Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'après-midi d'un faune (1) — Chapitre 1 · Serge n'a rien d'une gravure de mode, et pourtant il plait aux femmes, quel que soit leur âge. Devinez pourquoi...
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D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'après-midi d'un faune (1)
Chapitre 1 · Serge n'a rien d'une gravure de mode, et pourtant il plait aux femmes, quel que soit leur âge. Devinez pourquoi...
Il s'appelle Serge et il n'a rien d'une gravure de mode. C'est un grand gaillard d'un mètre quatre vingt cinq et quatre vingt cinq kilos, chevelu, barbu, poilu, la trentaine vraiment faunesque. Pas le genre a priori qui fait retourner les femmes sur son passage. La logique serait même qu'il leur fasse un peu peur, avec ce large sourire découvrant une dentition carnassière et cette voix caverneuse.
Mais en matière de relations hommes-femmes, rien n'est aussi simpliste. S'il est vrai que certaines auraient tendance à fuir Serge, d'autres sont inexplicablement attirées par lui. Séduites par son côté débonnaire, son ample carrure rassurante et protectrice, cet oeil pétillant sous les sourcils épais, son sourire laissant percer une nature gaie ? Sans doute, mais ce serait encore superficiel.
Pour une autre catégorie, plus discrète, c'est la puissante sexualité qu'il dégage. Les femmes peu attirées par la mode des métrosexuels au corps épilés, se faisant bronzer artificiellement dans les boutiques d'esthétique et fréquentant les manucures, cherchent au contraire une catégorie "qui en a dans le pantalon". Ce sont des femmes en demande de masculinité, soit parce qu'elles sont seules, soit parce qu'elles sont insatisfaites en couple. Elles s'offusqueraient sûrement si on leur disait qu'elles cherchent une "vraie bite" mais c'est pourtant la vérité crue qu'elles n'osent pas exprimer.
Elle s'appelle Camille, elle a vingt-cinq ans, un corps menu mais bien proportionné, des cheveux qui lui arrivent au bas du dos, un joli minois et elle travaille dans une agence immobilière. Elle vient de larguer son mec après cinq ans de vie commune par une espèce de lassitude d'ailleurs réciproque, aussi curieux que ça paraisse pour un aussi joli petit lot. Elle fréquente à la pause déjeuner le même restaurant d'habitués que Serge, employé municipal. A force, ils ont été amenés à discuter, d'autant qu'ils se sont parfois retrouvés à la même table pour déjeuner.
Au début, ses chemises largement ouvertes sur son poitrail velu révélaient au regard de Camille un homme un peu trop mâle à son goût. Ce type très sexué la faisait même un peu flipper. Mais elle s'était lassée de la poitrine lisse de son mec, à l'image de son caractère. Son compagnon était tellement différent de ce faune qui lui faisait les yeux doux qu'elle en était arrivée à des comparaisons de plus en plus favorables à celui qui partageait ses repas. Petit à petit, le désir d'en savoir plus long sur envahit sa jolie petite tête.
D'autant qu'à vingt-cinq ans, une fois la rupture consommée, le manque de sexe ne tarda pas à se manifester. Ce gros barbu, elle en avait conscience, vu la manière dont il la regardait, voulait manifestement la baiser et cette perspective lui parut de moins en moins improbable. Aussi, quand il lui proposa de l'inviter à déjeuner non dans une gargote comme chaque jour mais dans un vrai bon restaurant, elle accepta pour un dimanche qui, au moins, ne se traduirait pas par de l'ennui solitaire de célibataire obligée.
C'était une auberge pour couples adultères, retirée à la campagne, mais le dimanche n'était pas le jour pour amours clandestines. Plutôt un établissement pour retraités venus s'en mettre plein la panse après la messe. Pendant le déjeuner, Camille se laissa emporter par le charme spécial du faune. Elle portait une robe légère sans soutien-gorge, ses petits seins pouvant s'en passer, et le barbu la déshabillait des yeux tout en dévorant son repas tel un ogre. Mais les hormones de Camille lui rappelaient qu'elle était femelle. Ses petites cuisses s'ouvraient sous la table à mesure que le repas bien arrosé se prolongeait, par une espèce de réflexe pré coït. Même si sa tête refusait encore l'évidence, son corps lui disait qu'elle avait bel et bien envie de baiser avec ce type puissant.
Quand, à l'issue des agapes, il lui proposa une promenade dans les environs, elle se laissa entrainer sans penser une seconde à résister. Il la prit par le cou en marchant et un frisson parcourut tout le corps de Camille. Leurs langues se trouvèrent rapidement et quand il lui souffla qu'il avait réservé une chambre à l'auberge, si elle "voulait", elle répondit qu'elle "voulait bien". C'était sorti presque sans contrôle.
On ne pouvait faire plus différent sur le lit de l'auberge que ces deux corps nus. Camille, gracile, fragile, petits seins et cul rond, pubis épilé, tranchait avec Serge, massif, poilu de la tête aux pieds, à la virilité exacerbée à l'image de ce braquemard qui faisait un angle aigu avec le reste de son corps. Camille put à peine le loger dans sa bouche dans leurs préliminaires mais elle s'en délecta bien davantage que de la petite bite de son ex qui touchait à peine sa glotte. Elle manqua parfois de s'en étouffer mais ce gland charnu et ferme qui lui gonflait les joues la prédisposait déjà à le recevoir là où il devait aller.
Elle apprécia qu'il fasse durer leurs explorations, en particulier son jeu de langue qui n'esquiva aucune partie de son corps, y compris son petit anneau rose, ce qui la couvrit de chair de poule. Jamais on le lui avait fait ça, à Camille et elle ne trouvait pas sale du tout qu'un homme la lèche à cet endroit. Elle s'y découvrit même une sensibilité surprenante. Il dégusta aussi sa petite chatte bien plus adroitement que son ex au point qu'elle lui arracha presque une touffe de cheveux d'extase. Il prit tellement son temps qu'elle finit par l'implorer qu'il "vienne", même pas impressionnée par le chibre qu'il avait couvert de latex, tellement elle le voulait en elle. Il la pénétra lentement, veillant à ne pas l'écraser de sa masse, bras tendus, guettant son attitude au cas où il lui ferait mal mais vite rassuré par la pression de ses petits pieds sur ses fesses poilues.
Ce fut donc l'après-midi d'un faune, sans musique de Debussy ni poèmes de Mallarmé et pas davantage un tableau de Manet mais la voix claironnante de Camille copieusement fouillée par cette matraque qui lui faisait connaitre une félicité inédite. Inlassablement dur, Serge dévastait ce corps menu faussement fragile qui en redemandait, sollicitant d'autres positions que le classique missionnaire, cavalant sur la bite en tressautant dessus pour se la mettre bien profond et une fois allongée, frottant les reins de ses talons. Elle accepta de courtes pauses pour mieux se déchainer en suivant, creusée en profondeur sans la moindre douleur tant ses hormones ruisselaient. Elle rua sous le joug dans un orgasme aussi ravageur que bruyant, ne laissant aucun doute de ce qui se passait dans cette chambre si par hasard on fréquentait le couloir.
Quand il finit par prendre son plaisir, convaincu qu'elle avait pris le sien, un gros paquet de sperme dans sa capote, elle tourna vers lui un visage embué et lui souffla, radieuse :
— Je n'ai jamais été aussi bien baisée.
C'était le mot. Elle n'avait pas fait l'amour. Elle avait baisé, totalement, résolument et même, du point de vue mâle, brillamment. Ils avaient "fait du sexe" dans cette chambre d'auberge mais c'était au fond tout ce qu'elle lui demandait : la faire jouir de sa queue pour apaiser ses sens en jachère. Son corps de vingt-cinq ans avait vibré de cette fouille, si bien qu'elle ne quitta pas subrepticement le lit pour se rhabiller et demander à être raccompagnée. Elle en voulait encore.
C'est pourquoi, après une pause durant laquelle il sommeilla dans le lit dévasté, elle le ranima de sa bouche et obtenant ce qu'elle recherchait, l'enfourcha à nouveau, avec moins de frénésie mais autant de profondeur. Il la regardait onduler sur lui, les mains derrière elle et le pubis en avant, se régalant du spectacle ravissant qu'elle lui offrait, la langue entre ses lèvres. Assis, il la saisit par les hanches avec la facilité de ses bras musclés et l'enfonça sur son sceptre d'avant en arrière, lui savourant la douceur de son déduit et elle la longueur de son pénis, ses longs cheveux battant ses reins. Camille baisait de toute l'ardeur de son petit corps, subjuguée par ces mains d'homme qui la faisaient aller et venir sur la source de son plaisir.
Puis pris d'une impulsion, il la désarçonna et lui dit :
— Tu veux du cul, hein ? Eh bien, tu vas en avoir.
Il la mit à quatre pattes sur le lit, écarta ses mignons globes, la lécha d'abondance, la doigta pour lui ouvrir l'anus et la sodomisa en prenant son temps car elle était vierge de l'endroit. Elle hurla quand il parvint à s'enfoncer mais ce cri ce mua en râle quand il creusa et il fut à peine étonné quand elle répondit de la croupe et tourna vers lui un visage barré d'un rictus de plaisir. Il n'avait même pas eu temps de se coiffer de latex, pris par cette frénésie érotique, et préféra se retirer pour expulser quelques gouttes de sperme sur son sacrum. Elle lui avoua plus tard qu'il l'avait "dépucelée" de l'endroit mais que c'était "vachement bon". Il en fut tout fiérot.
Leur liaison ne fut pas affichée. Camille ne tenait pas à faire savoir qu'elle couchait avec ce faune peu décoratif. Elle n'aurait jamais osé qu'il la faisait jouir comme personne avant. Il ne s'en offusqua pas. Ils continuaient à manger ensemble à l'heure de la pause déjeuner avec d'autres commensaux qui ne se doutaient pas de leurs relations sexuelles, du reste épisodiques, et cela suffisait à Serge. Camille cherchait toujours l'âme soeur avec plus ou moins de bonheur mais quand elle était en manque de sexe, de vrai sexe, un sms sur le téléphone de Serge l'avertissait de sa visite. Elle savait qu'elle connaitrait le même plaisir spécial pour satisfaire ses hormones femelles. Et rien ne laissait supposer qu'elle s'en lasserait un jour.
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