Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un stage inoubliable — Chapitre 1 · Partie une : l’ennui.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un stage inoubliable
Chapitre 1 · Partie une : l’ennui.
Bonjour à tous, cette histoire bien réelle s’est déroulée un peu avant le premier confinement en deux mille vingt. À cette époque, j’avais vingt ans et j’étais stagiaire dans une agence immobilière d’une petite ville. Je vais essayer de détailler au plus.
Pour la présentation, je suis une jeune femme très mince et élancée, brune aux cheveux courts. Je suis grande, ce qui fait que je ne passe pas inaperçue. J’ai peu de formes, mais assez pour qu’elles se remarquent sous mes vêtements.
J’écris sous pseudo pour éviter d’être reconnue.
J’alternais donc les périodes en cours et en stage depuis près de cinq mois dans cette agence immobilière d'une zone rurale du sud-ouest. Celle-ci était dirigée par un homme très charismatique, le cliché du commercial qui a la tchatche. Très bel homme, la quarantaine et que tout le monde semblait apprécier. Je l’appellerai Jean pour plus de facilité à la lecture. Il y avait en plus de lui deux autres personnes : l’une plus âgée, dans la cinquantaine, je l’appellerai Rose. L’autre plus jeune, mais tout de même mon aînée, dans le milieu de la vingtaine, je l’appellerai Marie.
J’avais peu de responsabilités pour ne pas dire aucune, je passais la plupart de mon temps à observer et écouter, je faisais peu de « concret ». Les journées paraissaient de plus en plus longues au fur et à mesure des mois. Les plus intéressantes étaient celles où j’accompagnais Jean sur le terrain pour visiter les biens. Souvent pour prendre des photos ou pour d’autres rendez-vous. Je commençais à détester mon stage et je n’avais qu’une hâte : qu’il se termine.
Au sein de l’agence, la hiérarchie était très marquée : Jean prenait toutes les décisions, Rose qui était aussi agent immobilier travaillait en semi-autonomie. Et Marie était chargée de la paperasse et de l’accueil, ce qui ne lui déplaisait pas, car elle passait souvent du temps, seule à l’agence.
Le midi, je mangeais régulièrement mon repas en tête à tête avec Marie, j’avais sympathisé avec elle. Jean rentrait chez lui manger avec sa femme, de même que Rose. L’agence était fermée pendant deux heures, ce qui me laissait le temps de me promener, ne pouvant rentrer chez moi, car j’habitais assez loin.
Un jour, je fus seule à l’agence le midi, car Marie était en congé. Enfermée à l’intérieur pour éviter les visiteurs hors horaires d’ouverture. La situation ne me déplaisait pas, car je pouvais faire la sieste et utiliser mon ordinateur de travail pour regarder quelques vidéos sur YouTube, captant peu de réseau sur mon téléphone. Mais l’ennui finit par m’atteindre, et prise d’une soudaine envie, je me suis mise en tête de me masturber.
Chose que je faisais régulièrement à cette époque, étant alors célibataire, mais cela ne m’était jamais arrivé d’avoir l’envie en pleine journée. J’étais seule, donc je ne risquais pas de me faire surprendre. Par contre, l’agence était en grande partie vitrée et donnait sur la rue passante. Les seules pièces « cachées » étaient la salle pour déjeuner, les toilettes et une salle de stockage. Le reste des pièces étant les bureaux de Jean et Rose et l’accueil/entrée. Je m’étais aussi assurée qu’il n’y ait pas de caméras de surveillance.
Je me suis donc rendue aux toilettes, endroit que je jugeais le plus propice. Sans m’y enfermer, je déboutonnais mon jean pour le laisser légèrement descendre sur mes cuisses et laisser paraître ma culotte. Juste assez d’espace pour y glisser quelques doigts. Appuyée contre le lavabo, je me lançai alors dans une séance de masturbation intense, plus que d’habitude. Sûrement due à l’excitation d’être ailleurs que chez moi et pouvant presque m’exhiber à la vue de tous. Je finis par me faire jouir longuement en stimulant mon clitoris, passant plusieurs minutes aux toilettes et tachant au passage ma culotte. Satisfaite de moi, je sortis de mon repère, ni vue ni connue. Le reste de la journée se déroulant normalement, mais mon esprit toujours focalisé sur le plaisir ressenti plus tôt.
Le lendemain, cette pensée était toujours présente et j’étais impatiente d’être de nouveau seule à midi. Le moment venu, même rituel que la veille, après avoir déjeuné, je retournais aux toilettes pour me masturber. Même désir, même intensité, mais j’avais envie d’un peu plus. Je me suis donc mise à vadrouiller dans l’agence : dans la salle de repas, dans la salle de stockage, pour me masturber à chaque fois un peu plus fort. J’en étais venue à un point où je n’étais plus attentive à ce qui m’entourait tellement j’étais focalisée sur mon plaisir. J’étais alors à moitié nue, le pantalon baissé jusqu’aux chevilles, accompagné de ma culotte et le chemisier déboutonné sur mon soutien-gorge.
Je n’avais pas entendu les clés rentrer dans la serrure de la porte d’entrée, perdant donc de précieuses secondes en cas d’urgence. Ce fut l’ouverture bruyante de la porte qui me fit sursauter, encore à moitié assoupie dans mon plaisir personnel. C’était Jean qui rentrait plus tôt que prévu, il repassait à l’agence récupérer des documents. Il m’appela par mon prénom, ne me trouvant pas au bureau, puis se dirigea vers la salle de déjeuner. Par chance, j’étais dans la salle de stockage, plus au fond de l’agence et répondis timidement.
— Oui...
J’avais à peine eu le temps de remonter ma culotte et mon jean sans pour autant le boutonner. Même chose pour mon chemisier qui était encore grand ouvert. Je m’étais contentée de le croiser rapidement en le maintenant d’une main.
— Qu’est-ce que tu fais là ? me demanda-t-il l’air complètement hébété.
Ne sachant pas trop quoi répondre et étant encore fiévreuse de mes actes, je trouvai une excuse rapide.
— Je range des dossiers,
dis-je.
Ma justification ne tenait pas vraiment, car les dossiers étaient tous informatisés et ceux en papier étaient de véritables reliques. Il y eut un silence qui me parut durer une minute entière. J’étais à deux doigts de fondre en larmes et de m’excuser quand Jean sortit de la pièce sans rien dire. Il prit quelques affaires à son bureau et repartit sans rien dire. J’étais restée un moment sans bouger jusqu’à ce que je décide de finir de me rhabiller. Je n’ai ensuite pas vu Jean avant la fin de la journée. Quand je suis partie le soir, il ne me dit rien.
FIN PARTIE UNE.
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