Poème
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'allumeuse — Chapitre unique · l'allumeuse
Auteure
L'allumeuse
Chapitre unique · l'allumeuse
On m'appelle l'allumeuse avec la salive au coin des lèvres, comme on nomme une faute qu'on rêve de commettre, et je sens vos regards glisser sur ma nuque, descendre le long de mon dos comme une main qui hésite, s'attarder au creux des reins là où la soie se tend. Je n'ai rien promis, j'ai seulement laissé ma peau parler.
Ma bouche est humide de mots que je ne dis pas,
je mordille ma lèvre comme on mord un fruit trop mûr,
je fais glisser une bretelle, juste une, juste assez,
pour que l'épaule nue devienne une question
et que la réponse vous brûle le ventre toute la nuit.
Je croise les cuisses lentement, je les décroise plus lentement encore,
et le silence de la pièce se met à respirer plus vite.
je mordille ma lèvre comme on mord un fruit trop mûr,
je fais glisser une bretelle, juste une, juste assez,
pour que l'épaule nue devienne une question
et que la réponse vous brûle le ventre toute la nuit.
Je croise les cuisses lentement, je les décroise plus lentement encore,
et le silence de la pièce se met à respirer plus vite.
Mon corps est une liturgie de chaleur et de sel,
mes seins se soulèvent au rythme de ma voix,
mes hanches roulent comme une vague qui sait
exactement où elle va s'échouer, et quand.
Je danse contre l'air comme on danse contre un amant,
je laisse le parfum de ma peau tracer des chemins
que vos doigts n'auront pas le droit de suivre.
mes seins se soulèvent au rythme de ma voix,
mes hanches roulent comme une vague qui sait
exactement où elle va s'échouer, et quand.
Je danse contre l'air comme on danse contre un amant,
je laisse le parfum de ma peau tracer des chemins
que vos doigts n'auront pas le droit de suivre.
Car j'aime le désir comme on aime une fièvre,
j'aime le frisson qui monte, le souffle qui se perd,
le regard qui se trouble et la gorge qui se serre.
J'allume les corps comme on allume des cierges,
pour le plaisir de la flamme, pas pour l'autel.
Mon feu est à moi, il se donne quand je le choisis,
dans des draps que je désigne, sous des mains que j'invite.
j'aime le frisson qui monte, le souffle qui se perd,
le regard qui se trouble et la gorge qui se serre.
J'allume les corps comme on allume des cierges,
pour le plaisir de la flamme, pas pour l'autel.
Mon feu est à moi, il se donne quand je le choisis,
dans des draps que je désigne, sous des mains que j'invite.
Alors appelez-moi l'allumeuse, je ronronne le mot,
je le roule sur ma langue comme un baiser volé,
je le porte sur ma peau comme une sueur de nuit chaude.
Je suis celle qui fait trembler et ne tremble que pour elle,
celle qui vous laisse le goût du manque au bord des lèvres
et qui s'éloigne, cambrée, en emportant l'incendie.
je le roule sur ma langue comme un baiser volé,
je le porte sur ma peau comme une sueur de nuit chaude.
Je suis celle qui fait trembler et ne tremble que pour elle,
celle qui vous laisse le goût du manque au bord des lèvres
et qui s'éloigne, cambrée, en emportant l'incendie.
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Commentaires ()
Immolation par les flammes du désir ? Jetons-nous aux feux des ces mots si bien dits.
Certains feux ne détruisent rien, ils révèlent seulement ce qui couvait depuis longtemps. Alors oui, jetons-nous dans les flammes, les mots brûlent mieux quand on est plusieurs à les lire. 🔥
Le lecteur comme comburant dont les mots seraient l’essence
Et l’âtre, théâtre dévorant
Où se perdraient les sens.
Vivement ton prochain brasier
Je m’y brûlerai en soufflant