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✦ Golfecharnel Le libertinage se raconte XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le libertinage se raconte — Chapitre 3 · Lewis

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Golfecharnel
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Le libertinage se raconte

Chapitre 3 · Lewis

Dans le libertinage, aucun fantasme n'est tabou, et la seule limite à sa réalisation, c'est le consentement des personnes impliquées.
Parmi les fantasmes qui nous traversent tous, plusieurs reviennent régulièrement. Ce sont des clichés qui nous viennent finalement de la culture dans laquelle nous sommes imprégnés. Mais ce n'est pas nécessairement parce qu'un fantasme est un cliché qu'il est inintéressant de l'explorer.
Dans le précédent récit, je précisais que nos complices, Tatiane et Antoine, étaient métisses sans y accorder aucune autre forme d'importance dans la suite du récit, et d'ailleurs ça n'en avait pas.
Mais lors d'un trio qui a précédé, l'origine africaine de notre complice était clairement le point de départ de cette rencontre.
Je peux démarrer cette histoire par une discussion entre Marie et moi après une partie de jambes en l'air. Je lui ai demandé si elle avait un fantasme qu'elle souhaitait m'évoquer. Son visage s'est éclairé d'un sourire : « un black ! »
La discrimination raciale ou ethnique est proscrite dans l'exercice des droits, dans l'accès à l'emploi, au logement, aux études, et sûrement d'autres choses. Mais pour ce qui est du consentement à partager des relations sexuelles, il n'y a aucune règle, et nous avions bien vu l'un et l'autre sur le site échangiste que l'origine ethnique pouvait être un critère de sélection des recherches.
Pour une fois, Marie s'est impliquée plus personnellement dans cette recherche, elle fantasmait sur un cliché d'un mec black bien bâti, et c'est bien ce qu'elle a trouvé. Il s'appelait donc Lewis, vingt-cinq ans, (soit quinze de moins que Marie à l'époque), musclé, beau gosse, disponible, motivé par les courbes de Marie, volontaire pour un plan à trois, et résolument noir. Pour l'anecdote, afin de parfaire les préjugés, le jeune homme était fâché avec l'orthographe à un point tel qu'assez rapidement Marie me rendit l'ordinateur « il ne faut pas que je continue de discuter en tchat avec lui, je ne vais plus avoir envie ». C'est donc moi qui ai finalisé la partie virtuelle de cette prise de contact. En dehors de son orthographe aléatoire, la discussion avec lui était fluide et j'ai été rassuré d'avoir comme interlocuteur quelqu'un de très mature, et bien câblé. Il a été remarquable dans l'organisation de notre première rencontre tous les trois. Il nous a conviés dans un parc en début d'après-midi pour prendre un verre dans un café et laissait la possibilité de poursuivre la journée dans un appart'hôtel à proximité dont il s'est chargé de la réservation.
La phase de prise de connaissance au café s'est très bien passée, Marie était séductrice tout autant que séduite par le jeune homme qui lui faisait face. Il a confirmé l'impression qu'il m'avait laissée : quelqu'un d'intéressant, sympathique, conscient de son sex appeal mais sans non plus montrer de l'arrogance, sincère dans le désir qu'il éprouvait pour Marie. La décision de se rendre à l'appart'hôtel ne fut pas longue à prendre.
Ce souvenir aurait été presque fade sans une péripétie qui faillit bien compromettre le déroulement de ce scénario un peu trop idéal. Le jeune homme nous invitait et avait prévu de régler l'hôtel en liquide, mais en milieu d'après-midi, il n'y a pas de réception physique et seulement une borne avec carte bleue, que bien évidemment il n'avait pas. Pendant un bon quart d'heure, Lewis a cherché une solution tentant d'appeler sans succès le numéro inscrit sur la devanture. J'ai proposé de régler la chambre avec ma carte bancaire, Lewis me remboursant alors avec l'argent qu'il avait. Cette péripétie somme toute anodine avait toutefois perturbé Marie. Avec le recul, ce n'était pas si anodin : patienter sur un parking de zone d'activités, l'échange d'argent, tout cela envoie des signaux négatifs à l'inconscient. Dans l'ascenseur, j'ai senti son regard inquiet et mal à l'aise. Ayant franchi la porte de la chambre, elle serra ma main et me dit « désolée, je ne vais pas pouvoir ».
La réaction de Lewis fut impeccable : aucune frustration ne transparaissait, mais tout au contraire une empathie totale. Nous avons rassuré Marie tous les deux, qu'elle était la seule reine de ce moment, que toute décision lui revenait sans discussion, et que cette décision serait la bonne. Il n'y aurait rien de pire qu'elle agisse pour une autre raison que celle de se faire plaisir. Elle avait le droit (et même le devoir) de ne penser qu'à elle et à ce qu'elle ressentait.
Marie a repris son souffle, nous avions une heure de route pour rentrer chez nous, et elle décida d'aller prendre une douche pour se détendre de ces émotions avant le retour. Nous étions dans une chambre organisée en duplex : les toilettes, une pièce de vie et une kitchenette au premier niveau ; la chambre et la salle de bain à l'étage.
Marie est montée, je suis resté avec Lewis. L'empathie dont il avait fait preuve avec Marie n'était pas feinte, il comprenait sincèrement la situation.
J'ai rejoint seul Marie sous la douche sollicitant son autorisation au préalable. Elle me l'accorda du bout des lèvres. Je l'ai caressée avec précaution comme si c'était notre première fois tous les deux. J'ai bandé, mon sexe glissait contre ses fesses et son pubis en alternance. Nous nous sommes embrassés. Elle me regarda avec tendresse : « va le chercher »
Je me suis à peine séché avant de descendre, Lewis attendait, et je lui ai dit de nous rejoindre. Si la douche était suffisamment vaste pour deux personnes, elle aurait été inconfortable à trois. C'est Lewis qui prit la place que j'occupais juste avant. Marie était rayonnante, son regard pétillait. Une transformation qui l'a rendue follement désirable.
La suite fut incroyablement sexuelle. Marie fut, comme promis, la reine au centre de notre attention, et de nos désirs. Elle a fait preuve d'un lâcher-prise total. Elle prenait les initiatives, répondait positivement à celles que nous prenions. Rien de tout ce que nous pouvions désirer dans ce contexte n'a fait l'objet d'un refus. Je m'interroge sur l'intérêt de lister nos pratiques pendant les moments qui suivirent. J'en oublie sûrement. Nous avons parcouru son corps de nos mains, nos doigts, notre bouche et notre langue. Elle nous a sucés. Nous l'avons baisée debout sous la douche. Nous l'avons baisée en missionnaire. Nous l'avons baisée en levrette. Chacun l'a baisée pendant qu'elle suçait l'autre. Nous l'avons sodomisée. Dans une forme de relais, Lewis et moi étions attentifs à ne pas dépasser le seuil d'excitation qui nous ferait éjaculer. Mais Marie subissait nos assauts coordonnés sans possibilité d'y échapper. Elle enchaînait les orgasmes et nous fit part qu'elle ne tiendrait plus le coup très longtemps. Il était temps, pour Lewis et moi, d'extérioriser le plaisir qu'on ressentait. Après une dernière chevauchée vigoureuse en levrette, Lewis retira sa queue de sa chatte, enleva le préservatif et vint se positionner devant Marie se masturbant sans retenue et se faisant sucer en alternance. Je pris sa place sans délai, la baisant avec autant de vigueur, la bite dure et bandée autant qu'il est possible. Je me suis complètement lâché verbalement. L'amour que je ressens pour Marie, s'est exprimé à ce moment-là dans les termes les plus crus : « Tu es une bonne salope ! Tu mérites de te faire mettre ! Sois chienne ! Fais le jouir ! Fais-nous jouir ! ». Ces mots ont fait gémir Marie tout autant qu'ils ont encouragé Lewis. Ce dernier nous fit savoir suffoquant qu'il allait éjaculer. Il le fit en posant une question qui resta quelques secondes sans réponse : « où est-ce que je jouis ? ». Marie ne répondit pas, je le fis : « Sur son visage ». Voir le sperme maculer sa joue me fit un effet boeuf, j'aimerais pouvoir dire que j'accélérais la cadence de mes coups de bite, mais je ne fis qu'un aller-retour supplémentaire. Je suis sorti de sa chatte et je me suis rapproché de son visage tout autant que de ma main j'approchais son visage de ma queue. « Avale » fut mon dernier mot avant d'évacuer mon sperme, la bite palpitante contre sa langue.
Nous nous sommes remis, lavés et rhabillés, heureux tous les trois de ce partage. L'après-midi touchait à sa fin, nous avions de la route et nous étions attendus pour un dîner. Marie remarqua que Lewis bandait lorsqu'ils ont échangé un baiser pour se dire au revoir. Le fait qu'elle ait volontairement posé sa main sur son pantalon a sûrement facilité le constat. Lewis se plaignit « je vais être frustré », Marie répliqua « pas forcément ».
J'ai eu un regard coquin pour tous les deux « il nous reste dix minutes avant qu'on se mette en retard ».
Nous sommes arrivés à l'heure... de justesse.
PS : Certains lecteurs ou lectrices s'étonneront peut-être que pour une histoire pareille, je m'abstienne d'évoquer la taille de son sexe et la comparaison avec le mien, je répondrai avec malice qu'il n'est pas indispensable de toujours conforter les clichés, votre imaginaire suffit amplement.
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Chapitre 4 · Les inconnus
Marie et son compagnon poussent pour la première fois la porte du Korosko, club libertin breton, un samedi soir sans programme ni contrainte. Dans la chaleur du sauna, un couple inconnu s'installe en face d'eux. Les regards s'attardent, les corps s'offrent. Ce soir-là, le désir circule librement entre étrangers — et le libertinage, comme le narrateur le pressent lui-même, ne manque jamais de réserver l'inattendu.
12 minutes
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