Poémes en hommage à une amante perdue
Chapitre 1
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Poémes en hommage à une amante perdue — Chapitre 1

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Emil
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Poémes en hommage à une amante perdue

Chapitre 1

SELFIE
Sur la route de l'angoisse
Sous une pluie battante,
Sans arrêt je rêvasse
A tes charmes, mon amante.
Hier soir, sans ambages,
Tu m'as donné à voir,
Après quelque ramage,
Tes charmes dans le noir.
Pile puis face, je t'ai mise ;
Comme dans un tourbillon,
Sans vergogne, je t'ai prise,
Tes sens à l'abandon…
Tu me manques, je le dis
D'un amoureux texto.
Et mande ton effigie
Comme matinal cadeau.
Tu m'objectes être nue,
Le corps soumis aux flots,
D'une douche bienvenue
Après de tels travaux.
Lorsque j'insiste à peine,
Voici qu'avec panache,
Tu m'envoies pour ma peine
Un MMS bravache.
Un selfie plein de grâce
Montre ta nudité,
Affirme ton audace
Et ta témérité.
Ton sourire polisson
S'y fige dans un trouble
Dont je sens l'émotion
Et mon plaisir est double.
Tes trésors exposés
Se déclinent quasi lisses,
Depuis tes seins dressés
Jusque dans tes abysses.
Je baise tes reliefs
Dessus la froide vitre
Et ne fais point grief
De n'être que bélître.
Tu me réjouis taquine
Et m'émeus à la fois.
Oh toi, jolie coquine,
Tu ne laisses pas de bois.
Au comble du plaisir
J'accepte le serment,
De te voir à loisir
Provoquer mon tourment.
Demain, d'autres défis
Occuperont nos jours,
Émailleront nos nuits,
Nous troubleront toujours.
CONFINEMENT
A soigner mon amour malade
J'ai perdu mon amour lointain
Ainsi se fredonne la balade
D'un polyamour incertain
J'ai décidé de m'enfermer
Aux fins de fuir la pandémie
Peut-être bien me confiner
Pour mieux  soigner la maladie
Qui envahit mon univers
Et bouscule toute ma vie
Depuis un bon nombre d'hivers
En anéantissant ma mie
Mais mon autre amour se révolte
Et revendique mon attention
Toute son énergie virevolte
Aux accents de cette affection
Et de sa jalousie m'impose
Une exclusive relation
Qui ne connaîtrait nulle pose
Et s'exprimerait à foison
Soutiendrait une juste cause
En une indicible passion
Ou peut-être sévirait, si j'ose,
En un rituel de possession
Qui ne saurait, je suppose,
M'engager plus que de raison
Alors amours ne demandez
Que ce que l'on peut vous offrir
Au risque de vous condamner
A inutilement souffrir
C'est ainsi que va à loisir
La complainte du confinement
Qui, au-delà du plaisir,
Incline au renoncement
JALOUSIE
Aujourd'hui j'ai perçu ce sentiment terrible
Dans ta manière d'oser ainsi me provoquer
Quand ta jambe coquine est venue caresser
La mienne sagement rangée dessous la table
Je m'étonne car jamais lorsque nous sommes seuls
Tu ne laisses apparaître le moindre sentiment
Et me laisse angoissé affronter le tourment
De mon amour blessé qui de ton cœur s'isole
Souvent lorsque je dis à d'autres mon attention
Je sens de ton dépit la brutale pression
Ton ironie me heurte autant que tes non-dits
Et de tes mots en creux mon angoisse se nourrit
De m'aimer tu ne cesses de cacher le possible
Comme si tu avais fait serment dessus la bible
De torturer l'amant qui oserait prétendre
Dans tes bras retrouver le beau chemin du tendre
Déjà tu m'avais dit ton désir ce beau soir
Lorsqu'une autre présente t'empêchait de me voir
Étonné, je ne sus naïvement déchiffrer
Ce qui à cet instant te faisait tant rêver
Jusqu'à ce que inquiet un jour je réalise
Que l'envie constituait le moteur de tes sens
Laissant la jalousie déployer sa puissance
Et l'amour se figer au fond de sa banquise
Par pitié, mon aimée, cesse d'imaginer
Qu'un amour exclusif je puisse te donner
Que mon admiration pour tout ce que tu es
Puisse encore s'exprimer sans réciprocité
CONTRÔLE
En quête d'absolu je ne sais que penser
de ta grande habitude à ne rien exprimer
lorsque mes doigts avides à fouiller tout ton corps
à Cythère jamais ne te mèneront au port.
Alors je me déchaîne et mets tout mon savoir
à faire vibrer tes sens, à t'obliger ce soir
à donner de la voix, laisser venir les larmes
et céder à l'amour, te priver de tes armes.
Mais tu résistes en diable et ne veux exprimer
ces mots doux qui sauraient ta passion révéler.
Tu ne dis nul amour, tu ne dis nul désir,
jamais ne m'encourage à ciseler mon plaisir.
Tout juste consens-tu à aider de tes gestes
ma jouissance qui souvent ne sera pas de reste.
Je te dis mon amour, je te dis mon désir,
et dois me contenter d'un aimable sourire.
De grâce mon amie, exprime ton émoi,
et dis-moi de mots crus ce qui te plaît en moi.
DRAGUE
Il est marié et elle est libre.
Il est heureux, elle est envieuse.
Il la trouve belle, elle le désire.
Il lui résiste, elle le provoque.
Il aime ces moments équivoques.
Aucune suite à son doux regard,
pas plus qu'aux baisers appuyés,
ou à une caresse sur la joue,
ou une main serrée en douceur.
Au naïf sûrement il joue,
comme si d'elle il avait peur.
" Il va falloir flatter sa cuisse
dès que je suis à ses côtés,
ou bien lui peloter les fesses
lorsque je le serre dans mes bras
pour un court moment de tendresse.
Sûr, il ne comprendra pas !
J'ai essayé, mais rien n'y fait .
Peut-être la main au panier,
ou un bon baiser sur la bouche,
ou bien de la peau nue je touche,
dès que ce sera l'été
et qu'il sera plus dénudé.
Souvent je lui raconte mes peines
et me blottis dedans ses bras.
Mais il me caresse à peine
et ne voit pas ce qu'il perdra
à ignorer tout mon désir
à fuir ainsi mon bon plaisir.
Ça y est, je me suis décidée :
le violer est la solution
car c'est la manière rêvée.
Je vais l'envahir sans façon,
une main dedans sa culotte
et une sur son croupion."
Finalement, elle fait bien pire,
car à la première occasion,
en l'occurrence une morsure
de chien, il est inconscient.
Voilà un joli prétexte
pour explorer le polisson.
Elle l'allonge doucement dans l'herbe
et déboutonne sa chemise
pour lui dégager la poitrine.
Elle lui défait sa ceinture
et dégrafe sa braguette
pour supprimer toute pression.
Sur son bas ventre, intéressant,
ainsi que ses petites fesses,
elle le caresse, le réanime,
et en même temps le déshabille.
Nu comme un ver il se réveille
au comble de l'émotion.
De tout son corps elle s'occupe,
demi groggy, vraiment passif,
il se soumet à ses caresses
l'aide à entrer ses mains partout
sur ses tétons entre ses fesses
autour de son phallus itou.
Comment savoir si son réveil
est dû au soin qu'on prend de lui
ou à l'excitation des caresses
sexualisées, je vous l'assure,
et pénétrantes à souhait ;
pour compenser la frustration.
A son éveil, il la culbute,
trousse la toilette légère
et la jette au milieu du champ
avec les frêles sous-vêtements.
Dès qu'elle est nue, il la fouraille,
il la pétrit, il la transperce,
au point que son corps oblong,
couché dans l'herbe, se déploie,
comme s'il était très diminué
à force  de n'être point  désiré.
Encore KO, il se décide
enfin à faire ce qu'elle souhaitait.
Et de partout il la pénètre,
au point qu'elle crie et se débat.
Il la pétrit avec rudesse,
chahute ses seins et puis ses fesses.
Superbe instant d'éternité,
pour celle qui tant l'espérait !
Voilà, la jouissance attendue
se manifeste n'importe où
alors que l'objet du désir
n'est même pas en bon état
et que son sexe autonome
fait ce qu'il veut, j'en suis béat.
Pour ce moment de grand plaisir,
elle avait longtemps travaillé,
et c'est une stupide morsure
qui l'a fait bien défourailler,
souiller son cul, violer sa bouche,
et baiser son sexe à ravir.
S'ils en restaient vraiment là,
elle garderait un souvenir
ému et vraiment fantastique,
car elle ne put toute une semaine
toucher ses seins, poser ses fesses
et encore moins tâter sa chatte.
Ils ont pourtant remis le couvert,
mais sans une telle intensité.
Un lit bateau ne vaut jamais
l'herbe qui pousse au pied de l'arbre.
Quant à la table de la cuisine
elle n'en a même pas la douceur.
Ils se quittèrent bons amis
sans rancune pour les ratages.
Car la première fois qu'il la prit
c'était parfait par inconscience.
Comme quoi les meilleurs amants
sont, le plus souvent abrutis.
CLAIR DE LUNE
Merci de ton offrande,
O Vénus callipyge,
Qui soudain dans la chambre
Ton joli cul érige
Et dévoile tes trésors,
Tête baissée, fesses en l'air,
Prête à la petite mort,
Ton joli cul ouvert.
Lucifer guide ma main
Qui soudain en perfore
Les accueillants ravins,
Bienheureux Nicéphore,
Les emplit de désir,
Les possède à l'envi,
Te bouscule à loisir
Et t'inonde de vie.
Soumise mais maîtresse
Ton plaisir tu cisèle
Et t'impose traîtresse
En naïve pucelle ;
Ébloui et candide,
Je me laisse abuser ;
De ton désir avide,
Je crois tout contrôler.
Mais quelle satisfaction
De laper ton intime,
Et de ta séduction
Me sentir la victime ;
Tout ton corps est à moi,
Livré, totalement zen,
Je peux au bon endroit
Infiltrer ses avens.
J'aime tes petits seins
Et ton cul de déesse,
J'apprécie en chemin,
La douceur de ta fesse,
Tes mollets bien galbés,
Ton petit pied romain,
Tes jolis bras musclés,
La finesse de ta main.
J'aime bien le toucher
De mon sein sur ton dos
Qui sans se déplacer
Te caresse la peau.
Toujours plus agissante
La vigueur de mes doigts
Entre douce et puissante
N'ignore aucun endroit.
J'érige ton mamelon
Et masse sans vergogne
Ton petit ventre rond
Que, sans fin, je besogne ;
J'enserre ton visage
De mes mains malhabiles,
Embrasse  tes lèvres sages
Et ma bouche jubile.
De tes cuisses écartées
Je perçois le langage
Et lors d'un long baiser
Mon esprit fait naufrage.
Ton petit nez mutin
ton oreille bien ourlée,
Et tes lèvres carmin
Je chéris d'embrasser.
Comme Sardanapale
Au feu de ton bûcher,
Mon énergie vitale
Je te laisse consumer ;
De bonheur, il est vrai,
Je dirais même d'extase
Lorsque mon verbe haut
Se repaît de l'emphase.
LYSIS vs ÉROS
Dans la pénombre monacale
nous devisons gaiement
passionnés de syntaxe
et de mots inconnus
découvreurs innocents
d'une vie qui commence
si complices
et pourtant si lointains...
Odalisque et penseur
face à face...
À peine distants
d'une ruelle...
Ton esprit primesautier
qui souvent me captive
aujourd'hui m'enthousiasme.
Ton apparence si sage
ton geste mesuré
ton sourire enfantin
me paraissent désirables...
Je t'entends
te regarde
te respire et t'effleure.
Mon cœur s'affole...
Ne rien montrer!
Je me penche vers toi
je te frôle à loisir
te caresse en pensée...
Quand ma bouche légère
rejoint enfin tes lèvres
je hume longuement
ces fragrances qui m'enivrent...
Communion des esprits
attraction réciproque
de deux êtres aimantés
qui doucement s'unissent
s'approchent et se saisissent...
Étroitement serrés
nous ne sommes plus qu'un...
Fulgurance du plaisir
sensation d'absolu
rare félicité
je nous sens fusionner...
Je suis devenu toi
je m'égare
et me perds.
Tendres élans
baiser donné
sublime instant d'intimité...
Puis soudain perturbé
par l'hyménée si proche
à nouveau de Platon
je redeviens disciple...
De Lysis ou d'Éros
il faut choisir le charme
oublier sa parole
ou bien tout s'interdire...
Accepte cet aveu :
malgré les apparences
je t'aime vraiment
mieux que bien...
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Ced67220
5 mai 2023 à 12:28
Très très beau bravo bravo
Soyez respectueux
Répondre
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pierheim
29 avril 2023 à 20:56
Au moins de jolis textes qui changent des habituelles histoires. Les inspiratrices peuvent être remerciées.

Un peu de Brel pour la route...

Adieu l’Émile, je t’aimais bien
Adieu l’Émile, je t’aimais bien, tu sais
On a chanté les mêmes vins
On a chanté les mêmes filles
On a chanté les mêmes chagrins
Adieu l’Émile, je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j’pars aux fleurs, la paix dans l’âme
Car vu qu’t’es bon comme du pain blanc
Je sais qu’tu prendras soin de ma femme

Et j’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
J’veux qu’on s’amuse comme des fous
J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse

Quand c’est qu’on m’mettra dans l’trou ?

=)

PM
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
29 avril 2023 à 19:01
Merci pour ces beaux éclats de poésie !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Coriandreman
Coriandreman
29 avril 2023 à 18:03
C'est magnifique. Merci.
Soyez respectueux
Répondre

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