Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À jamais le premier — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À jamais le premier
Chapitre 1
Virginie se souvient, il y avait si longtemps, à l'aube de sa vie.
C’était l’été de ses dix-huit ans. Elle souffla un peu après avoir décroché une mention « Très bien avec les félicitations du jury » à son baccalauréat. Elle avait réussi à s'inscrire dans l'université de son choix et profitait de vacances bien méritées avec ses parents.
Cette année-là, ses parents, adeptes de randonnées et de vacances découvertes, avaient décidé de poser leur caravane dans la montagne pyrénéenne. Ils aimaient les campings calmes, loin des usines à touristes qui ressemblent plus à un club de vacances qu'à un camping, et ils avaient déniché ce petit camping à la ferme, à quelques kilomètres de la ville.
Pour la première fois, ses parents l'avaient autorisée à dormir dans une petite canadienne, hors de la caravane familiale. Ses deux petites sœurs n'auraient pas encore cette chance.
Pendant que sa famille finissait de s’installer, elle attrapa un des livres qu’elle avait apportés. Jamais elle ne partirait quelque part sans, au moins, trois ou quatre bouquins, et souvent, elle en achetait d’autres pendant son séjour. Assise au pied d’un arbre, elle lisait un ouvrage de vulgarisation d’astrophysique sans voir le garçon qui s’approchait d’elle.
— Bonjour, je vois que tu lis le dernier Hubert Reeves. Tu aimes l’astronomie ?
— Bonjour, je vois que tu lis le dernier Hubert Reeves. Tu aimes l’astronomie ?
Elle leva les yeux et aperçut un jeune homme de son âge, à peu près, peut-être un ou deux ans de plus qu'elle, grand, mince, ne sachant pas quoi faire de ses mains. Elle lui sourit.
— Oui, j’adore ça et toi ?
— Moi aussi ! Et j’ai même emporté mon télescope. Ici, les nuits sont bien noires et on peut observer dans de bonnes conditions. Si tu veux, un soir, on pourra regarder ensemble !
— Oh oui, bien sûr, ce serait génial !
— Au fait, moi c’est Romain, et toi ?
— Virginie...
— Je peux m’asseoir à côté de toi ?
— Oui, bien sûr !
— Oui, j’adore ça et toi ?
— Moi aussi ! Et j’ai même emporté mon télescope. Ici, les nuits sont bien noires et on peut observer dans de bonnes conditions. Si tu veux, un soir, on pourra regarder ensemble !
— Oh oui, bien sûr, ce serait génial !
— Au fait, moi c’est Romain, et toi ?
— Virginie...
— Je peux m’asseoir à côté de toi ?
— Oui, bien sûr !
Ce fut ainsi que cette histoire débuta.
Dans la journée, ils partaient chacun de leur côté avec leurs parents respectifs, mais dès leur retour de randonnée, ils se retrouvaient au pied de cet arbre. Ils discutaient de sciences, de leurs études, de leurs projets d’avenir. Lorsque la soirée était bien avancée, ils refaisaient le monde et parfois, leurs doigts se frôlaient.
Quand la fatigue devenait trop pesante, ils regagnaient leur tente respective en s'échangeant une chaste bise sur les joues. Ces bises, de soir en soir, se rapprochaient des lèvres et laissaient à la jeune femme un sentiment d'inachevé.
Les soirées succédaient aux soirées. Romain installait son télescope, les deux jeunes gens attendaient que l'instrument se mette en température avant de commencer leurs observations. Au fil des nuits, lorsque l'un d'eux avait son œil à l'oculaire, l'autre se rapprochait de plus en plus. Virginie appréciait de sentir la présence de Romain près d'elle. Elle en recherchait même le contact, frissonnant quand le corps d'un jeune homme était contre le sien.
Un soir, le baiser ne frôla plus ses lèvres, mais se posa dessus. Virginie ferma les yeux et laissa la langue de Romain s'introduire dans sa bouche. Pendant ce baiser, leurs mains exploraient leurs corps. Virginie sentait les mains de Romain s'attarder sur ses fesses à travers le petit short de coton qu'elle portait. Les siennes caressaient celles de Romain et le serraient contre elle. Elle se sentait bien enlacée par ce garçon. Il ne fallut pas longtemps pour qu'ils se retrouvassent allongés dans l'herbe, à s'embrasser fougueusement.
Cette étreinte passionnée fut interrompue par l'arrivée impromptue du petit frère de Romain, qui voulait regarder dans le télescope. Les deux jeunes gens se séparèrent d'un coup, frustrés l'un comme l'autre.
Virginie regagna sa tente avec une étrange humidité dans sa culotte, le ventre parcouru de frissons. Quand elle fut dans son sac de couchage, elle glissa sa main dans sa culotte. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait, mais c'était la première fois qu'elle le faisait en pensant à un garçon précis, et ce garçon, c'était Romain. Sa fente était brûlante et trempée, ses doigts jouaient avec son clitoris. Elle se mordait les lèvres pour ne pas gémir trop fort quand le plaisir s'empara de son corps. Elle se cambra et fut traversée par une violente décharge de bien-être. Elle s'endormit des étoiles plein les yeux, en se promettant que le lendemain, elle et Romain ne feraient pas que s'embrasser.
Romain, dans sa tente, pensait à Virginie, à ses lèvres si douces, à sa poitrine si agréable à caresser et à ses fesses potelées. Il se caressait à pleine main, sentant durcir son sexe entre ses doigts. Il respirait fort, espérant que personne ne remarquerait rien. Quand il jouit, il se répandit dans son caleçon. Il était certain que Virginie et lui feraient l'amour avant de se quitter.
Le lendemain soir, ils attendirent d'être sûrs d'être seuls avant de s'embrasser. Romain avait emmené une couverture.
— Pour ne pas avoir froid en regardant les étoiles filantes, avait-il dit à ses parents.
— Pour ne pas avoir froid en regardant les étoiles filantes, avait-il dit à ses parents.
Sa mère avait souri à cette tentative de justification. Elle avait bien vu la manière dont son fils regardait la jeune voisine. Elle espérait qu'il avait bien retenu les conseils qu'elle et son père lui avaient donnés.
— Là ! Tu l’as vue ! demanda Romain à sa jeune amie en tendant le doigt dans la direction où il avait aperçu l’objet disparaître.
— Non ! Celle-là, je l’ai ratée… répondit Virginie. Pas grave, il y en aura d’autres.
— Non ! Celle-là, je l’ai ratée… répondit Virginie. Pas grave, il y en aura d’autres.
Serrés l’un contre l’autre, emmitouflés dans la couverture, leurs mains se promenaient sur leur corps. Rapidement, la main de Romain s'égara sous le tee-shirt de Virginie et remonta vers sa poitrine. Virginie chercha la bouche de Romain avec ses lèvres.
Virginie laissait Romain lui caresser la poitrine. Elle fut même la première à retirer son tee-shirt. Maladroitement, Romain lui dégrafa son soutien-gorge après plusieurs essais. Quand il eut dénudé la jeune poitrine, il allongea sa dulcinée sur la couverture et commença à jouer avec ses seins aux tétons dressés. Virginie l'encourageait en guidant sa bouche là où elle lui procurait le plus de plaisir.
En quelques minutes, le désir de Romain fut plus fort que tout. Il se redressa et regarda la jeune fille d'un air interrogateur.
— Oui, tu peux, lui murmura-t-elle.
— Oui, tu peux, lui murmura-t-elle.
Pour lui montrer qu'elle était d'accord, elle retira seule son short et sa culotte. Personne ne viendrait les déranger dans la nuit. À la lueur de la Lune, elle vit le membre de Romain dressé. Elle savait qu'elle ne pouvait plus reculer. Elle écarta ses cuisses et attendit, avec une légère anxiété, qu'il s'installât au-dessus d'elle. Elle sentit le gland se présenter devant sa fente. Elle ferma les yeux et murmura : « Oui ! »
Romain, tout aussi inexpérimenté que sa jeune amie, pénétra lentement dans ce fourreau encore vierge. Il sentait son sexe enveloppé par une ferme douceur. Virginie soupira, puis lâcha un petit cri, mélange de surprise, de légère douleur et de plénitude. Il s'arrêta, voulut se retirer.
— Non… Reste… Continue…
— Non… Reste… Continue…
Virginie posa ses mains sur les fesses de son amant. Elle voulait le sentir pleinement dans son ventre. C'était leur première fois à tous les deux. Elle voulait que ce fût magique. Romain découvrait cette sensation de possession dans la pénétration. Il se sentait puissant. Quand son bassin entra en contact avec celui de Virginie, il recula pour entrer à nouveau. La jeune femme soupirait, elle l'accompagnait dans ses mouvements. Son ventre allait à la rencontre de ce sexe qui la remplissait. Elle s'était donné du plaisir avec ses doigts, mais avec le membre de Romain en elle, elle changeait d'univers.
Romain sentait les parois douces et tièdes du vagin de Virginie lui enserrer le pénis. Jamais il n'avait connu une sensation si agréable. Il en appréciait chaque instant, chaque pénétration. Il accélérait ses allers et retours, comme il le faisait avec ses mains quand il se masturbait le soir dans son lit. Les soupirs de Virginie l'excitaient. La tension montait et il ne put plus se retenir.
Il jouit. Il se vida plusieurs fois dans le ventre de la jeune fille, qui poussa un long gémissement. Virginie sentit que c'était fini. Romain, essoufflé, s'allongea sur elle. Elle tremblait. Son corps était parcouru de frissons. Était-ce cela, l'orgasme ? Si oui, elle voulait recommencer, revivre ce moment de plaisir.
Elle repoussa doucement son amant dont le corps pesait sur le sien. Elle regardait avec amour Romain, qui venait de lui offrir sa virginité, tout comme elle lui avait offert la sienne.
Ils s’embrassèrent longuement avant de rejoindre leurs tentes et de s'endormir avec des rêves pleins la tête.
Deux jours plus tard, les vacances finies, ils se quittèrent, non sans s'être aimés de nouveau.
En ce temps-là, d'avant les téléphones portables, d'avant les réseaux sociaux, d'avant le SIDA, les amours de vacances restaient des amours éphémères.
Virginie, quelques heures avant de quitter ce monde pour un monde que l'on dit meilleur, passait en revue les amours de sa vie. Romain n'avait pas été le meilleur amant, ni même le plus bel homme qu'elle eut rencontré, mais il resterait à jamais le premier et l'unique bénéficiaire de sa virginité.
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