il était temps pour elle de connaître tout ce qu'il y avait dans une bagatelle.
— Voulez-vous me chevaucher ?
— Je ne sais comment faire...
— Je ne sais comment faire...
Tendrement, patiemment, le beau brun ténébreux la guida. Eloïse monta à califourchon sur l'homme qu'elle désirait ardemment et suivant ses précieux conseils, glissa son sexe vers le sien. Elle sentait qu'elle était humide, ne sachant pas vraiment d'où provenait tout ce sirop qu'elle produisait seule. Elle l'introduisit. Fit la grimace. Ne s'attendait pas à ce que tout coince. Que son propre corps lui fasse obstacle à son désir.
— Le début est toujours douloureux. Je vous promets que par la suite, tout s'adoucit.
Tenace, la jeune fille, amazone, ondula son bassin avec envie. Non, la douleur ne l'arrêterait pas. Ni la vue de quelques gouttes de sang qui étaient tombées. Elle voulait savoir, elle voulait connaître. Son corps entier se mit à bouillir. Plus elle le regardait, plus elle tombait amoureuse. Ils se souriaient avec tendresse et passion. Elle ne voulait plus le quitter. En cet instant précieux, elle lui offrait tout : sa jeunesse, sa beauté, sa pureté. Et elle l'avait sauvé.
L'homme, excité et heureux, ne tarda pas à éjaculer. Eloïse, ravie, les cheveux défaits et en bataille se laissa tomber à ses côtés. Elle se blottit contre lui.
L'homme, excité et heureux, ne tarda pas à éjaculer. Eloïse, ravie, les cheveux défaits et en bataille se laissa tomber à ses côtés. Elle se blottit contre lui.
— Je m'appelle William, souffla-t-il.
— Ne nous quittons plus jamais, William. Je crois que je vous aime.
— Ne nous quittons plus jamais, William. Je crois que je vous aime.
Cette nuit-là, Eloïse fut la plus heureuse du monde. Elle s'endormit sereine et amoureuse. L'officier de la marine napoléonienne la serra dans ses bras et lui embrassa le cou.
Mais au petit matin, Eloïse se réveilla seule. Et quelques mois plus tard, un petit William naquit.
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