Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Free use stories — Chapitre 5 · la cérémonie du quatrième samedi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Free use stories
Chapitre 5 · la cérémonie du quatrième samedi
Le lendemain.
Je me réveille nue dans le lit, délicieusement courbaturée, lovée contre le corps chaud d'un homme qui m'a aimé toute la nuit.
Ce genre de réveil est rare, figurez-vous. D'ordinaire les hommes m'utilisent sur une table, dans un couloir, au bureau ou dans une arrière salle voire dans la rue mais je ne les ramène pas chez moi. C'est donc suffisamment rare pour que je savoure l'occasion.
Je caresse le torse de mon amant endormi, mes ongles glissent dans ses poils. Il grogne un peu et bouge dans son sommeil. Ma foi, il grognait beaucoup plus fort cette nuit, je peux sûrement continuer de jouer un peu.
Profiter de ce corps, nu et sans défense, à ma merci.
Juste retour des choses.
Son sexe repose flasque sur sa cuisse. C'est, somme toute, vue ainsi, une petite chose pathétique et pourtant cette nuit elle m'emplissait de plaisirs. Ma main continue son chemin, caresse un ventre ferme et musclé. Pas façon tablettes de chocolat, ce ne sont pas là les muscles d'un ado qui passe des heures « à la salle » pour se prendre en selfie mais la musculature d'un homme fait qui n'ignore pas le travail physique.
C'est du moins ce que je me plais à imaginer.
C'est marrant, d'ordinaire je ne me soucie guère de ce à quoi s'occupent les hommes quand ils ne m'utilisent pas. Je veux dire, des ventres d'hommes, j'en ai connu un certain nombre : des musclés et des bedonnants, des poilus et des imberbes et toutes les nuances entre, j'ai rarement (jamais je crois) cherché à savoir quelle vie se cachait derrière. J'étais plus intéressée par « quel vit » il y avait en dessous. Peu me chaux que leurs muscles tiennent de la gonflette narcissique ou du labeur, souvent peu m'importe même qu'ils aient des muscles ou du ventre. Mon intérêt se situe un peu plus bas.
Là où se dirige ma main.
Il est encore un peu souple mais durcit vite au contact de ma paume. C'est une sensation agréable de le voir prendre progressivement son ampleur
Donc je ne m'intéresse pas d'habitude à la vie privée ou aux hobbies des hommes. Ils m'utilisent, prennent leur plaisir sur moi puis me jettent. Je le dis sans aigreur j'ai la même attitude vis à vis d'eux : je les laisse me prendre, j'ai du plaisir puis je les oublie.
C'est curieux pourtant ce matin je ne cesse de fantasmer sur la vie que mène l'homme qui est dans mon lit ; je le veux travailleur, intellectuel, voyageur, peut être écrivain (non, ça, ça va, j'ai donné) ou pourquoi pas diplomate. Cela me peinerait qu'il soit superficiel alors qu'en fait, seul ce que je tiens dans la main devrait compter pour moi.
Ma chatte est trempée, c'est normal. Mon cœur bat la chamade, ça lui arrive. Mais ma tête tourne sans arrêt des idées absurdes, imagine des scenarii rocambolesques…
Pour un peu j'oublierais presque que je tiens maintenant une bite à la dureté exploitable.
Presque.
Je sais que c'est moins un hommage à ma beauté qu'une réaction biologique naturelle mais bon, à cheval donné…
Je me penche et l'embouche.
Je caresse la peau douce du sac de ses couilles tandis que mes lèvres descendent sur sa tige. Ma langue joue avec son gland que j'ai décalotté à l'intérieur de ma bouche.
Je salive beaucoup.
Cela reste une pipe sage. Je veux le réveiller en douceur.
Que la première chose qu'il voit aujourd'hui soit ma tête qui monte et descend sur sa queue.
C'est peut être parce que je n'ai pas eu l'impression d'être utilisée cette nuit que j'ai besoin de romancer, d'idéaliser l'homme au bout de la bite que je suce.
Il m'a baisée bien sûr.
Plusieurs fois. Ou, plutôt, nous avons baisé car je n'étais pas vraiment passive.
Il m'a prise mais pas utilisée
La littérature du vingtième siècle a une expression un peu ridicule mais jolie : « faire l'amour ».
Il m'a défoncé la chatte. Il m'a limée, pilonnée.
Et ce faisant nous avons construit un sentiment.
Nous avons « fait l'amour ».
Un peu ridicule je vous l'ai dit.
Ha, je sens ses mains sur mes cheveux. Il va sans doute m'enfoncer sa queue dans la gorge.
Non. Il écarte mes cheveux. Il me sourit.
Un sourire tendre.
Je fond.
Je mouille, oui, mais pas seulement.
Je continue ma succion.
Longtemps.
Ses couilles sont vides, je suis bien placée pour le savoir c'est en moi qu'il les a vidées, aussi sa jouissance est longue à venir.
Mais je suis une pro, je ne me décourage pas, la persévérance finit toujours par payer.
Le sexe tendu tressaille sur ma langue et la liqueur s'écoule plus qu'elle ne jaillit.
J'avale.
Le meilleur des petits déjeuners, une queue bien dure dans la bouche et du sperme dans la gorge.
Quand j'étais étudiante, je m'arrangeais pour que toutes mes journées commencent ainsi et la plupart du temps je ne connaissais pas l'identité des gens qui éjaculaient dans ma bouche.
Ça a aussi son charme. Mais cette fois c'est différent, j'ai passé la nuit avec lui et, alors qu'il est encore là avec moi, en moi, je pense déjà à ce que je lui ferais quand je le reverrais.
Je me demande si je ne suis pas en train de tomber amoureuse.
— Bonjour.
— Pomfou.
A regret je retire son sexe encore dur de ma bouche et le colle, plein de salive, contre mon visage.
— Bonjour, tu as bien dormi ?
— Ce n'est rien comparé au réveil. Merci.
— De rien ça m'a fait plaisir. Tu veux du café ? Oui ? La cuisine est là. Tu m'en prépare un aussi j'ai un fort goût de bite dans la bouche je ne sais pas pourquoi. »
Je me lève et vais dans la salle de bains sans fausse pudeur. Pourquoi faire ? Il m'a déjà vue nue et je compte bien lui montrer prochainement les recoins qui lui auraient échappés.
Je prends une douche rapide pour laver la sueur de nos ébats. Peu de sperme sur ma peau, il a joui surtout dans mon vagin et un peu dans ma bouche. Rien dans les cheveux : le shampoing est vite expédié. Je ne veux pas le laisser trop longtemps tout seul car il risque de tomber sur ma ravissante mais envahissante colocataire/amoureuse.
Trop tard, j'entends des voix qui viennent de la cuisine. Noémie l'a trouvé.
« - Bonjour ?
— Bonjour.
— Et vous êtes ?
— Hector. Enchanté. »
Donc il s'appelle Hector. Bon, tant pis, le reste est sexy.
Je me précipite dans la cuisine toujours dans le plus simple appareil, je me suis à peine séchée. Noémie est assise à la petite table en formica, elle boit une tasse de tisane. Elle porte juste un grand T-Shirt informe orné du logo d'un obscur groupe de Rock.
Hector (je vais m'y habituer) aussi nu que moi prépare un café qu'il me tend galamment.
« - Donc tu t'appelles Hector, moi c'est Sophie.
— Oui je sais.
— Sophie tu dégoulines. Tu fous de l'eau partout.
— Ça pourrait être pire, crois moi. Donc Hec. Tu fais quoi… (je vais quand même pas lui demander ce qu'il fait dans la vie ? C'est d'un bateau ! Et puis on est sensée demander ça avant de se faire démonter, non?) Tu fais quoi après ?
— Et bien il faudrait que je passe chez moi avant d'aller au travail. Me laver et me changer.
— Tu travailles le samedi ?
Le ton de Noémie est incrédule, presque agressif. Elle apprécie moyennement d'avoir un homme nu dans sa cuisine au petit-déjeuner. Hector le ressent. Il boit son café et répond assez froidement.
— Ça m'arrive.
— Oui ben toi aussi ma belle tu travailles. Tu as une boutique à ouvrir. Moi ce matin j'emmène Diane chez le pédiatre. Et n'oublie pas ce soir.
— Oui cheffe ! Bien Cheffe !
Elle commence à m'agacer. C'est ma cuisine aussi. Ma chambre. Ma chatte. Si j'ai envie d'y ramener une bite ça ne la regarde pas. Nous buvons notre café en silence, le moment est gênant et gâche un peu ce premier matin partagé.
Je raccompagne Hector dans ma chambre. Il se rhabille et je l'accompagne à la porte.
— Qui est Diane ?
— C'est notre fille. Noémie a accouché il y a peu. Je m'excuse pour elle, elle n'est pas comme ça d'habitude.
Je réfléchis un peu à ce que je viens de dire.
— Enfin, si. Elle est souvent désagréable avec les autres mais d'habitude ça ne me dérange pas.
— Elle veut te protéger je crois.
— De toi ? Pourquoi ? Tu es dangereux ? Tu vas me faire du mal ?
— Seulement si tu en as envie.
Il pose sa main sur ma joue, tendrement, la glisse le long de mon cou. Il serre un peu. Ce simulacre d'étranglement, me procure un frisson délicieux. Son autre main s'empare de mon sein. Le malaxe, le malmène, pince le téton puis sa main descend le long de mon ventre, caresse ma toison. Deux doigts s'enfoncent dans ma chatte en fusion.
Je coule.
Noémie et sa mauvaise humeur sont derrière nous, oubliée.
Son pouce sous mon menton redresse ma tête, il approche son visage du mien, ses lèvres… ses lèvres susurrent à mon oreille :
— Tu fais quoi ce soir ?
— Je… Je…
Je ne sais pas quoi répondre. Je voudrais lui faire comprendre ce que je ressens alors que je ne le sais pas vraiment moi même. Il ne m'a pas encore sodomisée, je pourrais le lui proposer ce soir. Oui mais mon cul, tout le monde l'a déjà eu. Que pourrais-je lui dire, lui donner pour lui dire qu'il est important. Spécial.
— Je… Je me donnes.
— Je prends. Tout.
Et il s'en va. Sans se retourner, il me laisse là, nue sur le pas de la porte, la poitrine frémissante et les cuisses trempées.
De retour dans la cuisine, Noémie a la décence de paraître gênée.
— T'as été franchement odieuse, No. C'était pas cool.
— Je sais, excuse moi. J'ai mal dormi. Le bébé, tes cris. C'est pas une raison, désolée. Je vais me rattraper. Tu comptes le revoir, je suppose. Tu pourrais m'offrir à lui. Comme cadeau d'excuse.
— Oui je vais le revoir. Ce soir. Et oui ce serait bien qu'il te baise mais pas tout de suite. On est en train de construire quelque chose là, je ne sais pas encore où on va mais c'est important. Je crois. Et c'est important que tu en fasses partie mais c'est aussi important qu'on aille pas trop vite parce que je suis un peu… je sais pas… effrayée ?
— Euh, ce soir ?
— Oui, pourquoi ? Tu vas pas faire ta chieuse ?
- Ce soir c'est le dernier samedi du mois.
— Oui et alors ? … Oh merde ! C'est mon tour ? Oui, bien sûr, c'est mon tour.
Bon, comment expliquer ?
Quand nous avons ouvert notre librairie nous nous sommes trouvées face à un problème que rencontre toute patronne d'entreprise recevant du public : comment concilier la bonne gestion de votre entreprise et le fait que le dit public a un accès libre et totale à votre corps ? Pour cela nous avons fait comme tout le monde nous avons embauché une collaboratrice et l'avons livrée aux clients. Simple et efficace, la méthode a fait ses preuves. (Cf free use stories 2)
Madame la cliente est excitée par la libraire rousse au charme un peu obscène ?
« Permettez que je vous présente Mlle Claire. Désirez vous l'utiliser ? C'est une catin de compétition. »
Monsieur le client veut glisser son membre turgescent entre les lèvres de la magnifique et troublante brune qui gère les commandes ?
« Bien sûr monsieur, mais pourquoi ne pas plutôt sodomiser cette chienne de Claire ? Permettez que je la siffle. »
Claire est contente, elle payée pour ça, les clients sont contents, on le serait à moins et nous on est contente on peut bosser tranquille sans avoir à écarter les jambes toutes les cinq minutes.
Mais, mais, mais...
Mais on les connaît les hommes.
On sait que si on leur fournit de la Claire tous les jours ils vont finir par s'en lasser. Si, en plus, ils ont sous les yeux deux salopes fort juteuses et qu'ils n'ont pas le droit d'y goûter, celles ci vont devenir une obsession. Ils vont se détourner de la, pourtant savoureuse, putain et ne seront pas satisfait avant d'avoir souillé les deux chastes.
Déjà bien bandantes au départ (sans fausse modestie), intouchables nous devenons encore plus désirables.
La solution consiste donc à nous rendre, dans un cadre prédéfini et délimité, « touchables »pour être, un tout petit peu moins, irrésistibles.
Une fois par mois.
Une fois par mois l'une de nous deux est livrée aux dix (devant le succès nous avons dû passer à quinze) meilleurs clients de la librairie dans un rituel conçu pour relâcher la tension sexuelle que génèrent nos corps tout en la canalisant.
Depuis que Noémie a accouché je prends sur moi cette part de son travail, donc, ce soir, en lieu et place du rendez-vous romantique que j'espérais, je serai livrée à quinze clients en rut pour…
« - Et donc ce soir c'est… ?
— Bukkake.
— Et merde ! »
Noémie est embêtée, c'est son truc les bukkake, c'était son idée au départ. Moi j'aime pas trop ça.
« - Je pourrais peut-être l'inviter ? Dis-je d'une voix hésitante. Je me dis que s'il est là je pourrais y prendre du plaisir.
— Hector ? Mais oui carrément, il va sûrement apprécier de voir quinze inconnus te juter dessus.
Elle hésite et rajoute :
— Enfin, il POURRAIT apprécier ! Mais plus tard. Là, c'est peut être un peu prématuré pour un second rendez-vous, tu crois pas ? Et puis sans vouloir pinailler il n'a pas « mérité » sa place ce soir. Ce ne serait pas respectueux pour les autres clients. On leur doit bien ça.
— Je pourrais le rejoindre après ?
— T'es sûre de vouloir aller à une soirée romantique après un bukkake ?
— Oh fait chier ! Aide moi No ! Qu'est ce que je dois faire ?
— C'est simple, appelle le. Annule, reporte votre soirée. Dis lui que tu as des obligations, que tu avais oubliées tellement il t'a tourné la tête. C'est plus ou moins la vérité de toute façon.
— Mais j'avais tellement envie qu'il m'encule !
— Et il le fera ! Mais un autre jour. Ce soir tu dois te consacrer à ton devoir.
— Et puis ça me gonfle les bukkake ! C'est tellement ennuyeux.
—Mais les clients aiment ça. Et ça te rend si belle !
— Tu parles ! Je vais encore voir flou pendant des heures ! »
Toute la journée je n'ai pensé qu'à ça. J'ai été complètement à côté de la plaque. Claire s'en est aperçue, heureusement elle est toujours moins sollicitée les jours de « rituel », les clients se réservent pour l'événement. Elle peut donc rattraper mes bévues. Elle se demande sûrement pourquoi une traditionnelle soirée du quatrième samedi du mois me met dans cet état.
Moi je ne pense qu'à Hector.
Comment lui annoncer ?
Que lui dire ?
La vérité ? Il sait que je suis une salope, je l'ai sucé dans la rue en pleine journée sans hésitation. (cf A propos de libre accès épisode 1) Mais il y a différents degrés de salope. Je pense que tous les hommes apprécient d'avoir une petite-amie un peu cochonne qui se livre à des partouzes, mais Noémie a raison, il vaut mieux ne pas griller les étapes. Et puis si au moins c'était une partouze ! Mais un fucking bukkake ! Ou plutôt un « non fucking » bukkake.
Qu'il n'y ait pas d'erreur, j'apprécie comme tout le monde une bonne éjaculation faciale lorsqu'elle survient après une baise un peu sauvage ou après une pipe tendre et amicale.
Ou pour faire joli.
Ou pour rigoler.
Quand trois mecs vous jouissent dessus après vous avoir démontée, oui, je suis d'accord, c'est le pied. Quand cinq types vous couvrent de leur plaisir, c'est sympa.
Sept ?
Allez, il y en a un petit peu plus vous me le mettez quand même.
Oui j'aime sentir le jet brûlant m'éclabousser. Oui, j'aime sentir couler, puis refroidir le sperme entre mes seins. Oui j'aime me caresser avec cette crème si douce, à l'odeur entêtante qui m'emplit les narines.
Mais quand quinze gugusses s'astiquent tout autour de vous, SANS VOUS TOUCHER ! Pour venir, les uns après les autres, éjaculer sur vous, assise à poil au milieu… Ben arrivée au dixième c'est dur de ressentir encore un frisson.
Et quand Monsieur n° treize vient apporter sa petite contribution à mon déjà épais new coat of paint, ben désolée mais moi je ressens plus rien.
Et je m'emmerde !
Noémie ça l'éclate, elle, mais moi c'est juste pas mon truc.
J'ai hâte que cette soirée soit finie, le mois prochain je serais gang-bangué. Ça, ça va, ça j'aime bien.
Bon inutile de tergiverser plus longtemps, j'appelle Hector.
Ça sonne puis le répondeur. Je suis soulagée : ça va être plus facile comme ça. Oui je sais, parfois je suis un peu lâche.
« - Salut Hector c'est Sophie... La fille de cette nuit... Et de ce matin. Écoute je suis désolée mais ce soir ça ne sera pas possible, j'ai un empêchement. Un truc relou que j'avais oublié mais que je ne peux pas éviter. Va pas croire que j'essaie de me débiner j'avais vraiment envie de te voir ce soir, juré mais là, ça va pas être possible. On peut se voir samedi prochain ? Si tu veux, pour me faire pardonner je te laisserai me faire tout ce que tu voudras. Voila, c'était Sophie. Je t'embrasse. »
Bon c'est pas terrible mais dans mon état je pouvais pas faire mieux. J'ai pas trop bafouillé c'est déjà ça. Maintenant je peux me concentrer sur cette soirée.
A dix-neuf heures je ferme la boutique, j'avale un repas léger. Je me prépare à la soirée.
Dans l'ancien garage attenant à la librairie nous avons installé une salle avec, au centre, un matelas et autour des fauteuils, des spots éclairent la «scène» et sur les murs des écrans diffusent les meilleurs morceaux des séances passées.
Il fait un peu frais, je monte le chauffage.
A dix-neuf heure trente Claire arrive avec Élise, la fille d'une amie. Claire aura pour rôle d'entretenir la flamme des impétrants et d'organiser un peu le bazar, que tout le monde ne vienne pas au même moment apporter sa participation, par exemple. Élise se contentera de filmer puis de monter les rushs, c'est une jeune black au visage poupin et aux formes un peu généreuses, passionnée de vidéos, je lui permets ainsi depuis trois séances de pratiquer son hobby mais elle a à peine vingt ans et sa mère et moi l'avons jugée, malgré ses protestations, trop jeune pour participer autrement à l'action.
Pour concrétiser ce qui est hors limite elle n'ôtera pas ses vêtements de toute la soirée tandis que Claire ne gardera que sa culotte. Moi, bien sûr, je ne garde rien.
Vingt heures les premiers « invités »arrivent. C'est amusant de voir le soin qu'ils ont apporté à leurs tenues : costumes très formels ou tweed casual mais élégant, cravates, nœuds papillons et même une lavallière... Ils ne vont pourtant pas les garder longtemps leurs vêtements.
Certains sont des habitués d'autres viennent pour la première fois et ne sont pas vraiment à l'aise. J'accueille tout le monde d'une bise sur la joue et, quand c'est possible, d'une petite phrase aimable :
« Comment va madame ? Qu'avez vous pensé du dernier livre acheté (insérer le titre) ? Ça faisait longtemps, que devenez vous ? Votre fille a eu son diplôme ? Votre fils est majeur ? Pourquoi ne pas l'amener la prochaine fois ?»
Je ne les connais pas tous, je triche : j'ai des fiches et j'ai révisé avant. Vu l'aspect collectif de ce qui va suivre ce genre de petites attentions personnelles sont les bienvenues. Les invités se détendent petit à petit mais peu arrivent quand même à discuter entre eux (ils sont gênés les pauvres chéris). Si je n'étais pas à poil au milieu d'eux on pourrait se croire à une réunion de quartier, à un comité des fêtes.
Avant que quelqu'un ne sorte les petits fours et le mousseux j'ouvre les festivités.
Je me tiens debout sur le matelas, nue en plein milieu des faisceaux des projecteurs, les jambes écartées, les bras tendus :
— Messieurs ! Bienvenu au rituel du quatrième samedi. Ce soir vous avez été choisis pour m'honorez moi, votre hôtesse en me recouvrant de vos hommages. Si vous avez besoin d'encouragements Claire ici présente est là pour vous servir mais, souvenez vous, qu'à la fin tout doit me revenir. Élise est aussi parmi nous pour enregistrer ce moment mémorable. Une copie vous sera gracieusement envoyée plus tard. Rappelez-vous, s'il vous plaît, qu'Élise ne fait pas partie des consommables ce soir.
Messieurs c'est à vous.
Je m'agenouille sur le matelas en gardant les cuisses ouvertes le plus possible. Si ma vulve ne sera pas utilisée ce soir, sa vision ne manquera pas de stimuler mes invités et quand leur jus coulera jusqu'à mon pubis, je sais d'expérience que cela déclenchera le final.
Élise commence à filmer, Claire allume les écrans on y voit des sélections de séances passées, Noémie et son gros ventre sodomisée à la chaîne ou moi prise en sandwich. Les hommes commencent à défaire leurs cols et à frotter leurs entrejambes. Les plus pressés ont déjà ôté leurs pantalon et agrippé leur membre.
Claire passe de l'un à l'autre, distribue une caresse, un baiser. Une main épaisse se pose sur son épaule et la force à s'agenouiller. Elle ouvre la bouche. Un pénis s'y enfonce. Deux autres hommes s'approchent.
Je me pétris les seins, je me caresse les cuisses, je fais glisser un doigt le long de ma fente. Je lance des œillades incendiaires aux hommes qui me scrutent, je passe ma langue sur mes lèvres et pousse des gémissements exagérés.
Ça y est le premier de ces gentlemen s'approche de moi.
Monsieur Puilate est un habitué qui se limite aux soirées thématiques autour du sperme. Il a toujours beaucoup à partager et est un généreux donateur. Je pense qu'il se réserve exprès aussi ce n'est pas étonnant qu'il veuille si vite se libérer. Je m'attends à un volume important et je suis sûre qu'il reviendra plusieurs fois avant la fin.
Il m'agrippe les cheveux et me tire la tête en arrière. C'est inutile, je connais mon métier quand même, mais peut-être veut il simplement en profiter tant que mes cheveux sont... praticables. Il pose son gland brûlant sur mon front. J'essaie d'accrocher son regard, en vain, il a les yeux fermés, la mâchoire contractée. Il est rubicond.
Les mouvements de sa main se font plus lents, plus appuyés. Ça y est je sens un liquide chaud et gluant couler sur ma peau. Un frisson me parcourt, la soirée peut vraiment commencer.
Monsieur Puilate s'arrête plus vite que je ne l'aurais cru, son sperme me recouvre le front sur toute la largeur en une mince bande. Le jus est épais il ne va pas me couler tout de suite dans les yeux. Pour se terminer il secoue son sexe comme s'il était devant un urinoir, je sors la langue en vain, une goutte atterrit sur ma pommette les autres vont se perdre du côté de ma tempe.
Monsieur Puilate va s'affaler dans un fauteuil, Claire,bien qu'occupée, l'évalue d'un coup d'œil pour estimer le moment où ses services seront requis.
Deux types s'avancent vers moi, sabre au clair. Je ne crois pas les connaître je les appellerais donc numéro deux et numéro trois. Deux est un artiste, il se sert de son sexe comme d'un pinceau pour me décorer l'arrête du nez. La cible est petite mais monsieur est doué et l'exécution presque parfaite : un petit débordement du côté de mes lèvres est vite effacé.
La caméra d'Elise tourne sans cesse autour de moi.
Trois est plus... primaire, il me tire les cheveux en arrière (décidément, vivement qu'ils soient trop gras !) et son jet frappe la peau de ma gorge, fouette mes seins. J'ai l'impression que mes tétons vont jaillir de moi tels des missiles.
Je les remercie et tous les deux rejoignent le groupe en évitant de se regarder.
Un nouvel inconnu s'approche, il me baptise les deux joues sans un mot et repart aussitôt. Sur le bout de mon nez une goutte hésite et tombe, sur mes seins je crois.
Ah. Encore un habitué des soirées cum-fetish. M. Rotagen est un homme grand, près de deux mètres, des membres grêles aux articulations noueuses, la peau pâle, les côtes saillantes, un petit bidon rebondi et une bitte longue et fine au gland écarlate.
Tiens, il a une chaussette trouée.
Il approche son champignon de mon visage. Il ne me touchera pas, je le sais.
— Allons ma chère, ne me faites pas attendre. Vous savez ce que j'apprécie.
Je sais.
De ma main gauche je tire ma paupière vers le haut, avec trois doigts de ma main droite je tire ma pommette vers le bas. Je penche la tête en arrière, passive, docile. Il approche son gland de mon œil. Je vois le méat s'ouvrir comme une petite bouche qui halète. Le liquide blanc apparaît puis s'écoule lentement. Je ne vois plus rien.
Puis les picotements, la brûlure.
Ah le salaud !
Ah le salaud !
A chaque fois, putain !
Je ne laisse rien transparaître, bien sûr, mais il le sait, le salaud ! Il sait que j'ai mal. Sur son visage émacié les lèvres fines s'étirent en un sourire cruel.
Il a fini. Il passe son gland sur mes lèvres, ce sera notre seul contact.
Ce petit acte cruel et mesquin lui a suffit, il a épuisé son stock. Il passera le reste de la soirée à regarder les autres me souiller avec son petit rictus satisfait.
C'est l'hallali, ils viennent par deux, par trois ou tout seul amenés aux portes de l'orgasme par les lèvres de Claire et envoyés par elle déposer leur écot au pot commun.
Ils éjaculent sur ma poitrine, mon visage, dans ma bouche aussi, un peu (très peu ce n'est pas le thème de la soirée). Mes cheveux sont une masse informe et gluante. Plus personne ne me les empoigne, c'est déjà ça.
La gravité fait son effet et le sperme coule le long de mon cou, entre mes seins, sur mon ventre jusqu'à ma toison pubienne.
Sur l'écran de télé en face de moi passe un film tourné il y a trois mois, je crois. Je me vois allongée, les jambes grandes écartées. Les quinze élus de cette soirée là me prennent à la chaîne en missionnaire. Chacun leur tour ils s'installent entre mes cuisses, guident leur verge impatiente dans ma vulve.
Et me baisent.
Puis, chacun leur tour, enfoncé au plus profond qu'ils peuvent, ils éjaculent. Forcément le sperme en surplus est expulsé à chaque nouvelle pénétration et les frottements incessants, la chaleur peut-être, rend le bon jus tout mousseux. Mon bassin en est recouvert et toujours mes lèvres laissent s'écouler un flux crémeux. C'est franchement dégueulasse mais ça ne rebute pas mes baiseurs.
Et ça ne me rebute pas non plus, au contraire.
Si j'ai sélectionné cette vidéo particulière pour être diffusée juste en face de moi c'est parce que le souvenir de cette soirée est, je trouve, particulièrement émoustillant.
Je suis un sac à foutre, je le sais. J'assume et même j'embrasse ma nature. Ou plutôt, je dispose de trois sacs à foutre mais ce soir personne ne se sent de les utiliser. Cela me frustre. On m'utilise comme un chiffon sur lequel on s'essuie. La vidéo et le souvenir qui l'accompagne contribuent plus à ma moiteur intime que la vue des quinze guignols qui se pignolent en attendant leur tour pour venir me gicler dessus.
La soirée est déjà bien entamée. Je brille de partout, mon visage disparaît sous un masque blanc. Chaque nouvelle éjaculation ne fait qu'ajouter un peu d'épaisseur à la couche gluante qui me recouvre. Je ne ressens même plus les jets lorsqu'ils m'aspergent.
Je m'ennuie un peu.
Cela se termine, tout le monde ou presque est passé deux fois. Monsieur Puilate au moins trois fois, à un moment je voyais flou et ne reconnaissais plus les visages. Ni les queues.
Les derniers fidèles ont fini de faire pleuvoir les ultimes gouttes pathétiques de leur sève. Je me lève telle une putain majestueuse, une idole obscène. Le mouvement rompt la fragile inertie de mon manteau gluant, le sperme s'écoule de moi en flots qui tombent sur le matelas heureusement protégé (on en aura besoin le mois prochain). Je lève les bras (nouveau flot) et entonne d'une voix amphigourique :
« - Messieurs ! Vos offrandes ont été reçues et acceptées ! Soyez en remerciés. Rentrez en paix à présent et proclamez partout qu'ici, en ce temple du savoir, règnent deux salopes magnifiques et que vous êtes leurs dévoués adeptes. Dans une lune un nouveau sacrifice sera effectué ici même ! »
Bon, je sais, j'en fais des caisses mais j'ai bien le droit de m'amuser moi aussi et puis je trouve que ça colle bien à l'ambiance. Je ne suis pas la seule d'ailleurs car, alors que je traverse le groupe d'hommes pour aller ouvrir les portes du garage, tous s'écartent de moi.
Certains me regardent avec dégoût, certes, mais la plupart montre du respect, presque de la dévotion.
Les amateurs de bukkake sont souvent des gens bizarres. Ils dédaignent mes orifices, pourtant délicieux, et préfèrent se masturber pour se soulager sur moi. Seule la satisfaction visuelle que leur procure ma peau souillée les motive. Et pourtant, une fois leur objectif atteint, ils se détournent avec répugnance. Pourquoi être dégoûtée par mon apparence puisque c'est eux qui l'ont souhaitée, qui m'ont faite ainsi ?
Les autres, plus nombreux il est vrai, me regardent comme des artistes découvrant un chef d'œuvre les dépassants et dont ils s'étonnent encore d'être les auteurs. Pygmalion inversés, ils ont pris une femme et en ont fait une statue dont ils sont tombé amoureux. C'est vrai qu'avec la gangue luisante qui me recouvre j'ai quelque chose de minéral, comme une statue de marbre qui se serait animée, objet moins qu'humain et, pourtant, infiniment plus à leurs yeux.
D'où mon petit délire grande prêtresse.
J'ouvre en grand les portes du garage. La vache, ça caille ! L'air froid m'enlace d'un coup et saisit ma peau humide d'un grand frisson qui chasse les derniers vertiges de cette soirée de débauche. Le printemps est encore frais, trop frais en tout cas pour se promener à poil, recouverte de sperme, dans les rues.
— Allez en paix !
Le flot d'hommes s'écoule lentement. Tous me jettent un dernier regard, certains me glissent un merci timide. Comme si c'était le moment pour devenir timide !
(Allez barrez-vous, putain ! J'ai froid moi. Allez plus vite ! Giclez ! Euh… non, mauvais choix de mot.)
Ça y est le dernier est parti.
Ça y est le dernier est parti.
« - Putain ! Ça caille ! »
J'ai à peine eu le temps de m'exclamer que je suis enveloppée dans une grande serviette que Claire frictionne vigoureusement. Cette femme est une perle, organisée, efficace et attentionnée. La serviette est jetée à terre dans un floc humide, une autre pour mon visage et encore une autre pour mes cheveux vont la rejoindre bientôt.
Une fois le récurage sommaire effectué elle me pelotonne dans un grand plaid et m'apporte une tisane chaude. Pendant ce temps Élise, une main dans la culotte, regarde ce qu'elle a enregistré ce soir.
— Waouw ! La vache, les filles vous m'avez habituée à des trucs… dingues mais là, c'est...waouw !
— Les jeunes ! Aucun vocabulaire, commente Claire, dépitée.
Il semble donc qu'il n'y ait pas que les hommes à s'intéresser aux bukkake, Élise a les yeux brillants, penchée sur son écran elle paraît carrément hypnotisée. Claire remarque son émoi, en elle l'assistante s'efface et la chasseresse s'éveille.
— Bon, Sophie tu dois être épuisée, on va te laisser. Je te raccompagne chez toi Elise ?
Quelle petite salope quand même !
Je fais tout le travail et c'est elle qui en profite. Bon en vrai je n'ai pas envie d'étreinte saphique ce soir. On pourrait croire que j'ai eu ma dose de queue mais, si on y réfléchit bien, on n'a fait que me les agiter sous le nez. Je n'ai jamais pu y goûter et je me sens un appétit féroce.
Je fais tout le travail et c'est elle qui en profite. Bon en vrai je n'ai pas envie d'étreinte saphique ce soir. On pourrait croire que j'ai eu ma dose de queue mais, si on y réfléchit bien, on n'a fait que me les agiter sous le nez. Je n'ai jamais pu y goûter et je me sens un appétit féroce.
Je décide donc, une fois les filles parties, de m'habiller sommairement et d'aller voir au café des glycines si je trouve quelque bite à me mettre sous la dent.
Arrivée là bas c'est la déconvenue : que des couples ! Des jeunes gens qui se regardent amoureusement, des mains qui se caressent, des chevilles qui se touchent. Tout ça sent le romantisme à plein nez et moi, clairement, je n'exhale pas le bon fumet. Ma toilette a été sommaire et mes cheveux sont encore tout collant. Je ne vois aucun de ces charmants petits couples accueillir une inconnue dans mon état.
Pas ce soir en tout cas.
Pourtant mes sens aiguisés de prédatrice repèrent rapidement, à une table isolée, deux jeunes hommes qui me matent effrontément. L'un deux est plutôt mignon dans son genre : mince, le visage étroit aux traits fins, les cheveux peroxydés coupés en brosse, un anneau dans le nez, plusieurs dans les oreilles. Il me dévore des yeux avec un petit sourire entendu. Son compagnon n'apprécie pas que je détourne l'attention de blondin. Petit aussi mais plus trapu, il porte, malgré la fraîcheur, un débardeur qui met en valeur sa musculature. Le visage quelconque mais de belles lèvres malgré la moue boudeuse, il a les cheveux châtains qui retombent sur ses épaules en mèches grasses (désolé p'tit gars mais là, dans ce domaine, je te bats facile).
Je m'installe à leur table :
— Bonsoir. Dis-je d'une voix grave et sensuelle.
— Bonsoir, me réponds Blondin. Cheveux gras reste mutique et désapprobateur.
— Je cherche un coup d'un soir, tu pourrais être intéressé ?
—On est un fusil à deux coups, madame.
(Tu te plantes dans tes métaphores mon petit.) Toujours ce petit sourire en coin qu'il doit croire irrésistible et, en même temps, comment le lui reprocher, c'est moi qui suis allée à lui.
— Mikey tu plaisantes ? Cheveux gras a une voix haut perchée, un peu précieuse qui contraste avec son allure de bad boy des salles de gym.
— Tu vas pas coucher avec ça ? T'as vu son allure, qui sait où elle a traîné ?
Ok, sympa. Comme disait ma maman : si t'as pas envie n'en dégoûte pas les autres.
— Chaton, reste poli tu veux, ou va jouer ailleurs et laisse les grandes personnes entre elles.
— Non désolé, reprend Mikey, comme je vous l'ai dit c'est deux coups ou rien. J'imagine que ça ne fait pas peur à quelqu'un comme vous ? Et toi, dit-il à son comparse dont je ne sais toujours pas le nom, (je vais l'appeler Pluto) la dame a raison, sois poli ou rentre chez toi.
— C'est pas une dame c'est une poubelle à foutre. Qui sait combien de verges elle a essuyé ?
Je jauge Pluto d'un œil rapide
— Ce soir ? Sans doute autant que toi l'année dernière.
— Ha ! Elle t'a bien eu là. Allez viens fais pas ta chieuse, on va s'amuser.
Mikey me prend par la main et, après s'être assuré que Pluto nous suit, veut m'entraîner je ne sais où mais j'ai une autre idée.
— Venez par là on sera tranquilles.
Je les conduits dans une allée obscure derrière la cuisine du café où je sais que Maxime range ses poubelles.
— Pas très glamour comme cadre. Remarque Mikey
— C'est pas le but.
Non le but c'est que, en cas de problème, si je cries, deux mètres de cuistot en colère viendront vous défoncer mes petits loubards. Les lois de libre accès ont rendu les agressions contre les femmes beaucoup plus rares mais rien n'interdit d'être prudente, j'ai un peu chauffé Pluto et je ne connais aucun d'eux après-tout. Mais j'ai confiance dans Maxime. Et il porte bien son nom, les deux gamins ne feraient pas le poids en cas de rixe.
Je porte la main à l'entrejambe du pantalon extra slim de Mikey, le petit est en forme. Je demande quand-même :
— Tu veux que je te suces ?
— Non on va sauter les préliminaires si tu veux bien.
Ça m'arrange en vrai. Je fais tomber ma jupe à terre, Mikey se contente de sortir son sexe, un pénis de taille moyenne mais assez fin. Il n'est pas assez costaud pour supporter mon poids aussi je me colle à lui et soulève ma jambe droite. Il m'enfile sans difficulté.
— Ah ouais ! Toute chaude et humide, déjà bien ouverte. Allez viens mon pote, y'a de la place pour deux.
Il empoigne ma jambe sous le genou et la soulève encore un peu. Dans cette position l'entrée de service est facilement accessible, je me retourne vers son comparse pour l'encourager ; il branle lentement un sexe plus épais que celui qui m'habite.
— Oui viens Pluto, y'a de la place.
— Putain, comment tu m'as appelé salope ?
Oups !
Apparemment il ne me tient pas rigueur de mon lapsus car il s'approche de nous, je sens le gland glisser entre mes fesses, déraper sur mon périnée et buter contre l'objet qui occupe mes lèvres.
Apparemment il ne me tient pas rigueur de mon lapsus car il s'approche de nous, je sens le gland glisser entre mes fesses, déraper sur mon périnée et buter contre l'objet qui occupe mes lèvres.
— Non lapin, c'est occupé là mais il y a un autre trou.
Mais le gland insiste, pousse, glisse le long de ma vulve trempée.
— Chéri, n'insiste pas la place est prise pour le moment mais tu peux m'enculer sans problème.
— Ta gueule salope !
Et il pousse.
— Ouais, vas-y, ça va être génial, l'encourage Mikey.
— Les garçons, arrêtez. Qu'est ce que vous faites ?
Et il force.
— Non ! Arrêtez vous allez me déchirer !
Et il entre ce con !
Il entre dans mon con.
A frotter son gland contre mon périnée et le sexe qui, déjà, me pénètre, il a réussi à faire son trou. Puis poussant son avantage, il progresse lentement, en oblique le long de la tige de son compagnon jusqu' à heurter la paroi interne de mon vagin.
A frotter son gland contre mon périnée et le sexe qui, déjà, me pénètre, il a réussi à faire son trou. Puis poussant son avantage, il progresse lentement, en oblique le long de la tige de son compagnon jusqu' à heurter la paroi interne de mon vagin.
J'ai le souffle coupé.
Et deux queues dans le vagin.
Et deux queues dans le vagin.
J'ai déjà pris plus épais, ils ne sont pas bien gros mes deux baiseurs. A eux deux ils ne valent pas la plupart des jouets que Noémie aime m'enfoncer. Ou le colosse que j'ai dû baiser il y a quelques mois pour obtenir un prêt (cf A propos de Libre accès 5).
Ils ne sont pas épais mais ils sont vicieux.
Ils ne sont pas épais mais ils sont vicieux.
Leurs deux membres se croisent en moi et écartent mes lèvres comme rarement. J'ai l'impression d'être chez le gyneco avec un spéculum qui aurait pris vie et serait devenu frénétique. Un peu comme dans un dessin animé de Disney où les objets sont vivants mais… pas trop comme Disney en fait.
Pluto,de là où il est, me pénètre sous un angle qui l'empêche d'aller bien profond mais il m'étire, force les parois de mon vagin. Le pénis de Mikey joue comme un archet contre l'autre ce qui semble le réjouir beaucoup.
— La vache, je te sens trop bien ! C'est trop bon ! Tu vois je te l'avais dit.
— Elle pue ta pute ! Répond Pluto, il faut dire que, le pauvre, a le nez dans mes cheveux.
— On s'en fout d'elle ! (Merci, ça fait toujours plaisir.) Tu la sens ma queue contre la tienne ?
Coincée entre eux deux, toujours sur un pied, l'autre jambe soutenue par mes deux baiseurs je m'accroche à Mikey pour garder mon équilibre. Ma chatte n'est pour lui, pour eux deux, qu'un terrain de jeu favorable à leur proximité, un étui humide, chaud et étroit qui amplifie les sensations de leurs frictions.
Mais j'y trouve mon compte.
La queue de Pluto m'étire, j'ai l'impression que,si je passais la main sur mon bas ventre je pourrais sentir une bosse qui le déforme. Je détache une main des épaules de Mikey pour vérifier cette idée et il s'avère que non, pas du tout. Ma main continue son chemin et va trouver mon clitoris pour offrir à mon sexe survolté une troisième stimulation.
Le gland de Mikey, déchaîné, surexcité à l'idée de se frotter à la queue de son ami me pilonne sans arrêt l'intérieur. Mes lèvres sont peut-être étirées jusqu'à la douleur mais mon antre reste étroit, les serre et les enserre et, quand le frisson du plaisir me parcourt,quand mon vagin se contracte, j'écrase l'un contre l'autre les deux sexes qui m'occupent.
C'en est trop pour Mikey qui part, la tête rejetée en arrière, les mains crispées sur mes hanches,dans un long orgasme bruyant.
— Ouiii ! Oh oui, putain ! Je t'inonde ! Tu sens ? Tu sens ma jute sur ta queue ?
En effet, je sens son sperme chaud me remplir mais ce n'est pas à moi qu'il s'adresse alors je ne dis rien, respectueuse de leur fantasme dont je ne suis qu'une annexe. Mikey met un temps fou à se vider. Il en avait des réserves le minet. Ma chatte maintenue ouverte par les deux bites ne peut contenir ce flot qui s'écoule sur mes cuisses.
Enfin, rassasié, Mikey lâche mes hanches et tombe en arrière sur les fesses, un sourire béat aux lèvres. Privée de son soutien je m'affale aussi. Pluto ne fait rien pour me retenir et laisse simplement la gravité faire sortir son érection de ma grotte.
Je ne l'ai jamais vraiment intéressé.
Il n'a pas joui.
Mikey se précipite sur la bite tendue et l'embouche. Il semble se régaler du cocktail de son propre sperme et de mes jus et parvient assez vite à ce que je n'ai pas pu obtenir, Pluto lui éjacule dans la gueule. Nouveau régal pour lui.
Je n'ai pas récupéré assez vite et je suis toujours assise par terre parmi les immondices de l'allée, une parmi d'autre, alors que les deux petits mecs sont debout et me regardent de haut :
— Qu'est ce qu'on fait d'elle ? On lui pisse dessus ? demande Mickey.
— Non ! Ah ça, Non !
— Oh ça va, fait pas ta précieuse. Tu crois qu'on a pas reconnu l'odeur que tu as partout sur la peau ? Quelle différence ça fait ?
— La différence c'est que j'ai dit non et si tu comprends pas ça c'est toi qui a un problème, pas moi.
Sur ce je me lève à mon tour et quitte cette allée glauque où je sais que je reviendrais.
Sur le chemin, heureusement bref, pour rentrer chez moi je m'aperçois que, après le bukkake je voulais me faire baiser mais que, pas un instant, je n'ai pensé à solliciter Hector.
Je voulais du sale, du sordide.
J'ai été servie.
J'ai hâte d'aller me coucher. Je me doucherai demain matin, là j'ai encore envie de sentir ma peau poisseuse.
Un vent frais glace le sperme qui souille mes cuisses et je m'aperçois que je me promène la chatte l'air. J'ai oublié ma jupe dans l'allée.
Lorsque j'y retourne le lendemain matin pour la récupérer elle est trempée, pleine d'urine.
Les petits cons !
Je la récupère quand même, malgré le tissu répugnant. Maxime la reconnaîtrait tout de suite et devinerait que j'ai encore utilisé son allée pour me faire défoncer. Et puis surtout je l'aime bien cette petite robe. Bien sûr en ce moment ce n'est plus qu'un chiffon à sperme dégoûtant mais ça, je suis bien placée pour savoir que ce n'est pas forcément une mauvaise chose et que, de toute façon, on s'en remet facilement.
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