Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Don de plaisir — Chapitre 4 · François
Auteur
Don de plaisir
Chapitre 4 · François
Qu'est-ce qu'il m'a pris ?
Je rencontre un inconnu et je vais chez lui !
Je ne connais pas cet homme mais je le laisse toucher mon sexe et me faire une fellation !
Je ne sais rien de lui, de ses mœurs ou de ses vices et je le sodomise !
Je crois qu'il faut que je revoie mes principes. Certes j'aime donner du plaisir à Claude, mais je ne peux tout de même pas coucher avec tous les hommes mûrs et solitaires que je rencontre ! ! Après, c'est vrai qu’ils ne sont que trois. Que leurs goûts et leurs envies sont différents, leur sexe aussi et que j'ai beaucoup appris sur les hommes en peu de temps, et ce, grâce à eux ! Pour couronner le tout, je n’ai rien trouvé de mieux que d'assurer, aux trois, qu'on le ferait régulièrement... Comment pourrais-je ? À moins que je voie Claude le samedi, Georges le mardi et Jérôme le jeudi ! Ainsi, les trois seront satisfaits et mon corps sera comblé !
Une part de moi me claironne que je ne suis qu'une petite pute, affamée de bites et sans morale. L'autre part me dit que d'abord je le fais sans aucune contrepartie, contrairement aux prostitués, et que je rends heureuse la fin de la vie de ces hommes. De plus, il faut reconnaître que je ne demande pas non plus une médaille pour cela. Je décide donc de poursuivre mes relations avec mes trois mâles. Je les découvre un peu plus à chaque fois et ils sont adorables. Claude me fait des gâteaux et me couvre de baisers lorsque je m'allonge contre lui ou après que j'ai avalé... Georges m'a offert une culotte ouverte derrière et aime m'attacher pour me sodomiser. Mais il est finalement très doux. Quant à Jérôme, il m'invite au restaurant. Parfois il me touche sous la table, je sors ma bite par ma braguette et il la caresse discrètement. Il apprécie que je passe la nuit avec lui.
Les choses se passent donc plutôt bien, jusqu'au jour où je vais à la piscine.
C'est un stade nautique assorti d'un SPA. C'est assez grand et j'ai choisi d'y aller un dimanche. Comme je sais qu'il y aura du monde, je m'y rends une heure avant la fermeture. Je fais plusieurs longueurs, puis je décide d'aller au sauna. J'entre dans la pièce sombre où règne une vapeur chaude qui m'enveloppe immédiatement. Il n'y a qu'un homme seul au fond. Je m'assieds sur le banc de mosaïque et dis bonjour à mon voisin. Bonjour, il fait chaud ici ! Oui ça surprend quand on entre. Nous parlons des bienfaits du sauna, puis mon compagnon de vapeur décide de sortir. Je crève de chaud et je le suis.
Nous allons nous plonger quelques secondes dans un petit bassin d'eau glacée, je pousse un petit cri quand l'eau traverse mon maillot et envahit mes testicules. L'homme rit mais il a le souffle coupé également. Ça fait des tout petits zizis me dit-il en riant. Je ris aussi, oui pas le moment de s'exhiber ! Nous ressortons et je vais récupérer ma serviette. Lorsque j'arrive aux vestiaires, les cabines sont toutes occupées. L'homme du sauna est là et me sourit. Je le regarde mieux, la soixantaine, assez bel homme il me regarde aussi quand soudain une porte se déverrouille. Il montre la cabine de la main et me lance : si cela ne vous gêne pas, nous pouvons la partager, c'est assez grand.
Je ne suis plus très pudique depuis mes trois amants, alors j'accepte avec un large sourire. J'entre après lui et verrouille la porte. Nous posons nos affaires et je commence à me sécher. Il fait pareil, puis il retire son maillot. Sa verge n’est pas épaisse mais plutôt longue. Elle est gonflée et décalottée. Il voit mes yeux posés sur sa queue et celle-ci se redresse. Sans un mot, je retire mon maillot, je bande aussi, ma queue se redresse d’un coup et tape mon pubis. Cela agit comme un signal. Il s'approche et enroule ses doigts autour de ma bite. Je me laisse faire, je prends la sienne et le branle doucement. Sa hampe est ferme et semble très sensible.
Tout en me caressant, il passe derrière moi. D'une main il tient sa verge dégoulinante de mouille et la fait glisser entre mes fesses et sur mon anneau. De l'autre, il me branle langoureusement. Soudain, je me cabre ! Son gland me pénètre un peu. Non ! Pas là, je risque de gémir.... Emmène-moi chez toi. Il m'embrasse la nuque en poussant son sexe entre maintenant à moitié. Tu es bien chaud, j'habite à quinze minutes à pied ... Ton désir aura disparu le temps d'y arriver... tu as envie que je t'encule je le sens... Je ferme les yeux, il a raison, je suis en feu... Oui viens. Sa queue bouge de plus en plus, totalement en moi maintenant. Je prends sa main et la mets sur ma bouche, je me retiens de ne pas crier. Vu la longueur elle pénètre profondément en moi et il me murmure : voilà mon p'tit chat, prends ton plaisir... Mes mains se plaquent sur la cloison, je me cambre pour mieux accueillir ce membre qui me pilonne. Gémir est interdit, pas même un gros soupir, il faut rester discret. Pourtant j'ai envie de hurler tellement c'est bon et je sens ma verge tressaillir et expulser plusieurs jets de sperme qui tombent sur le banc de la cabine. Puis, après un long moment, c'est lui qui gicle en moi. Mon partenaire retient ses râles en plaquant sa bouche dans mon cou, son ventre colle à mes fesses, mais lentement il se retire. Son jus coule le long de mes cuisses. Je me retourne, il me sourit. Tu as aimé n'est-ce pas ? Je fais oui de la tête. Comment t’appelles-tu ? Yvon et toi ? François, tu es beau Yvon, veux-tu qu'on se revoie ? Oui ! Je n'ai jamais joui aussi fort je te l'avoue. Mais il y avait aussi le goût de l'interdit, le risque d'être surpris... Dans mon lit Yvon il n'y aura aucun risque, mais je te ferai jouir aussi fort. Il sort une serviette de son sac et essuie sa verge et mes fesses. Puis nous sortons du vestiaire rapidement.
François m'a proposé de venir chez lui le lendemain, mais j'avais rendez-vous avec Georges, j'y suis donc allé le surlendemain. Il vit dans un superbe immeuble. Lorsque la porte s'ouvre, François est en peignoir, il m’invite à rentrer dans son appartement superbement décoré. Puis il me propose de boire un verre. On s’assied sur un canapé et il me sert un verre de vin. Je n’ai pas l’habitude de boire du vin mais je l’accepte par politesse. Quand François se rassied, son peignoir s’écarte, laissant paraître sa verge. Le vin me tourne un peu la tête, et la vision de son sexe me fait bander. Au bout d’un moment, François pose sa main sur ma cuisse. Déshabille-toi Yvon, j’ai très envie de toi. J’ôte mes chaussures, puis mes chaussettes. Je me lève et me place face à François. Je retire mon t-shirt, déboucle ma ceinture et mon jean. Je baisse mon pantalon et mon slip, et les envoie au bout de la pièce.
François n’en perd pas une goutte. Je me tiens debout face à lui, le sexe dressé et cela lui plaît carrément ! Il me sourit et je m’agenouille devant lui. J’écarte les pans de son peignoir et prends son sexe dans ma main, ce seul contact le fait bander. Je me penche et embrasse son gland, il perle. François est un homme doux, il me dit qu’il fait parfois appel à des « gigolos » pour assouvir ses envies sexuelles, mais toujours avec des capotes. Tout en l’écoutant, ma langue vient lécher son méat avant que mes lèvres se referment sur sa hampe. Je lui prodigue une longue fellation, jusqu’au moment où François me demande de le suivre dans sa chambre. Nous nous levons et il retire son peignoir, son sexe est dressé comme dans la cabine. Je m’approche de lui et embrasse ses lèvres. J’ai très envie de toi François, viens ne perdons pas de temps…
Sur son lit, je remarque un tube de vaseline, et un gros godemichet. Oh oh ! c’est pour moi ce machin dis-je sur un ton faussement inquisiteur. François fait chuuuttt je te laisse la surprise… Il me fait asseoir sur le bord du lit, et me fait à son tour une fellation. Je lui demande de ne pas aller trop loin pour pas que je jouisse tout de suite. Alors il me fait tomber sur le matelas puis relève mes pieds et les pose sur le bord du lit. Sa bouche embrasse mes fesses puis sa langue vient caresser mon anus, ses mains semblent être partout ! Sur mes pieds, sur mes cuisses, mon sexe… je commence à gémir, il me fait un effet fou.
François s’applique, François se montre tendre, audacieux et coquin. Quand il relève la tête d’entre mes cuisses, mon petit trou est trempé de salive. Il y ajoute de la vaseline puis prend mes pieds, les embrasse lèche un peu mes orteils avant de poser sur ses épaules. Le moment est donc venu, il enfonce son pieu et mon cul se dilate rapidement. Je me dis qu’heureusement Georges est passé par là la veille. Sa longue verge remonte mes entrailles, m’arrachant des cris de bonheur. Il n’y a plus de pudeur, plus de convenances entre nous. Juste un homme qui fait l’amour à un autre qui se donne à lui sans retenue.
Si j’aime recevoir le gros sexe de Georges en moi, je dois reconnaître que celui de François me transporte. Il est pourtant plus fin, son gland est moins gros mais il est long et un peu courbé vers le haut. Quand il bouge, je le sens me masser profondément presque avec tendresse et cela me bouleverse. C’est une évidence, cet homme DOIT me faire l’amour régulièrement, je DOIS être à lui !
Pour le moment, il me lime sans brusquer ses mouvements, dose la pénétration et reste parfois au bord de mon anus, presque sur le point d’en sortir, puis replonge dans mon ventre en m’arrachant un râle. Je ne suis plus que son jouet, les bras en croix, les jambes relevées et mes pieds qui, de temps en temps, caressent son visage et sa poitrine. Il les prend et les lèche, les embrasse avant de me pilonner de plus belle.
Alors que je me branle pour augmenter mon plaisir, François retire sa bite, doucement. Il n’a pas encore joui, moi non plus. Il me demande de m’allonger au milieu du lit, puis il vient contre moi. Nous nous enlaçons, nos langues se nouent et nos mains caressent nos corps comme si nous le faisions depuis mille ans. François attrape le godemichet et l’enduit de vaseline, il est en bois vernis et beaucoup plus épais que la bite de mon amant. Puis il le présente contre mon anus.
N’aie pas peur Yvon, tu peux l’accueillir en toi, fais-moi confiance et détends-toi. Je fais oui de la tête, un peu inquiet quand même au moment où il va le faire pénétrer. Quand le gland commence à écarter mon anus, j’ai l’impression qu’un baobab me prend !! François le fait avancer presque au millimètre mais je ne peux m’empêcher de répéter « C’est gros, oh ça ne peut pas entrer ! ». J’ai saisi son épaule et mes ongles s’enfoncent dans sa peau. Mais François ne bronche pas, il m’embrasse sensuellement, lèche mon sexe et ajoute quelques millimètres de plus en moi. Je commence à m’habituer à la présence de ce monstre et je sens que je me dilate encore, le gode avance un peu plus. François commence à le faire bouger. Tout mon conduit s’élargit, François me dit que tout est entré. Je pose ma main sur son poignet et imprime le rythme qui me procure le plus de plaisir, c’est-à-dire pas trop vite mais régulier.
Tu aimes ça ? Tu n’as plus mal ? Non, han ! Je vais jouir... ! À peine ai-je achevé ma phrase, que j’éjacule sur mon ventre, je pousse un râle de plaisir, mon anus se contracte autour du gode et c’est divin ! Lorsque je suis apaisé, François ne retire pas le gode et me tend son sexe. Je le prends en bouche et le suce fébrilement. La présence du gode en moi l’excite, il bande très dur et sa bite va parfois trop loin dans ma gorge, je suffoque un peu. François commence à haleter, puis il remplit ma bouche d’un jus chaud, épais et abondant. Je peine à tout avaler, mais je garde sa queue en bouche jusqu’au bout.
L’un comme l’autre, nous restons allongés, épuisés. François a retiré le gode et mon anus reste encore légèrement ouvert. Merci pour ta douceur, et pour tout ce plaisir que tu m’as donné me chuchote François. Tu sais Yvon, je n’ai pas l’habitude que l’on soit aussi… offert, aussi ouvert à mes envies et aussi coquin que toi, je n’ai aucune retenue quand tu es nu. Je rougis et me lève d’un coup. Je vais dans la cuisine et fais chauffer deux cafés puis je reviens auprès de mon amant. François s’assied sur le lit, je le rejoins et nous parlons de nous, je lui dis que je couche avec quatre hommes différents dont lui. Étonné, il me demande si je me prostitue, je lui explique que j’aime donner du plaisir à ces hommes mûrs, comme lui, ils sont seuls aussi et je les soulage du manque de sexe, mais que je ne leur demande rien de plus. Il prend ma tasse et la pose sur la table de chevet.
Il me regarde avec un air sérieux et… suce-moi encore ! Je lui obéis, sa queue durcit dans ma bouche et d’un coup il la retire, me retourne et vient sur moi. Il m’enfonce sa bite qui pénètre facilement après le gode. C’est si fort ! Si… animal !! Oh oui, François prends-moi, il me baise sans ménagement, ses coups sont profonds, son ventre vient frapper mon cul et il va de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’il pousse un grognement et jouisse au fond de moi. Nous restons figés, essoufflés. Son corps s’alourdit et sa bite encore en moi ne bouge plus. Elle a expulsé le peu de sperme qui lui restait et pourtant, je sens monter une onde de plaisir qui balaye tout sur son passage. Je ne peux retenir un cri, je suis pris de spasmes et j’éjacule sur le drap. Ma jouissance m’emmène dans un vertige infini, je me mets à pleurer.
François décontenancé par ma réaction se retire et me serre dans ses bras. Yvon, ma puce ! Là ça va passer, ne pleure pas, je ne voulais pas te… je le coupe, c’était trop fort dis-je en sanglotant, tu ne m’as pas fait mal, mais jamais je n’ai connu cela, j’ai joui si fort, alors que tu ne bougeais plus et j’ai cru m’évanouir ! Oh François, je veux que tu me baises ainsi souvent ! Il rit et m’embrasse un peu partout, rassuré. Je te le promets, nous recommencerons.
J’ai dormi deux heures après cet orgasme, j’étais vidé de toutes mes forces. François m’a laissé dormir et quand je me suis réveillé, il était près de moi. Il s’était douché, sa peau exhalait un parfum discret. Après un long baiser, je suis allé me doucher aussi, il m’a accompagné dans la salle de bain et ne me quittait pas des yeux tandis que je me savonnais. Puis il m’a séché dans une grande serviette et m’a proposé de manger un morceau avant que je ne rentre chez moi.
Plus tard, dans la rue, je me suis demandé si j’avais eu raison de lui céder à la piscine, mais mon anus et mon ventre me rappelaient combien mon amant avait été vigoureux et cela me remplissait de bonheur. Je décide alors d’aller raconter tout cela à Claude.
En écoutant mon récit, Claude a un air dubitatif. Crois-tu que tu pourras assurer tous les deux jours avec un homme différent ? Tu sais le sexe est merveilleux et je ne te remercierai jamais assez de ce que tu fais avec moi. Mais j’ai peur que tu te fatigues rapidement fais attention à cela, je t’en prie. Je comprends ce qu’il veut me dire. Je l’embrasse tendrement. Tu sais Claude, j’ai le sentiment que chacune de ces rencontres était écrite ! Que ma destinée était de soulager des hommes et puis je dois te le dire… J’aime vraiment vos bites, vos caresses, vos baisers…
Claude me regarde en souriant. Et je me penche sur lui pour le sucer. Nous passons un long moment de tendresse, et de volupté.
Le soir dans mon lit je repense à tout cela et me demande si eux pensent à moi.
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Commentaires ()
Du beau, du vivant et, surtout, de l'humain.
Merci, tes textes sont de vrais moments de bonheur.