Une Douce Première Fois [O.S. JLPN]
Chapitre 1
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✦ Angell Une Douce Première Fois [O.S. JLPN] XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une Douce Première Fois [O.S. JLPN] — Chapitre 1

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Angell
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Une Douce Première Fois [O.S. JLPN]

Chapitre 1

Cette histoire est un O. S. (One Shot), qui comporte 5 900 mots. Le temps de lecture est estimé à environ 20/25 minutes. Elle fait partie d'une suite de textes, nommée « Juste La Première Nuit » (JLPN, pour les intimes), qui ne raconte que la première nuit d'amour d'un couple.
Je tiens d'ailleurs à remercier excalibur81 pour son aide précieuse dans la correction de ce texte.
Un éclair zèbre le ciel, puis le tonnerre se fait entendre, cinq secondes plus tard. La pluie tombe d'un coup en trombe, et frappe le toit d'un bâtiment ouest-parisien. Après quelques instants, l'eau commence à couler dans les gouttières, puis dans les tuyaux verticaux. Près d'un de ces tuyaux, il y a une fenêtre, fermée. Celle-ci donne sur une chambre faite pour un enfant de six ans et demi. Mais c'est un jeune-homme de vingt ans qui dort dans le lit blanc.
Dans la chambre d'à côté, il y a ses deux cousins endormis. Ensuite, il y a un grand salon en « L », avec un canapé convertible en lit. Les draps sont défaits, et il n'y a personne dedans. Ensuite, il y a une troisième chambre, où se trouve l'oncle de notre héros. Celui-ci dort à poings fermés.
Pour finir, il y a une petite cuisine, avec deux femmes discutant dans celle-ci. Il y a sa tante, ainsi qu'une jeune-femme de son âge. C'est cette jeune femme qui fait battre le cœur de notre héros.
Les deux dames discutent de tout et de rien :
— Alors : tu fais quoi dans la vie ?
— Je suis encore au lycée, et je fais des études en informatique. J'aime bien les nouvelles technologies. Et vous ?
— Je travaille dans l'hygiène. Qu'est-ce que tu aimes, dans les nouvelles technologies ?
— J'aime voir comment évoluent les choses. Comment on est passé d'une télé noire et blanche à une télé en haute définition.
— C'est vrai que c'est assez impressionnant, quand même. Et dire que j'ai du mal à utiliser une tablette, alors que, pour toi, c'est super simple.
— Vous vous trompez : j'ai dû apprendre à les utiliser. Comme vous. La seule différence, c'est que je ne crains pas de faire une connerie dessus, et que je pousse les investigations plus loin que vous, que je visite tous les sous-menus, et que je sais comment les choses sont organisées, dedans.
— Tu crois ?
— C'est sûr.
— C'est vrai. Mon neveu n'arrête pas de nous aider avec les nouveaux appareils. Et il m'a dit à peu près la même chose. D'ailleurs, j'ai vu, au dîner, que vous étiez assez proches, tous les deux, non ?
— Non, on est juste des amis.
— Tu en es sûre ?
— Oui... Même si j'ai parfois l'impression qu'il voudrait plus.
Pendant ce temps, le jeune homme s'est levé, pour marcher lentement jusqu'à la porte de la cuisine. Il entend des voix en sortir, mais il ne comprend pas ce qu'il s'y dit. Faisant coulisser la porte, il entre, pour trouver l'élue de son cœur, et sa tante, en pleine conversation. Il leur sourit, se sort un bol, du lait, des gâteaux, puis se fait un petit-déjeuner en pleine nuit. Les deux autres boivent du jus d'orange. Il leur sourit à nouveau :
— Pourquoi vous avez arrêté de parler quand je suis rentré ?
— Je ne sais pas : on n'avait peut-être pas envie que tu nous entendes. Tout simplement.
— Merci de ta franchise légendaire, tata. Et sinon, ça va, toi ? Elle ne te casse pas trop les pieds ?
— Non, ça va : elle est sympa.
— D'accord.
Ils mangent en silence, puis il range ses affaires, et retourne dans la chambre. Sa tante en profite pour continuer leur conversation :
— Tu cherches quoi, comme type de relation ?
— Je n'en cherche pas, en ce moment. Je ne sais pas comment m'y prendre, pour vivre des relations à long terme. Je me lasse très vite des mecs avec qui je sors. Je sais que ce n'est pas bien pour eux, mais je ne peux pas faire attention. Ce n'est pas faute d'avoir essayé.
— Je ne vais pas te juger, tu sais. Personnellement, quand j'avais ton âge, je ne pensais pas du tout à me poser avec un homme. Cette idée m'est venue un peu plus tard. Mais, tu sais : si tu ne donnes pas la chance aux hommes de te montrer ce qu'ils sont, tu n'arriveras à rien. Il faut que tu abaisses ton bouclier, pour qu'ils puissent t'atteindre.
— Vous ne seriez pas en train de me sous-entendre que je devrais peut-être laisser une chance à votre neveu ?
— En simplifié, c'est ça. Je ne sais pas s'il te mérite, ou non, mais je serais contente, si tu pouvais envisager trente secondes qu'il puisse être celui qui te rendra heureuse...
Elle rougit, et regarde l'autre femme dans les yeux. Elle n'a peut-être pas tort. Son neveu n'est peut-être pas magnifique, mais il la fait rire, il est sympa, et il ne la force en rien. Elle soupire :
— Je vais lui donner sa chance. On verra bien ce qu'il en fera. Il vous a déjà dit ce qu'il pensait de moi ?
— Tu peux me tutoyer, tu sais ? Et, pour ta question : oui, il m'a dit qu'il voulait sortir avec toi, parce que tu étais la fille qui lui correspondait le plus.
— Je lui corresponds en quoi ?
— Tu es belle, intelligente, et il ne te choque pas, quand il part en Freestyle. De plus, tu as son âge, et il aime beaucoup ta compagnie. Mais je n'en sais pas plus. Le mieux, c'est que tu lui demandes directement.
— Mais il dort, là...
— Non. Il n'arrive pas à dormir. Tout comme nous.
— D'accord. Tu crois qu'il faut que j'aille le voir, maintenant ?
— Oui.
Elle prend sa respiration, et se lève. Elle range ses affaires, finit son verre, et part vers la porte. Elle l'ouvre à nouveau, traverse le couloir, et se retrouve devant la porte du jeune homme. Elle soupire, et toque timidement. Elle entend un « entrez ! » murmuré, et elle pousse le battant.
Il est allongé sur le dos, les mains sous la nuque, habillé par-dessus les couettes. Elle soupire, puis sent son sang commencer à chauffer. C'est rare qu'elle ressente ça face à un homme qu'elle prenait pour un bon ami il y a encore quelques minutes. Il a l'air étonné de la trouver là. Il se redresse doucement, presque avec grâce, afin de s'asseoir. Il se décale un peu, pour tapoter le lit, à côté de lui, en la regardant dans les yeux. Elle comprend le message, en s'installant à l'endroit désigné. C'est lui qui prend la parole en premier :
— Que me vaut le plaisir de ta visite nocturne ?
Elle sent son ventre se crisper, et, quand elle le regarde plus sérieusement, elle remarque qu'il est en sueur :
— Je pense que l'on devrait discuter, tous les deux.
— A propos de quoi, exactement ?
— De... Nous.
— Nous ?
— Oui : toi et moi. L'éventualité qu'on soit en couple, tous les deux.
— C'est ma tante, qui t'a parlé de ce que je ressentais pour toi ?
— Oui. Pourquoi : il ne fallait pas qu'elle le fasse ?
— Je ne sais pas encore si c'était la bonne solution, mais tu vas bientôt me le dire, je pense. Ça ne t'a pas choqué, au moins ?
— Non. J'ai remarqué que tu me tournais souvent autour. Et ma belle-sœur m'en a souvent parlé. Un peu trop, quelquefois. Mais ce n'est pas grave. On peut toujours tenter, maintenant, non ?
— Oui et non. Je n'ai pas envie qu'on sorte ensemble, si c'est pour rompre le lendemain. Je préfère tester si on est vraiment compatible, ou si ça va être un nouveau raté dans ma vie sentimentale et amoureuse.
— Et on fait ça comment ?
— Il suffit qu'on passe une journée ensemble, sans filtre.
— D'accord. Demain ?
— C'est ça. Je t'emmènerais quelque part, demain soir. On sera samedi soir, en plus : ça aide pour les animations.
— OK. A demain, alors ?
— Oui. A demain.
Ils se font la bise, et la jeune femme part dormir dans le salon. Il soupire, et s'imagine avec elle, heureux. Si seulement c'était possible. Il ferme les yeux, et s'endort rapidement.
Le lendemain matin, tout le monde est à table quand il entre dans la cuisine. Il embrasse toute la famille, et s'installe à côté de son amour. Ils mangent, puis ils se préparent à sortir dans un parc voisin. Il y aurait sûrement trop de monde pour y faire quoi que ce soit. Mais personne n'est prêt à passer un samedi ensoleillé dans un appartement.
Quand ils arrivent, ils s'installent dans l'herbe, et les deux femmes sortent des paniers-repas (que les hommes avaient portés), pendant que les grands partent avec les enfants faire un foot. Au bout de dix minutes, il y a une dizaine d'enfants qui jouent, et l'oncle est vite fatigué.
Il retourne avec les filles, rejoint quelques minutes plus tard par le jeune homme, en sueur. Il s'installe près de sa camarade, et ferme les yeux. Quand il les rouvre, elle est allongée sur lui, un sourire satisfait plaqué sur le visage. Elle approche sa bouche de son oreille :
— Super réveil, non ?
Il lui sourit :
— Oui. J'adore !
Il la fait basculer, et se retrouve vite au-dessus d'elle. Il coince ses jambes, et approche sa bouche de son cou. Il dépose un doux baiser, et renifle son cou, puis donne un coup de langue, et embrasse. Elle soupire, et il s'écarte un peu d'elle : tout va trop vite, même pour lui.
Finalement, il s'assoit, puis elle se redresse bien plus lentement. Elle a rougi, ce qui lui va plutôt bien. Il éclate de rire, se lève, et repart jouer avec les enfants, pour qu'elle puisse se remettre de ses émotions. C'est l'oncle qui lui dit :
— Tu vas bien ? Tu as l'air toute patraque.
— Non, ça va. Ne vous inquiétez pas. C'est juste que... Je n'ai jamais fait ça. Tout est nouveau, pour moi...
— T'embrasser dans le cou ?
— Non : m'embrasser, et me promettre plein d'autres choses en même temps.
— D'accord. Je vais aller jouer au foot avec les autres : parles-en avec ma femme. Et arrête de me vouvoyer, s'il te plaît.
Et il part. Sa femme, quant à elle, est en train de manger, un peu plus loin. Elle se lève, afin de la rejoindre :
— Je voudrais te parler de... « Tu sais qui ».
— Et tu veux me dire quoi, sur lui ?
— Que... Il m'a embrassée dans le cou. Et j'ai ressenti quelque chose d'étrange, avec lui. D'intense, de violent, et de... Géant. J'ai adoré ça, sentir ses lèvres sur mon cou, cette délicieuse caresse... Et j'en voulais plus. Beaucoup plus.
— Tu l'aimes, ou ce n'est que du désir brut ?
— Je ne vois pas comment faire la différence entre les deux.
— Il suffit de te demander si tu veux qu'il te dise « je t'aime », ou « tu es trop bonne » pendant l'acte.
— Je préfère qu'il me dise « je t'aime »...
— Alors, c'est de l'amour, et pas que du désir.
— Tu veux dire que, d'une certaine façon, c'est de l'amour ? Je l'aime ?
— Oui, c'est ce que je pense. Mais ce n'est que mon avis, tu sais ?
— Je sais. Merci de m'avoir expliqué ça.
— Je t'en prie. Va le retrouver, et tenter de jouer au foot avec eux.
Elle se lève, et va retrouver les garçons, qui s'amusent à grand renfort de cris. Elle traverse le champ de bataille, et finit par retrouver son ami dans la foule. Elle l'attrape par le bras, le retourne vers elle, et l'embrasse passionnément. Il est un peu surpris, mais, après quelques secondes, il lui rend son baiser.
Il ne lui a pas dit que cela fait quasiment trois ans qu'il n'a pas embrassé une fille comme ça. Ça fait si longtemps que son cœur n'avait pas trouvé un écho aussi puissant. Il la regarde dans les yeux, et il se noie dans son regard bleu nuit :
— Tu es sublime, girl...
Elle rougit, et il s'approche à nouveau, pour leur troisième baiser. Celui-ci est encore plus magique, et elle se sent partir au loin... Ce n'est qu'en sentant sa main sur sa hanche qu'elle sort de sa transe. Personne ne leur prête la moindre attention, et ils sont sur leur petit nuage.
Il raccompagne son amie jusqu'au pique-nique, et ils se laissent tomber à terre. Elle se blottit directement dans ses bras, et il lui caresse les cheveux, en lui mordillant le lobe de temps à autre. Elle soupire, et se colle encore plus étroitement contre lui.
Vers dix-sept heures, ils partent du parc, pour rentrer à l'appartement. Mais les deux amoureux décident de prendre le métro, et de voyager sous Paris, jusqu'à Notre-Dame-De-Paris. Ils s'installent tranquillement, juste devant le chœur, et il fait une rapide prière pour son père, mort depuis bien des années.
Bien qu'il ne soit pas Catholique, il croit en Dieu, bien qu'il n'arrive pas à prier tous les soirs. Il l'attrape par la hanche, et la plaque contre lui. Il l'embrasse du bout des lèvres, et elle se laisse faire.
— Tu sais : c'est la première fois que je me laisse aller comme ça. Je ne comprends pas pourquoi j'arrive à me laisser faire. Mais j'adore ça. Me sentir dans tes bras, comme si tu étais mon protecteur...
— Même si tu n'as absolument pas besoin de moi pour être en sécurité.
— Oui, mais rien que la sensation de l'être, c'est géant. C'est la première fois que ça m'arrive, et que je peux, comme l'a dit ta tante, baisser mon bouclier. J'ai envie d'être la petite-amie parfaite, alors que je sais que je n'y arriverai jamais.
— Pourquoi être aussi négative ?
— Je ne sais pas trop... Mais c'est ce que je ressens. Et toi ? Tu ressens quoi ?
— De l'amour. J'ai l'impression que tu as toujours été celle que je recherchais. Même si, au début, je ne le pensais pas, mais, en apprenant à te connaître, je me suis rendu compte que tu étais la bonne. Celle qui pourrait me redonner espoir.
— De l'espoir en quoi ?
— En l'amour.
Il l'embrasse, et ils ressortent, pour rentrer à nouveau dans le métro. Il ne lui dit pas où ils vont, et ils se retrouvent au pied de la butte de Montmartre. Elle prend conscience du romantisme de la scène quand il l'embrasse sur les marches, à mi-chemin du Sacré-Cœur.
Elle fond contre lui, en se demandant pourquoi elle est comme ça avec lui. Ce n'est pas du tout dans ses habitudes. Elle est plus du genre à ne vouloir aucun contact physique avec qui que ce soit, alors que, là, elle se laisse faire. Et elle y prend du plaisir.
La nuit est tombée, et il n'y a plus que les étoiles, et les réverbères qui les éclairent. Elle est toute chaude contre lui, qui la caresse du bout des doigts, comme s'il avait peur de la briser en deux. Mais il sait à quel point elle est résistante, belle, et intelligente. Et il se demande toujours comment il est arrivé à sortir avec elle.
C'est à ce moment qu'il se rend compte qu'il ne lui avait toujours pas posé la fameuse question qui fâche. Alors il se décide à lui demander :
— Au fait, ma chérie : tu veux sortir avec moi ?
Elle lui sourit, comme s'il avait dit une connerie. Puis elle approche sa bouche de la sienne, et, à quelques millimètres, elle murmure :
— Bien sûr que oui, beau gosse.
Il lâche un soupir de satisfaction, et se laisse partir dans le plaisir de ce baiser, plus qu'intense. A la fin, ils sont tous les deux essoufflés, et ils décident de partir, car la jeune femme commence à avoir froid. Il lui prête sa veste en faux cuir noir, et ils attrapent la première rame qui passe.
Il fait en sorte qu'ils se retrouvent au pied de la tour Eiffel. Elle en reste bouche bée, quand ils se retrouvent au dernier étage de la dame de fer. Il en profite pour l'embrasser plusieurs fois. Et elle se laisse toujours faire.
Ensuite, ils mangent dans un des nombreux restaurants, avant de rentrer en métro jusqu'à l'appartement. Ils se quittent devant la porte de sa chambre à lui :
— J'ai passé une superbe soirée. Merci.
Elle l'embrasse, et se détourne, pour retourner au salon. Ce soir, tout le monde est déjà au lit, alors qu'il n'est que vingt-deux heures.
Le lendemain matin, soit le dimanche matin, tout le monde se réveille tard, et toute la troupe est fatiguée. Plus tard, notre tout nouveau couple sort dans la vie parisienne, et ils se retrouvent ensemble dans un petit pub, en plein quartier industriel. La jeune femme est aux anges, et elle prend un malin plaisir à le faire tourner en bourrique. Mais il ne s'en formalise pas, et, en fin d'après-midi, il l'emmène dans le parc du château de Versailles.
Elle ne s'y attendait pas, et trouve toutes ses attentions mignonnes. Au détour d'un chemin, il la fait basculer à terre, et s'allonge sur elle, la bloquant sur la terre meuble, mais sèche. Elle éclate de rire, et tente de le repousser. Mais elle n'y arrive pas, et il finit par rire avec elle, jusqu'à la faire taire par un long et langoureux baiser. Elle en a le souffle coupé, mais il continue, encore et encore. Il finit par se détacher d'elle à contrecœur. Elle le retient par la manche, et l'oblige à reprendre son intense embrassade. Juste après, ils rentrent, en discutant de tout et de rien :
— Je n'arrive pas à croire qu'on est ensemble, et qu'on n'arrête pas de se rouler des pelles, comme des gamins.
— C'est vrai que c'est assez... Surréaliste.
Il l'embrasse au creux de l'oreille, et elle soupire.
— C'est un truc de dingue : tu sais parfaitement quoi faire pour me faire fondre... C'est fou. Je n'arrive même pas à me contrôler : j'ai juste envie que tu continues, pour m'emmener encore plus loin.
Il la regarde dans les yeux, et l'embrasse tendrement :
— Je ressens la même chose pour toi, étrangement. Je ne sais pas encore pourquoi. J'ai... Besoin de toi, en quelque sorte.
Il soupire, et l'embrasse juste avant d'entrer dans l'immeuble. Ils passent la porte, et ils se retrouvent dans sa chambre. Ils sont en fusion, et elle se jette sur lui, pour l'allonger sur le lit :
— Au fait : je suis vierge.
Il sursaute, et la repousse légèrement :
— Je ne vais pas coucher avec toi sur un coup de tête, ma puce. Je ne sors pas avec toi juste pour avoir le droit à une partie de jambes en l'air. Je suis avec toi par amour, parce que je t'aime, et non pas parce que ton corps me plaît.
— Je sais, bien que je sois vierge, que la majeure partie des hommes m'aurait sautée dessus. Mais toi, tu ne le fais pas. Et je trouve ça génial. J'ai envie de coucher avec toi, mais je vais me retenir : ça fait beaucoup plus sérieux. Et, étrangement, je suis sérieuse.
Il l'embrasse, et la repousse complètement. Elle se lève, et il la caresse, avant de la raccompagner jusqu'au salon, où il l'embrasse sur le front, avant de retourner vers la cuisine. Il y retrouve sa tante et son oncle, qui attendent le début de son histoire. Il se prend un verre de Coca, et le sirote négligemment. C'est son oncle qui le force à parler :
— Alors ? Ça se passe comment avec ton amie ?
Il lui sourit, continue à boire, puis repose son verre sur la table en fer :
— Cela se passe plutôt bien : je crois même pouvoir dire qu'on est ensemble. Et je crois aussi que vous n'y êtes pas pour rien, tous les deux, je me trompe ?
Ils prennent un air gêné :
— Oui : je lui ai parlé un petit peu. C'est vraiment une gentille fille. Et mignonne, en plus. Tu crois pouvoir faire en sorte qu'elle ne se lasse pas de toi, ou tu ne sais pas trop quoi faire ?
— Disons que... J'ai besoin d'un peu de temps pour y réfléchir. C'est un peu compliqué, et si soudain, comme histoire d'amour. C'est venu comme ça, d'un coup. Elle me traitait comme un ami, puis, d'un coup, elle m'a pris pour ce que j'étais : un homme amoureux d'elle. Je l'aime pour ce qu'elle est : une fille géniale, comme tu l'as si bien dit. J'ai besoin d'elle. Pour qu'elle m'empêche de faire des conneries. Qu'elle puisse me faire grandir, et devenir un vrai adulte. Elle est ce dont j'ai besoin. Et je suis heureux qu'elle soit avec moi. Elle me fait paraître... Meilleur, même si ce n'est qu'une illusion. J'espère qu'on fera un long chemin ensemble...
Il a l'air essoufflé, et il regarde son oncle et sa tante avec des yeux larmoyants.
— C'est la première fois que l'on te voit autant t'étendre sur ce sujet. Tu as besoin de parler, encore, ou c'est bon ?
— Je crois que c'est bon, pour l'instant. Merci de m'écouter parler de mes états d'âme.
— Je t'en prie : on est aussi là pour ça.
Il leur dit bonne nuit, et il sort de la pièce, en traversant une petite partie du salon. C'est à ce moment qu'il la voit, de profil, en train de se déshabiller. Elle est quasiment nue, et il la trouve magnifique. Sa peau prend une teinte étrange, surréaliste, quand elle se penche pour rentrer dans les draps. Il la détaille, en soupirant : elle est sublime. Mais il repart dans sa chambre, en souriant : il avait trouvé la femme de ses rêves.
Le lendemain matin, il la réveille personnellement, en se glissant dans les draps. Elle a un mouvement de recul, et, en le découvrant, elle se plaque contre lui, et se laisse caresser par ses mains habiles. Elle prend un malin plaisir à le sentir contre elle, sentir ses mains parcourir son corps, et lui faire découvrir ce qu'elle est vraiment : une jeune femme de vingt ans. Elle l'avait oublié, à force de se faire traiter comme un garçon manqué.
Elle avait fait exprès de faire semblant, pour ne pas à avoir à affronter sa plus grande peur : tomber amoureuse d'un homme. D'un homme qui la ferait souffrir inutilement. Et elle ne voulait pas le faire avec un salaud : elle voulait être avec un homme beau, mais intelligent, qui puisse la comprendre, et la rendre heureuse. Mais, malheureusement, elle n'arrivait pas à se fixer plus de quelques mois. Elle se lasse trop vite. Mais, peut-être qu'elle arrivera à rester avec lui, s'il y a toujours du nouveau. S'il ne cesse de la surprendre. De lui prouver qu'avec lui, chaque journée est différente...
Il finit par la quitter, en rabattant la couette, pour qu'elle puisse se rhabiller sans que tout le monde la voie. Ensuite, ils sortent se promener en ville, et ils font le tour de la ville en métro. Elle se sent bien à ses côtés, et ils se caressent, s'embrassent, et prennent plaisir à regarder les autres, qui sont jaloux. A midi, ils mangent dans un petit restaurant français, et ils se bécotent. C'est à ce moment que sa vision sur les couples change : elle ne prend plus les petits mots d'amour de haut, et elle adore quand il lui murmure des mots d'amour à l'oreille.
Elle soupire quand il la caresse du bout des doigts, qu'il lui mordille le lobe de l'oreille, et qu'il la plaque contre un mur pour l'embrasser fougueusement. Elle soupire de béatitude quand il lui dit qu'elle est belle, et qu'elle est tout pour lui. Elle continue aussi à se dire qu'elle ne comprend pas comment elle a pu l'aimer aussi fort en aussi peu de temps. Mais elle n'a rien contre. Elle sait également qu'il l'aime en secret depuis un bon bout de temps, et qu'il en a mis beaucoup, avant de le lui montrer.
Le soir, ils dorment ensemble pour la première fois, mais sans rien faire, si ce n'est qu'il tente quelques caresses audacieuses, et qu'il entend pour la première fois sa chérie pousser un petit gémissement de plaisir. En réalité, c'est la toute première qu'elle pousse le moindre gémissement. Et elle est encore plus belle, quand elle jouit.
Le lendemain, il ne se passe rien de notable : ils sont sur leur nuage, et ils sortent pour être ensemble, et profiter du soleil en même temps. Ils ne sont toujours pas habitués à cet amour puissant, venu de quasiment nulle part. Mais, même elle (qui n'a jamais vraiment aimé), se laisse tenter, et porter par ses émotions. Pour une fois, elle se lâche, libre comme l'air, et ne se soucie que de vivre l'instant présent.
Le soir même, ils sont tous à table, devant du poulet pommes de terre, et ils discutent joyeusement. Elle essaie d'expliquer à l'oncle et à la tante de son amoureux ce qu'elle fait en cours, pendant que son oncle lui parle de la finance. Ils ne se comprennent pas, mais ce n'est pas trop grave.
Au fur et à mesure, on en apprend plus sur cette beauté fatale, sur sa vie, ses envies, et ses espoirs. Étrangement, tout le monde l'écoute parler de sa grand-mère, de son frère, et de ses oncles. Et, après deux heures intensives, elle fait partie de la famille, acceptée par tout le monde, de manière officielle.
Après ce repas, alors qu'ils sont dans la chambre du jeune hommes, ils entament une nouvelle discussion :
— Au fait : comment on s'y est pris, pour s'aimer aussi fort, et aussi vite ?
Il prend le temps de réfléchir :
— Moi, je sais comment je m'y prends : je t'aime depuis un bon moment, tu sais ? Le plus impressionnant, pour moi, c'est que tu m'aimes aussi. Je ne m'y attendais pas. Mais pas du tout. Je ne veux pas jouer le martyr, mais je n'ai jamais vraiment eu la cote, avec la gent féminine. Alors, je suis content qu'on soit ensemble, et que, pour l'instant, ça tienne.
Elle rougit, et le repousse contre le lit. Il s'effondre dessus, puis elle saute sur lui, pour le plaquer contre le matelas. Il lui caresse les hanches, et remonte jusqu'à sa poitrine :
— Tu es sublime, ma beauté.
Elle l'embrasse langoureusement, et le force à enlever son tee-shirt, en faisant passer ses mains dessous. Il éclate de rire, et passe les siennes sous son débardeur. Arrivé tout en haut, il lui sourit, et elle se met droite, en levant les bras. Il lui enlève le vêtement, puis pose ses mains sur les bonnets de son soutien-gorge. Elle soupire, puis se rallonge sur lui, le forçant à baisser les mains, et à les enlever.
Cela la fait sourire, et elle joue avec lui, en s'éloignant, se rapprochant, pour rester juste à la limite de ses baisers. Il grogne, pose ses mains sur ses reins, et la force à rester contre lui, ce qui lui permet de pouvoir l'embrasser jusqu'à plus soif. Cette fois-ci, elle ne fait plus la moindre résistance, et se laisse faire.
Ils se décollent enfin, et elle aspire une goulée d'air brûlante, comme si la chaleur qui était emprisonnée en elle sortait par vagues de chacun des pores de sa peau. Elle suffoque, tout en le regardant dans les yeux :
— J'ai l'impression de brûler vive de l'intérieur. Ça veut dire quoi ?
— Que tu es morte de désir, tout simplement.
— Je veux me donner à toi, là, tout de suite. Ça fait longtemps qu'on reporte. Je veux passer à l'acte.
— Tu en es vraiment sûre ?
Elle se redresse, passe les mains derrière son dos, et dégrafe son soutien-gorge, pour le laisser tomber sur le poitrail du jeune homme. Il ne la touche pas, de peur de la faire fuir. Ce sentiment est enivrant : il ne sait pas ce qu'il va se passer, mais tout a l'air de dire qu'ils vont le faire.
Elle ne le laisse pas continuer à réfléchir, et elle prend ses mains pour les poser sur ses seins. Elle pousse un soupir de désir, en fondant contre lui. Puis elle le regarde dans les yeux, puis lui murmure :
— Prends-moi.
Il fait glisser ses mains le long de son corps, descendant jusqu'à ses hanches, et à sa ceinture. Il passe les doigts dans les passants, pendant qu'elle se relève, son jean descendant lentement, dévoilant son sous-vêtement rouge sang. Il la regarde dans les yeux, en glissant son doigt sous l'élastique, et en le baissant tout doucement, en dévoilant son pubis blond. Il lui caresse lentement la toison. Elle pousse un petit gémissement, se cambre, au comble du désir.
Ensuite, il finit de lui enlever son pantalon, pour le jeter à travers la pièce. Il l'allonge sur le dos, et monte sur elle, la caressant du bout des doigts, la faisant frissonner de plaisir. D'un coup, il sait comment la toucher, comment lui faire plaisir, puis la faire venir délicieusement près de l'orgasme. Il approche ensuite sa tête du bas-ventre de sa partenaire, pour donner un coup de langue sur ses lèvres humides. Elle pousse un profond soupir, tout en gémissant :
— Ho putain : encore ! Humm... Je sens que je vais venir contre ta bouche !
Il continue, l'excitant d'une façon perverse du bout de la langue, la faisant s'approcher, puis s'éloigner, de la délivrance, comme par vagues successives. Jusqu'à ce qu'il la fasse venir, après un coup de langue particulièrement bien placé.
Elle se cambre, resserre les cuisses, jette la tête en arrière, en gémissant son prénom. Son corps se convulse sur le matelas moite de leurs sueurs, tandis qu'il la force à écarter les jambes, pour continuer à jouer avec son clitoris. Elle pousse un hurlement, et lui ordonne :
— Humm... Encore ! C'est trop bon, putain !
Il la torture amoureusement pendant qu'elle continue à jouir bruyamment. Une fois que son cœur ralentit enfin, et qu'elle reprend contact avec le monde réel, il a deux doigts dans son être, qui la font gémir. D'un coup, en la regardant dans les yeux, il sort ses doigts, et les met dans sa bouche, qu'il lèche avidement. Elle hurle à nouveau, cambrée à l'extrême.
Cette fois-ci, c'est l'excitation, qui la fait jouir. Elle pousse un petit couinement quand il lui caresse doucement le point le plus sensible de son intimité. Puis il la lâche, et s'allonge à côté d'elle. Elle comprend le message, et commence à lentement descendre le long de son corps, jusqu'à trouver le haut de son Jean. Elle le déboutonne, le descend rapidement, prenant le caleçon en même temps. Elle le voit sortir, dur et droit, puis elle commence à le prendre dans sa main.
Elle sent son homme frémir, doucement soupirer quand elle fait de lents, longs, et tendres allers-retours. Elle est pleine de désir, et sait que, finalement, c'est avec lui qu'elle va le faire. C'est avec ça qu'il va la prendre, lui faire avoir son premier orgasme par pénétration.
Alors, elle est plus calme, quand elle le prend lentement dans sa bouche, puis, au bout de quelques minutes, dans sa gorge. Il grogne plus fort que d'habitude, caresse le sommet de son crâne, en extase, essayant de garder en mémoire chaque sensation qu'elle lui offre. Elle s'étouffe un peu, la ressortant en toussant. Elle a un grand sourire en continuant ses allers-retours. Il la relève, un grand sourire sur le visage :
— Viens, s'il te plaît.
Elle remonte le long de son corps, alors qu'il a le temps de sortir un préservatif de sous son oreiller. Elle le lui prend des mains pour le lui mettre. Elle le caresse doucement, pour qu'il pousse un petit grognement de contentement. Une fois qu'il est prêt, elle se redresse pour se mettre droite juste au-dessus de son membre. Elle lui sourit :
— C'est le grand moment, je crois, non ?
— Oui, ma belle. Mais vas-y doucement, s'il te plaît. Je ne veux pas te faire de mal, ma chérie.
Elle lui sourit, en hochant la tête pour acquiescer, puis en s'abaissant doucement sur lui. Enfin, elle le sent entre ses lèvres, de plus en plus profondément dans son corps, jusqu'à ce qu'il tape contre son hymen. Elle pousse un grognement de douleur, et force un peu. Mais rien ne cède.
Elle finit par se relever, pour s'empaler complètement dessus, en poussant un profond soupir. Il regarde l'entrejambe ensanglanté de sa partenaire, et il tire un rouleau de Sopalin, pour l'essuyer sommairement. Elle lui sourit, rouge pivoine, et il tire sur ses bras, pour qu'elle s'allonge contre lui. Il l'embrasse tendrement, puis l'aide à se réinstaller correctement.
Elle pousse un grognement en le sentant coulisser en elle. Une fois à nouveau prête, elle commence à se soulever, puis à s'empaler doucement, puis de plus en plus rapidement, en poussant des gémissements torrides. Elle commence à aimer le sentir en elle, et elle adore le voir grogner de plaisir sous ses assauts.
Elle est sur le point de venir, mais c'est à ce moment qu'il en profite, pendant qu'elle est empalée jusqu'à la garde, cambrée en arrière, une main posée sur son torse luisant de sueur, pour la détailler. La lumière jaune d'un réverbère jette un jeu de lumière parfait sur sa peau blanche, qui paraît comme brune, sous ce faible éclairage. La scène prend à nouveau un tour surnaturel, quand elle remonte le long de son membre, tout tendu.
Il la pousse légèrement, pour qu'elle se retrouve sous lui, soumise. Il pose l'une de ses mains dans le creux de ses reins, et l'autre sous sa nuque. Et il la prend un peu plus violemment, secouant son intimité, lui faisant, enfin, atteindre l'orgasme. Elle devient toute molle, et il ralentit le rythme, en allant juste assez vite pour qu'elle gémisse faiblement. Il fait passer ses jambes de chaque côté des siennes.
Il pose ses mains sur ses cuisses, et il repart à la charge, la faisant hurler à nouveau. Il continue comme cela, jusqu'à ce qu'il s'essouffle un peu, et qu'il sorte de son corps. Il continue sa pénétration jusqu'à ce que le corps de sa belle soit à nouveau pris de convulsions, alors qu'elle atteint à nouveau le septième ciel. Cette fois-ci, la voix de la jeune-femme, lorsqu'elle pousse le gémissement de sa libération, est un peu plus rauque.
Elle n'en peut plus, et elle s'effondre sur le lit, soupire de plaisir, et il s'affaisse sur son corps en sueur. Elle lui sort un sourire langoureux, puis l'embrasse. Il la caresse pendant leur baiser, puis il lui embrasse le bout du nez. Elle rougit, et frotte sa joue contre la sienne.
— Je ne me suis toujours pas vidé, beauté. Il va falloir que tu y mettes du tien.
Elle rigole, et le prend dans sa main, ce qui le fait grogner de désir :
— J'ai une idée...
Elle enlève le préservatif, et commence à le masturber, jusqu'à ce qu'il jouisse sur son bas-ventre. Elle lui sourit :
— Tu m'as souillée, et j'ai adoré.
Il soupire, et il l'aide à se relever, pour aller jusqu'à la salle de bain. Ils prennent une douche rapide, avant de revenir au lit. Une fois au bord de l'endormissement, il l'entend murmurer :
— Je t'aime...
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Angell
10 mai 2023 à 09:22
Bonjour à tous, et merci pour vos commentaires :) Je suis content que le texte vous plaise ^^ Je posterai bientôt un autre texte de ce genre :)
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Utilisateur supprimé
8 mai 2023 à 16:37
Bravo pour cette découverte pleine de pudeur et de tendresse. J'ai beaucoup apprécié !
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gyon
8 mai 2023 à 01:02
Très joli et très tendre.
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
7 mai 2023 à 23:35
Bravo pour se très très beau récit
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