Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ton souffle sur ma nuque — Chapitre 2 · La villa
Auteur
Ton souffle sur ma nuque
Chapitre 2 · La villa
Arrivé à Clermont-Ferrand, les deux amis quittèrent la gare et rejoignirent le bus pour se rendre sur les lieux de la fête. Une fois à leur arrêt, ils longèrent la rue jusqu'à l'adresse. Maisons de luxe, piscine, terrain de tennis, sauna. Tout dans ce quartier en aurait fait rêver plus d'un, et la maison qui les attendait était encore plus grande. Au bout de la rue, ils sonnèrent à la porte. Anna leur répondit à travers le haut-parleur et ouvrit le portail. Celui-ci s'écarta alors, laissant place à un jardin immense. Plus loin, la villa les attendait, et sur son balcon du troisième étage se tenait Anna, déjà habillée pour la fête à venir.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la maison, Anna était descendue pour les accueillir. Il y avait déjà quelques filles qui sirotaient une grenadine dans le salon, et les gars étaient au bar, en train de se taper la discute. Une fois les retrouvailles faites, Anna présenta à Luc des jeunes encore inconnus pour lui — des amis du groupe, désormais dans un établissement voisin. Elle leur fit ensuite visiter la maison dans les grandes lignes : la salle à manger, la piscine, le sauna et les chambres. Luc avait par chance une chambre privée. Les filles étaient nombreuses à partager, laissant des chambres d'amis encore inoccupées.
L'heure du coucher arriva, et chacun repartit dans sa chambre, car le lendemain allait être une grande journée. La deuxième moitié de l'équipe devait arriver, et la fête allait commencer. Luc monta ses bagages à l'étage, où sa grande chambre l'attendait. Un lit deux places trônait au milieu de la pièce. Une salle de bain personnelle y était attenante. Anna passa le voir pour s'assurer qu'il s'était bien installé.
Elle portait un fin pyjama de soie verte qui épousait ses formes et faisait ressortir ses yeux — des yeux qu'il n'avait jusque-là pas vraiment remarqués. Il les remarqua maintenant. Il sentit quelque chose se resserrer légèrement dans sa poitrine, et détourna le regard vers sa valise.
— Je suis désolée qu'on ne se connaisse pas mieux. Tu es arrivé tard cette année, mais je suis contente d'avoir pu t'inviter, dit Anna de son ton doux.
— Tout le plaisir est pour moi. N'hésite pas à me signaler si tu as besoin d'aide pendant le séjour, répondit Luc.
— Merci, mais ne t'en fais pas. Le séjour est bien préparé, j'ai préparé toutes sortes d'activités, lui dit Anna en lui faisant un sourire qui semblait en dire long sur ces fameuses activités.
Elle s'était assise sur le lit, et semblait attendre quelque chose de la part de Luc. Elle leva la tête, songeuse, puis la tourna en direction de Luc, qui sortait ses affaires de sa valise.
— Dis-moi, Luc, est-ce que tu… Est-ce que tu sors avec Chloé ? Je peux vous mettre dans la même chambre si vous voulez.
— Ah euh non ! On n'est pas ensemble, on est juste potes.
— D'accord, je vois.
Elle sortit de la chambre, et sur son visage se cachait un sourire qu'elle tentait de dissimuler. Sans doute était-elle celle qui craquait sur lui dont parlait Chloé.
— Attends ! la retint-il.
— Quoi ?
Elle s'était retournée dans l'encadrement de la porte. La robe sombre qu'elle avait enfilée faisait ressortir ses cheveux roux, sa poitrine, ses jambes bronzées. Elle le regardait d'un air qui ressemblait à quelque chose qu'il ne savait pas encore nommer. Il ne trouva rien à dire. Le silence dura une seconde de trop — et c'est cette seconde-là qui décida de tout. Il s'avança vers elle sans trop savoir quoi faire de ses mains, certain seulement de ce qu'il voulait. Il posa sa main gauche sur sa hanche, sa main droite sur sa joue qu'il caressa, et l'embrassa.
Anna suivit son baiser sans hésiter. Elle aussi le souhaitait. Elle accepta et bougea sa langue contre celle de Luc, pinça ses lèvres, puis l'observa dans ses yeux bleus intenses qui ne voyaient qu'elle. Ses mains parcoururent les courbes de son corps, jusqu'à attraper ses fesses bien fermes. Elle se laissa faire en fermant les yeux, profitant de ce qu'il lui faisait.
Puis il se baissa devant elle, à genoux, et remonta sa robe par-dessus sa tête. Face à sa culotte en dentelle rouge, il s'arrêta une fraction de seconde — le temps de l'entendre retenir son souffle — avant de l'embrasser délicatement. Anna posa ses mains sur sa tête. Il attrapa les élastiques de sa culotte et la fit glisser le long de ses jambes jusqu'au sol. Puis il retira sa tête de sous la robe, attrapa ses jambes pour la porter. Surprise, la jeune fille laissa un gémissement quitter sa bouche.
Il la porta jusqu'à une commode mi-haute, sur laquelle il la déposa doucement. Anna se laissa dominer et ferma les yeux lorsqu'il renouvelait ses baisers sur sa chatte. Il prit son temps, attentif à chaque frisson, à chaque variation de sa respiration. Il caressa la chaleur de ses cuisses, respira l'odeur de son parfum mêlée à son odeur naturelle. Anna mouillait déjà abondamment, et il avala sa mouille avec délice. Sentant qu'elle était très vite prête à jouir, il continua doucement, faisant jouer sa langue sur son vagin, caressant son clitoris et ses cuisses qui bougeaient sous les sensations qui les traversaient.
Anna s'explosa dans un orgasme qui ravit son partenaire. Il continua de la stimuler pendant son jouissement, à l'écoute de ses gémissements doux qui ne cessaient de l'exciter. Puis il rabattit sa robe sur ses jambes et porta la jeune fille jusqu'au sol. Il crut apercevoir un corps féminin bouger près de la porte qu'il avait laissée ouverte. Il l'embrassa une dernière fois, plus délicatement, plus tendrement.
— C'était merveilleux, lui dit-elle. Je dois te laisser, mais j'aimerais qu'on continue plus tard.
— Moi aussi, avec grand plaisir.
La jeune fille se retira, en oubliant de remettre sa culotte. Luc quitta sa chambre en remarquant quelques gouttes de liquide transparent devant sa porte : ce n'était pas de l'eau.
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