Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La bataille de Noël — Chapitre 1
Auteur
La bataille de Noël
Chapitre 1
Un conte de Noël : pas de saison ? Bof, passé Halloween, les chaînes d’été vont nous abreuver de films rose bonbon où une blanche colombe va se fritter grave avec un grand ténébreux qu’elle épousera à la fin au pied du sapin. Alors pourquoi pas déjà une mièvrerie du genre ici ?
Ooo000ooO
Martin avait des rêves simples : une bonne douche, un truc rapide au micro-ondes et son lit ! Dormir, encore et encore ! Une fois glissé sous sa couette, il dormirait au moins douze heures d’affilée !
En garant sa voiture de service devant son immeuble, il considéra sans aménité la façade décolorée du bloc : il y avait longtemps que la teinte orangée du départ avait fait place à un jaune pisseux et sale. Et ce ne sont sûrement pas les guirlandes accrochées par le proprio qui arrangeraient le tableau : la moitié des leds avaient grillé, l’autre moitié clignotait en hoquetant. Le petit espace vert devant l’immeuble était encombré de cannettes de bières vides, de mégots, de détritus divers au milieu desquels trônait un père Noël en plastique racorni par son âge antédiluvien. Sans doute bien plus vieux que le vrai !
— Vivement que les fêtes soient passées !
La trêve des confiseurs s’étirait. Trêve qui n’engendrait qu’un surcroît de travail pour les flics comme lui. Il avait eu son lot d’emmerdes ces derniers jours : conflits familiaux plus ou moins sanglants, braquages de supérettes. Et pickpockets en tous genres, gamins de l’Est commandités par des proxénètes retors, crève-la-faim à peine adultes et même une mémé de quatre-vingt-quatre ans, pleine aux as mais kleptomane et mauvaise comme une teigne : elle lui avait abattu son sac à main sur le crâne, sac dûment lesté des louis d’or ! Il en avait vu trente-six chandelles. Quant au voleur à la tire, le dernier du lot, il s’était révélé chat sauvage, lui réduisant en lambeaux son pardessus à grands coups de coupe-choux avant qu’une clé au bras ne l’immobilise.
Mais bon là, fin de service, c’était veille de Noël. Noël qu’il fêterait au fond de son lit, au chaud chez lui, seul et peinard. Noël qu’il ne fêterait pas, comme à son habitude : il détestait cette fête.
En entrant dans l’immeuble, il entendit des éclats de voix.
— Oh non, pas Poca !
Pocahontas, sa voisine du dessous était en train de se quereller avec un type. Poca, une sacrée nana. Serviable, toujours souriante. Intelligente, drôle. Agréable avec tout le monde. Poca, adorable petite brune.
Enfin petite ! Poca n’était pas petite en réalité ! Si on trouve petite une fille genre 1,84 m, à combien culminent les grandes ? Poca est une grande perche, carrossée comme une star de ciné ! Jambes interminables, hanches voluptueuses, taille fine, poitrine aguichante et une frimousse à faire tomber, avec son nez droit, sa bouche gourmande, ses yeux verts en amande. Pétillants.
Poca bien entendu ne s’appelait pas Pocahontas mais Serena.
Martin ne savait pas grand-chose à son sujet. Le fin limier avait juste réussi à extorquer une info : elle était indienne. Pas des Indes orientales. Indienne d’Amérique du Nord. Amérindienne donc.
Pas un scoop en fait comme info : avec ses très longs cheveux quasi noirs, ses yeux effilés, ses pommettes hautes, son front fier et sa peau relativement cuivrée, il n’y avait pas besoin de creuser bien loin pour détecter ses origines ! Quoique, l’imaginer iranienne ou indonésienne, facile, mais la penser amérindienne n’est pas la première piste à laquelle on pensera.
C’était à peu près la seule chose qu’il avait pu glaner à son sujet. Pourquoi, comment cette fille avait atterri à Reims, rien.
Il l’avait surnommée Pocahontas, rapport à sa ressemblance avec l’héroïne de Disney. Poca, c’est une star de ciné dont Martin se demandait bien comment elle avait échoué dans un immeuble aussi minable alors que ses pieds devraient fouler les plus beaux tapis des grands palaces où elle serait coursée par une foule de courtisans transis d’admiration. Comment une telle fille avait-elle pu échapper aux regards carnassiers des mecs pleins aux as, voire des producteurs de ciné ? Ou des proxos ?
Toujours est-il qu’à cet instant, Martin ne souhaitait absolument pas la croiser. Il ne rêvait que d’une chose : son lit. Quand bien même elle lui offrirait un tour gratuit dans le sien, il ne serait pas en état de profiter de l’aubaine. De toute façon, inutile de rêver, il n’avait jamais décroché le pompon de toute sa vie ! Alors, pas de bile à se faire !
Sans compter qu’elle était trouble, la petite nana : Martin nourrissait quelques doutes quant à sa profession. Martin détestait penser à cela ! Mais merde, une fille qui ne travaille pas à horaires fixes et réguliers, sort le soir bien souvent, s’absente plusieurs jours d’affilée ! Une nana toujours bien habillée, tip-top mais plutôt court et sexy, coiffée, maquillée. Une fille qui reçoit des hommes chez elle. Parfois. Une fille qui de toute évidence cherche à plaire. À aguicher. Quel que soit son métier, pour sûr, elle ne pointait pas à l’usine la madone. Il avait tenté de percer le mystère, de l’interroger, mais ses réponses étaient restées évasives et le flic en arrivait invariablement à la même conclusion : une pute !
Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir un énorme crush pour elle ! Non, en réalité, pas juste un crush, pas juste envie de la basculer jambes en l’air sur un canapé. Martin était amoureux d’elle. Sincèrement. Éperdument ! Mais bon, quand on est flic, on ne fraye pas avec ce genre d’engeance...
Si on ajoute au tableau le fait que, depuis huit mois qu’il la connaissait, la longue brune le regardait avec des yeux remplis d’admiration, l’affaire devenait incompréhensible. Il ne comprenait pas Martin, c’était dur à avaler. Lui ! Simple flic, minable, usé déjà à trente-trois ans à peine. Gris et vaguement asocial. Qu’est-ce qui motivait cette attitude de Poca ? La belle Poca...
Alors ce soir, il ne voulait surtout pas la croiser : il était prêt à stationner prudemment devant les boîtes aux lettres. Ou ressortir pour aller boire une bière dans un rade. Voire aller chez sa mère qui lui ferait à dîner avant de l’embarquer dans une chorale : on était la veille de Noël et la Josiane le traînerait sans nul doute à la messe de minuit. Lui qui détestait Noël, les chichis, les cadeaux, les paquets enrubannés, les chants mièvres. Sa mère adorait ça, elle. Poca aussi, il le savait !
Crevé, il ne se sentait pas de bouger, attendait que Poca jette son interlocuteur. Ou... le fasse entrer chez elle...
Mais deux étages plus haut, la discussion tournait à l’aigre. Du moins côté gêneur, car la jeune femme paraissait garder son sang-froid. Toujours polie. Mais le type insistait et Martin se sentit obligé d’intervenir.
En émergeant sur le palier, il découvrit l’Amérindienne, posée mais ne parvenant pas à masquer une froide colère. Elle était pieds nus, une jupe en jean (adorable), les seins moulés dans un t-shirt (époustouflant !), trop court pour cacher son nombril. Qui moulait ses seins ronds dont les tétins se dessinaient sous l’élasthanne. Les cheveux en bataille. Elle avait l’air d’une nana qui se serait rhabillée vite fait. Après l’amour.
Il se prit un énorme coup au cœur. En même temps qu’un début d’érection. Rapport aux nichons si parfaitement dessinés.
Sur le palier, le type gesticulait, suppliait. S’il était devant la porte, c’est sûrement qu’il n’avait pas pu prendre son tour ! Peut-être bien qu’au même moment, un autre lascar se prélassait sur le lit de la belle, encore ébloui par les petits soins experts de l’Indienne.
— Je t’avais dit ami-ami Daniel. Rien de plus. J’ai été parfaitement claire !
— Quand même, on a déjeuné ensemble. Tous les deux. En amoureux.
— Quand même, on a déjeuné ensemble. Tous les deux. En amoureux.
Poca lâcha un rire moqueur :
— Oui, et c’est moi qui ai payé la note !
— Mais j’allais payer !
— J’ai payé pour que surtout ce tête-à-tête ne soit PAS un rendez-vous galant !
— Serena, je pensais qu’il y avait quelque chose de spécial entre nous !
— Oh oui, il y avait quelque chose de spécial : une pizza Margarita ! C’est tout ! Point ! Maintenant, s’il te plaît, sois raisonnable, va-t’en...
— Mais j’allais payer !
— J’ai payé pour que surtout ce tête-à-tête ne soit PAS un rendez-vous galant !
— Serena, je pensais qu’il y avait quelque chose de spécial entre nous !
— Oh oui, il y avait quelque chose de spécial : une pizza Margarita ! C’est tout ! Point ! Maintenant, s’il te plaît, sois raisonnable, va-t’en...
L’homme s’approcha d’elle, la prit au bras. C’est alors que la jeune femme aperçut Martin. Le regard qu’elle lui lança ressemblait à l’expression d’une heureuse surprise en même temps qu’à un appel à l’aide : elle s’attendait à quoi ? Qu’il se comporte en chevalier blanc ? Une nouvelle fois ?
Ce qu’il était cependant totalement prêt à faire !
Le type s’accrochait :
— Je t’aime Serena !
— Moi non, dit-elle fermement. Va-t’en, lâche-moi ! Je sais pourquoi tu es ici !
— Moi non, dit-elle fermement. Va-t’en, lâche-moi ! Je sais pourquoi tu es ici !
Pas besoin de faire un dessin : Serena était super jolie et le type voulait coucher avec elle. Le gars s’accrochait de plus en plus fort à la jeune femme. Poca s’énerva cette fois :
— Tu en veux à mon argent ! Et accessoirement, à mes fesses. Maintenant, tu dégages !
Martin fut sidéré de la voir s’énerver. C’était une première ! Il s’avança alors, saisit le bonhomme aux épaules, le secoua vivement, le fit décoller du sol et le retourna vers lui. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, il dépassait le minable d’une bonne tête.
— La demoiselle t’a demandé de la laisser tranquille alors tu vas dégager illico !
Le flic sortit sa carte de police qu’il plaqua sous le nez du lourdingue. Lequel écarquilla les yeux, perdit de sa superbe et décampa vite fait ! On l’entendit dévaler les escaliers quatre à quatre. Courageux mais pas téméraire, le lascar.
C’est alors que Poca prit le bras du policier, l’attira à elle et lui colla une bise sonore sur la joue. C’était sa manie, ça : dès qu’elle lui parlait, elle avait besoin de le toucher. Et lui, ça lui foutait les poils !
— Merci, souffla-t-elle.
Martin rassembla ce qui lui restait de lucidité. Il se dégagea et murmura :
— De rien, Poca, par-pardon, Serena !
— Poca, s’exclama la jeune fille, surprise. Pocahontas ?
— Poca, s’exclama la jeune fille, surprise. Pocahontas ?
Rougissant jusqu’au cou, Martin tenta de s’expliquer.
— Excusez-moi, Serena, je suis crevé, je... Mais oui, c’est vrai que vous êtes le portrait exact de la belle Indienne de Disney.
— Ah oui ? Pocahontas ? Et pourquoi pas Lily la Tigresse tant que vous y êtes ? demanda-t-elle en riant.
— Non, Pocahontas, elle, est...
— Elle est quoi, Martin ? susurra la belle en se faisant chatte, lascivement inclinée contre le chambranle de la porte.
— Ah oui ? Pocahontas ? Et pourquoi pas Lily la Tigresse tant que vous y êtes ? demanda-t-elle en riant.
— Non, Pocahontas, elle, est...
— Elle est quoi, Martin ? susurra la belle en se faisant chatte, lascivement inclinée contre le chambranle de la porte.
Étourdi, le policier cherchait ses mots. Il s’était engagé sur une pente savonneuse.
— Elle est douce, légère comme un souffle de vent... Comme vous.
— Oooh ! C’est du compliment ça ! J’apprécie !
— Excusez-moi, je suis crevé. Bonne nuit, Serena.
— Bonne nuit ? Qu’est-ce que ça veut dire, « Bonne nuit » ? Il est à peine dix-sept heures !
— Je suis crevé, Serena, la journée a été pénible. J’ai enchaîné un deuxième tour de garde pour remplacer un ami, père de trois mômes. Journée éreintante, expliqua-t-il en se gardant de la fixer dans les yeux.
— Martin, laissez-moi vous expliquer au sujet de Daniel.
— Oooh ! C’est du compliment ça ! J’apprécie !
— Excusez-moi, je suis crevé. Bonne nuit, Serena.
— Bonne nuit ? Qu’est-ce que ça veut dire, « Bonne nuit » ? Il est à peine dix-sept heures !
— Je suis crevé, Serena, la journée a été pénible. J’ai enchaîné un deuxième tour de garde pour remplacer un ami, père de trois mômes. Journée éreintante, expliqua-t-il en se gardant de la fixer dans les yeux.
— Martin, laissez-moi vous expliquer au sujet de Daniel.
Les rouages du cerveau de Martin tournèrent à vide quelques secondes avant qu’il ne percute. Ah oui, Daniel, le type... Le « client » !
— Ne vous en faites pas, j’ai capté.
— Non ! Daniel est juste un profiteur qui en veut à mon argent. Ses serments, c’est du bidon... dont je n’ai d’ailleurs strictement rien à faire.
— Non ! Daniel est juste un profiteur qui en veut à mon argent. Ses serments, c’est du bidon... dont je n’ai d’ailleurs strictement rien à faire.
Surtout, ne pas la regarder. Sa simple présence auprès de lui, les battements de ses cils et sa main encore accrochée à son bras lui donnaient des picotements dans le bas-ventre. Son érection ne faiblissait pas. Au contraire ! Il pensa à se tourner de trois quarts mais renonça, réalisant que la bosse dans son pantalon n’en serait que plus visible. Et s’il la regardait de trop près, il était fichu.
— Vous avez réagi comme il fallait, Martin. Je ne pensais pas que votre métier était si physique !
Merde, encore et toujours ce ton admirateur !
— Bof, à cette époque de l’année, les gens deviennent à moitié fous. Je vous laisse, Serena, j’ai eu une journée de dingue. Ce matin déjà, ça a commencé par un accident provoqué par un camé bourré de semilanceatas. Une mère de famille a été blessée. Pas très gravement, mais elle s’inquiétait tellement au sujet de ses mioches.
— Et le type aux psilocybes ?
— Et le type aux psilocybes ?
Martin fronça les sourcils : elle connaissait suffisamment ces champignons pour faire la traduction des termes ? Consommatrice ? Dealeuse ? Merde ! En plus ?
— Le toxo ? Pas une égratignure. Mais heureusement, côté mère de famille, juste un plâtre, et je l’ai accompagnée récupérer ses enfants à l’école. La seule parenthèse de joie dans une journée de merde.
— Vous n’avez pas un métier facile !
— Écoutez, je n’ai pas envie de parler de tout ça. Je veux juste aller faire chauffer un truc au micro-ondes, prendre une douche et me coucher. Dormir !
— Pauvre ! Vous n’aviez pas besoin de mon esclandre. Martin, laissez-moi vous préparer à dîner. J’ai des restes de midi. Une petite assiette de charcuterie et je vous fais un gratin de pâtes. Vous ne pouvez pas refuser : c’est Noël et en plus, c’est mon anniversaire aussi aujourd’hui !
— Vous n’avez pas un métier facile !
— Écoutez, je n’ai pas envie de parler de tout ça. Je veux juste aller faire chauffer un truc au micro-ondes, prendre une douche et me coucher. Dormir !
— Pauvre ! Vous n’aviez pas besoin de mon esclandre. Martin, laissez-moi vous préparer à dîner. J’ai des restes de midi. Une petite assiette de charcuterie et je vous fais un gratin de pâtes. Vous ne pouvez pas refuser : c’est Noël et en plus, c’est mon anniversaire aussi aujourd’hui !
Goguenard, Martin lâcha une réflexion plus grivoise qu’il ne l’aurait voulu :
— Ça y est, vous êtes majeure ! On va pouvoir y aller alors !
Après quoi, il se mordit la langue.
— En fait, ça fait un moment qu’on aurait pu y aller comme vous dites ! J’ai vingt-cinq ans aujourd’hui même !
Vingt-cinq ? Merde, il lui en aurait donné cinq voire sept de moins. Mais donc, huit ans d’écart entre eux seulement. N’empêche que le flic se sentait terriblement vieux à côté d’elle.
La jeune femme affichait un air quasi désespéré.
— Je suis toute seule ce soir. Mes parents sont en croisière, mes amies réveillonnent en famille. Je n’avais personne pour célébrer ce double événement. Mais maintenant, il y a vous !
L’idée de passer la soirée avec elle lui donna l’envie de pleurer... de joie !
— Vous êtes gentille, mais je ne serais pas un compagnon très rigolo. Désolé, je file sous la douche.
— Allez-y ! Pendant ce temps, je vous prépare à dîner. Vous êtes fatigué ? On réveillonnera tôt, même pas grave !
— Allez-y ! Pendant ce temps, je vous prépare à dîner. Vous êtes fatigué ? On réveillonnera tôt, même pas grave !
Vaincu, Martin rendit les armes.
— Ok. Je prends ma douche et je redescends chercher votre plat.
— Non, laissez votre porte ouverte. Je monterai. J’insiste, ce n’est pas la première fois que vous volez à mon secours, je vous dois bien ça !
— Non, laissez votre porte ouverte. Je monterai. J’insiste, ce n’est pas la première fois que vous volez à mon secours, je vous dois bien ça !
Pas la première fois ? Ah oui, il lui avait changé sa roue un jour. Et il lui avait rouvert sa porte lorsqu’elle était sortie en laissant ses clés à l’intérieur. Pas de quoi en faire un fromage...
— Bon, d’accord, admit-il, vaincu. Je file sous la douche.
— Et vous vous changez. Et vous vous rasez un peu !
— Et vous vous changez. Et vous vous rasez un peu !
Un peu ? C’est quoi ça, « se raser un peu » ? C’est bien une réflexion de fille, ça ! L’idée le fit sourire ! Un peu ! Sacrée Poca ! Décidément, cette sauterelle l’ensoleillait avec ses remarques genre « Vous êtes formidable », « Il devrait y en avoir plus des comme vous ! », « Vous êtes un roc ». Pour un peu, il la croyait presque. Presque...
N’empêche qu’il se rasa consciencieusement après sa douche, glacée d’abord pour se revigorer, brûlante ensuite pour se fondre dans un cocon moelleux. Il se sentit vaguement ragaillardi.
Avec la cataracte de la douche, il n’avait pas entendu sa porte s’ouvrir. Il finissait de se raser et se rinçait la margoulette lorsqu’il entendit une musique de Noël. Oh non, pensa-t-il, pas ça en plus !
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