Lecture : dix minutes à une main
Milo devait finir de faire le tour du chantier avant de tout fermer jusqu'au lendemain lorsqu'il entendit une voix de femme.
— Excusez-moi !
Il se dirigea vers le bruit et répondit un peu fort pour être sûr qu'on l'entende.
— Oui ?
— Vous pourriez m'aider ?
L'homme arriva dans une partie encore passablement en construction. Il fut surpris de découvrir l'arrière d'une femme qui sortait du mur. L'arrière, donc. Pas l'avant. Après quelques secondes d'effroi, il comprit que l'avant devait se trouver de l'autre côté, mais qu'il ne pouvait évidemment pas le voir. Dommage, pensa Milo. L'arrière était de qualité. L'avant devait probablement valoir le détour. Mais comme disait le proverbe : à cheval donné, on ne regarde pas les dents ! Il s'approcha et dit :
— Je peux essayer.
— Enfin ! Merci, euh... ?
— Milo.
— Tess.
Un silence.
— Vous êtes toujours là ?
— Oui, bien sûr.
— Qu'est-ce que vous faites ?
— Je regarde.
L'homme avait de la peine à détacher son regard de la moitié arrière qui avait une bien jolie voix pleine d'écho dans ce chantier. La femme ne dit rien et l'homme ajouta, pour meubler le silence :
— Vous êtes coincée ?
— OUI !!!!!!
— Depuis longtemps ?
— Je ne sais pas... quelques minutes.
Milo observa le mur, puis remit son regard vers l'arrière de la jeune femme. Elle avait pris soin de mettre une robe assez courte avant de se coincer. De plus, sa petite culotte visible était d'un bleu électrique qui attirait le regard avec une force terrifiante.
— C'est quand même étrange, dit l'homme.
— Quoi ?
— La façon dont vous êtes entrée.
— Je ne suis pas entrée comme ça !
— Ah.
Il réfléchit. Ou, en tout cas, il en donna l'impression. Sa main s'approcha de l'arrière de la jeune femme, irrésistiblement attirée par ce bleu électrique et ces deux petites formes décidément fort appétissantes.
— Vous êtes donc entrée autrement.
— Oui !
— C'est déjà plus logique.
Milo ne savait pas vraiment de quelle logique il parlait. Sa logique actuelle avait pris une toute autre direction. Cet arrière-train légèrement remuant était devenu un appel lointain à une pulsion qui se rapprochait beaucoup trop vite pour être ignorée. Mais, comme un animal pris dans les phares d'une voiture, Milo resta là, immobile, attendant l'impact, attendant le moment où il serait obligé de toucher.
— J'aimerais surtout que vous me sortiez de là.
— De là ?
— Oui, de là !
— Vous êtes vraiment coincée ?
Milo n'avait pas vraiment fait le tour complet de la situation. Il avait vu ce qu'il y avait à voir, et le reste pouvait attendre. Il n'était d'ailleurs pas certain que cette femme soit réellement coincée. C'était ce qu'elle disait, et cela lui suffisait pour le moment. Il regarda une nouvelle fois le mur, puis la femme. L'ensemble de la situation lui paraissait de plus en plus étrange.
— Vous ne voyez pas ?
— Je vois surtout une femme qui me demande de la sortir.
— Exactement.
— D'accord.
Milo hocha lentement la tête, comme s'il venait de recevoir une information importante.
— Alors vous allez m'aider ?
— C'est ce que je viens de dire.
— Vous êtes toujours aussi lent ?
— Seulement quand on me demande quelque chose de compliqué.
— Ce n'est pas compliqué ! Il suffit de me libérer !
Milo marqua une petite pause.
— Vous êtes certaine que c'est ce que vous voulez ?
— Mais oui !
— Complètement ?
— Complètement, dans tous les sens du terme.
Un silence s'installa. Milo resta immobile. La femme, de son côté, semblait avoir du mal à savoir ce qu'il avait voulu dire... ou ce qu'elle-même venait de dire.
— Bon.
— Qu'est-ce que vous faites ?
— Je commence.
La main de l'homme s'approcha de la jeune femme et écarta légèrement le peu de tissu de la jupe qui cachait encore la culotte bleu électrique. Le spectacle était pour le moins... redressant. Tout semblait là, disponible et confortablement installé. Milo resta quelques secondes silencieux.
— Vous pourriez peut-être commencer par le mur.
La voix de la femme était teintée d'impatience, mais elle ne releva pas le geste déplacé.
— Évidemment, par le mur ! L'homme ajouta :
— Je voulais être sûr.
— Sûr de quoi ?
— De ce que vous vouliez vraiment.
L'homme recommença à caresser l'arrière de la femme, qui frémit un peu, mais ne dit rien. Sa main se balada tranquillement sur la culotte bleu électrique, puis descendit le long d'une jambe avant de remonter. La femme enchaîna, l'air de rien :
— Je viens de vous le dire.
— Vous pourriez le répéter ?
— Je veux être libérée !
— Voilà.
La main de l'homme prit la culotte et la descendit complètement. La femme s'était un peu oubliée et une tache très excitante teintait la petite culotte. L'homme décida de se mettre à égalité et mit bas son pantalon.
— C'est quoi, ce bruit ? fit la femme.
— Une mise à niveau. Vous avez froid ?
— Ça commence. Je n'aime pas me répéter, mais j'attends qu'on me libère !
— Je m'y emploie...
Milo hasarda sa main sur le vagin de la femme. Il caressa d'abord avec douceur, puis avec un peu plus de vigueur, tout en restant sur la défensive. Tess frissonna.
— Vous faites toujours comme ça ?
— Comme quoi ?
— Quand on vous demande de l'aide.
Milo marqua un temps d'arrêt ses doigts dans la chatte qui commençait à être bien humide.
— Ça dépend de la demande.
— Je vous ai pourtant été très claire. La femme reprit :
— Vous êtes nerveux ?
— Un peu.
— C'est moi qui suis coincée dans un mur !
— Justement.
— Qu'est-ce que ça veut dire, « justement » ?
— Rien.
L'homme reprit ses caresses. Il se redressa et se présenta devant l'arrière, son pistolet plus que prêt à fonctionner.
— Vous êtes bizarre, dit la femme, alors qu'elle sentait le sexe très dur de l'homme s'imposer en elle avec une certaine facilité.
L'homme dit alors :
— C'est vous qui m'avez appelé.
— Parce que j'ai besoin d'aide !
— Je sais.
— Alors aidez-moi !
— C'est ce que je fais !
À ces mots, l'homme mit plus d'entrain et entra en elle toujours plus, jusqu'au fond. La femme frémit, et lui aussi. C'était doux et puissant à la fois. La femme dit entre deux soupirs :
— Vous allez vraiment me sortir de là ?
— Oui.
— Promis ?
— Promis.
— Alors dépêchez-vous.
À ces mots, l'homme y alla plus franchement. Les coups furent de plus en plus puissants, ses mains tenaient fermement les fesses de la femme. La transpiration de l'homme venait s'écraser sur le cul de la femme, qui haletait maintenant. Elle semblait aimer ce traitement et ce sauvetage. L'homme dit alors :
— Vous êtes impatiente.
— Évidemment que je suis impatiente !
— Vous avez pourtant l'air assez confortable.
— Je ne suis pas confortable !
— Vous pourriez vous détendre.
— Me détendre ?
— Oui.
— Je suis coincée entre deux morceaux de mur et vous me demandez de me détendre ?
— Je pensais que ça faciliterait les choses.
— Quelles choses ?
— Votre libération.
L'homme sortit alors du sexe de la femme, qui coulait abondamment, laissant une belle flaque sous elle. L'homme, qui était encore vigoureux comme un étalon, remonta sa barre à mine de quelques degrés et se présenta devant l'entrée des rois. Là encore, son entrée se fit doucement, mais sans réelle résistance. C'était très chaud, dans tous les sens du terme. La femme ajouta :
— Vous avez vraiment une façon étrange de parler.
— Vous aussi.
— Moi ?
La femme haletait maintenant avec une certaine force. Si l'entrée avait été facile, l'objet peinait à entrer totalement et forçait de la plus délicieuse des manières le fond de la caverne.
— Vous employez des mots très... ouverts, dit alors Milo.
— Quels mots ?
— Libérer. Sortir. Décoincer.
— Parce que c'est exactement ce que je veux !
— Je comprends.
L'homme arriva enfin à faire entrer totalement sa clef dans l'arrière. Cela provoqua une fuite des eaux qui répandit une belle flaque odorante, ce qui augmenta de deux bons niveaux la motivation de Milo. La femme tenta de parler après cette vague incontrôlable de plaisir :
— Non, je ne suis pas certaine que vous compreniez.
— Je crois que je comprends mieux que vous.
— Ça, j'en doute.
— Vous voulez que je continue ?
— Oui.
— Vous êtes sûre ?
— Oui !
L'homme commença alors à sortir et entrer à nouveau, tantôt par le chemin du haut, tantôt par le chemin du bas.
— Même si ça prend un peu de temps ?
— Faites ce qu'il faut.
— C'est une autorisation assez large.
— C'est une façon de parler.
— J'avais compris.
— Alors arrêtez de jouer avec les mots.
L'homme se retira, se mit à genoux et entreprit de lécher ces deux orifices chauds, humides, odorants et tout simplement divins. Sa langue voyageait de l'un à l'autre avec la souplesse d'un serpent. Difficile pour Milo de ne pas goûter intégralement Tess, la femme-tronc à la voix en or. Il finit par ajouter, entre deux mouvements de langue :
— Je ne joue pas.
— Si.
— Peut-être un peu...
— Vous pourriez au moins me dire ce que vous faites.
— Je pense que vous le savez.
— J'aime bien quand on m'explique.
— C'est que là, ma langue est occupée à autre chose.
— Alors changez !
L'homme se remit debout. Son sexe avait repris de la vigueur, même s'il n'en avait pas autrement beaucoup perdu avant. Il recommença ses attaques, mais il ne dit toujours rien. La femme reprit :
— Je veux être libérée !
— Je sais.
— Alors faites-le !
L'homme finit par jouir dans le beau cul. Son sperme sortit et coula sur la petite culotte bleu électrique, déjà bien abîmée au sol. Il dit :
— Vous allez finir par l'être.
— Quand ?
— Quand vous serez prête.
— Prête à quoi ?
— À vous relever.
— Me relever ?
— Oui.
— Je ne peux pas !
— Pourquoi ?
— Parce que je suis coincée !
— Vous en êtes certaine ?
La femme sentit l'homme se retirer. Un flot chaud coula le long de ses jambes. Elle tremblait.
— Vous êtes encore là ?
Aucune réponse. Tess attendit quelques secondes.
— Monsieur ?
Toujours rien. Elle bougea prudemment. D'abord les épaules, puis le bassin. Elle s'arrêta. Quelque chose n'allait pas. Elle poussa légèrement sur ses bras et, à sa grande surprise, son corps se dégagea du mur sans la moindre résistance. Elle resta immobile. Puis elle regarda le trou. Elle regarda ses jambes. Puis de nouveau le mur.
— ...Ah.
Un petit sourire apparut sur son visage. Elle venait de comprendre. Elle n'avait jamais été coincée. Elle resta quelques secondes à contempler le mur, comme si celui-ci allait lui fournir une explication. Puis elle baissa les yeux. Sa culotte avait disparu. Le sourire s'effaça.
— Mais qu'est-ce que j'ai fait ?
Elle ramassa sa robe, se rhabilla rapidement et regarda une dernière fois l'endroit où Milo avait disparu. Une pensée étrange lui traversa l'esprit. Et si, depuis le début, elle avait pu se relever ? Elle secoua la tête.
— Impossible.
Elle fit quelques pas vers la sortie. Puis s'arrêta. Elle se retourna une dernière fois vers le mur.
— ...Ou pas.
Fin.
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