Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Comment soigner son problème sexuel ! — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Comment soigner son problème sexuel !
Chapitre 1
Je m'appelle
Louane. Je sais, cela fait convenu, classique de commencer le récit de sa vie
par ce genre de phrase. Je suis certaine que vous attendez… Mais il faut bien
"poser le décor" même si le "décor" est ma
sexualité.
Louane. Je sais, cela fait convenu, classique de commencer le récit de sa vie
par ce genre de phrase. Je suis certaine que vous attendez… Mais il faut bien
"poser le décor" même si le "décor" est ma
sexualité.
Ce n'est pas de
la vanité, de l'orgueil, mais je suis une belle femme. Femme ? Ce mot est -il
le bon pour moi ? J'ai 22 ans, un visage avenant, des courbes qui attirent le
regard et qui me permettent de porter n'importe quoi avec élégance et
sensualité. Évidemment, déjà au lycée, j'étais sollicitée par les garçons et
j'en profite. Ils se bousculent et le fait de coucher avec moi leur donne un
plus, une assurance, une satisfaction qui vont leur ouvrir toutes les portes
dans leur vie future. J'exagère ? Ah oui, et Bertrand, boutonneux, timide,
premier de la classe, cachée au fond de la salle, totalement complexé ?
N'importe qui a pu voir le résultat après que je l'ai, par pari, par défi,
invité et transformé ce puceau, d'ailleurs pas si mal équipé et pas le pire des
amants. J'ai couché avec lui et l'ai autorisé à le dire. Autorisé, bien sûr, de
toute façon à cet âge les garçons ne savent pas tenir leur langue…
la vanité, de l'orgueil, mais je suis une belle femme. Femme ? Ce mot est -il
le bon pour moi ? J'ai 22 ans, un visage avenant, des courbes qui attirent le
regard et qui me permettent de porter n'importe quoi avec élégance et
sensualité. Évidemment, déjà au lycée, j'étais sollicitée par les garçons et
j'en profite. Ils se bousculent et le fait de coucher avec moi leur donne un
plus, une assurance, une satisfaction qui vont leur ouvrir toutes les portes
dans leur vie future. J'exagère ? Ah oui, et Bertrand, boutonneux, timide,
premier de la classe, cachée au fond de la salle, totalement complexé ?
N'importe qui a pu voir le résultat après que je l'ai, par pari, par défi,
invité et transformé ce puceau, d'ailleurs pas si mal équipé et pas le pire des
amants. J'ai couché avec lui et l'ai autorisé à le dire. Autorisé, bien sûr, de
toute façon à cet âge les garçons ne savent pas tenir leur langue…
Des amants ? Des
vrais ? Je n'en ai pas vraiment rencontré. Certaines relations tiennent assez
longtemps, d'autres non. Ils sont exigeants avec vous, mais pas avec eux-mêmes.
Les sucer ? Et quoi encore ? Et eux, savent-ils vous lécher ? Même pas. Alors chacun
chez soi. Me prendre par derrière ? Et quoi encore. Je ne suis pas de ces putes
sur internet. D'ailleurs toutes ces vidéos avec des femmes qui hurlent leur
plaisir, c'est bidon. Cela m'arrive de jouir mais je ne suis pas une chienne
qui hurle au loup…
vrais ? Je n'en ai pas vraiment rencontré. Certaines relations tiennent assez
longtemps, d'autres non. Ils sont exigeants avec vous, mais pas avec eux-mêmes.
Les sucer ? Et quoi encore ? Et eux, savent-ils vous lécher ? Même pas. Alors chacun
chez soi. Me prendre par derrière ? Et quoi encore. Je ne suis pas de ces putes
sur internet. D'ailleurs toutes ces vidéos avec des femmes qui hurlent leur
plaisir, c'est bidon. Cela m'arrive de jouir mais je ne suis pas une chienne
qui hurle au loup…
D'ailleurs ce
soir, je devrais dire cette nuit, car il est déjà minuit passé. Ce n'est pas
une heure si tardive, mais les jeunes mariés sont partis et, je leur souhaite,
grimpent aux rideaux pour atteindre le septième ciel. Moi, j'hésite entre les
deux qui me draguent depuis un moment. C'est l'heure des slows. Un élu, un
perdant. Mais qui, lequel ? Ne pas se fier aux apparences. Au lit, les masques
tombent. Un timide peut se révéler résistant comme éjaculateur rapide.
soir, je devrais dire cette nuit, car il est déjà minuit passé. Ce n'est pas
une heure si tardive, mais les jeunes mariés sont partis et, je leur souhaite,
grimpent aux rideaux pour atteindre le septième ciel. Moi, j'hésite entre les
deux qui me draguent depuis un moment. C'est l'heure des slows. Un élu, un
perdant. Mais qui, lequel ? Ne pas se fier aux apparences. Au lit, les masques
tombent. Un timide peut se révéler résistant comme éjaculateur rapide.
— Je peux vous
inviter ?
inviter ?
C'est qui ce
mec, ce quasiment vieux ? Après tout pourquoi pas. Un challenger de plus.
mec, ce quasiment vieux ? Après tout pourquoi pas. Un challenger de plus.
J'accepte. Oh,
la gueule des deux candidats !
la gueule des deux candidats !
Il m'enlace.
— Louane, je
crois ?
crois ?
— Oui, et vous ?
Je ne vais pas me laisser diriger par un vieux de… De, au moins deux fois
mon âge… Mon père… Mon grand-père…
Je ne vais pas me laisser diriger par un vieux de… De, au moins deux fois
mon âge… Mon père… Mon grand-père…
— Armand, pour
vous servir.
vous servir.
Réponse d'un
autre temps.
autre temps.
Il se colle à
moi, mais sans trop se faire "lourd".
moi, mais sans trop se faire "lourd".
— Vous êtes
cruelle de les faire espérer, me dit-il.
cruelle de les faire espérer, me dit-il.
— Je ne force
personne. Je comprends de qui il parle. Mais de quoi se mêle-t-il ?
personne. Je comprends de qui il parle. Mais de quoi se mêle-t-il ?
— Quel que soit
votre choix, il y aura toujours un perdant.
votre choix, il y aura toujours un perdant.
— C'est la vie.
— Mon Dieu, à
votre âge, vous paraissez si blasée.
votre âge, vous paraissez si blasée.
— C'est le
privilège de votre âge ?
privilège de votre âge ?
— Touché. Vous
avez de la réplique. Pas seulement belle mais intelligente. J'adore.
avez de la réplique. Pas seulement belle mais intelligente. J'adore.
— Ah, un bon
point pour vous. Vous ne me jugez pas seulement par le physique.
point pour vous. Vous ne me jugez pas seulement par le physique.
— Non, pas
seulement, mais je dois reconnaître que maintenant… Il se presse plus fort
contre moi… Votre physique me trouble. Mais pas que… Je sens son érection…
Si vous jugez que mon hommage est déplacé, dites-le-moi. Mais il faut le
prendre comme il est. Un hommage à votre beauté, votre sensualité. Et
croyez-moi sur parole, mon âge avancé… Pour vous, je suis, probablement un
vieux. Mais au moins il me fournit de l'expérience et croyez-moi, peu de
femmes, peu de jeunes femmes, sont capables de le déclencher.
seulement, mais je dois reconnaître que maintenant… Il se presse plus fort
contre moi… Votre physique me trouble. Mais pas que… Je sens son érection…
Si vous jugez que mon hommage est déplacé, dites-le-moi. Mais il faut le
prendre comme il est. Un hommage à votre beauté, votre sensualité. Et
croyez-moi sur parole, mon âge avancé… Pour vous, je suis, probablement un
vieux. Mais au moins il me fournit de l'expérience et croyez-moi, peu de
femmes, peu de jeunes femmes, sont capables de le déclencher.
Je suis en train
de me faire draguer par ce mec. Sans m'en rendre compte je suis collée à lui.
C'est toujours une récompense de déclencher une érection. À son âge…
de me faire draguer par ce mec. Sans m'en rendre compte je suis collée à lui.
C'est toujours une récompense de déclencher une érection. À son âge…
Je me fais
câline. Pourquoi ne pas jouer le jeu, son jeu…
câline. Pourquoi ne pas jouer le jeu, son jeu…
— Et si nous
allions prendre l'air ? propose-t-il.
allions prendre l'air ? propose-t-il.
— Pourquoi faire
? Je le provoque.
? Je le provoque.
— Oh, mais ce
que vous voulez, tout ce dont vous avez envie.
que vous voulez, tout ce dont vous avez envie.
— Mais si je
n'ai pas envie ?
n'ai pas envie ?
— Jeune fille,
alors je vous laisse avec vos deux prétendants. Tenez, la danse se termine.
Moi, je vais sortir fumer une cigarette. Si vous avez envie, alors
rejoignez-moi. De toute façon c'est aussi bien que l'on ne nous voit pas sortir
ensemble. Des mauvaises langues pourraient jaser…
alors je vous laisse avec vos deux prétendants. Tenez, la danse se termine.
Moi, je vais sortir fumer une cigarette. Si vous avez envie, alors
rejoignez-moi. De toute façon c'est aussi bien que l'on ne nous voit pas sortir
ensemble. Des mauvaises langues pourraient jaser…
Et, avec un
sourire, il me laisse.
sourire, il me laisse.
Quel culot. Les
deux mecs là-bas se battraient si je leur demandais et ce mec, ce vieux, me
laisse en plan.
deux mecs là-bas se battraient si je leur demandais et ce mec, ce vieux, me
laisse en plan.
Il faut que je
bouge, si je reste plantée ici, on va se demander ce que je fais…
bouge, si je reste plantée ici, on va se demander ce que je fais…
Une coupe… Une
autre… Le temps d'une cigarette, c'est quoi ? Une coupe, deux coupes, trois ?
autre… Le temps d'une cigarette, c'est quoi ? Une coupe, deux coupes, trois ?
On ne me regarde
plus. Les deux loosers ont renoncé. On ne m'a jamais fait cela. Si je ne viens
pas, va-t-il aller se branler ? Il bandait. Il bandait fort. C'est fou.
plus. Les deux loosers ont renoncé. On ne m'a jamais fait cela. Si je ne viens
pas, va-t-il aller se branler ? Il bandait. Il bandait fort. C'est fou.
Je sors.
Personne. Si, plus loin, une lueur, une lueur qui bouge. C'est lui. C'est avec
sa cigarette qu'il me fait signe
Personne. Si, plus loin, une lueur, une lueur qui bouge. C'est lui. C'est avec
sa cigarette qu'il me fait signe
Il ne dit rien.
Il me prend la main, la serre, et m'entraîne. Pas un mot. Nous contournons le
bâtiment. Les participants au mariage ont tous une chambre dans cet hôtel,
sécurité obligatoire, pas de voiture avec des conducteurs rincés. Une porte,
discrète. Merci mon Dieu, je ne veux pas qu'on me voit avec un vieux. Un
couloir désert, l'ascenseur, le troisième étage. Sa chambre. Il n'allume que la
lampe de chevet, s'assoit au bord du lit, face à moi, les mains posées sur les
genoux.
Il me prend la main, la serre, et m'entraîne. Pas un mot. Nous contournons le
bâtiment. Les participants au mariage ont tous une chambre dans cet hôtel,
sécurité obligatoire, pas de voiture avec des conducteurs rincés. Une porte,
discrète. Merci mon Dieu, je ne veux pas qu'on me voit avec un vieux. Un
couloir désert, l'ascenseur, le troisième étage. Sa chambre. Il n'allume que la
lampe de chevet, s'assoit au bord du lit, face à moi, les mains posées sur les
genoux.
—
Déshabille-toi. Doucement.
Déshabille-toi. Doucement.
Un ordre. On ne
me donne pas d'ordres. On me désire, on me supplie presque, toujours. Là, cet
homme me regarde comme un examinateur, et quelque chose en moi se cabre, se
sent défiée. Très bien, Armand. Tu vas voir. Je ne baisse pas les yeux. Je
défais la fermeture de ma robe lentement, sans le quitter du regard. Une
manche, l'autre épaule, et je laisse le tissu glisser, s'attarder sur ma peau
encore humide de transpiration. Je fais durer. La robe tombe. Je reste en
soutien-gorge et culotte, debout au milieu de la pièce, je tourne lentement sur
moi-même pour qu'il voie mon dos, mes reins, ce que les garçons réclament. Je
ralentis encore. Je défais le soutien-gorge moi-même en le regardant, et je
sens, enfin, sa respiration changer. C'est moi qui gagne, pensai-je. Le string
glisse, je reste nue, immobile, fière, le menton haut. Il ne dit rien. Il se
contente de me dévorer avec les yeux, et son silence est plus troublant que
tous les compliments que j'ai collectés depuis le lycée.
me donne pas d'ordres. On me désire, on me supplie presque, toujours. Là, cet
homme me regarde comme un examinateur, et quelque chose en moi se cabre, se
sent défiée. Très bien, Armand. Tu vas voir. Je ne baisse pas les yeux. Je
défais la fermeture de ma robe lentement, sans le quitter du regard. Une
manche, l'autre épaule, et je laisse le tissu glisser, s'attarder sur ma peau
encore humide de transpiration. Je fais durer. La robe tombe. Je reste en
soutien-gorge et culotte, debout au milieu de la pièce, je tourne lentement sur
moi-même pour qu'il voie mon dos, mes reins, ce que les garçons réclament. Je
ralentis encore. Je défais le soutien-gorge moi-même en le regardant, et je
sens, enfin, sa respiration changer. C'est moi qui gagne, pensai-je. Le string
glisse, je reste nue, immobile, fière, le menton haut. Il ne dit rien. Il se
contente de me dévorer avec les yeux, et son silence est plus troublant que
tous les compliments que j'ai collectés depuis le lycée.
— Viens.
Il m'allonge, et
ses mains… Ses mains comme je n'en ai jamais connues. Elles sont larges,
puissantes et pourtant tout de douceur avec des doigts qui semblent… Comme les
doigts d'un pianiste, agiles, indépendants, souples qui tirent de moi des
soupirs, comme des notes, comme si mon corps était un clavier de piano, touches
d'ivoire, blanches, noires. Il découvre, il ne prend pas. Et quand il descend
entre mes cuisses, je veux le repousser. Je n'aime pas sucer mais en échange je
ne demande pas qu'on me lèche. J'ai au moins cet équilibre. Mais il ne m'écoute
pas. Et sa bouche, sa langue, ses lèvres, sa respiration, son aspiration me
font découvrir un monde délicieux. Je ne suis pas de ces femmes qui hurlent
dans les vidéos du net, mais je comprends que, peut-être, ce n'est pas toujours
simulé. Sauf que mes doigts se crispent dans ses cheveux, que mon dos se
creuse, et que je jouis, dans sa bouche, d'une coulure qui me remplit de honte,
mais que je ne peux retenir. Finalement, sur internet, tout n'est peut-être pas
"bidon".
ses mains… Ses mains comme je n'en ai jamais connues. Elles sont larges,
puissantes et pourtant tout de douceur avec des doigts qui semblent… Comme les
doigts d'un pianiste, agiles, indépendants, souples qui tirent de moi des
soupirs, comme des notes, comme si mon corps était un clavier de piano, touches
d'ivoire, blanches, noires. Il découvre, il ne prend pas. Et quand il descend
entre mes cuisses, je veux le repousser. Je n'aime pas sucer mais en échange je
ne demande pas qu'on me lèche. J'ai au moins cet équilibre. Mais il ne m'écoute
pas. Et sa bouche, sa langue, ses lèvres, sa respiration, son aspiration me
font découvrir un monde délicieux. Je ne suis pas de ces femmes qui hurlent
dans les vidéos du net, mais je comprends que, peut-être, ce n'est pas toujours
simulé. Sauf que mes doigts se crispent dans ses cheveux, que mon dos se
creuse, et que je jouis, dans sa bouche, d'une coulure qui me remplit de honte,
mais que je ne peux retenir. Finalement, sur internet, tout n'est peut-être pas
"bidon".
Il se relève,
s'essuie la bouche, et son sourire est comme une victoire.
s'essuie la bouche, et son sourire est comme une victoire.
Mais, si j'ai
été totalement déstabilisée, littéralement emportée sur des flots de
jouissance, il me reste un peu d'amour propre. Aussi, sans vraiment réfléchir :
été totalement déstabilisée, littéralement emportée sur des flots de
jouissance, il me reste un peu d'amour propre. Aussi, sans vraiment réfléchir :
— À toi
maintenant. Déshabille-toi. Doucement.
maintenant. Déshabille-toi. Doucement.
Mes propres
mots. Le défi retourné. Il sourit, défait sa chemise bouton par bouton sans
hâte. Et ce qui apparaît n'est pas le corps des garçons que je connais. Un
torse massif, large, encore solide, qui reflète la puissance, le poil gris
parsemé de noir, la poitrine dense, les épaules d'un homme qui a vécu. Le
ventre ferme sans être sculpté, des cuisses épaisses, des mains énormes. Rien
d'un mannequin, tout d'un mâle. Et quand il retire le reste, son sexe se révèle
tendu, dur, lourd, quasi horizontal sous son ventre, épais, sûr de lui. Ce
n'est pas le plus beau corps que j'aie vu. C'est le premier qui me fasse
bousculer quelque chose dans le ventre.
mots. Le défi retourné. Il sourit, défait sa chemise bouton par bouton sans
hâte. Et ce qui apparaît n'est pas le corps des garçons que je connais. Un
torse massif, large, encore solide, qui reflète la puissance, le poil gris
parsemé de noir, la poitrine dense, les épaules d'un homme qui a vécu. Le
ventre ferme sans être sculpté, des cuisses épaisses, des mains énormes. Rien
d'un mannequin, tout d'un mâle. Et quand il retire le reste, son sexe se révèle
tendu, dur, lourd, quasi horizontal sous son ventre, épais, sûr de lui. Ce
n'est pas le plus beau corps que j'aie vu. C'est le premier qui me fasse
bousculer quelque chose dans le ventre.
Je m'approche,
ma main se pose sur lui, le contient à peine. Il frémit sous mes doigts. Je
descends le long de son torse, m'agenouille presque par réflexe, la corvée, à
expédier. Et je m'arrête. Non. Pas ça. Ce n'est pas pour moi, ce service. Je
relève la tête :
ma main se pose sur lui, le contient à peine. Il frémit sous mes doigts. Je
descends le long de son torse, m'agenouille presque par réflexe, la corvée, à
expédier. Et je m'arrête. Non. Pas ça. Ce n'est pas pour moi, ce service. Je
relève la tête :
— Non. Ça, je ne
fais pas.
fais pas.
— D'accord.
Pas de reproche,
pas de marchandage, pas de gueule. Il me relève par les mains comme on relève
une danseuse, et il ne demande rien. Il prend.
pas de marchandage, pas de gueule. Il me relève par les mains comme on relève
une danseuse, et il ne demande rien. Il prend.
Et là, tout est
différent. Pas de précipitation, pas de performance de garçon. Il avance,
recule, s'arrête, me regarde jouir et repartir. Il ne me fait pas l'amour dans
un lit : il me fait traverser la chambre. Me dressant contre le mur d'abord,
mes cuisses contre ses hanches. Puis il m'emmène au lit, me retourne, me
reprend , et chaque fois qu'il sent que ça monte trop vite pour lui, il
ralentit, respire, me regarde. Puis il s'assoit dans le grand fauteuil et me
fait venir sur lui, chevauchant, ses mains pleines de mes fesses, mes seins
dans sa bouche, jusqu'à ce que je jouisse encore, moi qui croyais être à demi
anesthésiée du plaisir. Il me soulève comme si je ne pesais rien, me couche sur
la table basse, mes jambes sur ses épaules, et là, profond, lent, interminable.
Enfin il m'assoit sur la balustrade de la fenêtre, la ville en dessous, moi
ouverte sur le ciel, et il me possède debout, solidement, les deux mains à ma
taille, jusqu'à ce que je jouisse encore et que lui, enfin, jouisse aussi, avec
un grognement grave, d'homme.
différent. Pas de précipitation, pas de performance de garçon. Il avance,
recule, s'arrête, me regarde jouir et repartir. Il ne me fait pas l'amour dans
un lit : il me fait traverser la chambre. Me dressant contre le mur d'abord,
mes cuisses contre ses hanches. Puis il m'emmène au lit, me retourne, me
reprend , et chaque fois qu'il sent que ça monte trop vite pour lui, il
ralentit, respire, me regarde. Puis il s'assoit dans le grand fauteuil et me
fait venir sur lui, chevauchant, ses mains pleines de mes fesses, mes seins
dans sa bouche, jusqu'à ce que je jouisse encore, moi qui croyais être à demi
anesthésiée du plaisir. Il me soulève comme si je ne pesais rien, me couche sur
la table basse, mes jambes sur ses épaules, et là, profond, lent, interminable.
Enfin il m'assoit sur la balustrade de la fenêtre, la ville en dessous, moi
ouverte sur le ciel, et il me possède debout, solidement, les deux mains à ma
taille, jusqu'à ce que je jouisse encore et que lui, enfin, jouisse aussi, avec
un grognement grave, d'homme.
Je m'endors nue
dans ses bras, bordée par lui, personne ne m'a jamais bordée.
dans ses bras, bordée par lui, personne ne m'a jamais bordée.
Je me réveille à
l'aube. Il est réveillé, la tête appuyée sur sa main, il me regarde. Ses yeux
dans mes yeux. Et je comprends, en baissant le regard, qu'il bande. Encore. À
son âge, encore, pour moi, à nouveau. Il ne dit rien, ne demande rien. Je me
tourne, lui offrant ma croupe. Il n'essaie pas de me sodomiser, mais se glisse
dans ma fente. Il me dira, après, que cette position s'appelle "La
cuillère".
l'aube. Il est réveillé, la tête appuyée sur sa main, il me regarde. Ses yeux
dans mes yeux. Et je comprends, en baissant le regard, qu'il bande. Encore. À
son âge, encore, pour moi, à nouveau. Il ne dit rien, ne demande rien. Je me
tourne, lui offrant ma croupe. Il n'essaie pas de me sodomiser, mais se glisse
dans ma fente. Il me dira, après, que cette position s'appelle "La
cuillère".
Ce matin-là, je
comprends que j'ai couché avec des garçons. Pas avec des hommes. J'ai cru toute
ma vie que ces histoires, les caresses lentes, la patience, l'orgasme offert et
non arraché, étaient de la littérature pour sites érotiques. C'était réel. Ça existe.
Ça a un âge, une voix grave, des mains qui ne se pressent jamais. J'ai joui
plus de fois en une nuit qu'avec cinq amants. Moi qui jugeais les amantes qui
hurlent, j'ai compris qu'elles ne hurlaient pas par jeu, c'est moi qui n'avais
rien à hurler.
comprends que j'ai couché avec des garçons. Pas avec des hommes. J'ai cru toute
ma vie que ces histoires, les caresses lentes, la patience, l'orgasme offert et
non arraché, étaient de la littérature pour sites érotiques. C'était réel. Ça existe.
Ça a un âge, une voix grave, des mains qui ne se pressent jamais. J'ai joui
plus de fois en une nuit qu'avec cinq amants. Moi qui jugeais les amantes qui
hurlent, j'ai compris qu'elles ne hurlaient pas par jeu, c'est moi qui n'avais
rien à hurler.
— Tu fais quoi
dans la vie, à part séduire les gamins ?
dans la vie, à part séduire les gamins ?
— Vous…
— Tutoie-moi.
— Ce ne sont pas
des gamins. Je suis en fac de droit, quatrième année.
des gamins. Je suis en fac de droit, quatrième année.
— Laquelle ?
— Assas.
— J'habite juste
à côté. Et toi ?
à côté. Et toi ?
— En banlieue.
— Si tu veux, je
peux te loger. J'ai un studio au même étage.
peux te loger. J'ai un studio au même étage.
— Me loger ?
— Oui,
j'aimerais te revoir. On a un bon feeling, tous les deux, je crois. Pas toi ?
j'aimerais te revoir. On a un bon feeling, tous les deux, je crois. Pas toi ?
— Si, si, mais…
— Je ne vais pas
te raconter des histoires. Cette nuit m'a donné une envie folle de continuer
avec toi. Je pense que je pourrais t'apprendre plein de choses. Attention, je
ne suis pas amoureux de toi, mais mon expérience des femmes me fait penser que
tu as toutes les qualités pour être une amante parfaite, autant au service de
ton plaisir que de ton partenaire.
te raconter des histoires. Cette nuit m'a donné une envie folle de continuer
avec toi. Je pense que je pourrais t'apprendre plein de choses. Attention, je
ne suis pas amoureux de toi, mais mon expérience des femmes me fait penser que
tu as toutes les qualités pour être une amante parfaite, autant au service de
ton plaisir que de ton partenaire.
— Dites tout de
suite que je suis un mauvais coup.
suite que je suis un mauvais coup.
— Tu ne fais que
prendre, pas donner. Une amante sait donner. Une fellation peut devenir une
œuvre d'art. L'anal fait partie de nous. Depuis la nuit des temps cette
pratique est appréciée. Et comment crois-tu que les femmes contrôlaient les
naissances avant la pilule et le préservatif ?
prendre, pas donner. Une amante sait donner. Une fellation peut devenir une
œuvre d'art. L'anal fait partie de nous. Depuis la nuit des temps cette
pratique est appréciée. Et comment crois-tu que les femmes contrôlaient les
naissances avant la pilule et le préservatif ?
— Je ne suis pas
comme ces filles sur le net.
comme ces filles sur le net.
— Parce que tu
crois que dans la vie de tous les jours… Et puis zut, si ma proposition ne
t'intéresse pas, laisse tomber.
crois que dans la vie de tous les jours… Et puis zut, si ma proposition ne
t'intéresse pas, laisse tomber.
— Vous me logeriez
?
?
— Oui. Mais je
ne veux pas que tu acceptes le studio pour de mauvaises raisons. Écoute, je ne
vais pas y aller par quatre chemins. J'ai envie de toi. Tout le temps, depuis
que je t'ai vue hier, à la mairie, à l'église, mon Dieu excusez-moi, au vin
d'honneur, pendant le repas et je ne parle pas pendant la soirée, j'ai eu envie
de toi. Tu sais, j'en ai connu des femmes, des jeunes femmes aussi, mais toi,
putain, toi, avec tes airs de pimbêche, ton arrogance, ta fatuité, tu m'as
scotché. Alors, oublie-moi, comme moi je vais m'efforcer de t'oublier.
ne veux pas que tu acceptes le studio pour de mauvaises raisons. Écoute, je ne
vais pas y aller par quatre chemins. J'ai envie de toi. Tout le temps, depuis
que je t'ai vue hier, à la mairie, à l'église, mon Dieu excusez-moi, au vin
d'honneur, pendant le repas et je ne parle pas pendant la soirée, j'ai eu envie
de toi. Tu sais, j'en ai connu des femmes, des jeunes femmes aussi, mais toi,
putain, toi, avec tes airs de pimbêche, ton arrogance, ta fatuité, tu m'as
scotché. Alors, oublie-moi, comme moi je vais m'efforcer de t'oublier.
Oh ! Si ce n'est
pas une déclaration d'amour, au sens "classique", c'est
troublant. En quelques secondes je revis la soirée, cette nuit, ce matin. Et
s'il avait raison ? Si je passais à côté de sensations insoupçonnées ? Je ne
suis pas idiote au point de croire que la fellation et la sodomie ne sont
réservées qu'aux putains, aux gays… Même des amies m'ont parlé de ces
pratiques. Avec des mots simples mais qui dénonçaient de l'envie, du plaisir.
Alors… Pourquoi pas…
pas une déclaration d'amour, au sens "classique", c'est
troublant. En quelques secondes je revis la soirée, cette nuit, ce matin. Et
s'il avait raison ? Si je passais à côté de sensations insoupçonnées ? Je ne
suis pas idiote au point de croire que la fellation et la sodomie ne sont
réservées qu'aux putains, aux gays… Même des amies m'ont parlé de ces
pratiques. Avec des mots simples mais qui dénonçaient de l'envie, du plaisir.
Alors… Pourquoi pas…
— Je ne veux pas
devenir votre prisonnière. Si j'ai envie de rencontrer d'autres personnes,
d'autres hommes, je veux pouvoir…
devenir votre prisonnière. Si j'ai envie de rencontrer d'autres personnes,
d'autres hommes, je veux pouvoir…
— Tu es et sera
totalement libre. Je ne suis pas un geôlier, ni un mari, ni même un amant
jaloux. Tout ce que je demande, c'est la vérité, la sincérité entre nous. Donc
tu serais d'accord ?
totalement libre. Je ne suis pas un geôlier, ni un mari, ni même un amant
jaloux. Tout ce que je demande, c'est la vérité, la sincérité entre nous. Donc
tu serais d'accord ?
— Oui.
— Tu verras, tu
ne le regretteras pas. On dit que je ne suis pas un mauvais amant…
ne le regretteras pas. On dit que je ne suis pas un mauvais amant…
— C'est… Mon
Dieu, j'ose… Vrai.
Dieu, j'ose… Vrai.
— Excuse-moi,
mais tu n'es pas assez "experte" pour juger. Nous verrons dans
quelque temps
mais tu n'es pas assez "experte" pour juger. Nous verrons dans
quelque temps
A SUIVRE
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