Les aventures de Jeanne
Chapitre 3
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Couverture de Les aventures de Jeanne, par Azertav
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les aventures de Jeanne — Chapitre 3

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Azertav
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Les aventures de Jeanne

Chapitre 3

Le lendemain, samedi 22h.
L'heure de notre rendez-vous approche, enfin, je n'en suis pas sûre. On ne s'est rien dit. Mais s'il y a une heure à laquelle chacun de nous peut se référer pour notre plaisir quotidien, c'est bien 22h30, non ? Je stresse, est-ce que ce n'était qu'un heureux hasard, nous deux, au même moment, sous la douche ? Pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai de l'attente, de l'espoir. L'espoir qu'il sera là, à 22h30 sous la douche voisine.
Mais l'espoir me fait peur, peur de la déception. Un traumatisme passé avec les garçons. Je préfère me dire qu'il ne se passera rien ce soir, qu'il n'y aura personne. Pas de déception, forcément une bonne surprise. J'essaie de me convaincre, mais en fin de compte, est-ce que je ne me mens pas à moi-même ? Si je n'ai pas d'espoir, pourquoi attendre 22h30 ? Si je n'ai pas d'espoir, pourquoi avoir acheté ce vernis à ongles ? En fait, j'ai de l'espoir.
Pour la première fois depuis des années, j'ai envie de plaire, oui, même s'il ne peut pas me voir. Enfin, presque. La seule partie visible sont nos pieds. Pour rappel, les cloisons des douches ne commencent qu'à partir d'une quinzaine de centimètres du sol. Alors j'ai décidé de soigner mes pieds, petite manucure et pose d'un vernis rouge bordeaux que j'apprécie particulièrement. Cela fait longtemps que je n'avais pas appliqué de vernis sur n'importe quels ongles de mon corps. Je me sens plus femme, plus féminine, plus séduisante.
Je suis confiante, on m'a déjà confié par deux fois que je possède des pieds divinement beaux. Une fois par une connaissance de mon père à qui je ne prêtais pas attention, mais qui, lui, ne me regardait que rarement dans les yeux si ce n'est pour me reluquer de la tête aux pieds sans indiscrétion. Une seconde fois, lors d'une de ces fêtes après le lycée. Parmi notre groupe d'amis, Léo, il nous a révélé suite à un gage perdu qu'il était honteusement fétichiste des pieds. Il fallut peu de temps pour organiser un concours Miss Pied parmi les filles présentes ce jour-là. Évidemment qui a fini en tête ? Fin bref.
Je suis prête : vernis aux pieds, petit coup de rasoir pour éviter les poils récalcitrants. Je regarde ma montre. C'est l'heure. J'ai prévu de rejoindre la douche à 22h25 pour être sûre de ne pas nous croiser malencontreusement à la sortie de nos chambres respectives. Je ne veux surtout pas vivre ce moment de gêne, impossible.
Me voilà dans la douche, à attendre, seule, en culotte. Je n'allume pas l'eau, je n'ai qu'une envie : que notre rendez-vous se confirme. Les minutes me paraissent interminables. Je ne sais pas quelle heure il est. Mais les occupations sont minimes sur le moment. Pour seule activité, écouter les gouttes d'eau parasites qui font du goutte-à-goutte, signe que le lieu commence à être vétuste et aurait bien besoin d'un petit coup de jeune.
Soudain, j'entends un verrou dans le couloir, mon cœur s'accélère, l'espoir naît. Des bruits de pas, de plus en plus proches. Une personne rentre dans la salle d'eau. Ma respiration se coupe. C'est lui, je le sens, mon cœur se dénoue. Une sensation de soulagement. Ma main vient s'appuyer contre la paroi commune. Il entre dans la douche d'à côté. J'entends sa respiration. À la différence d'hier, aucune douche ne masque les bruits. On est beaucoup plus intimes.
J'entends qu'il ouvre sa ceinture, qu'il baisse son short, j'en aperçois une légère partie par-dessous la cabine. Je ne perds aucun moment. J’aperçois son caleçon tombé, il est gris cette fois-ci. Fait-il exprès de laisser tomber ses vêtements du côté commun de nos cabines ? Sûrement.
Il ne ramasse pas son caleçon, qui traîne sur le sol. Je décide d'en faire de même avec ma culotte.
Nous voilà nus. Quasiment adossés l'un contre l'autre, séparés par 15 mm de bois. Rien et tout à la fois.
Mon pied droit décide de s'aventurer vers son boxer sur le sol, mon bout du pied dépassant de la cloison. Il fait de même. Avant de se retrouver. Notre premier contact. Il me caresse le haut du pied. Avec mes doigts de pieds, je viens lui effleurer sa plante d'un doux contact. Une première caresse. Il se rapproche encore, je le sais car ses deux pieds dépassent maintenant. Je fais de même pour qu'on se monte dessus. Dans cette position, nos deux corps sont obligés d’être collés à la cloison.
Nous pouvons entendre le moindre de nos faits et gestes.
Notre étreinte à travers la paroi dure quelques minutes avant que j'entende un premier « Toc », comme si quelqu'un donnait un léger coup. Puis un second, etc... Avec mon corps en contact, je ressens également d’où proviennent les vibrations. Je comprends la situation, il est dur et veut m'en faire part, me le faire savoir. C'est son sexe avec lequel il vient frapper cette planche qui nous sépare. « Bom, Bom, Bom... », il est tout dur.
C'est qu'au moment où je ressens un liquide qui entre en contact avec ma cuisse droite que je me rends compte que mon vagin bave de mouille et émane de l'excitation. En signe de réponse, je me masturbe énergiquement, ce qui a pour effet de faire retentir un bruit humide en guise de réponse. Les douches sont éteintes, il ne s'agit pas d'eau, mais de mon intimité inondée, et il le sait.
C'est à ce moment-là que nous décidons comme un accord de se replonger dans une masturbation commune, cadencée par nos râles de plaisir et par nos respirations, le tout les pieds entremêlés comme seul contact, seule source de chaleur...
J'entends tout de lui, il entend tout de moi. Mes sensations par rapport à la veille sont encore décuplées. C'est dans ce contexte que nous jouissons ensemble pour la deuxième fois. Je le sens se raidir, surprise qu'il s'écarte de la cloison. Soudainement, je sens plusieurs jets inonder mes petits petons. Surprise, je n'en reviens pas, il vient de me finir dessus. Je prends du recul. J’aperçois une quantité de sperme importante recouvrir mes orteils, par endroits, mon vernis n'est quasiment plus visible, masqué par un abondant liquide encore chaud et épais.
L'odeur commence à me remonter aux narines, une odeur nouvelle. Je ne savais pas à quoi m'attendre mais cela ne me déplaît pas. Intéressée par cette nouvelle texture, je joue avec mes doigts de pied de haut en bas, ce qui a pour effet d'étaler ce précieux liquide qui par moments s'étire entre mes orteils par de longs filaments. Le spectacle doit l'intéresser, je l'entends à nouveau se masturber. Il finit par me redonner une caresse du pied, avec son fluide se mélangeant au mien comme pour acter notre union sexuelle.
L'apparition d'une troisième personne dans la salle d'eau en direction des toilettes nous coupe dans notre étreinte. Nous avons chacun pris notre douche sans incident et sommes retournés dans nos chambres respectives, toujours sans nous croiser.
Dimanche, 10h38
Mes yeux s'habituent doucement à la lumière du jour. Aujourd'hui, j'ai bien dormi. À mon habitude, comme chaque dimanche, c'est la même routine : petit déjeuner au lit avec en fond une vidéo YouTube. Ensuite je me lève du lit, et fais une petite séance d'étirements. Debout, jambes bien tendues, j'arrive presque à toucher mes pieds sans trop de difficulté. Je vais pour me relever afin de dérouler mon dos petit à petit quand une feuille de papier attire mon attention. Elle est dans mon entrée, une feuille A4 pliée, sûrement glissée sous la porte. Je prends la feuille, m'assieds sur mon lit et l'ouvre :
Chère Jeanne,
Merci pour ces instants de plaisir. Tu hantes mes nuits et illumines mes fantasmes.
J'aimerais continuer à jouer avec toi.
Ce dimanche est mon dernier jour dans la résidence. Je déménage. Le destin ne fait pas forcément bien les choses.
Pour finir nos petits jeux, j'aimerais, si tu l'acceptes, que tu t'abandonnes à moi.
Les règles sont simples, et sont les suivantes :
À 22h30, la porte de ta chambre devra être entrouverte et non verrouillée à clé
Tu devras te tenir au bout de la pièce, face à l'entrée, en sous-vêtements
Tu devras au préalable porter un masque complètement OPAQUE, et ce, avant mon arrivée et jusqu'à 5 minutes après mon départ
INTERDICTION FORMELLE d'enlever le masque pendant la séance
Interdiction de bouger sauf indication contraire
Tu as le droit de refuser, il te suffit simplement de laisser la porte fermée.
Quoi que tu décides, ce sera ma dernière visite dans cette résidence avant mon départ définitif.
À nos plaisirs.
L'inconnu de la douche.
Je manque de m'évanouir. Je relis la lettre, une, deux, trois fois. Le stress est à son comble. Mes bras tremblent. Ma respiration est coupée. C'est le moment pour vous dire que je suis vierge. Je n'ai jamais exploré ma cavité assez profondément pour percer mon hymen. Est-ce comme cela que je veux faire ma première fois ?
Je suis allongée sur mon lit, stressée, l'appétit coupé. Que faire ? Mon cerveau me dit non, mon vagin me dit oui. Et puis, merde il connaît mon nom ? Je relis la lettre, elle est bien écrite. Directives tout en me laissant le choix. Elle ne me laisse pas indifférente. Et puis quoi ? C'est son dernier jour, on ne se verra plus, je ne le verrai jamais.
Je décide de me préparer pour ce soir, sans savoir si j'aurais le cran de sauter le pas, j'ai jusqu’au dernier moment pour me désister.
Durant l’après-midi, je me prépare, je fais ma manucure de la même couleur que mes pieds. Je décide de passer à la douche me faire un rasage intégral. J'opte pour un ticket de métro, c'est la première fois que je teste, j'aime bien.
Nue dans ma chambre, il me reste une heure, je cherche comment m'habiller. Ne cherchant pas de relation, je n'ai jamais investi le peu de sous que j'ai dans de la lingerie. La plupart de mes sous-vêtements sont ceux que j'avais à 15 ans. Je fouille, pas de string, rien de sexy. J'opte pour une culotte noire en coton. Pas de dentelle, pas de ligne échancrée. Une culotte de tous les jours. Tant pis, je n'ai pas le choix. Je dois être en sous-vêtement, ce sont les règles. Pour le soutien-gorge, même combat, j'opte pour un modèle noir classique, mettant tout de même en valeur ma poitrine, bien plus que mes brassières qui aplatissent mon torse. Confort ou esthétique il faut choisir.
Je me regarde dans le miroir. Mes lignes sont belles, je suis belle. Mais ma tenue n'est pas sexy. Je réfléchis à une solution.
La première : des bas. J'en ai qu'une paire que je ne mets jamais, je ne trouve pas cela pratique. Mais ça rendra tout de suite plus sexy. Ça fait longtemps que je les ai. Ils m'arrivent à peine au-dessus des genoux. Trop petits, mais ça fera l'affaire. Je me retourne devant le miroir. Je regarde mes petites fesses, pas extravagantes, petites, mais bien rebondies. Je n'aime pas les mettre en valeur, j'ai vu trop d'hommes mariés se retourner à la plage, à côté de leurs femmes et enfants. Pourtant, là, elles le sont.
Me vient d'un coup une idée. L'année dernière, j’avais participé à une journée déguisée sur le thème du carnaval vénitien. En fouillant dans mes affaires du fond du placard je retrouve des gants fins et élégants en dentelle noire remontant jusqu'à mes coudes. Mettant en valeur mes doigts fins et mes avant-bras. C'est une évidence, là je me trouve sexy.
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mozart
19 octobre 2026 à 22:25
Jeanne ira, n'ira pas ? Se laissera t'elle prendre par une personne dont elle ne connait rien ?  Une tension dans son esprit, même si. 
Merci pour le partage.

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