Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Derrière la porte — Chapitre 4 · Quand les règles ne sont pas respectées
Auteurs
Derrière la porte
Chapitre 4 · Quand les règles ne sont pas respectées
Toutes nos visites au sauna ne se sont pas déroulées aussi agréablement que celles que je viens de raconter.
Nous avons aussi connu des moments décevants, parfois franchement désagréables. Non pas parce que nous regrettions nos choix, mais parce que certaines personnes semblaient oublier une règle pourtant élémentaire : le libertinage n'autorise pas à faire n'importe quoi.
La soirée des vingt ans
Je me souviens notamment d'une soirée organisée pour les vingt ans du sauna.
Il y avait beaucoup de monde et une ambiance de fête. Ce soir-là, nous avons fini par faire connaissance avec un couple nettement plus âgé que nous.
Avec le recul, je pense que Léa souhaitait surtout me faire plaisir en tentant une expérience avec un autre couple. C'était une possibilité dont nous avions déjà parlé, mais qui ne s'était pas encore présentée de cette manière.
De mon côté, je dois reconnaître que ce couple ne m'attirait pas particulièrement. Pourtant, nous avons décidé d'essayer.
Nous nous sommes installés ensemble et avons commencé à échanger quelques caresses. Léa et moi caressions la dame, une dame très forte. Alors que je suggérais à Léa de lui prodiguer un cunni, ses yeux me firent « non ». Elle me glissa, sans équivoque :
— Elle pue de la chatte.
Je me contentais de doigter la dame prudemment, bien refroidi par le commentaire de Léa. Alors que celle-ci voulait me sucer, j'enfilais un préservatif, ce qui suscita un commentaire :
— Merde, j'aime pas le plastique.
Ambiance.
Puis les choses ont pris une tournure inattendue.
Léa s'était positionnée en levrette pour poursuivre la rencontre avec l'homme. Elle s'est alors aperçue qu'il allait commencer un rapport sans préservatif.
Elle l'a immédiatement arrêté.
— Non, ce n'est pas possible. Il faut mettre un préservatif.
— Oui, oui, je vais le mettre, a-t-il répondu.
— Oui, oui, je vais le mettre, a-t-il répondu.
Nous pensions que les choses étaient claires.
Mais lorsqu'il a voulu recommencer, Léa s'est rendu compte qu'il n'avait toujours pas mis de protection.
Cette fois, je suis intervenu à mon tour.
— Mais non ! Il faut mettre le préservatif !
L'homme a alors répondu, comme si nous ne comprenions rien :
— Bah, c'est bon, je l'ai !
Et il nous a montré le préservatif qu'il tenait… dans sa main.
Léa lui a rétorqué :
— Non, mais c'est sur ta bite qu'il faut le mettre !
La situation aurait presque pu prêter à rire si elle n'avait pas été aussi déplacée.
Nous avions clairement exprimé nos conditions. Il avait prétendu les accepter, avant de les ignorer à deux reprises.
Nous avons donc immédiatement mis fin à la rencontre.
Ce n'était pas une simple maladresse ni un malentendu. Il avait essayé de passer outre une limite explicitement posée, alors même que Léa venait de lui rappeler une première fois. Et ce, de manière déloyale.
On a continué un peu. Et la seule avancée de cette soirée s'est déroulée dans le hammam.
Nous étions serrés comme des sardines tellement il y avait de monde. Nous étions collés à un couple, près de l'entrée. Nous avons parlé un peu, notamment de notre mésaventure. Puis, voyant que Caroline se laissait caresser par d'autres alors qu'elle était face à son homme, nous nous sommes enhardis.
Avec Léa, nous avons caressé ses seins et son sexe. Et un couple rigolo s'est pointé. La soixantaine, de bonne humeur. La dame s'est plantée devant moi et s'est moquée de mon manque d'initiative envers elle. J'ai rétorqué que c'était du respect, que j'y allais doucement pour vérifier le consentement.
— Tu l'as, mon consentement, t'inquiète pas.
J'ai caressé délicatement ses seins. Elle m'a empoigné vigoureusement la bite. Puis elle s'est agenouillée pour me sucer.
— Attendez, faut un préservatif, ai-je dit.
— Mais t'inquiète, je suce, mais tu me prendras pas.
— Non, mais même pour ça.
— Mais t'inquiète, je suce, mais tu me prendras pas.
— Non, mais même pour ça.
Je regardais Léa du coin de l'œil, guettant une réaction de jalousie. Elle s'occupait des seins de Caro et se frottait à elle.
Pendant ce temps-là, je savourais de me faire sucer. J'ai fini par jouir dans la capote.
Cette soirée nous a laissé un souvenir amer. Elle nous a aussi confortés dans une conviction : peu importe l'âge, l'expérience ou les apparences, le respect n'est jamais acquis.
Le spectateur qui ne voulait pas comprendre
Une autre fois, nous étions au sauna sans avoir trouvé de partenaire avec lequel nous souhaitions partager un moment.
Cela ne nous empêchait pas d'avoir envie de profiter des lieux, simplement tous les deux.
Nous nous sommes installés dans la pièce équipée du sling. Elle avait toutefois une particularité : elle était ouverte, et les autres visiteurs pouvaient facilement y entrer.
Un homme s'est approché.
Nous lui avons expliqué gentiment que nous souhaitions rester seuls et lui avons demandé de ne pas entrer.
Il n'y avait pourtant rien d'ambigu dans notre demande. Mais la pièce n'avait pas de porte, juste un simple rideau.
Mais cet homme semblait incapable de respecter cette limite. Malgré nos remarques, il revenait et pénétrait dans la pièce.
Ce qui aurait dû être un moment de complicité entre Léa et moi devenait désagréable. Nous avions constamment l'impression de devoir surveiller sa présence et de répéter une consigne pourtant très simple.
Nous avons finalement décidé de changer d'endroit et de rejoindre un coin câlin, dans l'espoir d'être davantage tranquilles.
Mais notre visiteur obstiné n'avait toujours pas compris.
Il s'est installé juste à la limite de notre espace, pour continuer à nous regarder.
Sa présence insistante finissait par gâcher le moment.
Ce n'était pas le fait d'être observés qui nous dérangeait nécessairement. Dans un sauna libertin, le regard des autres fait parfois partie de l'ambiance, et nous pouvions nous-mêmes l'accepter lorsque nous en avions envie.
Mais cette fois, nous avions expressément demandé à être seuls.
La différence était là.
Nous n'étions pas venus pour satisfaire la curiosité de tous les visiteurs. Nous étions venus pour vivre les expériences que nous choisissions, avec les personnes que nous choisissions.
Et parfois, notre choix était tout simplement de rester ensemble.
Ce que certains semblaient avoir beaucoup de mal à comprendre.
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