Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'hôtesse de l'air — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'hôtesse de l'air
Chapitre 1
Julie hésita avant de tremper ses orteils, mais la température de l'eau était parfaite. Elle se laissa alors glisser avec délectation dans la piscine de l'hôtel. Le jet lag avait eu raison de son sommeil et elle avait décidé de descendre piquer une tête pour se détendre.
Il n'y avait personne d'autre à cette heure avancée de la nuit. Assise sur l'une des marches, elle détailla le cadre en jouant distraitement avec un des élastiques de son haut de bikini. La piscine se situait au sous-sol de l'hôtel. Seulement quelques lumières dans les alcôves et l'éclairage de la piscine éclairaient la salle. Des banquettes rouges suffisamment grandes pour s'allonger s'alignaient au bord du bassin et vous invitaient à la détente.
Les doigts de Julie caressaient ses mamelons. Le cadre avait sur elle un effet des plus érotiques. Le frottement au travers du tissu lui procurait de douces sensations électriques dans la poitrine et chauffait son ventre, elle hésita à braver l'interdit ; son autre main remontait déjà sa cuisse alors que son corps chauffait intensément. Et si quelqu'un entrait ? Elle se sentirait tellement honteuse. Elle avait besoin de se donner du courage et observa le bar à l'autre bout du bassin. Ce dernier était fermé et elle fit une moue déçue.
— Je peux vous offrir un verre ?
Elle sursauta en entendant la voix derrière elle et son visage brûla de honte. Ses mains plongèrent le plus loin possible de son corps avant qu'elle ne se retourne pour voir son interlocuteur. La voix était grave, chaleureuse, empreinte de masculinité. L'homme se tenait debout, à deux mètres d'elle, en maillot de bain et serviette à la main. Son corps était massif, mais sans la brutalité d'un bodybuilder. Il devait avoir la cinquantaine, pensa-t-elle. Vu d'en dessous, l'homme était d'autant plus impressionnant ; elle pensa à ces statues grecques qu'elle avait vues dans des musées.
Face à son silence gêné, il montra du doigt le bar. Julie suivit le geste, puis bafouilla.
Face à son silence gêné, il montra du doigt le bar. Julie suivit le geste, puis bafouilla.
— Il est fermé.
— Vous croyez ?
— Vous croyez ?
Il partit en direction du bar, jeta sa serviette sur la première banquette et une fois arrivé, libéra les bouteilles enfermées derrière leur grille sans que Julie puisse voir par quel moyen. Il remplit deux coupes et revint vers elle, bouteille à la main, et s'assit à côté de Julie. Elle ne put réprimer un rire face à tant de désinvolture, puis saisit un des verres.
— L'hôtel ne va pas apprécier.
— Vous pouvez être sûre qu'il n'y aura aucune conséquence.
— Vous pouvez être sûre qu'il n'y aura aucune conséquence.
Elle ne put s'empêcher de sourire. Maintenant qu'il était à sa hauteur, elle prit le temps de le détailler. Un visage autoritaire fendu par une bouche parfaitement dessinée encadrée par une courte barbe grisonnante. Son sourire et son regard bienveillant adoucissaient le portrait. Julie plongea dans ses yeux bleu acier, et ne parvint plus à en sortir. Aucun mot ne lui venait pour continuer la conversation, et une vague chaude la submergea. Alors qu'il avançait son verre pour l'inviter à trinquer, elle fit tinter sa coupe contre la sienne et avala son contenu d'une traite en espérant retrouver sa contenance. L'amertume du liquide la brûla et elle manqua de s'étouffer, mais elle lui tendit à nouveau son verre.
L'inconnu tenait encore sa coupe tendue vers elle, figé par la surprise.
L'inconnu tenait encore sa coupe tendue vers elle, figé par la surprise.
— Je ne m'attendais pas à devoir ramener deux bouteilles.
Julie sourit en ramenant une de ses mèches en arrière.
— Je ne m'attendais pas à partager un moment avec une statue grecque.
Visiblement touché, il servit à nouveau Julie qui baladait déjà son regard sur ses larges épaules et son torse nu.
— Qu'amène une si jolie répartie à se baigner seule au milieu de la nuit ?
— Son métier, je travaille pour une compagnie aérienne.
— Oh, vous êtes donc pilote ?
— Non, hôtesse, dit-elle en allongeant exagérément le « non ».
— Son métier, je travaille pour une compagnie aérienne.
— Oh, vous êtes donc pilote ?
— Non, hôtesse, dit-elle en allongeant exagérément le « non ».
L'alcool noyait peu à peu sa timidité, et elle se sentit enfin plus légère, plus libre. L'eau caressait sa peau comme un tissu doux, la fournaise se ranimait en elle. Elle déposa son verre et s'éloigna du bord pour se retrouver immergée et face à l'homme.
— Vous ne seriez pas représentant en marbre ? plaisanta-t-elle.
— Loin de là, j'accueille des gens, je m'occupe d'eux, je fais en sorte que tout se passe bien.
— Donc, si je me noyais là, maintenant, vous viendriez à mon secours.
— Loin de là, j'accueille des gens, je m'occupe d'eux, je fais en sorte que tout se passe bien.
— Donc, si je me noyais là, maintenant, vous viendriez à mon secours.
Elle se jeta en arrière en mimant un évanouissement. Il posa son verre et glissa dans l'eau pour la rejoindre.
— Je serais bien obligé, en effet.
Quelques dizaines de centimètres les séparaient. La chaleur dans son ventre se raviva. Son souffle devint plus court. Elle finit de réduire l'écart entre eux.
— Je devrais m'accrocher à vous pour ne pas sombrer, murmura-t-elle en enserrant le cou de l'inconnu de ses bras.
Ses tempes tambourinaient à un rythme effréné. Elle sentait ses mamelons durcir sous le tissu du maillot.
— Un bouche-à-bouche pourrait être nécessaire, souffla-t-il.
Elle acquiesça et il posa sa bouche sur la sienne, un baiser léger, puis glissa vers la commissure des lèvres avant de descendre dans son cou. Elle tira sur un des lacets de son haut et le laissa dériver dans le bassin comme une méduse égarée. L'inconnu saisit alors l'un des seins désormais libres, le malaxa avec douceur. Sa bouche glissa jusqu'aux mamelons pour s'arrêter juste avant. Là, il l'embrassa délicatement, en petits coups de langue, mais suffisants pour que Julie soit emportée par une vague irrésistible d'excitation. Les picotements de la barbe sur sa peau l'électrisaient et elle put sentir le désir de l'homme pointer contre son bas-ventre.
— Laisse-moi jouer avec ta queue, maintenant, lui susurra-t-elle en le poussant à s'asseoir sur le rebord.
Les jambes pendantes dans l'eau, il la dévorait des yeux. Julie prit plaisir à voir le maillot gonflé par l'excitation. Elle nagea vers lui et émergea telle une sirène pour s'accrocher à son caleçon de bain. Elle le fit glisser sur les jambes de sa proie. Le sexe gorgé de sang se dressait fièrement à quelques centimètres de son visage.
Parcouru de grosses veines sombres, il pulsait à intervalles réguliers comme pour hypnotiser Julie. Elle embrassa le gland violacé qui gonfla au contact de ses lèvres. De sa main, elle saisit les bourses lourdes. Il se pencha en arrière, s'appuyant sur ses coudes, ses yeux bleus plongés dans les siens. Elle les aspira doucement, un noyau de désir après l'autre, en savourant leur poids sur sa langue pendant que sa main commençait ses allers et retours.
Il ne fallut pas longtemps pour qu'il pousse un long soupir de plaisir. Julie se délectait de voir cet homme si puissant à sa merci. Il sursauta quand elle l'engloutit avec gourmandise. Les lèvres serrées autour du membre, elle le léchait et l'aspirait avec sensualité. Quand il semblait au bord de l'explosion, elle s'arrêtait un instant, embrassait l'aine et l'entrejambe, évitant soigneusement le pénis luisant de salive, puis le reprenait en bouche. Il tentait bien de la guider de sa main, mais c'était elle qui menait le jeu.
À bout de souffle, dans un accès de rébellion manifeste, il l'interrompit pour la soulever hors de l'eau.
— À mon tour de jouer avec toi.
Elle se retrouva dans ses bras en un instant et il la porta jusqu'à une des banquettes toutes proches. L'eau sur sa peau trempée coula en perles sur le tissu, mais ils n'en avaient cure.
La dernière pièce de son bikini disparut d'un geste et elle se retrouva entièrement nue, allongée sur le dos, les jambes écartées, offerte au colosse qui s'agenouilla entre ses cuisses. D'une main il attrapa un des seins ronds de Julie et joua avec le téton déjà gonflé ; de l'autre, il parcourut sa jambe de la cheville jusqu'à la hanche. Malgré la force que dégageait cet homme, ses caresses étaient pour elle un délice de douceur, qui se décupla quand sa bouche rencontra son ventre. Il l'embrassa par touches, en prenant son temps pour se rapprocher de l'écrin humide et impatient.
La dernière pièce de son bikini disparut d'un geste et elle se retrouva entièrement nue, allongée sur le dos, les jambes écartées, offerte au colosse qui s'agenouilla entre ses cuisses. D'une main il attrapa un des seins ronds de Julie et joua avec le téton déjà gonflé ; de l'autre, il parcourut sa jambe de la cheville jusqu'à la hanche. Malgré la force que dégageait cet homme, ses caresses étaient pour elle un délice de douceur, qui se décupla quand sa bouche rencontra son ventre. Il l'embrassa par touches, en prenant son temps pour se rapprocher de l'écrin humide et impatient.
Julie ondulait de plaisir à chacun de ses baisers. L'air au contact de sa peau ruisselante était de plus en plus chaud et elle gémit quand il cueillit son bouton avec sa langue. Le muscle chaud et doux en faisait le tour, l'appuyait, l'aspirait en alternant le rythme, tantôt rapide, tantôt lent, et s'introduisait toujours un peu plus loin. Il jouait avec le corps de Julie, guidé par ses soupirs fiévreux et ses doigts emmêlés dans ses cheveux.
C'est quand elle fut au bord de l'extase, agrippée au tissu de la banquette, cambrée à l'extrême, qu'il stoppa net. Que faisait-il ? Pourquoi s'arrêtait-il comme ça ? Julie se redressa, prête à implorer qu'il continue ; il la pénétra d'une seule poussée. Unis, immobiles, ils étiraient l'instant en s'embrassant longuement. Elle se sentait emplie, entière. Le sexe gonflait, palpitait. Chaque pulsation propageait une vague dans tout son corps. Les gémissements de Julie résonnaient dans toute la salle alors qu'il allait et venait en elle.
L'excitation s'amplifiait à chaque coup de reins, jusqu'à la porter au bord de l'implosion. Elle enserra l'homme de ses jambes pour l'inciter à accélérer ; ses mains accrochées au dos musclé, ses ongles le griffaient. Les poussées se firent plus fortes, plus profondes, plus rapides. Leurs souffles s'accordaient parfaitement avant de se muer en râles quand il se déversa en elle. Julie se sentit flotter. Son corps se détendait muscle après muscle, son esprit était léger, et elle se blottit contre le torse de l'inconnu quand il se retira d'elle.
— L'hôtel ne va vraiment pas apprécier, sourit-elle aux portes du sommeil.
— Ne t'en fais pas, cet hôtel... c'est le mien.
— Ne t'en fais pas, cet hôtel... c'est le mien.
Elle se laissa glisser dans le sommeil alors qu'il la couvrait de sa serviette.
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