Sept façons de ne jamais revenir
Chapitre unique · Sept façons de ne jamais revenir
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Couverture de Sept façons de ne jamais revenir, par Klara_von_Leidenstadt
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Sept façons de ne jamais revenir — Chapitre unique · Sept façons de ne jamais revenir

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Klara_von_Leidenstadt
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Sept façons de ne jamais revenir

Chapitre unique · Sept façons de ne jamais revenir

Vous voulez vraiment savoir ce qui se passait dans cette foutue chaumière au fond des bois ?
Vous imaginez quoi ? Sept petits bonshommes barbus, un balai en bouleau, une soupe aux poireaux qui crame sur le feu et une princesse en tablier qui joue la bonniche reconnaissante ?

Gardez vos regards attendris. Et surtout, arrêtez de compter sur vos doigts. Oui, sept. Oui, en même temps. On y viendra, et moi aussi.

Quand j'ai poussé cette porte vermoulue, je fuyais deux choses : la bave empoisonnée de ma belle-mère et un mariage arrangé avec un prince qui me regardait comme une tête de cerf à accrocher au-dessus de sa cheminée.

Je ne cherchais pas un toit. Je cherchais de l'air.

Ce que j'ai trouvé n'avait rien d'un conte de fées. C'était un laboratoire. Un bordel magnifique. Une anarchie où les lits n'étaient pas individuels et où personne ne se demandait qui était la plus belle du royaume.

La seule question, c'était comment respirer à huit sans s'étouffer.

Écoutez bien, je ne le dirai pas deux fois.

On se raconte vite des histoires quand on s'appelle Blanche-Neige. Le teint de lait, les lèvres rouges, les petits oiseaux qui vous boutonnent la robe le matin. La sainte nitouche officielle du royaume, garantie sans tache, livrée vierge avec certificat.

Au château, j'étouffais. Ma belle-mère, cette mégère sublime qui passait ses journées à se faire masser l'ego par un miroir, avait décidé que j'étais mûre pour le marché. Comme une poire. Comme une génisse.

On me destinait au prince héritier du royaume voisin, un type si fade qu'il aurait fallu le saler avant de lui adresser la parole. Son ambition se résumait à une collection de trophées conformes : une femme docile, un château bien astiqué, une lignée bien propre sur elle.

Je l'avais vu danser une fois. J'ai tout de suite su comment il baiserait : en comptant les temps, en s'excusant, et en vérifiant son reflet au plafond.

Zéro aspérité. Zéro surprise. Zéro orgasme.

Le soir, seule dans mon lit à baldaquin, je glissais la main entre mes cuisses sous les draps brodés à mes initiales et je pensais à tout sauf à lui.

À des mains d'ouvriers. À des inconnus. À plusieurs. Je jouissais en mordant l'oreiller pour que les dames de compagnie n'entendent rien, et le matin, on me trouvait le teint frais.

Le jour où j'ai compris que mon avenir tenait dans un contrat et une guillotine conjugale au ralenti, j'ai fait mes valises. Une cape, de bonnes bottes, et la grand-porte pendant qu'on astiquait l'argenterie des fiançailles.

La pomme empoisonnée ? C'était juste le résumé de ce qu'on essayait de me faire avaler depuis le berceau : qu'on n'est aimée que si on est unique, exclusive, et gentiment bouclée à double tour.

J'ai couru jusqu'à ce que mes poumons brûlent, jusqu'à ne plus voir les remparts. La pluie me collait la chemise aux seins, la boue me montait aux mollets. Et au cœur de cette forêt où personne n'allait jamais, j'ai vu de la lumière entre les branches.

Une chaumière en pierre moussue, plantée au milieu des sapins. Je pensais trouver un abri pour la nuit. J'ai trouvé sept hommes qui allaient me réapprendre le désir, depuis la première lettre.

La porte n'était même pas fermée à clé. Qui serait assez con pour venir cambrioler sept bûcherons armés de haches ?

Le battant a grincé. Je m'attendais au renfermé, à la vaisselle sale, à un feu crevé.

Tout le contraire. Une chaleur épaisse qui m'a sauté au visage, une odeur de pain chaud, de cire, de bois fendu et de mâle qui a travaillé toute la journée.

Une table en chêne massif couverte de tasses, de cartes cornées, de bougies à moitié fondues.

Et eux.

Pas sept petits vieux chenus. Pas des nains geignards effrayés par une gamine en détresse. Sept hommes en pleine force, des avant-bras de bûcheron veinés comme des racines, des barbes, des chemises ouvertes sur des torses poilus, des voix graves, coupés net au milieu d'une engueulade animée.

Une seconde de silence. Le temps qu'ils me voient : trempée, décoiffée, les joues en feu, la chemise mouillée qui ne cachait plus grand-chose.

Près de l'âtre, un grand brun aux épaules de bœuf a posé sa tasse sans se presser. Marc. Pas de panique, pas de révérence, pas de discours chevaleresque. Un sourire en coin, un regard qui est parti de mes bottes crottées, s'est attardé sur mes cuisses, sur mes seins, et a pris tout son temps pour remonter jusqu'à mes yeux.

— Tu tombes pile pour le ragoût. Mais dis-nous tout de suite : tu ronfles, ou tu piques la place près du feu ?
— Les deux, j'ai dit. Et je mords.

Six éclats de rire. Le septième, Thomas, m'a juste regardée plus longtemps.

La tension est retombée d'un coup et s'est changée en autre chose, une électricité qui me descendait droit dans le ventre.

Personne ne m'a demandé d'où je venais ni quel était mon rang. Une couverture en laine, un bol brûlant, une place sur le banc entre deux cuisses d'homme, dures et chaudes contre les miennes. J'ai su à cet instant que je ne repartirais pas.

Les semaines ont filé. On s'est apprivoisés sans méthode, au fil des repas, des corvées, des respirations partagées.

Vivre avec sept hommes, ce n'est pas une partouze non-stop en circuit fermé. Pas tout de suite. C'est d'abord un exercice d'écoute et de haute voltige. Ça se joue dans les détails, et les détails me rendaient folle.

Dans le couloir trop étroit, Thomas ne s'effaçait jamais tout à fait. Son épaule frôlait la mienne, son torse effleurait mes seins à travers le lin, il ne disait rien. Je sentais son odeur de résine et de sueur longtemps après qu'il était passé.

Lucas revenait de la forêt les mains tachées de baies sauvages. Il me les glissait une à une entre les lèvres, du bout des doigts, et laissait ses doigts un peu trop longtemps sur ma langue. Je les suçais. Il me regardait faire avec l'air de savoir exactement à quel point j'étais trempée sous ma jupe.

Le soir où j'ai déboutonné ma chemise devant le feu parce qu'il faisait trop chaud, et que j'ai laissé la sueur couler entre mes seins sans rien cacher, Hugo a renversé tout son ragoût sur ses genoux. Rouge jusqu'aux oreilles. Les autres l'appelaient Timide depuis toujours. J'ai décidé que ça ne durerait pas.

Basile, lui, ne rougissait pas. Il m'observait comme ses planches de botanique, penché, attentif, le crayon suspendu. Un matin, il m'a demandé très sérieusement où j'étais la plus sensible. Je lui ai répondu qu'il faudrait qu'il cherche, partout, avec la langue.

Gaspard dormait partout : sur le banc, contre la cheminée, la tête sur la table entre deux bols. Mais chaque fois que je passais près de lui en faisant exprès de balancer les hanches, un œil s'ouvrait. Juste un. Et la bosse dans son pantalon se réveillait plus vite que lui.

Et Marc, qui refusait d'être le chef et qu'on écoutait quand même, me laissait toujours la dernière part, la meilleure place, le dernier mot. Comme s'il savait déjà que c'était moi qui déciderais quand.

La nuit, sur ma paillasse, j'entendais leurs respirations à travers les cloisons. Je me caressais lentement, sans bruit, en me demandant lesquels étaient réveillés. Je crois qu'ils l'étaient tous.

La tension ne venait pas du chaos. Elle venait de cette attention constante. Aux corps, aux silences, aux présences.

Un soir, je pliais du linge près du poêle. Julien, celui qui avait les mains les plus patientes de la forêt, s'est glissé derrière moi sans un mot. Il s'est collé à moi et j'ai senti sa queue durcir contre mes fesses à travers le tissu.

Ses mains se sont posées au creux de mes reins, puis ses doigts ont filé sous ma chemise et sont remontés, lentement, le long de mes côtes, jusqu'à s'arrêter juste sous mes seins.

Mon souffle s'est bloqué.

— Tu t'y fais, à notre bazar ? a-t-il murmuré contre ma nuque.

J'ai attrapé son poignet. Je l'ai fait monter. Sa paume s'est refermée sur mon sein, son pouce a trouvé le téton, dur comme une baie.

— Je m'y fais très bien.

Autour de nous, les autres discutaient, riaient, vivaient. Pas un regard jaloux. Juste des yeux qui avaient tout vu, et qui attendaient leur tour sans impatience.

Toutes les défenses que j'avais construites au château pour parer les prétendants ennuyeux ont sauté d'un coup.

## CHAPITRE 3 : La nuit

La nuit est tombée pour de bon sur la forêt. Les bûches craquaient, la pièce sentait la résine chaude et le vin, les souffles s'étaient alourdis.

Pas de signal convenu. Pas de grand discours. C'est moi qui ai commencé. J'ai pris la main de Marc et je l'ai posée sur ma cuisse, haut, très haut, là où le tissu s'arrêtait, puis plus haut encore, là où je n'avais rien mis dessous.

Il a senti à quel point j'étais mouillée et il a grogné. J'ai regardé Julien par-dessus son épaule. J'ai dit :

— Tous. Venez.

Ils ne se sont pas bousculés. Rien de la cohue de bêtes en rut. Ils sont venus comme des hommes qui avaient attendu des semaines et qui comptaient bien prendre jusqu'à l'aube pour rattraper chacune d'elles.

Lucas a commencé par les lacets. Un par un, sans se presser, en tirant sur chaque nœud comme on défait une corde de halage, et j'entendais le cuir glisser dans les œillets plus fort que le feu.

Le lin a cédé sur mes épaules. L'air froid de la pièce m'a mordu la peau, puis la chaleur de l'âtre est venue lécher le même endroit, et j'ai frissonné deux fois pour la même raison.

Il a fait tomber la chemise.
Puis la jupe.
Puis il s'est reculé.

Et je suis restée là, nue au milieu des peaux de bêtes, devant sept hommes encore habillés.
Toute ma vie, on m'avait couverte. De soie, de dentelle, de corsets, de regards qui détournaient les yeux.

Ce soir-là, personne ne détournait rien. Sept regards sur moi, lents, lourds, sans honte. Je sentais chacun d'eux comme une main.
Sur mes seins, qui se dressaient sans que personne les touche.
Sur mon ventre. Entre mes cuisses, où j'étais déjà trempée et où je savais qu'ils le voyaient.

Sur le banc, quelqu'un a défait sa ceinture. Le cliquetis de la boucle a résonné dans tout mon ventre. Gaspard avait les yeux grands ouverts, pour une fois. Hugo respirait par la bouche.

J'ai écarté un peu les jambes. Juste pour voir ce que ça leur ferait.
Ça leur a fait quelque chose.

Lucas est revenu à genoux. Il a posé sa bouche au creux de mon épaule, puis plus bas, sous mon sein, là où la peau est si fine qu'on y sent battre le cœur, puis le long de mon ventre, en goûtant, en prenant son temps, comme on suit une ligne de sève sur l'écorce.
Sa barbe me griffait. Sa langue réparait derrière.

Thomas s'est agenouillé dans mon dos. Je sentais sa chaleur avant de sentir son corps, cette chaleur de bête qui a fendu du bois toute la journée. Il a pris mes deux poignets dans une seule de ses mains. Il n'a pas serré. Il a attendu.

Je me suis renversée contre lui, la nuque sur son épaule, et je lui ai soufflé à l'oreille :

— Oui. Tiens-moi.

Alors il a serré. Et quelque chose en moi, quelque chose qu'on avait lacé serré depuis l'enfance, a lâché d'un coup.

Lucas a écarté mes cuisses avec ses épaules. Il a regardé, d'abord. Longtemps. Puis il a posé sa langue sur moi, à plat, lente, de bas en haut, et j'ai cru que la pièce basculait.

Il me buvait comme on boit à une source après une journée de coupe, sans hâte, avec une application presque religieuse, et chaque fois qu'il revenait sur mon clitoris je me cambrais contre la poigne de Thomas, qui ne lâchait rien.

— Ne t'arrête pas, je lui ai dit. Si tu t'arrêtes, je te tue.

Il ne s'est pas arrêté.

Puis les autres sont venus, et j'ai perdu la carte.
Une bouche sur ma gorge qui sentait le vin, une autre sur mon sein qui suçait fort jusqu'à me faire gémir, des doigts dans mes cheveux qui tiraient juste assez, des paumes calleuses rugueuses comme de l'écorce sur mes hanches, sur mes fesses, sur l'intérieur de mes cuisses, et je ne savais plus à qui était quelle main, quelle langue, quel souffle, et je m'en foutais, je m'en foutais complètement, je voulais juste que ça continue.

Des queues dures et brûlantes contre mes hanches. Dans mes paumes, lourdes, vivantes, qui sursautaient quand je serrais. Contre mes lèvres.

J'en ai pris une dans ma bouche sans savoir à qui elle appartenait, sel et peau chaude, et l'homme a lâché un juron si tendre que j'ai su que c'était Julien.

— Plus lentement, j'ai dit. Là. Non. Là. Plus fort. Encore. Pas toi. Toi.

Ils obéissaient. Sept hommes de cent kilos qui obéissaient à une princesse en fuite, nue sur une peau d'ours.

Si ma belle-mère avait vu ça, son miroir aurait éclaté tout seul.

Hugo s'est approché en dernier, rouge jusqu'aux oreilles, les mains qui tremblaient. Je lui ai pris le poignet et j'ai posé sa main sur mon sein.

— Tu vois, ça ne mord pas.
— Toi si, il a dit.
— Moi si.

Sa timidité a tenu encore trois secondes. Puis il m'a embrassée comme on enfonce une porte.

Gaspard, lui, ne se pressait jamais. Même là. Il s'est allongé contre mon flanc et m'a caressée avec une paresse insupportable, du bout des doigts, en cercles lents, jusqu'à ce que je lui attrape la main pour l'enfoncer en moi, et il a souri, ce salaud, parce que c'était exactement ce qu'il attendait.

Basile a pris des notes avec la langue. Méthodiquement. Un endroit, puis un autre, puis il revenait, il comparait, il vérifiait mes réactions comme un savant penché sur une plante rare.

Quand il a trouvé, je l'ai su avant lui. Je l'ai attrapé par les cheveux pour qu'il reste exactement là, et il est resté.

Marc m'a prise le premier.
À genoux dans la fourrure, ses deux mains énormes sur mes hanches, il est entré en moi d'un seul coup de reins, profond, sans brutalité mais sans demander pardon, comme une hache qui trouve le cœur du bois du premier coup.
Le souffle m'a quittée. Je le sentais jusque dans le ventre, jusque sous les côtes. Il est resté là, immobile, enfoncé jusqu'au bout, le temps que je m'habitue, et puis il a commencé à bouger.

Thomas tenait toujours mes poignets. Julien m'embrassait, avalait mes cris, et ses doigts, les plus patients de la forêt, ne quittaient pas mon clitoris.

Une bouche sur chaque sein. Une main sur ma nuque. Des corps partout, de la chaleur partout, plus un centimètre de moi qui ne soit pas touché, pris, voulu.

C'est là que c'est arrivé.

Pas sur la bouche de Lucas, finalement. Là, au milieu d'eux tous. Ça a commencé dans les orteils, ça a remonté les mollets comme une sève qui monte trop vite, ça m'a pris le ventre, la poitrine, la nuque, et ça a éclaté.
Blanc.

Je crois que j'ai crié. Assez fort pour que les loups du coin se posent des questions. Mes cuisses tremblaient sans que je puisse rien y faire, je me serrais autour de Marc par vagues, et il a grogné mon nom comme une prière.

Puis une deuxième fois, plus tard, sous Hugo qui n'était plus timide du tout.
Puis une troisième. Je ne sais plus sous qui. Je ne voulais plus savoir.

Et puis le calme.

Le feu était tombé en braises. Quelqu'un respirait contre mon épaule. Une main me caressait les cheveux, lentement, sans rien demander. J'avais la peau qui brûlait partout où les barbes étaient passées et je n'aurais échangé ces brûlures contre aucune soie du royaume.

J'ai pensé au prince fade. À ses petites mains moites, à ses excuses, à sa façon de danser en comptant les temps. Il n'aurait pas tenu dix minutes dans cette pièce. Il se serait évanoui sur le tapis en appelant sa mère.

J'ai ri. Toute seule, dans le noir. Sept voix ont grogné pour me faire taire. J'ai ri plus fort.

On était enchevêtrés dans les peaux et les draps trempés, les membres mêlés au point de ne plus savoir à qui appartenait quelle jambe. Il ne restait plus rien de la petite princesse en soie blanche.

J'étais entière, ivre, collante de sueur et de foutre, la peau marquée de dents et de barbes. Et je ne m'étais jamais sentie aussi propre.

Le matin, le soleil a passé ses doigts à travers les volets. Pas de pomme empoisonnée, pas de nain ronchon, pas de baiser de réveil. L'odeur du café fort sur le poêle, une pièce qui sentait le cul et le bois brûlé, et un silence complice.

J'étais vautrée au milieu des peaux, le corps lourd, le sexe encore gonflé et sensible, les muscles dénoués d'une façon que je ne connaissais pas.

J'avais des marques de barbe à l'intérieur des cuisses, des bleus en forme de doigts sur les hanches, et je comptais bien les garder.

Marc me tressait une mèche en silence en me tendant une tasse fumante. Lucas, torse nu, soufflait sur la sienne en me regardant avec ce sourire en coin qui voulait dire : ce soir, on recommence. J'ai écarté un peu les cuisses sous la fourrure pour lui répondre.

J'ai pensé au château. Aux corsets serrés à vous faire tourner de l'œil. Aux silences obligatoires.

À ma belle-mère qui, à cette heure-là, devait demander à son miroir qui était la plus belle, pendant que la plus belle, encore pleine de sept hommes, se faisait servir son café au lit.

Quelle blague. J'avais échangé un palais doré contre une chaumière pleine de courants d'air, sept hommes imparfaits et une liberté qui tenait tout entière dans cette tasse brûlante.

Alors, la prochaine fois qu'on vous racontera l'histoire d'une princesse sauvée par un prince charmant puis bouclée dans un donjon par amour exclusif, demandez-vous ce qu'elle a gagné au change.

Moi, j'ai sept paires de chaussons qui traînent à l'entrée, un poêle qui gronde, et une vie sexuelle que la moitié des reines d'Europe m'envient en se touchant sous leurs jupons, la lumière éteinte.

Quant au miroir de ma belle-mère, il peut s'égosiller matin et soir. Il n'a toujours pas compris.

La plus belle, ce n'est pas celle qu'on garde sous cloche. C'est celle qui a pris la porte, et qui a trouvé sept façons de ne jamais revenir.

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ptitbit_cocue
25 octobre 2026 à 11:45
Zoom façon Google Earth,
Un clitoris criant grâce,
Devient fable prétexte
À l’assouvissement d’un rêve de femme
Pas un, pas deux, mais sept,
Sept sources de jouissance,
Une tête, imagination,
Deux mains, masturbation,
Deux jambes, bien-venus,
Un clitoris, sémaphore pour indécis,
Le vagin, volupté 
Sept sources de jouissance
Une femme
Klara_von_Leidenstadt
Photo de profil de Zoal
Zoal
25 octobre 2026 à 06:58
Donner aux protagonistes de vrais prénoms plutôt que de les définir par leur caractère est une idée brillante, petit décalage subtil qui renforce le propos. Ainsi ils ne sont pas que barbes mains galeuses et… Le reste du texte est à l’avenant, vraiment plaisant. Et j’ai souri en lisant le « Blanc. » de blanche. 
Que de cordes à ton arc…
Photo de profil de AlixC
AlixC
24 octobre 2026 à 17:28
Beaucoup aimé,  de jolies formules et un rythme bien tenu.
Photo de profil de Palavy
Palavy
24 octobre 2026 à 08:23
Superbement revisité, Magnifiquement écrit. Merci.

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