Le lendemain, je suis arrivé au bureau avec le corps encore marqué.
Pas seulement les griffures dans le dos. Pas seulement la fatigue. Quelque chose de plus sournois. Chaque fois que je m’asseyais, je sentais encore la façon dont elle m’avait utilisé la nuit précédente. Comme si mon corps avait gardé la mémoire de ses hanches, de ses ordres, de sa voix basse quand elle m’avait dit de la remplir.
Léa, elle, était impeccable.
Chemisier gris perle, jupe droite, cheveux tirés en un chignon parfait. Elle m’a regardé une seule fois en passant devant mon bureau, et ce regard a suffi. Pas un sourire. Juste cette certitude calme qu’elle savait exactement ce que je ressentais.
La matinée a été une torture.
Elle a multiplié les prétextes pour venir près de moi. Un dossier à faire valider. Une question sur le reporting. Chaque fois, elle se penchait un peu trop, montrait un peu trop de décolleté, laissait son parfum s’attarder. Une fois, en salle de réunion, elle a croisé les jambes de façon à ce que sa jupe remonte juste assez pour que je voie le haut de son bas. Elle savait que je regardais. Elle a continué à parler de chiffres comme si de rien n’était.
À treize heures, elle m’a envoyé un message interne :
Bureau de direction. Dans dix minutes. Ferme la porte.
Le bureau de direction était vide ce jour-là. Le nôtre était en déplacement. Quand je suis entré, elle était déjà là, adossée au bureau en bois massif, les bras croisés.
— Ferme à clé.
J’ai obéi. Mon cœur battait trop fort. Ce n’était plus seulement de l’excitation. C’était le risque. Le fait qu’à tout moment quelqu’un puisse frapper.
Elle s’est redressée, a fait le tour du bureau et s’est assise dessus, les jambes légèrement écartées.
— Hier soir, tu m’as bien baisée. Mais tu restes trop poli. Trop sage. Même quand je te le demande.
Elle a glissé une main sous sa jupe et en a sorti quelque chose de noir, petit, discret. Un œuf vibrant. Elle l’a posé sur le bureau à côté d’elle.
— Tu vas me le mettre. Maintenant. Et tu vas le laisser allumé pendant toute la réunion de quatorze heures. Tu resteras assis en face de moi. Tu me regarderas. Et tu ne diras rien.
J’ai senti mon sexe durcir instantanément. Pas seulement à cause de l’objet. À cause de la façon dont elle me regardait. Comme si elle testait jusqu’où j’étais prêt à aller pour elle.
— Et si quelqu’un s’en rend compte ?
— Alors tu assumeras. Ou tu te tairas. À toi de voir.
Je me suis approché. Elle a relevé sa jupe jusqu’aux hanches. Pas de culotte. Juste la chatte déjà humide, les lèvres légèrement écartées. J’ai pris l’œuf, je l’ai glissé entre elles. Elle a inspiré sèchement quand je l’ai poussé plus profond. Ses yeux se sont fermés une seconde.
— Plus loin.
J’ai obéi. Mes doigts ont frôlé son clito au passage. Elle a frémi, puis m’a attrapé le poignet.
— Pas maintenant. Plus tard.
Elle a baissé sa jupe, s’est redressée, a repris son air professionnel en trois secondes. Comme si rien ne s’était passé.
— Réunion dans huit minutes. Tu restes en face de moi. Et tu ne baisses pas les yeux.
La réunion a été un enfer délicieux.
Huit personnes autour de la table. Léa en bout, moi en face. Elle a pris la parole normalement, a commenté les chiffres, a posé des questions. Et de temps en temps, elle activait la télécommande dans sa poche. Juste assez pour que son regard se trouble une fraction de seconde. Juste assez pour que ses lèvres s’entrouvrent. Une fois, elle a croisé les jambes trop fort et a dû se mordre l’intérieur de la joue.
Personne n’a rien remarqué.
Moi, j’étais en érection complète sous la table. Les mains posées à plat sur mes cuisses pour ne pas y toucher. Chaque fois qu’elle me regardait, je sentais la chaleur monter dans mon ventre. Ce n’était plus seulement du désir. C’était quelque chose de plus sale, de plus intime. Elle me montrait ce qu’elle pouvait faire de moi en plein jour, devant tout le monde, sans que personne le sache.
À la fin de la réunion, elle s’est levée la première.
— On se voit dans mon bureau. Dans cinq minutes.
Son bureau, cette fois. Plus petit. Plus personnel. Elle a fermé les stores à moitié, s’est assise sur le bord de son propre bureau et a relevé sa jupe.
— Enlève-le. Avec ta bouche.
Je me suis agenouillé entre ses cuisses. L’odeur d’elle m’a frappé immédiatement. Chaude, musquée, déjà trempée. J’ai tiré l’œuf avec mes lèvres, lentement, en la sentant se contracter autour. Quand il est sorti, elle a poussé un souffle long, presque un gémissement.
— Maintenant lèche. Jusqu’à ce que je te dise d’arrêter.
J’ai obéi. Langue plate d’abord, puis plus précise, en cercles sur son clito. Elle a agrippé mes cheveux, a poussé mon visage plus fort contre elle. Ses cuisses tremblaient déjà. Je sentais le goût d’elle, plus fort qu’hier, plus urgent.
— Deux doigts. Maintenant.
Je les ai enfoncés. Elle était si mouillée que le bruit humide a empli le bureau. Elle a joui assez vite, en silence, la bouche ouverte, les yeux fixés sur la porte. Comme si elle défiait quelqu’un d’entrer.
Quand elle est retombée, elle m’a tiré par la cravate, m’a fait me relever, a défait ma ceinture d’un geste expert.
— Contre le bureau. Face à moi.
Elle m’a sorti, m’a caressé deux fois, puis s’est penchée et m’a pris en bouche jusqu’à la garde. Pas tendre. Pas progressive. Juste cette chaleur brutale, cette langue qui travaillait, cette main qui massait mes couilles. Elle relevait les yeux vers moi, la bouche pleine, et je voyais clairement qu’elle jouissait de me contrôler encore.
Quand elle a senti que j’approchais, elle s’est retirée, a essuyé un fil de salive du bout du doigt, et m’a regardé.
— Pas ici. Pas encore.
Elle s’est rhabillée calmement, a lissé sa jupe, a repris son air professionnel.
— Ce soir. Chez moi. Tu apportes rien. Juste toi.
Elle s’est approchée, a posé une main sur ma queue encore dure à travers le pantalon, et a murmuré près de mon oreille :
— Aujourd’hui, tu as été patient. Ce soir, je vais te récompenser. Et peut-être te punir un peu aussi. Je n’ai pas encore décidé.
Puis elle a ouvert la porte et est sortie comme si de rien n’était.
Je suis resté une minute seul dans son bureau, le cœur battant, le goût d’elle encore sur la langue, le sexe douloureux dans mon pantalon.
Et pour la première fois depuis le début, j’ai eu peur.
Pas d’elle.
De ce que j’étais prêt à faire pour elle.
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