Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les retrouvailles d'un cousin et d'une cousine — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les retrouvailles d'un cousin et d'une cousine
Chapitre 1
La décision d'Alexandre de rester à Paris coïncidait avec le retour de son oncle dans la capitale, après plusieurs années passées expatrié dans un pays du Golfe. Afin de renouer les liens familiaux, ils avaient décidé d'organiser un repas tous ensemble, où seraient réunis son oncle, sa tante, sa plus jeune cousine et lui-même. Sa première cousine, Julie, était quant à elle à Londres pour son premier poste d'analyste financière, et n'était pas prévue au repas.
Alexandre décida quand même de lui envoyer un message.
— Salut Julie, ton père organise un repas avec ta mère et ta petite sœur pour fêter leur retour à Paris. Tu seras des nôtres ?
— Salut Alexandre, je n'étais pas prévue. C'est quand ?
— Troisième week-end de septembre.
— Salut Alexandre, je n'étais pas prévue. C'est quand ?
— Troisième week-end de septembre.
[...]
— Malheureusement, j'ai déjà quelque chose de prévu ce week-end-là.
— Ah, dommage alors. La prochaine fois que tu passes à Paris, n'hésite pas à faire signe.
— J'y manquerai pas.
— Ah, dommage alors. La prochaine fois que tu passes à Paris, n'hésite pas à faire signe.
— J'y manquerai pas.
Il rangea son téléphone sans y penser davantage. Alexandre et Julie n'avaient jamais été réellement proches. Simplement cette période, enfants, où il y avait eu des gestes de tendresse qui n'avaient jamais tout à fait dépassé la barrière de l'interdit, mais qui l'avaient frôlés d'assez près pour qu'il s'en souvienne encore. Par la suite, ils étaient restés en contact grâce aux réseaux sociaux, à travers lesquels Alexandre avait suivi, de loin, ce que Julie était devenue. Une femme, désormais. Il ne l'aurait pas formulé ainsi, mais il s'était surpris plus d'une fois à s'attarder sur une photo, un soir, sans très bien savoir s'il regardait sa cousine ou quelqu'un d'autre. Ce détail-là, il l'avait rangé quelque part où l'on ne range que ce qu'on préfère ne pas nommer. Lui était un jeune homme d'un mètre soixante-dix, cheveux jusqu'aux épaules, attentif à son physique au point d'enchaîner les séances de renforcement musculaire et de natation.
Deux semaines après leurs échanges, Alexandre sentit son portable vibrer dans sa poche. Le nom de Julie apparaissait sur le message. « Salut cousin, finalement mon truc s'est annulé. Je serai présente pour le dîner. J'ai déjà prévenu mes parents. Hâte de te revoir cousin ;) ! » Sans lui procurer une joie extrême, ce message lui mit du baume au cœur pour le reste de la journée. Deux choses, pourtant, le retinrent un instant. Ce clin d'œil en fin de phrase, d'abord, qui ne ressemblait pas tout à fait au registre d'une cousine. Et cette annulation providentielle, ensuite, si commode qu'il se demanda vaguement s'il n’y avait jamais eu quelque chose à annuler. Mais ne pouvant obtenir de réponse maintenant, il y réfléchit vingt minutes, puis laissa tomber.
Alexandre arriva devant la porte d'entrée avec le trac. Malgré le fait qu'il était très content de pouvoir renouer avec cette famille un peu éloignée, il n'avait aucune idée de la façon dont allait se dérouler le repas, et encore moins sa relation avec sa cousine. Après avoir sonné deux fois, ce fut son oncle qui lui ouvrit. On pouvait lire sur son visage les années travaillées durement, dans un climat très stressant, à enchaîner les nuits courtes et les journées longues. Ses traits étaient raidis alors qu'il n'avait que la cinquantaine, ses cheveux grisonnants. La seconde personne à venir à sa rencontre fut sa cousine la plus jeune, Alice, qui avait bien changé elle aussi. Elle était devenue une femme très élégante, aux cheveux blonds et lisses lui arrivant juste sous les épaules, aux formes plutôt moyennes, mais mises en valeur par une robe échancrée. Puis il vit arriver Julie en courant, qui lui sauta dans les bras. « COUSIIIIIIIIIIIN », cria-t-elle.
D'abord surpris, il ouvrit les bras pour la recevoir, et le temps d'un instant, ce fut elle tout entière qu'il eut contre lui, plus proche et plus femme que sur aucune des photos qu'il s'était attardé à regarder.
— Eh bien, je suis content de te voir aussi, ajouta-t-il, à moitié étouffé par ses bras.
— Tu as bien changé depuis la dernière fois qu'on s'est vus.
— C'est toi qui oses parler ?
— Pfff, tu avais trois poils qui se battaient en duel sur le menton. Maintenant, tu as une belle barbe, ahaha.
— Il paraît que les hommes aussi font leur puberté.
— J'espère bien, dit-elle en ajoutant un clin d'œil et un sourire en coin assez évocateur.
— On en reparlera, glissa-t-il en soutenant son regard une seconde de trop, avant de la relâcher.
— Tu as bien changé depuis la dernière fois qu'on s'est vus.
— C'est toi qui oses parler ?
— Pfff, tu avais trois poils qui se battaient en duel sur le menton. Maintenant, tu as une belle barbe, ahaha.
— Il paraît que les hommes aussi font leur puberté.
— J'espère bien, dit-elle en ajoutant un clin d'œil et un sourire en coin assez évocateur.
— On en reparlera, glissa-t-il en soutenant son regard une seconde de trop, avant de la relâcher.
Enfin, la mère attendait que la discussion entre les deux soit finie pour pouvoir faire la bise à Alexandre. Ils commencèrent la soirée par un apéro autour d'une bouteille de vin blanc, qui permit de détendre l'atmosphère et de faire oublier les années passées entre ces deux branches de la famille. Ce fut aussi l'occasion pour Alexandre de mesurer ce que la tenue de Julie avait de calculé. Un haut qui rehaussait et serrait sa poitrine, un cargo moulant ses fesses à la perfection, un bandeau dans les cheveux qui faisait ressortir ses yeux en amande, ce marron profond que soulignait un trait de crayon. Rien de tout cela n'était laissé au hasard, et il eut le sentiment très net que le hasard, ce soir, n'aurait pas voix au chapitre. Il se surprit plusieurs fois à remarquer ses tétons pointant à travers le tissu, et détourna d'abord le regard. Puis, la troisième fois, il ne le détourna pas, et laissa Julie s'apercevoir qu'il ne le détournait pas.
Elle soutint l'échange une seconde, un sourcil à peine relevé, comme si elle prenait note. Néanmoins, il ne put empêcher ses yeux de plonger dans les siens à plusieurs reprises durant l'apéro, une tension s'installant entre eux. Il aurait pu faire avec, si elle n'avait pas passé lentement sa langue sur ses lèvres, un regard un peu trop intense braqué sur lui. Cette fois, plutôt que d'aller se passer de l'eau sur le visage, il se pencha vers elle et murmura, assez bas pour n'être entendu que d'elle, « tu joues à un jeu dangereux ». Elle ne répondit rien, mais son sourire s'élargit.
Le repas fut plus difficile à tenir encore, car Julie avait eu l'excellente idée de se mettre à côté de lui et de laisser glisser sa main sur sa cuisse. Il lui décrocha un regard mêlant questionnement et tension, auquel elle répondit par un « oups... ma main a glissé ». Il posa alors calmement sa propre main sur celle de Julie, la maintint une seconde contre sa cuisse sans la repousser, puis la reposa sur la nappe. Un point partout.
Le dessert fut pris dans le salon, suivi d'un verre de whisky et d'une nouvelle bouteille de vin, qui ne tenta que l'oncle, la tante, Julie et lui-même. Alice avait décrété que c'était trop pour elle. Après deux heures de conversations et de rires, l'oncle et la tante décidèrent d'aller dormir, laissant Julie et Alexandre seuls dans le salon, ponctuant leur départ d'un « on vous laisse la bouteille, donc pas de bêtises vous deux » qu'Alexandre ne comprit pas vraiment, puisqu'il dormait ici, vu l'heure avancée.
— C'est comment, Londres, alors ? Il paraît que c'est une vraie fourmilière.
— Tu ne crois pas si bien dire. On ne s'ennuie jamais, mais du coup, ça rend les rencontres un peu plus compliquées, on va dire.
— En termes d'amis ou en termes amoureux ?
— Mes potes, je les ai depuis mon bachelor, donc plutôt pour les mecs. C'est un peu chiant.
— C'était quand, ta dernière relation ?
— Boh, je dirais peut-être un an et demi.
— Et depuis ?
— Ahaha, tu es bien curieux, toi. Quelques mois. Mais rien de mémorable, disons. Un garçon qui n'était là que pour lui. Et toi alors !
— Quoi, moi ?
— La vie, les amis et les amours ?
— La vie est assez chill. Premier job d'analyste économique le mois prochain, dans une boîte du CAC 40. Les amis sont là depuis le master, une bande de potes solides. Et les amours... un désastre.
— Quel genre de désastre ?
— Oooooh, dernière relation, deux ans. Et depuis, plus grand-chose qui vaille la peine d'en parler.
— Oh la la la la. Il faudrait remédier à ça.
— On dirait bien qu'on est deux dans le même bateau.
— Le pire, glissa-t-elle en faisant tourner son verre, c'est qu'on finit par oublier à quoi ça ressemble, quand c'est bien fait.
— Ça, ça se rappelle assez vite, répondit-il en soutenant son regard. »
— Tu ne crois pas si bien dire. On ne s'ennuie jamais, mais du coup, ça rend les rencontres un peu plus compliquées, on va dire.
— En termes d'amis ou en termes amoureux ?
— Mes potes, je les ai depuis mon bachelor, donc plutôt pour les mecs. C'est un peu chiant.
— C'était quand, ta dernière relation ?
— Boh, je dirais peut-être un an et demi.
— Et depuis ?
— Ahaha, tu es bien curieux, toi. Quelques mois. Mais rien de mémorable, disons. Un garçon qui n'était là que pour lui. Et toi alors !
— Quoi, moi ?
— La vie, les amis et les amours ?
— La vie est assez chill. Premier job d'analyste économique le mois prochain, dans une boîte du CAC 40. Les amis sont là depuis le master, une bande de potes solides. Et les amours... un désastre.
— Quel genre de désastre ?
— Oooooh, dernière relation, deux ans. Et depuis, plus grand-chose qui vaille la peine d'en parler.
— Oh la la la la. Il faudrait remédier à ça.
— On dirait bien qu'on est deux dans le même bateau.
— Le pire, glissa-t-elle en faisant tourner son verre, c'est qu'on finit par oublier à quoi ça ressemble, quand c'est bien fait.
— Ça, ça se rappelle assez vite, répondit-il en soutenant son regard. »
Un silence s'installa entre eux, comme pour leur laisser le temps de réaliser où la conversation les avait menés, et surtout l'aisance avec laquelle ils s'y étaient laissé glisser. Ils éclatèrent tous les deux de rire et repartirent sur d'autres sujets, mais quelque chose, désormais, était posé sur la table et n'en repartirait pas. Lorsque la bouteille de vin fut finie, ils décidèrent d'aller dormir. Julie eut un peu plus de mal à monter les escaliers. Il lui passa alors le bras sous l'épaule et l'aida à gravir les marches jusqu'à l'étage. Arrivée à mi-chemin, Julie déposa un baiser sur sa joue. « Merci, ça c'est un vrai gentleman. » Il ne releva pas et continua jusqu'à sa chambre, où il la déposa sur son lit.
— Alexaaaaaaaaaaaaaaandre ? dit-elle comme une enfant.
— Oui, Julie ? répondit-il d'une voix lasse, à la vue de l'heure.
— Tu m'aides pour enlever mes chaussures ?
— Oui, Julie ? répondit-il d'une voix lasse, à la vue de l'heure.
— Tu m'aides pour enlever mes chaussures ?
Il voulut lui dire de se débrouiller toute seule, mais sentit dans ses yeux qu'elle allait réveiller toute la maison s'il ne l'aidait pas. Il se mit à genoux et commença à défaire sa chaussure gauche pour la lui enlever. Une fois l'opération finie, avant qu'il ne puisse passer à la droite, il entendit « Alexandre, tu les trouves comment, mes seins ? ».
Il déglutit, comme pour être sûr d'avoir bien entendu, et se concentra sur la chaussure droite. L'opération finie, il sentit une main se poser sur son menton et lui relever la tête. Elle était torse nu, les mains posées derrière le dos pour mettre en avant sa poitrine, et comme durant l'apéro, ses tétons pointaient. « Ne fais pas l'innocent, tu crois que je n'ai pas remarqué tes regards sur ma poitrine ? Je ne t'en veux pas, elle attire souvent l'attention. Alors, dis-moi ce que tu en penses, maintenant que tu peux les admirer. »
Elle joue avec, désormais. Elle les prend à deux mains pour les rapprocher, taquine ses propres tétons du bout des doigts. Ils sont plus beaux encore que tout ce qu'il avait pu imaginer, ces soirs où il s'attardait sur une photo sans vouloir se l'avouer. Deux seins qui tiennent parfaitement dans une paume chacun, l'aréole menue, la pointe dressée sans excès, et par-dessus tout ça, Julie qui s'en amuse devant lui. Une goutte de sueur perle à son front. Il cherche à savoir si c'est un rêve, un piège, ou autre chose encore.
— Oui, oui, ils sont beaux, tes seins, Julie, très beaux, ajoute-t-il en détournant le regard sans conviction.
— Hmmmm, tu es sûr ?
— Hmmmm, tu es sûr ?
Elle se lève et va se planter devant son miroir, sans cesser de jouer. Dans la glace, elle cherche son reflet à lui, guette sa réaction. « J'ai l'impression qu'ils sont trop petits. Le dernier gars avec qui j'ai couché ne les a même pas sucés. »
Alexandre est resté à terre, spectateur de ce monologue qu'il ne comprend pas, à remonter fil à fil le cours de la soirée. Le message trop commode, le clin d'œil, la main sur la cuisse, la tenue calculée. Tout ramène à la même conclusion. Elle a tout prévu. Et si c'est le cas, alors autant en profiter.
Il se relève sans un bruit. Traverse la pièce, s'arrête dans son dos, assez près pour sentir la chaleur de sa peau, pas encore assez pour la toucher. Il laisse le silence s'étirer une seconde de trop, puis referme lentement ses mains sur ses seins.
— Moi, je les trouve magnifiques, murmure-t-il, le menton niché dans le creux de son cou.
Dans le miroir, elle le regarde faire, et ce reflet la trahit à peine. Un sourire, vite retenu. Un frisson lui parcourt le dos, de surprise et d'autre chose.
— Ah oui ? souffle-t-elle sans le quitter des yeux dans la glace. Et pourquoi ça ?
— Parce que ce sont les tiens.
— Hmmmm... dis-m'en plus.
— Parce que ce sont les tiens.
— Hmmmm... dis-m'en plus.
Elle laisse rouler sa tête contre son épaule, puis pose brièvement ses mains sur les siennes, assez pour lui souffler le rythme qu'elle préfère, plus lent, avant de le lui rendre. Les mains d'Alexandre décrivent des cercles patients, faits pour faire monter la tension plus que pour l'apaiser. Il sent que ça fonctionne à la façon dont elle retient son souffle. Il prend alors ses tétons entre le pouce et l'index, les roule sans les serrer, juste assez pour lui arracher ce petit soupir qu'elle essaie de garder pour elle, et qu'elle finit par lâcher, les yeux mi-clos dans le reflet.
Son désir à lui se fait sentir, une tension à l'étroit dans son pantalon, plaquée contre ses fesses. Elle le sent, et elle ne l'ignore pas. Elle ondule légèrement des reins, se presse un peu plus contre lui, puis glisse une main derrière elle pour le chercher à travers le tissu. Elle s'y attarde, paume ouverte, et le caresse de légers va-et-vient, sans jamais appuyer tout à fait, comme pour répondre à sa lenteur par la sienne.
Alexandre décide alors de faire monter la tension d'un cran. Il mêle les baisers dans le cou aux pincements des tétons, sans faire mal. Surprise, Julie passe une main derrière sa nuque et y plante ses ongles, comme pour évacuer ce nouveau pic de tension, mais elle aime trop ça. Elle se mord la lèvre, ce qu'Alexandre surprend dans le miroir. Et dans ce même reflet, elle le laisse voir qu'elle l'a vu regarder.
— Tes seins sont juste de la bonne taille. Ils tiennent dans la main sans être trop petits. Tes tétons sont très réactifs, ils donnent envie de les mordre et de les sucer.
Alexandre sait que ces mots font de l'effet à Julie, car elle accélère ses caresses par-dessus le tissu. Mais elle ne lui laisse pas le dernier mot pour autant. « Alors qu'est-ce que tu attends ? » murmure-t-elle au reflet, un défi dans la voix. Cette situation, hors du temps, hors des conventions, leur appartient à tous les deux. Ils voudraient tant faire entendre à l'autre leurs gémissements, mais ils se souviennent qu'ils ne sont pas seuls dans cette maison.
Puis Julie s'impatiente. Elle saisit franchement le paquet d'Alexandre à travers le pantalon, comme pour marquer la fin de ce moment, ce qu'il comprend. Elle lance dans l'air un « bon garçon » auquel il ne répond que par un très court ricanement et un léger baiser dans le cou, sans lui céder l'ascendant pour autant. Il lève les mains de ses seins et la saisit par les hanches. Julie se retourne, laissant sa main sur le paquet d'Alexandre, le pressant pour qu'il aille s'asseoir sur le lit.
Julie s'approche d'Alexandre et l'embrasse, lentement, langoureusement. Leurs langues s'enroulent l'une autour de l'autre tandis que leurs mains se rejoignent, se cherchent, se referment. Elle finit par rompre le baiser pour lui retirer son t-shirt, et descend, sans se presser, vers l'objet de son désir. Elle marque une courte pause à hauteur de ses tétons, les mordille du bout des dents. Il tressaille, surpris, mais ne recule pas, ce qu'elle ne manque pas de noter. « Hmmm, intéressant à savoir », souffle-t-elle contre sa peau.
Elle arrive enfin à sa ceinture, y dépose un baiser rapide et la défait plus vite encore. Ce qu'elle découvre alors lui arrache un temps d'arrêt, entre la surprise et autre chose. « Celle-là, je ne suis pas près de l'oublier. » Alexandre rougit, bascule la tête en arrière, et la relève aussitôt quand il sent les premiers coups de langue.
Elle sait s'y prendre. Elle lèche, elle embrasse, elle joue de sa bouche pour que tout glisse, puis le prend, et alterne le tout sur un rythme soutenu sans jamais paraître pressée. Une de ses mains travaille à la base tandis que l'autre masse et malaxe, tout en douceur. C'est au tour d'Alexandre de se retenir. Il voudrait parler, la complimenter, mais il n'y parvient qu'en mordant son avant-bras. Une main lui échappe pourtant, va se perdre dans les cheveux de Julie, non pour la guider, seulement pour la sentir. Elle le remarque, s'arrête, et remonte vers lui sans que ses mains cessent de s'activer.
— Je dois prendre ça pour un compliment ?
— Ne t'arrête pas. Je t'en supplie.
— Ah bon ? Redis-le, j'ai mal entendu.
— Tu es douée. Terriblement douée. Ne t'arrête surtout pas.
— Si c'est demandé avec autant de passion...
— Ne t'arrête pas. Je t'en supplie.
— Ah bon ? Redis-le, j'ai mal entendu.
— Tu es douée. Terriblement douée. Ne t'arrête surtout pas.
— Si c'est demandé avec autant de passion...
Mais avant de replonger, elle serre légèrement sa main dans ses cheveux, comme pour lui rappeler que c'est elle qui décide du moment. Puis elle reprend, une minute, deux, avant de relâcher son emprise. Elle le place alors entre ses seins, embrasse le haut, et amorce un lent mouvement de bas en haut. Alexandre se redresse, pour de bon cette fois, et la regarde faire.
C'est une reine, se dit-il.
Il l'arrête, l'embrasse tendrement, et murmure contre ses lèvres « si tu veux que je finisse là, ne change rien ». Julie ne répond que par un sourire en coin, un sourire qui dit que l'idée était la sienne depuis le début, et reprend son mouvement, alternant les seins et la langue.
L'excitation le rattrape vite. Il ne lui faut que quelques minutes avant de murmurer, précipitamment, « je vais bientôt finir ». Loin de l'effrayer, l'aveu semble décider Julie. Elle abandonne ses seins, le reprend en bouche et redouble d'ardeur, jusqu'à ce qu'il cède. Elle l'accueille sans se dérober, et le regarde se défaire avec une satisfaction non feinte.
Alexandre finit par s'effondrer sur le lit. Julie remonte à califourchon sur lui, rassemble ses cheveux en queue-de-cheval d'un geste tranquille, comme si elle avait tout son temps.
— Désolé, je n'ai pas réussi à tenir plus longtemps.
— Pourquoi tu t'excuses ? C'est plutôt un compliment, pour moi.
— J'aurais aimé prendre le temps, moi aussi. M'occuper de toi.
— Tu crois vraiment qu'on va s'arrêter sur quelque chose d'aussi bon ?
— Pourquoi tu t'excuses ? C'est plutôt un compliment, pour moi.
— J'aurais aimé prendre le temps, moi aussi. M'occuper de toi.
— Tu crois vraiment qu'on va s'arrêter sur quelque chose d'aussi bon ?
Il reste un instant sans réagir, le temps que la phrase l'atteigne.
— Pardon ?
— Tu as très bien entendu.
— Tu as très bien entendu.
Elle promène un doigt sur son torse, s'arrête pour pincer un téton. « J'ai envie qu'on prenne le temps de se découvrir. Tu as l'air doué, et surtout partant. »
La phrase suffit à le ranimer. Elle le sent, sourit, mais pose une main à plat sur sa poitrine.
— Pas ce soir, coquin.
Elle rit, tout bas. « J'ai envie qu'on puisse faire du bruit. Crier, gémir tranquillement. Pas retenir notre souffle en priant pour que personne n'entende.
— Tu caches bien ton jeu, cousine.
— Et toi, tu cachais bien ton jeu aussi. »
— Et toi, tu cachais bien ton jeu aussi. »
Elle finit par se laisser glisser contre lui, se love dans ses bras. Il l'embrasse sur le sommet du crâne et sourit au plafond, sans savoir où cette histoire va les mener ni lequel des deux, désormais, tient vraiment les cartes.
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