2 copines à la plage
Chapitre 1 · Savoir profiter des bons moments
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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2 copines à la plage — Chapitre 1 · Savoir profiter des bons moments

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La voix d'Isabelle retient d'emblée : son autodérision douce-amère, sa façon de commenter chaque centimètre de peau exposé comme si c'était une épreuve du monde. La dynamique entre les deux femmes sonne juste — les piques de Léa font rire sans jamais blesser, et on sent que leur amitié est réelle avant d'être prétexte à quoi que ce soit. L'écriture avance avec un naturel désarmant, et c'est précisément ce qui donne envie de tourner les pages.

2 copines à la plage

Chapitre 1 · Savoir profiter des bons moments

— Salut ma belle. T'as vu le temps aujourd'hui ? C'est parfait pour une petite après-midi entre filles à la plage !
« Ma belle », c'est moi. Isabelle, quarante-cinq ans. Timide, prude et sage épouse. On me dit que j'ai encore un joli corps, voluptueux même. Seins lourds et ronds, taille marquée, hanches généreuses, cuisses fermes, mais je n'ose presque jamais le mettre en valeur, ce n'est pas dans mon éducation. Je n'aime pas le regard des gens sur mon corps, me sentir jugée. Même quand je n'ai vraiment pas le choix, en legging moulant de yoga ou en tenue de course à pied, je me sens toujours un peu exposée.
À l'autre bout du fil, Léa, une nouvelle connaissance du club de running. Cinquante-six ans, et d'un naturel complètement fofolle. On est vraiment aux antipodes elle et moi, mais pourtant dès le début le courant est très bien passé entre nous. Elle me fait beaucoup rire et c'est réciproque, chose inhabituelle. Je n'ai pas la réputation d'être un boute-en-train. On se fréquente de plus en plus car ce sont toujours de bons moments. Alors qu'elle me propose que l'on se voit c'est un plaisir, mais aller à la plage, j'ai vraiment pas envie.
— Oh non, Léa... Une plage avec du monde ? Je ne me vois vraiment pas en maillot de bain au milieu de tout le monde et des regards. Ce n'est pas mon genre, désolé.
Elle éclate de rire, ce rire un peu trop franc qu'elle a.
— Mais t'inquiète, ma belle, je te connais ! Je pense à un endroit tranquille, à l'abri des regards. Une petite crique perdue. On sera toutes seules, promis. Tu pourras te détendre sans te sentir jugée. Allez, dis oui !
C'est bizarre, mais je ne supporterais pas que quiconque m'appelle « Ma Belle » mais avec Léa, c'est l'inverse. J'adore ! Ça me fait me sentir proche d'elle, son amie, sa confidente, sa copine. Je finis par accepter, plus pour passer du temps avec elle que par envie réelle. Nous nous retrouvons donc en début d'après-midi sur un parking perdu de la côte sauvage. Après un bon quart d'heure de marche sur un sentier un peu escarpé, nous débouchons sur une minuscule crique de sable, enserrée entre deux falaises. Pas une âme. Seulement le bruit des vagues et le cri lointain d'un goéland. Léa pose son sac et s'est déjà mise à défaire son short.
— Parfait, non ? On est comme dans un cocon ici. Allez, on se change !
Mon cœur se met à battre plus fort. Je me tourne légèrement de côté, farfouillant dans mon sac à la recherche de ma serviette de plage et mon maillot de bain, un simple une-pièce noir, assez classique, que je n'ai pas mis depuis des années.
Léa, elle, n'a aucune pudeur. Elle a déjà enlevé son haut et son short. Son corps est sec, anguleux, marqué par l'âge : la peau un peu relâchée au niveau du ventre, les seins plus petits et moins fermes, les hanches étroites, les bras un peu osseux. Elle porte un bikini à fleurs très décolleté, presque provocant pour son âge. Elle se tourne vers moi en souriant largement.
— Alors, tu te décides ou tu vas rester en legging toute la journée ? Allez, Isabelle, lâche un peu le frein à main !
Je baisse les yeux, gênée.
— C'est... un peu délicat pour moi, tu sais. Je ne suis pas habituée à me montrer ainsi, même entre femmes.
— Mais on est seules, ma chérie ! Personne pour te juger. Et franchement, t'as un corps de rêve. Moi je sèche, toi t'as encore de belles formes. Profites-en !
Je me mords la lèvre. Lentement, je retire mon T-shirt. L'air frais caresse ma peau. Puis mon legging. Je reste en culotte et soutien-gorge quelques secondes de trop, les bras croisés sur ma poitrine, le souffle un peu court. Léa m'observait sans gêne, les mains sur les hanches.
— Oh là là... T'as vraiment de beaux seins, tu sais ? Et ces hanches... Tu te caches trop, Isabelle. C'est dommage.
Je rougis jusqu'aux oreilles. D'un geste maladroit, je me saisis de ma serviette et m'enroule dedans pour finir de me changer. J'enlève mon soutien-gorge, puis ma culotte, en me tournant presque de trois-quarts comme pour dissimuler mon corps pourtant caché aux yeux de Léa. Mes seins lourds sont libérés, mon ventre doux, mes hanches généreuses, et entre mes cuisses cette toison que je n'ai pas épilée depuis des mois. Je me sens étrangement exposée malgré la serviette et... regardée. Même par une femme. Léa ne dit rien, se contentant d'attendre que j'aie fini. J'enfile mon maillot d'une main tremblante. Le tissu moule mes formes un peu trop fidèlement à mon goût. Les bretelles creusent légèrement le décolleté, le bas souligne mes hanches. Je ne peux pas encore me voir mais confusément je sais que mon maillot de bain est trop serré. Je me sens franchement indécente dans cette tenue, et pourtant je finis par retirer la serviette de plage et la poser à plat sur le sable grossier. Léa me regarde amusée et siffle doucement.
— Ben dis donc, t'es vraiment bien foutue. Moi à ton âge j'avais déjà commencé à fondre. Allez, bouge tes fesses et viens te baigner !
Je ne peux m'empêcher de lui répondre pour dissiper ma gêne
— Léa, t'es vraiment pas possible. On dirait un gros mâle en rut.
Elle s'approche, me tapote l'épaule avec un grand sourire.
— Appelez-moi Léon, Madame ! Vous me faites band... Je rigole ma belle, t'es magnifique. Maintenant on y va, hein ? L'eau est superbe et on est toutes seules. Personne pour te voir... sauf moi, et je jure de ne rien raconter au club, même pas le buisson que t'as entre les cuisses !
Et elle se met à courir vers l'océan, hilare de son trait d'humour sur ma toison, qui il est vrai a du mal à rester cachée derrière le tissu de mon maillot de bain. Je ne peux m'empêcher de sourire moi aussi et la rejoins au bord de l'eau.
— T'es vraiment sans complexe, Léa... Moi, j'ai besoin d'un peu de temps pour m'habituer.
— Prends tout le temps que tu veux, ma belle. Mais regarde-toi : t'as un corps qui mérite d'être vu, même si c'est juste par le soleil et une vieille fofolle comme moi.
Je reste un moment debout sur le bord, les pieds dans l'eau, les bras légèrement croisés, le regard fuyant. Le maillot colle à ma peau, révélant chaque courbe que j'ai l'habitude de dissimuler. Une partie de moi a honte. Une autre... une autre, plus secrète, ressent une excitation trouble à être ainsi découverte, même dans ce lieu isolé, même devant une femme. Comme braver un interdit. Léa, de l'eau déjà jusqu'aux cuisses, se retourne vers moi.
— Alors, tu viens ou je dois venir te chercher de force ?
Je prends une grande inspiration et j'avance, le cœur battant, vers la mer. Nous nageons un long moment, côte à côte. L'eau est encore un peu fraîche, mais agréable. Léa s'éclabousse sans retenue, rit fort, plonge la tête sous l'eau et ressort en soufflant comme une otarie. Moi, j'avance plus prudemment, les bras collés au corps, le maillot collé à ma peau comme une seconde peau trop révélatrice. Chaque vague qui me soulève me rappelle la présence de mes seins lourds, le tissu tendu sur mes hanches, et cette toison dense qui forme un léger relief sous le bas du maillot. Après un moment, nous nous retrouvons debout, l'eau jusqu'à la taille, face à la petite crique déserte.
— Tu nages vraiment bien pour quelqu'un qui prétend détester l'eau, lance Léa en s'éclaboussant le visage.
— Je n'ai jamais dit que je détestais l'eau. J'ai simplement dit que je n'aimais pas les plages bondées. Ce n'est pas la même chose.
Elle lève les sourcils, amusée.
— Toujours aussi précise, Madame. Moi je dis que t'as juste peur qu'on te regarde les fesses. Et elles méritent d'être regardées, d'ailleurs.
Je roule des yeux, un sourire malgré moi aux lèvres.
— Tu exagères toujours. Et puis... ce n'est pas une question de fesses. C'est une question d'éducation. On ne s'exhibe pas comme ça.
— Éducation, éducation... Moi mon éducation, elle m'a appris qu'il faut parfois se lâcher avant de regretter. Allez, on parie ?
Je la regarde, surprise. C'est devenu une habitude entre nous : dès qu'on n'est pas d'accord, on se lance des paris stupides. Une fois, j'ai dû lui offrir un café parce que j'avais prétendu qu'il ne pleuvrait pas. Une autre fois, elle a dû faire dix abdos sur le parking du club parce qu'elle avait juré qu'elle arriverait avant moi. Des conneries, toujours. Mais jamais rien de bien méchant. Je sens une petite pointe d'audace monter en moi. Peut-être l'eau, peut-être le fait d'être seules, peut-être ce besoin bizarre de la surprendre un peu.
— Très bien, dis-je d'une voix que j'ai voulue assurée. Je te parie... que tu n'arriveras jamais à rester trente minutes sans parler. Une demi-heure de vacances pour moi. Chronométrée. Si tu y arrives, je t'offre le dîner.
Léa éclate de rire, le son rebondissant contre les falaises.
— Une demi-heure sans parler ? T'es sérieuse ? Moi ? Tu me connais, je vais exploser avant dix minutes !
— Alors accepte. Ou avoue que tu n'en es pas capable.
Elle trempe une main dans l'eau et m'éclabousse le visage, toujours hilare.
— D'accord, ma belle. Mais j'ajoute une condition. Parce que ton pari, il est trop facile pour toi. Si j'accepte de me taire une demi-heure... toi, tu enlèves ton maillot ici, dans l'eau. Tu sors toute nue, tu cours jusqu'à ta serviette, tu t'allonges dessus, et tu reviens me rejoindre dans l'eau. Toute nue. Aller-retour.
Mon cœur s'emballe. Le sang me monte aux joues d'un coup.
— Léa... tu plaisantes.
— Pas du tout. T'as lancé un pari con. Moi j'en ajoute un encore plus con. C'est la règle, non ? On relève le défi ou on recule.
Je baisse les yeux vers l'eau claire qui m'arrive à la taille. Mon maillot noir colle déjà trop. L'idée de l'enlever, de sortir nue sur ce sable, même désert, me fait un nœud dans le ventre. Peur. Honte. Et quelque chose d'autre, plus trouble, qui bat déjà entre mes cuisses.
— C'est... complètement déraisonnable. Et si quelqu'un arrive ?
— Personne ne vient ici, ma chérie. T'as vu le sentier ? Et puis on est au bout du monde. Allez. Tu acceptes ou tu te dégonfles ?
Je prends une grande inspiration et m'enfonce sous l'eau pour ressortir les idées fraîches. Ma voix tremble un peu.
— T'es dégueulasse Léa. Tu sais bien que je ne peux pas faire ça...
Léa a croisé les bras, un sourire narquois aux lèvres, et fait mine de fermer la bouche avec une fermeture éclair invisible.
— Pari perdu pour toi, moi je vais le gagner.
Mon cœur bat trop fort. Je glisse les bretelles de mon maillot de mes épaules. L'eau froide touche ma peau nue. Je tire le tissu vers le bas brutalement, mes seins lourds se sont libérés, flottant légèrement à la surface. Je m'aide des deux mains pour faire passer le maillot sur mes hanches. Quand le maillot a enfin glissé le long de mes cuisses, je sens l'eau caresser directement ma toison dense, non épilée depuis des mois. Je frissonne. Le maillot maintenant flottant dans ma main, je le tends à Léa qui le prend sans un mot, les yeux emplis de surprise. Je suis nue. Dans l'eau. Face à elle.
— Tais-toi et regarde. C'est parti pour une magnifique victoire d'Isa La Belle.
Je me mets à avancer au plus vite vers le bord, l'eau à mi-cuisses. Mes seins sont sortis, lourds, les pointes déjà dures à cause du froid et de l'émotion. Puis mon ventre, mon pubis ombragé de poils sombres, mes cuisses. Quand je pose le pied sur le sable encore humide, un frisson me parcoure tout le corps. L'air sur ma peau nue. Le regard de Léa dans mon dos. Je commence à courir. Le sable colle à mes pieds, à mes mollets. À chaque foulée, mes seins rebondissent lourdement, frappant presque mon torse. Je les sens trop présents, trop visibles. Ma toison, encore mouillée, colle un peu à ma peau avant de se séparer sous l'air. L'humidité entre mes cuisses me rappelle à chaque pas que je suis entièrement découverte. La honte me brûle les joues. J'imagine quelqu'un apparaissant au détour de la falaise, un randonneur, un pêcheur... Mon cœur cogne si fort que j'entends le sang dans mes oreilles. Pourtant je continue. Les seins qui sautent, les fesses qui se contractent, le ventre qui se tend. J'arrive à la serviette. Je me baisse pour m'allonger, geste qui m'expose encore plus, mon postérieur tourné vers la mer, vers Léa. Je sens le sable coller à mes genoux, à l'intérieur de mes cuisses. En me relevant, une main libre essaye instinctivement de couvrir un peu mon pubis, sans succès. Le retour est encore pire. Maintenant je fais face à Léa. Elle me regarde courir, bouche ouverte, les yeux grands. Mes seins rebondissent librement, ma toison s'étale un peu sous le mouvement, mes cuisses s'écartent à chaque foulée. La peur d'être vue se mélange à une excitation sourde que je n'ose pas nommer. J'ai honte. Vraiment. Et pourtant mes jambes continuent d'avancer. Quand l'eau m'arrive de nouveau aux genoux, puis aux cuisses, puis à la taille, un soulagement immense m'envahit. Je plonge presque pour disparaître sous la surface, le souffle court, le visage brûlant. Léa tient encore mon maillot dans une main. Elle a les yeux brillants.
— T'as... t'as vraiment fait ça, souffle-t-elle enfin, oubliant complètement le pari de silence.
Je reprends mon souffle, encore à moitié immergée, les bras croisés sur ma poitrine par réflexe.
— Tu as... tu as parlé, dis-je d'une voix tremblante. Tu as perdu.
Elle éclate de rire, un rire trop fort, trop libre.
— Ouais. J'ai perdu. Mais putain, Isabelle... t'as un corps de dingue quand tu cours comme ça. Les seins, les hanches, ce petit buisson... T'aurais dû te voir.
Je rougis encore plus fort, si c'est possible. L'eau me monte maintenant jusqu'aux épaules. Mon maillot flotte toujours dans sa main. Je n'ose pas encore le lui reprendre. Une partie de moi reste encore nue sous la surface, et quelque chose d'étrange, de chaud, bat toujours entre mes cuisses. Léa me tend enfin le maillot, un sourire narquois aux lèvres.
— Tu veux le remettre... ou tu préfères nager encore un peu comme ça ?
Je baisse les yeux vers l'eau claire. Mon cœur bat toujours trop fort.
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