Scène obscure
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Scène obscure — Chapitre 1

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Folie31
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Scène obscure

Chapitre 1

Merci à celui qui se reconnaîtra
qui m'a donné l'envie de raconter cette histoire.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Je n'apprécie pas trop ces formations que l'entreprise impose à tous ses cadres une fois l'an. C'est rarement intéressant, du moins pour quelqu'un ayant mon niveau de compétences. Le seul attrait est à chaque fois de me dire avant d'y aller que ça pourrait être l'occasion d'une rencontre coquine, être seule dans une chambre d'hôtel ça donne des idées. Mais à chaque fois je suis repartie déçue, bredouille, les hommes dans notre secteur d'activité sont d'un sérieux désespérant.
Pourtant je suis plutôt encore bien faite, enfin je crois. Je suis sur la quarantaine, blonde, coupe au carré, on me dit souriante et avenante, je m'efforce d'être élégante, voire sexy, je suis bien roulée et je sais mettre mon postérieur en valeur. Mais non, rien à faire, entre les carriéristes, les scrupuleux et les timides, les mecs présents dans ces stages semblent hermétiques à la tentation. Pourtant je me vois plutôt comme, comment disent les hommes, une milf c'est ça. Est-ce que je me surestime ?
Attention, j'aime mon mari, Paul est attentionné, amoureux, et d'humeur toujours égale. Trop ? Le seul bémol, c'est qu'avec lui le sexe c'est, comment dire…. très routinier, et le menu n'est souvent pas très copieux. Alors oui, j'ai fait quelques entorses au pacte conjugal, pas si souvent, il ne le saura jamais et je n'en ai pas honte.
Cette année nous sommes à Orléans, la formation se déroule dans un immeuble de bureaux proche du centre ville avec salles de réunions, l'hôtel est proche, il est possible d'y dîner le soir, ou non, c'est selon.
Nous sommes là pour trois jours, et déjà hier le premier jour, il ne s'est rien passé de notable. Nous sommes une vingtaine, venus d'entreprises différentes, personne ne se connaît. J'ai eu vite fait de regarder autour de moi et de faire l'inventaire. Nous ne sommes que quatre femmes, je suis la plus âgée, et je pense la mieux fichue. En toute modestie. J'avais d'ailleurs pris soin d'accompagner mon pantalon d'un corsage assez moulant, noir, avec un soutien-gorge très fin dont je sais qu'il laisse pointer ce qu'il faut, dans les centres commerciaux c'est imparable pour attirer les regards. Mais ici rien à faire, tout comme les autres années les hommes présents ne semblent s'intéresser qu'à leur plan de carrière, c'est comme si j'étais transparente, en plus je n'ai pas repéré d'Apollon, c'est le moins qu'on puisse dire.
Il y en a bien un qui me reluque un peu, je l'ai vite remarqué. Un certain Jean-Marc. Il est quand même un peu jeune pour moi, la trentaine à peine, je n'ai pas encore l'âge de jouer les cougars j'espère. En plus c'est un des rares hommes présents adepte du costume cravate, ce n'est pas ce que je trouve le plus attirant loin de là. Cheveux bruns coupés un peu trop court, de beaux yeux noirs quand même.
Bref c'était hier, j'ai déjà conclu que mes rêveries transgressives ne se concrétiseront pas encore cette année. Après un dîner à l'hôtel à mourir d'ennui, je me suis retrouvée seule dans ma chambre, sans rien d'autre à faire que d'appeler Paul et les enfants, regarder la télé, prendre ma douche et finir en me donnant du plaisir, le truc sympa c'est qu'il y a un grand miroir. Et puis dodo. Nue mais seule.
Aujourd'hui, j'ai décidé de me faire belle. Même si ces messieurs ne s'intéressent pas à la bagatelle, j'ai envie d'être un peu sexy, juste pour moi, envie d'être féminine. Ma robe rouge à motifs, sobre, un peu courte mais pas trop, au dessus du genou. Un ensemble de sous-vêtements assortis en dentelle, noirs, et comme touche finale des bas. Pas ceux avec le porte-jarretelles hein, faut pas exagérer, je travaille, non, les autofixants, ceux qui tiennent tout seuls. Ainsi parée, je me sens séduisante, femme, sûre de moi. Je m'aime bien voilà.
Ma tenue me vaut quand même quelques regards quand j'arrive, c'est flatteur mais je sens bien que mes collègues pensent avant tout travail et rien d'autre. Sauf le petit Jean-Marc peut-être, qui a toujours son costume et sa cravate. Je dis petit à cause de son âge, j'ai l'impression qu'il me trouve à son goût, que je l'attire, mais je ne me sens pas une vocation d'initiatrice, il est quand même un peu jeunot, un peu tendre. Il se débrouille d'ailleurs pour être pas très loin de moi à la pause café, je me contente de lui rendre poliment son sourire.
C'est au moment du déjeuner qu'il décide de passer à la vitesse supérieure, il vient délibérément s'asseoir avec moi pour manger, à ma grande surprise car je le pensais plus timide ou réservé. Je ne le rembarre pas, son manège m'amuse, et puis il est quand même le seul qui semble prêt à parler d'autre chose que de plan de développement. Nous faisons donc connaissance. Je lui fais vite savoir que je suis mariée et mère de famille, lui par contre ne me dévoile rien à ce sujet.
Nous parlons de choses et d'autres, et nous partageons notre sentiment d'ennui quant à ce séminaire, et notre lassitude par rapport à nos collègues tant hommes que femmes qui ne semblent s'intéresser qu'au travail et à leur carrière. Je commence du coup à le trouver un peu plus sympathique, quand il me surprend carrément en me proposant de sortir ce soir.
— On pourrait aller au cinéma, il y a une salle pas loin avec une séance à dix-huit heures, on peut y être à temps si on ne traîne pas. Et si ça vous dit, on pourrait manger un morceau après, en dehors de l'hôtel ?
Je comprends qu'il a dû se renseigner sur le lieu, l'horaire, pour préparer sa proposition. Et même si ce n'est pas le compagnon de soirée dont j'aurais rêvé, je n'ai pas le cœur de le décevoir, et je me contente d'un accord réservé, poli.
— Oui, pourquoi pas, c'est une bonne idée.
Je crois qu'en même temps je ne suis pas mécontente d'échapper à une nouvelle soirée morose comme celle d'hier.
La formation se termine à l'heure et nous partons en marchant côte à côte, Jean-Marc semble avoir repéré le trajet. Il n'a pas proposé de repasser par l'hôtel, et je songe qu'il va donc garder son costume et sa cravate toute la soirée. Ce n'est vraiment pas le cavalier idéal, c'est bien la peine que je me sois faite belle et désirable ce matin, ça m'apprendra. Bon, au moins il est gentil et souriant, il sait assurer un minimum de conversation et il me tient compagnie, alors je vais essayer de me montrer avenante moi aussi.
Nous arrivons, je refuse de me laisser inviter et nous payons chacun notre place. Nous nous installons en fond de salle, je préfère et il a l'air d'accord, il s'assied à ma gauche. J'enlève mon manteau que je replie soigneusement et installe sur mes genoux. Je vois qu'il fait de même avec sa veste. Si seulement il pouvait enlever sa cravate, se la fourrer dans la poche et ouvrir un peu son col de chemise ! Petit à petit la salle se remplit, je me retrouve avec une voisine un peu plus âgée à droite.
Le film démarre, il s'agit d'une comédie romantique, l'acteur principal ressemble un peu à Paul Newman jeune, autant dire plutôt bel homme, du genre plaisant à regarder.
Au bout d'un moment, je sens le genou de Jean-Marc contre le mien. Est-ce volontaire ? Je me redresse un peu pour mettre fin à ce contact, en évitant de faire un mouvement trop brusque, je ne veux ni paraître bégueule ni froisser mon jeune compagnon de soirée, et je me reconcentre sur l'écran et l'ersatz de Paul Newman.
Cinq minutes plus tard, il bouge un peu à son tour, nouveau contact. Nettement plus appuyé cette fois, je sens sa jambe collée contre la mienne. Jean-Marc me surprend, je le devinais attiré par moi mais je ne l'imaginais pas aussi entreprenant. Je me demande comment faire au mieux, me reculer encore, ou le repousser, ou ne pas réagir. J'opte pour cette dernière solution, je peux faire celle qui croit que ce n'est pas volontaire, et après tout ça ne l'est peut-être pas. Je suis juste en train de me monter la tête en me disant que je suis dans un cinéma en train de me faire approcher par un homme qui doit avoir dix ans de moins que moi. Comme dans mes rêves. Sourire. J'essaie de me reconcentrer sur le film et sur Paul Newman (enfin presque lui) qui à cet instant me regarde et me sourit.
Quelques scènes et quelques regards plus tard, alerte rouge. Je sens d'un coup la main de Jean-Marc sur mon genou, au dessus du genou même, posée sur mon bas. Comment a-t-il fait pour la glisser sous mon manteau sans que je m'en aperçoive ? J'ai réussi à ne pas sursauter, à ne rien laisser échapper de ma bouche, mais le réflexe a été immédiat, j'ai à mon tour glissé la main sous mon manteau pour lui bloquer le poignet.
Est-ce l'obsession – déjà - de rester discrète ? Je l'ai bloqué mais pas repoussé.
Et je sens maintenant ses doigts qui caressent l'intérieur de ma jambe à travers le tissu. Là ce n'est plus comme un rêve, c'est carrément comme un fantasme. Et un mot me vient à l'esprit, comme écrit en grandes lettres devant mes yeux : cougar !
J'essaie de reporter mon attention sur l'écran, sans pouvoir m'empêcher de me dire que je me suis déjà faite peloter au ciné, mais que là je me fais carrément caresser la jambe, et par un quasi inconnu. Ou presque. Et j'essaie de me demander comment j'ai envie de finir la soirée, seule ou à deux, parce que dans le premier cas il faut que je mette fin tout de suite à …
J'en suis là de mes réflexions quand je sens sa main qui commence à remonter. J'étais encore dans l'indécision sur la conduite à tenir, et ma main ne fait qu'accompagner son poignet au lieu de le retenir. Je sens que la situation est en train de déraper complètement. Les mouvements caressants de ses doigts, la sensation à travers le bas, sa main qui échappe à la mienne, ou est-ce la mienne qui a abandonné la lutte, défaitiste… et d'un coup le contact sur ma peau. Il est arrivé plus haut que la lisière de mes bas, plein de pensées me viennent, il y a trop de monde autour, ma robe sous le manteau doit être remontée, l'indécence de la situation, et en même temps le plaisir trouble de l'interdit…
Le toucher de ses doigts directement sur ma peau m'arrache un frémissement involontaire, à l'intérieur de ma cuisse, là où je sais que la peau est douce, sensible déjà…
Je n'arrive plus à penser normalement, je suis en train de me faire tripoter au milieu de plein de gens, je ne devrais pas, jusqu'où ça va aller, la curiosité est là, à quel moment je vais l'arrêter, il y a un plaisir à sentir ses doigts, il y a de l'excitation, mais de la peur aussi, un début de honte, il faut que je…
Nouveau sursaut involontaire. Il est remonté jusqu'à l'aine, ce recoin de chair qui marque l'extrême limite de mon territoire le plus intime, le plus secret. Sa main est maintenant à plat sur ma peau nue, un doigt posé dans le pli si sensible entre cuisse et pubis. Sa main glisse encore, avance, à plat maintenant sur ma culotte, appuyant sur mon mont de Vénus, se frottant doucement contre la dentelle. J'aurais dû l'arrêter avant, c'est trop tard maintenant, je n'ose plus bouger, j'ose à peine respirer. J'ai l'impression de sentir les pulsions de mon sang dans mon ventre, je sens que je suis mouillée, j'ai une dernière pensée à peu près consciente pour me demander si il s'en rend compte à travers le tissu.
Puis je sens un doigt qui écarte l'élastique, qui se faufile, qui joue avec mes poils, se glisse dans ma toison, qui descend un peu et se pose sur ma lèvre gauche, la caressant doucement, je sens mon humidité sous ce doigt. Et c'est fini, j'abandonne, je lâche prise, je ferme les yeux, je bascule la tête en arrière et je me mords les lèvres. Et mon imagination prend le commandement.
( L'image est là devant mes yeux fermés, tout de suite. Je suis entièrement nue, assise sur le sable, jambes ouvertes, et la main de Paul Newman se promène sur mon sexe, légèrement, effleurant le point le plus sensible, ses yeux fixent ma poitrine, mes seins, mes tétons durs, puis descendent et se repaissent de mon intimité. Je sens la chaleur dans mon ventre, l'oppression dans ma poitrine, le besoin de respirer plus fort, il ne faut pas que je fasse de bruit mais je ne sais plus trop pourquoi. Quelques frissons me prennent que je ne contrôle pas. )
Pendant ce temps Jean-Marc a avancé dans son parcours de découverte, gagné du terrain, il est maintenant sur ma fente, effleurant d'abord puis insistant un peu, explorant les replis les plus sensibles et découvrant sans peine mon bonbon sur le quel il insiste comme si nous étions intimes depuis toujours.
( Paul Newman est entre mes jambes, le décor a changé, je suis maintenant allongée sur une table, jambes repliées, toujours ouvertes. Il me broute le gazon en me fixant de ses yeux bleus, il me bouffe la chatte. Sa langue explore, va et vient, trouve mon bouton, s'enroule autour de lui, l'aspire, Je sens mes cuisses trembler, échappant complètement à toute volonté de ma part. J'ai envie que ça continue, qu'il aille encore plus loin, qu'il me … )
Jean-Marc a changé d'approche, il a mis la main dans ma culotte par le haut, complètement, la repoussant, la faisant glisser sur le haut de mes jambes, il a écarté mes lèvres et sans hésiter il a entré un doigt. Ou deux, je ne sais plus compter. Il me masse l'intérieur du sexe, devant, là où c'est presque insupportable, j'ai le ventre en feu, je serre très fort les mâchoires, je vais exploser.
( Paul Newman est sur un lit avec moi, je lui tourne le dos, je lui ai tendu mon cul, il me tient des deux mains par les hanches, il me baise en levrette, il me ramone dans les grandes profondeurs, j'ai les seins qui se promènent dans tous les sens, il pousse une dernière fois encore plus fort, je sens que je vais jouir, il faut que je continue à me mordre les lèvres, je ne dois pas faire de bruit, il faut que je reprenne le contrôle, je ne dois pas jouir, je vais me reprendre… )
J'émerge d'un coup, je rouvre les yeux, je redresse la tête, comme si je remontais d'une longue apnée. Je me rappelle où je suis, je suis au cinéma, Jean-Marc vient juste de retirer ses doigts de ma chatte, je suis mouillée, j'ai les cuisses qui tremblent un peu, j'espère que je n'ai pas joui, enfin je crois que non, ma main gauche est crispée sur sa bite à travers son pantalon.
Je finis de reprendre mes esprits, je retire ma main en même temps que lui la sienne, je comprends que le film est en train de se terminer. Combien de temps cette folie a-t-elle duré ? Je jette un regard à droite, ma voisine regarde l'écran, tout a l'air normal, peut-être qu'elle n'a rien remarqué ?
La lumière s'allume, je remets mon manteau, nous avançons vers la sortie. Jean-Marc me prend la main, je ne la retire pas.
Arrivés dehors, une sensation de fraîcheur mal placée et très intime me fait me rendre compte que je n'ai plus de culotte. Comment cela est-il possible ? Qu'est-elle devenue ? J'ai frais à la chatte.
— Tant pis pour le resto, viens, on va dans ma chambre.
Et tant pis pour son costume. J'ai une envie terrible de baiser. J'ai frais à la chatte mais j'ai chaud au cul !
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