Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ton souffle sur ma nuque — Chapitre 1 · Le départ
Auteur
Ton souffle sur ma nuque
Chapitre 1 · Le départ
Luc était ravi, il venait d'être invité à un séjour d'une semaine dans la villa d'une de ses copines qui invitait toute la troupe. Ça faisait maintenant deux mois que Luc était arrivé dans son nouvel établissement, à la fin de l'année, et il s'était rattaché à un grand groupe d'amis.
Luc était un lycéen ordinaire, de dix-huit ans, qui s'était attaché à se muscler tout au long de l'année à la salle, pour mettre une croix sur son mauvais physique. Maintenant, il était bien bâti, et tous ses complexes quant à son corps avaient disparu. Fier de lui-même, il pourrait désormais se vanter de son corps lorsqu'en viendrait l'occasion. Début de terminale, Luc avait travaillé pour être plus sociable, pour être plus beau, pour être plus classe. Désormais, il était bien plus à l'aise avec la gent féminine que l'année précédente.
*
Il partit en bus en direction de la gare, pour y retrouver Chloé. Ils s'étaient retrouvés pour faire le trajet ensemble, car ils s'appréciaient l'un l'autre. Amis depuis cinq ans, ils se connaissaient bien et s'avouaient tout. Luc la retrouva sur le parking, déjà là depuis une demi-heure.
— Salut Luc ! T'es prêt ? demanda-t-elle.
— Prêt depuis trop longtemps. Allons-y.
— Prêt depuis trop longtemps. Allons-y.
Chloé se retourna, les valises derrière elle, et elle avança vers la gare qui les attendait non loin de là. Luc en profita pour mater les fesses de son amie qui marchait devant lui, en tâchant d'être discret. Ils montèrent dans le bus, prêts pour le trajet. Luc s'installa près de la fenêtre, Chloé à côté de lui, n'hésitant pas à toucher son corps pour se mettre à l'aise.
Chloé était une jeune fille taquine et souriante. Elle osait là où personne ne faisait le premier pas, jouait avec la vie et vivait des aventures extraordinaires. S'il n'avait pas été son meilleur ami, Luc aurait sans doute eu des sentiments pour elle. En effet, il la trouvait magnifique, et ils s'entendaient très bien tous les deux ; seulement, le lien d'amitié qui les unissait rendait tout différent. Il était quasiment sûr qu'il ne se passerait jamais rien entre elle et lui, enfin, rien de sentimental...
— Dis, tu sais ce qu'on va faire là-bas pendant une semaine ? demanda Chloé, de sa nature bavarde, une fois installée dans le bus.
— Non, pas la moindre information sur ce qui nous attend. J'ai beau avoir essayé de lui sortir les vers du nez, Anna ne m'a rien dit concernant sa villa et le programme.
— Non, pas la moindre information sur ce qui nous attend. J'ai beau avoir essayé de lui sortir les vers du nez, Anna ne m'a rien dit concernant sa villa et le programme.
— D'après Lucie, la villa est magnifique et énorme. Les gosses de riche, c'est décidément bien quand on est leurs amis !
— Et tu sais autre chose ? demanda Luc, impatient d'en découvrir plus.
— Selon moi, on va profiter de la piscine et du sauna, mais je sais pas du tout s'il y a des activités à proximité. On est une quinzaine je crois, il va se passer plein de trucs !
— Anna est décidément super sympa de nous avoir invités.
— Dis, t'es au courant que certains profitent de l'événement pour… se rapprocher les uns des autres.
— D'où tu tiens ça ?
— Et tu sais autre chose ? demanda Luc, impatient d'en découvrir plus.
— Selon moi, on va profiter de la piscine et du sauna, mais je sais pas du tout s'il y a des activités à proximité. On est une quinzaine je crois, il va se passer plein de trucs !
— Anna est décidément super sympa de nous avoir invités.
— Dis, t'es au courant que certains profitent de l'événement pour… se rapprocher les uns des autres.
— D'où tu tiens ça ?
— Bah on discute entre filles, dit Chloé. Je vais te paraître franche, mais je vais profiter de l'événement pour me rapprocher de Maxime. Je le trouve merveilleusement beau… dit-elle, le visage tout rouge.
— Maxime, tu as bon goût, ce mec est génial.
— T'inquiète pas, tu pourras profiter aussi… J'en connais une qui est intéressée...
— Ah ouais, qui ça ? lança Luc, excité par cette révélation.
— Je te le dis si tu me dis sur qui tu craques…
— Mais personne ! Combien de fois devrais-je te le dire !
— Maxime, tu as bon goût, ce mec est génial.
— T'inquiète pas, tu pourras profiter aussi… J'en connais une qui est intéressée...
— Ah ouais, qui ça ? lança Luc, excité par cette révélation.
— Je te le dis si tu me dis sur qui tu craques…
— Mais personne ! Combien de fois devrais-je te le dire !
Les filles devaient encore avoir comploté pour avoir ce qu'elles voulaient, en fait, elles devaient s'intéresser plus au sexe qu'elles ne le laissaient paraître... Tout ce dont il pensait impossible pouvait-il se réaliser ? Des jeunes sans adulte, des membres mixtes, une ambiance de fête dans un cadre aussi beau ? Dans sa tête, il s'imagina sur le bord de la piscine, regardant les filles en bikini sur la terrasse.
Luc et Chloé étaient très proches, mais il n'aurait pas cru qu'elle puisse lui parler de ça aussi naturellement. Leurs discussions allaient maximum jusqu'au simple crush. Luc mentait à son amie, il avait bien une fille sur laquelle il craquait, mais il n'osait pas le lui dire.
— Il n'y a vraiment pas une fille qui te plaît dans le lot ?
— Je sais pas moi, j'y ai pas réfléchi.
— Ouais, c'est ça. Je te crois pas.
— Je sais pas moi, j'y ai pas réfléchi.
— Ouais, c'est ça. Je te crois pas.
Luc, un peu mal à l'aise, contempla à travers la fenêtre le paysage, tentant de se débarrasser du contact visuel de Chloé. Celle-ci posa une main sur sa cuisse — il sentit la chaleur traverser le tissu de son jean, son genou se raidir presque malgré lui — et lui demanda :
— Et moi, je te plais ?
— Tu es ma meilleure amie, répondit-il, pas très à l'aise par son contact et sa question. C'est pas pareil.
— Et pourquoi ça serait différent ? Tu crois que parce qu'on est meilleurs amis, on n'a pas le droit de se faire plaisir ? demanda-t-elle en passant sa main sur son entrejambe, un sourire en coin, la tête légèrement penchée comme si la question n'était qu'une évidence.
— Tu es ma meilleure amie, répondit-il, pas très à l'aise par son contact et sa question. C'est pas pareil.
— Et pourquoi ça serait différent ? Tu crois que parce qu'on est meilleurs amis, on n'a pas le droit de se faire plaisir ? demanda-t-elle en passant sa main sur son entrejambe, un sourire en coin, la tête légèrement penchée comme si la question n'était qu'une évidence.
— À quoi tu joues ? lança Luc.
— À mon jeu préféré, celui où tu te laisses faire.
— À mon jeu préféré, celui où tu te laisses faire.
Luc se tut. Il fixa un instant ses propres mains posées sur ses genoux, incapable de trouver une raison valable de l'arrêter. Au fond, il trouvait Chloé magnifique. Il n'avait pas de sentiment amoureux, mais elle lui plaisait, il en était sûr. Une partie de lui lui criait au tabou — et une autre avait déjà capitulé. La jeune fille, voyant qu'il ne ripostait pas, dézippa la braguette de son ami et ouvrit son pantalon.
Le sentiment d'excitation qui monta en lui était presque vertigineux. Les yeux de Chloé se posèrent dans les siens et il détourna le regard le premier, la gorge soudainement sèche. Elle sortit du boxer du jeune homme sa bite et la caressa doucement. Il se sentit bander au milieu de ce bus — et le fait de se faire toucher ainsi, dans ce lieu public, dans ce couloir d'habitacle où n'importe qui pouvait passer, décupla le plaisir jusqu'à lui couper le souffle.
— Tu es sûre de ce que tu fais ? lui demanda Luc.
— Bien sûr, lui répondit-elle, aveuglément sûre d'elle.
— Bien sûr, lui répondit-elle, aveuglément sûre d'elle.
Il sentait sa main chaude glisser sur lui avec une douceur calculée, et ce premier frisson suffit à balayer ce qui restait de ses réticences. Elle n'avait pas l'air surprise du tout — au contraire. C'était une nouvelle face de son amie qu'il découvrait, et ce n'était pas pour lui déplaire.
Elle resserra sa prise et accéléra le rythme. Il se tendit, les épaules plaquées contre la banquette, les yeux mi-clos, sentant l'expertise tranquille de Chloé le mener exactement où elle le voulait. Très vite, il reconnut la montée familière — sa bite qui chauffait, les muscles du bas-ventre qui se contractaient. Il fit un bref signe à Chloé. Elle comprit immédiatement. Se penchant, elle plaça sa bouche sur lui au moment précis où il jouit, avala tout, et se redressa sans un mot. Puis elle rentra la bite de son ami dans son pantalon, referma la braguette, et croisa son regard avec un sourire lent, comme si elle venait de gagner une partie qu'il n'avait pas vue venir.
Un silence passa entre eux — deux secondes, peut-être trois — avant que Luc reprenne sa respiration.
— Tu es folle de faire ça ici ! réagit-il enfin.
— J'aime faire ce qui me plaît, c'est tout, lui répondit-elle. Et puis ça n'avait pas l'air de te déplaire...
— J'aime faire ce qui me plaît, c'est tout, lui répondit-elle. Et puis ça n'avait pas l'air de te déplaire...
— En tout cas, j'espère que le séjour sera à la hauteur de ce que tu m'as dit… lui répondit Luc.
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