Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Au revoir mon Amour — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Au revoir mon Amour
Chapitre 1
Bonjour, je m’appelle Fabienne, j’ai 59 ans et je suis mariée depuis 38 ans à Antoine, mon premier amoureux, rencontré lorsque j’avais 16 ans. Il a été le seul homme de ma vie et moi sa seule femme. Nous avons tout appris ensemble.
Je pense que l’on a eu une vie sexuelle plutôt très épanouie ou nous ne nous sommes rien interdit en tête à tête à part une chose, je n’ai jamais avalé son sperme, je trouvais cela trop dégradant. Mais cela c'était avant.
D’abord il y a eu ma ménopause qui a sérieusement ralenti ma libido.
Puis ce satané crabe. Antoine lutte contre celui-ci depuis 4 ans. La bataille est inégale mais il s’est accroché avec beaucoup de courage et de dignité. Malheureusement le match est perdu. Nous le savons depuis 1 mois et demi. L’oncologue qui suit mon mari nous a affirmé que l’issue était irréversible. Ce n’est qu’une question de semaines voire de mois au mieux. Antoine est hospitalisé en chirurgie digestive du CHU de Nantes depuis trois semaines maintenant. C’est très compliqué pour moi et mon employeur, avec l’aide de mes collègues, m'a libérée de mon emploi. Il m’a dit de prendre le temps qu’il fallait. J’ai un patron vraiment exceptionnel. Je vais voir Antoine tous les jours. C’est le moins que je puisse faire. A chaque fois, pour lui faire plaisir, j’y vais soit en robe, soit en jupe. Nous passons tous les après-midi ensemble. Les infirmières nous laissent tranquille. En même temps, il n’a malheureusement plus beaucoup de soins car il n’y a plus rien à faire.
Je m'assois sur le lit à côté de lui. Sa main est toujours posée sur ma cuisse. Des fois, sa main remonte sur mon sexe. Je ne suis pas à l’aise mais je le laisse faire. Parfois je pose ma main sur le sien. Et nous nous caressons légèrement. Je sais qu’il aimerait plus mais je ne peux pas, j’ai trop peur que quelqu’un rentre. Par contre il arrive a me donner une petite jouissance bien souvent et je me rends compte que c’est bien dommage d’avoir arrêté notre vie sexuelle. C'est tellement agréable.
Depuis deux semaines c'est devenu ma routine. J'écarte toujours un peu plus les jambes pour lui faciliter le passage et prendre plus de plaisir.
Aujourd’hui, mon homme semble fatigué. Je m’assoie à côté de lui et ma présence semble lui redonner des forces. Sa main trouve directement la direction de mon entrejambe. Je me lève, me dirige vers la salle de bain, prends une serviette, retire ma culotte et je retourne m’assoir. Sa main retrouve sa place. Le fait de ne rien sentir lui donne un immense sourire. Ses doigts investissent ma chatte. Je suis trempée. Moi, je prends son pieu et je le caresse. Aujourd'hui je veux aller au bout. Pas de raison qu’il n’y ai que moi qui prenne mon pied. Ses doigts s'activent dans mon minou complètement englué, je suis au bord de l’orgasme, et j'accélère mon va et vient. Je sens qu’il va venir, je prends la serviette et la pose sur son ventre. Il se lâche, il verse une quantité incroyable de sperme. Ses doigts se figent au fond de ma minette et je suis moi aussi saisi d’une magnifique jouissance. Je reprends mes esprits. Mon mari aussi. Il est complètement épuisé mais heureux. Il n'arrête pas de m'embrasser. Nous nous quittons, il a les larmes aux yeux. Nous savons que son état s'est empiré. Sitôt la porte fermée, je m’effondre également.
Le lendemain. Arrivée sur le parking je décide de retirer ma culotte. Je recule le siege de la voiture et fait glisser le bout de tissu blanc et le met dans la boite à gant. Je me surprends, cela ne m'est jamais arrivé avant. Cette situation m'excite. Je toque à la porte et rentre. Antoine m’attend. Aujourd’hui j’ai prévu une serviette. Je la sors de mon sac et la pose directement sur le ventre de mon mari. Nous parlons de tout, de rien, comme d’habitude. Lorsque sa main se pose sur ma cuisse, je suis excitée, comment va t il réagir en voyant que je n’ai pas de sous vêtement? Sa main remonte j’ecarte un peu mes jambes, son index découvre mon sexe trempé, il me traite de salope en me souriant. Je m’empare de sa queue. Elle s'érige directement. Nous nous masturbons frénétiquement jusqu'à la jouissance. Que c'est bon de se donner du plaisir mutuellement. Et comme la veille notre séparation est difficile. En partant, l'infirmière me précise que malheureusement son état s'est encore dégradé mais qu'après mes passages, il était très fatigué mais avec un très bon moral et que c’était cela qui lui donnait la force de se battre. Elle m’a précisé que les câlins étaient une bonne thérapie. J’ai rougit, elle m’a rassuré en me précisant qu'à ma place elle ferait la même chose par amour. Nous nous sommes sourit. Je l’ai prise dans mes bras et serrée fort. Je l’ai embrassée et suis repartie. Moi qui pensait être discrète.
Ma nuit à été mauvaise. Pas par rapport au fait que l'infirmière était au courant de nos pratiques mais pour l'état de mon mari. Je vois bien que son état se dégrade et je me désespère de cette situation. Je prends sur moi et me prépare pour mon homme. Aujourd’hui il fait beau donc c'est une robe légère, courte, boutonnée sur le devant. Un soutien gorge en dentelle dessous et au moment de passer la culotte je me dis que c'est inutile si c'est pour la retirer dans une heure. Finalement je trouve cela agréable d'être les fesses à l’air.
En partant, je croise David, un jeune voisin qui me demande des nouvelles d' Antoine. Je lui en donne, évidemment, elles ne sont pas bonnes et les larmes me viennent. Il me prend dans ses bras et me réconforte. Une de ses mains est sur ma hanche, l’autre frotte l’ensemble de mon dos. La situation est incongrue. Il doit se rendre compte que je n'est pas de culotte. Je suis mal à l'aise. Je sens contre mon ventre un début d'érection. Je m'écarte. Il m’embrasse sur les joues et me souhaite bon courage. Je monte rapidement dans ma voiture. Au moment de monter, déboussolée, je ne fais pas attention et ma robe découvre complètement mon pubis. Mon voisin n’a rien perdu de la scène. J’ai un peu honte. Pour qui il va me prendre. Mais surtout, ce qui me vient à la tête et me surprend c’est que je fasse bander un homme de 35 ans. Rien que d'y penser j'ai des picotements dans mon bas ventre. Je suis chamboulée d’avoir des pensées comme cela alors que mon homme est en phase terminale.
J’arrive à l'hôpital. Je me dépêche car David m’a mise en retard. Je me signale à l'infirmière. Elle me fait un petit clin d'œil, je lui souris. J’entre et je m’installe à ma place. J’embrasse fougueusement mon mari, sa main passe sous ma robe et son doigt rentre directement en moi. Il est surpris de mon excitation. Je prends son sexe. Il a un peu de mal à bander. Il me vient une idée, je me penche et commence à faire quelques bisous sur son penis. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas fait cela. Antoine réagit et il commence à durcir. J'ouvre ma bouche et je rentre le gland, ma langue joue avec son méat. Antoine est désormais au maximum de sa bandaison. Je commence un lent va et vient. Je sais que l'infirmière va nous laisser tranquille. J'accélère en alternant entre coup de langue sur l'ensemble de sa hampe et les aller retour sur son pieu. Antoine me susurre que je n’ai pas de serviette. Je ne fais pas attention et je continue. Ses mains se posent sur ma tête et me caressent les cheveux. Je sens qu’il va jouir. Je n’ai rien pour l'éponger mais je m’en fiche, je veux faire plaisir à mon homme. J’entends ses râles et je commence à sentir son sperme s'écouler dans ma bouche. C’est la première fois. Mon homme s'est complètement lâché et je commence à avaler. Finalement ce n'est pas si dégoûtant. Je pompe complètement mon homme et nettoie son sexe qui commence à perdre de sa vigueur. Je le regarde. Ses yeux brillent de bonheur mais également une profonde tristesse se fait sentir. Je me relève et m’allonge à côté de lui. Nous nous embrassons. Je me blottis contre lui. Nous ne bougeons plus. Je sais que c’est la fin, je le sens. Nous sommes restés comme cela pendant une heure puis il est parti. Je suis affreusement triste mais tellement heureuse de l’avoir accompagné de tout mon amour jusqu'au bout.
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Commentaires ()
À travers cette histoire d'amour absolu, tu nous révèles que l'intimité peut rester un langage jusqu'au dernier souffle. Et c'est infiniment beau...
Les derniers mots m'ont achevée.
Merci pour cette magnifique parenthèse d'amour. ❤️
félicitations