Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nude et cam en ligne, expérience d'un nouveau plaisir — Chapitre 2 · Premier nude envoyé, l'engrenage s'accélère
Auteur
Nude et cam en ligne, expérience d'un nouveau plaisir
Chapitre 2 · Premier nude envoyé, l'engrenage s'accélère
Mon corps est encore sensible de l’orgasme que je viens d’avoir. Les doigts encore trempés glissent doucement sur ma chatte. Mes yeux lisent et relisent la récompense que me demande Abood24. C’est vrai qu’il m’avait fait passer du bon temps, à m’envoyer comme ça des images hentai jusqu'à me faire jouir. Mais de là à me demander un nude… c’était un peu trop osé, non ?
Et puis en même temps… je ne sais pas pourquoi, mais j’avais envie de le faire. Penser qu’il voulait voir mon corps. Qu’il allait sûrement être excité par ce qu’il allait voir. Que j’allais l’exciter. C’était quand même… enfin… ça me donnait envie de le faire.
Et puis, c’était juste un nude, pas une vidéo ou quoi. Non, juste une simple photo, où je rognerais ma tête, dans tous les cas, ce qui l'intéresse c’est ma chatte trempée et mes seins. Et puis, peut-être que comme ça j’arriverais à le fidéliser, à faire en sorte qu’il me donne encore du plaisir un prochain soir. Ce serait bien ça… Alors je lui envoie ma réponse :
— Attends un peu, je t’envoie ça.
Je me lève de ma chaise et me place devant mon miroir. Mon corps se reflète de la tête aux pieds dans la glace. Au travers de la caméra de mon portable, je vois ma peau blanche, ma chatte dégoulinante, ma poitrine et mon regard empli de luxure. J'essaie de prendre une pose, de rendre ma poitrine nue un peu moins vulgaire, mais je me trouve toujours ridicule à me tourner dans tous les sens.
Et en même temps ça m’excite, je le vois à mon regard. Je sais que là, quelque part dans le monde, il y a un homme, bite à l'air, qui attend ma photo pour se branler. Peut-être qu’il va éjaculer sur mes gros seins. Peut-être qu’il va se branler plusieurs fois devant ma photo. Peut-être que je viendrai hanter ses rêves érotiques. Et le fait de provoquer autant d’excitation chez un homme… ça m’excitait aussi en fait. Je baisse un peu ma caméra pour pas qu’il voie ma tête, puis je prends la photo.
Alors je retourne à mon ordinateur. Sur l'écran, je vois un autre de ses messages.
— Si tu préfères, on peut passer par un autre système pour discuter.
Un autre système ? C’est vrai que pour envoyer des photos c’était pas très pratique l’ordinateur. Et surtout pour mon nude. Enfin, je pouvais toujours câbler mon téléphone et faire un transfert d’image.
— Pourquoi ? Puis quel réseau ?
— Car celui-ci n’est pas pratique, les photos sont longues à charger, trop de monde peut DM n’importe comment. En plus tu sembles être sur ton ordinateur là, ça ne serait pas plus confortable d’avoir ton portable dans une main et te toucher avec l’autre ?
Il n’avait pas vraiment tort, même si je n’appréciais pas tant qu’il me traite vraiment comme une goonette !
— Et pour les réseaux on peut passer par G****. C’est un téléphone blanc dans un fond rose. Je t'envoie mon ID.
G**** ? Je ne connaissais pas cette application. Mais d’un autre côté, cette alternative me plaisait bien, je n’avais pas vraiment envie de lui donner un réseau où j’étais déjà présente.
— Je télécharge ça et puis je t’ajoute.
Je file sur le store et installe l’application. Une fois le téléchargement terminé, je l’ouvre. Alors une page rose s’ouvre avant de me créer un compte. Il est lié à mon numéro, mais précise que seul mon ID sera visible. Je finis de m’inscrire et ajoute Abood24. Il a d'ailleurs le même pseudo sur cette appli. Alors je lui envoie mon nude.
C’était la première fois que je faisais ça, et je sentais un drôle de sentiment monter en moi. Une excitation étrange. Comme si je partageais vraiment une part de moi. Comme si je découvrais une nouvelle manière d’explorer ma sexualité. Comme un enfant devant un gros jouet sous le sapin.
Il like mon image avant de répondre.
— Putain ! Tu as un corps magnifique ! J’étais déjà dur, mais là c’est pire !!!
— Tu vas te branler dessus ?
— Bien sûr ! Je sens que je vais bientôt jouir d'ailleurs !
— Bonne branlette alors, j’espère qu’on s’amusera encore ensemble un autre soir.
— Merci, quand tu veux, je suis souvent connecté en soirée, après le boulot. Mais même parfois en pleine journée, si tu en as envie. Et puis, si tu veux plus, n’hésite pas.
— Plus ? Comme ?
Sa réponse met plus de temps à venir. Comme s’il hésitait, ou qu’il avait les mains prises.
— Comme des photos plus hard, des JOI, des défis, etc. Si tu cherches à faire des choses plus…
Des choses plus osées ? Et puis c’était quoi des JOI ? Des défis ? Il s’emballait un peu vite. Enfin, c’était pas mal non plus. Au moins je sais qu’il a envie de continuer. Mais là j’avais faim, j’avais souvent faim après m'être touchée. Alors je me décide à clore la discussion.
— On verra ça une prochaine fois, mais là je vais aller manger pour le moment.
— À la prochaine alors, bon appétit.
Puis je me déconnecte. Me voilà, nue dans ma chambre, la faim me tiraillait le ventre. Je me lève et me rhabille, je me rends compte soudain que mes rideaux étaient ouverts, j’espère qu’aucun voisin n’en a profité pour me mater. J’enfile rapidement un t-shirt et commence à me faire à manger. Le repas avalé, je me pose dans mon canapé pour regarder mes séries avant d’aller dormir.
Le réveil sonne à sept heures, je me lève le sourire aux lèvres. J’avais fait un bon rêve cette nuit. Un rêve de pirate, d’île déserte, mais surtout un rêve érotique. J’avale un petit déj rapide, fais ma toilette et me prépare. Pantalon en toile noire et une chemise blanche à laquelle je noue un petit foulard. Mes amies du lycée ne me reconnaîtraient pas dans cette tenue, il faut dire que mon style avait bien évolué depuis la fac, depuis que j’ai rencontré Jane.
Je me regarde dans le miroir. Le même dans lequel j’avais pris la photo hier. Rien que d’y penser… enfin, il faut que je file, le bus va passer.
Je salue Valérie en entrant dans le grand bâtiment de verre. Puis je prends l'ascenseur avec Jacob et Léandre. Le premier est notre manager. Il arbore son pantalon bordeaux et sa chemise de travail, toujours la même, blanche comme un nuage, je me demande combien il en a d’identiques. Léandre est lui le responsable informatique, c’est toujours lui qu’on appelle quand les machines ont un problème. Alors il arbore fièrement un t-shirt noir avec écrit « Don’t worry, I’m IT ! », qui dépasse par-dessus un jean bleu délavé.
J’arrive enfin au cinquième, sortant et laissant les deux hommes en pleine conversation. Je salue Eva, la jolie blonde du service. S’il est vrai qu’au début je la prenais pour une pouf à cause de ses tenues et son maquillage toujours très sexy, je sais maintenant qu’elle est bien plus prude que la majeure des adultes que je connaisse. Comme quoi les apparences… C’est d'ailleurs la seule ici avec qui je m’entends vraiment bien.
Je file ensuite derrière mon bureau et commence à bosser. Les heures défilent rapidement sous la charge de travail. Enfin arrive la pause, mais j’ai à peine fermé mon dossier que Jacob débarque dans notre bureau, un homme en costume noir rayé de petits traits gris verticaux à ses côtés. Tout le monde relève la tête alors qu’ils se dirigent vers moi. Je me tourne pour leur faire face. Mais le grand sourire carnassier de Jacob ne me dit rien qui vaille. Et le ton qu’il emploie pour me parler non plus !
— Calypso ! Ma chère ! J’ai l’honneur de t'annoncer une très grande nouvelle !
Je reste silencieuse, interloquée. Mais il continue de parler :
— Tu vois ce jeune homme à mes côtés, il s'appelle Abel, il vient de rentrer dans l’entreprise. Alors je compte sur toi pour en prendre soin ces premiers jours et lui montrer comment tout cela fonctionne.
Je reste bouche bée devant sa proposition. Je regarde Abel. Ses yeux gris sont fuyants derrière le verre de ses lunettes et il se passe la main dans ses cheveux châtains de manière gênée. Visiblement il voyait que ça m’emmerdait, et n’était pas au courant de l’idée de Jacob. Jacob qui ne me laissa d’ailleurs même pas le temps de répondre par la négative avant de dire :
— Ce n’est pas un choix bien entendu. Allez, sur ce je file, c’est l’heure de ma pause !
Il disparaît à vitesse grand V, me laissant seule avec Abel, étant donné que mes collègues ont bien sûr profité de ce moment pour filer en pause clope !
Je me lève et lui tends la main. On se présente rapidement tandis que je l’embarque avec moi vers la machine à café. C’est son premier vrai boulot, étant avant uniquement en stage. Il semble connaître les logiciels et n’a pas l’air compliqué à former. Plutôt sérieux et propre sur lui, il fait même un peu coincé. Sûrement le style d’Eva.
Une fois les cafés engloutis, on retourne au bureau et je commence à lui montrer d’un air bien agacé comment il faut faire. Mais ce n’est pas comme si j’avais le temps de faire ça, et cette grande salle blanche aseptisée à l’odeur de nettoyant commence à me soûler. Là je n’ai qu’une seule envie, retourner dans mon appart, me prendre une bière, ouvrir mon portable et me « détendre » ! Enfin, j'essaie de le former du mieux que je peux, essayant de me calmer quand je sentis ma voix monter trop haut. Le pauvre, ce n’est pas de sa faute si Jacob me l’a refilé. Et puis, il ne s’en sort pas trop mal. À la fin de la semaine, il n’aura sans doute plus vraiment besoin de moi.
Je passe le reste de la journée avec lui, à expliquer les choses, rectifier ses quelques erreurs et essayer de me concentrer sur mes dossiers qui prennent du retard.
Enfin, dix-huit heures, je ferme mon ordinateur, prends mes affaires et me casse ! Je dis tout de même au revoir à l'équipe, même à Abel. Je marche d’un pas rapide au travers du bâtiment, dis au revoir à Valérie, sans doute en train de jouer à Snake. Je sors des bureaux de verre. File vers mon bus. Le temps du trajet me semble bien plus long qu’avant, impatiente d’être chez moi.
Alors je pousse un souffle de soulagement quand j’entre enfin dans mon appartement. Je vire mes habits chics pour enfiler un sweat oversize avant de me sortir une petite bière. Je m’installe dans mon canapé et décapsule ma bière. Je bois avec entrain les premières gorgées. Vraiment, si j’aime bien mon boulot, mon moment préféré c’est quand même quand je ne travaille pas !
Je commence à scroller sur mon portable, et puis la faim finit par m’en faire sortir. Alors je me fais un simple repas, que j’avale en quelques minutes. Puis je me pose sur mon lit. Par la fenêtre de ma chambre, je vois bien le ciel devenir noir. Enfin, plutôt un bleu de Prusse parsemé des éclairages nocturnes de la ville.
Je sais parfaitement ce que je veux faire. Je le sais, mais je n’ose pas de suite. Alors je traîne un peu sur différents réseaux. Mais l’envie devient grandissante en moi. Alors j’ouvre la nouvelle appli de mon portable. Une seule conversation apparaît, celle d'Abood24. Je l’ouvre et hésite. Je lui envoie un message ? Et puis je lui envoie quoi ? Enfin… je sais ce que je veux. Je veux qu’il m’inonde de porno. Qu’il me donne du plaisir. Mais… c’est un peu brut comme ça non ? Alors je finis par me décider pour un message très… banal.
— Salut, ça va ?
Je ne sais même pas s’il va répondre à ce message. Mais pourtant moi, là de suite, j’ai envie de me faire du bien. Alors j’attrape mon ordinateur et ouvre le navigateur. Je fais une simple recherche avant d’ouvrir un site porno. J’ai à peine le temps de faire défiler les premières vidéos que mon portable s’illumine d’une notification rose. J’y jette un coup d’œil et remarque que c’est une notification d’Abood24.
— Hey Kacie, ça va et toi. T’as passé une bonne journée ?
Il avait répondu… et étrangement j’en étais bien contente.
— Ça aurait pu être mieux, et toi ?
C’était un peu étrange de parler de ma journée comme ça avec un inconnu. Enfin, il connaissait déjà bien mon corps et mes envies sexuelles. Mais ça pouvait être n’importe quel inconnu que je croise dans le bus.
— J’ai bien aimé, j’ai rencontré de nouvelles personnes aujourd’hui. Enfin, tu fais quoi toi là ?
Je fais quoi ? Eh bien… j’allais me toucher. Mais il me semblait plus simple de lui montrer directement. Alors je prends une photo de l'écran de mon ordinateur et lui envoie.
— Eh bien, tu es déjà prête à te faire plaisir coquine ! Jolie culotte d’ailleurs, j’aime bien la dentelle.
La dentelle ? De quoi il parlait ? Sur mon écran, on ne voyait que des femmes à quatre pattes, chevauchées par des hommes trop bien montés. Alors je regarde la photo que je lui ai envoyée. Soudain je remarque que dans le reflet de mon ordinateur on voit un peu mon corps. Heureusement que ma tête n’y apparaît pas ! J’ai eu de la chance !
— Désolée, ce n’était pas volontaire, je n’ai pas fait attention !
— Oh ne t’en fais donc pas, j’aime bien moi. Tu portes ce genre de sous-vêtement pour aller au travail ?
— Oui, pourquoi ? Ça te pose un problème ?
— Non non, ne le prends pas mal. Mais j’avoue que si j'étais ton collègue j’aurais bien voulu la voir… visiblement j’ai de la chance. Enfin, tu veux faire quoi ce soir ? Un petit jeu ?
Il m’avait l’air d’être un sacré pervers quand même… enfin, un jeu ?
— Ça dépend, tu proposes quoi comme jeu ?
— Eh bien rien de bien compliqué. Mais il faudra activer nos cams, enfin, au moins la mienne. Le principe est simple, je pose des cartes face cachée sur la table, tu dis rouge ou noir, si tu as raison j’ai un gage, sinon c’est toi qui en as un.
Allumer ma cam, ça me stressait un peu, mais pour un jeu pourquoi pas. Tant que je ne montre pas ma tête…
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