Home-Jacking
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Home-Jacking — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Azimuteur
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Home-Jacking

Chapitre 1

Le temps avait tourné à l'orage. Les éclairs zébraient le ciel, le tonnerre faisait trembler les murs.
Je ne suis pas terriblement rassurée, seule dans mon lit. Dans cet orage sans pluie, aucune fraîcheur ne s'est encore insinuée dans la pièce et crevant de chaud, j'ai enlevé ma chemise de nuit. Nue, mon corps est couvert d'une fine sueur moite. Je me tourne et me retourne, cherchant le moyen de m'endormir enfin.
J'entends la porte s'ouvrir et j'aperçois dans la pénombre la silhouette élancée de mon amie Aude. Je l'ai invitée à dormir chez moi, car nous avons prévu d'aller à la plage tôt le lendemain matin. Je remonte vite le drap pour masquer la nudité de mon corps.
Comme j'allume ma lampe de chevet, je vois qu'Aude ne porte sur elle rien d'autre qu'une nuisette fishnet noire qui ne cache pour ainsi dire rien de son anatomie. Ses tétons émergent d'entre les mailles du filet et son buisson blond-roux est parfaitement visible.
— Oh Julie, j'ai peur. Je peux dormir avec toi ?
Cachée sous mon drap, je n'ose pas me découvrir.
— Heu... Oui, si tu veux...
Aude vient s'installer près de moi. Si près que très vite, je sens la chaleur de son corps à travers le drap qui protège ma pudeur.
— Mon Dieu, cette chaleur est insupportable !
Avec ses pieds, Aude repousse sèchement le drap de son côté et l'opération me dénude aux deux tiers. Je me dépêche de me recouvrir.
— Oh, tu supportes le drap toi ?
— Non... pas vraiment, mais... je suis à poil.
— Ben, éteins la lumière et mets-toi à l'aise. Dans le noir, tu ne risques rien.
« Ah, parce qu'à la lumière, je risquerais quelque chose ? »
Il ne se passe pas deux minutes avant qu'Aude ne vienne poser sa main sur le haut de ma cuisse. Un peu trop haut !
— Euh... Aude, t'arrêtes, s'il te plaît !
— Hein ? Quoi ? Oh, ma main ?
— Oui, ta main !
— Holà, tu ne serais pas un peu coincée toi ?
— Oui, peut-être bien ! Enlève ta main et dors !
J'entends mon amie gigoter un moment avant de percevoir sa respiration régulière. Elle dort. Mais pas moi ! Je suis...
Je suis quoi en fait. Agacée ? Énervée ? Excitée peut-être si j'en juge par la moiteur qui s'est répandue dans mon sexe ! La chaleur qui embrase mon triangle velu est sans commune mesure avec la chaleur ambiante.
« M'enfin, c'est vrai qu'elle est craquante la mi-rousse, mais bon ma fille, les autres femmes, ce n'est pas ton truc a priori ! »
J'essaye de focaliser mon esprit sur Martin, mon ex-petit copain. Ses caresses, ses baisers, ses doigts qui glissent sur ma peau... Mais rien n'y fait, les images des tétons d'Aude pointant entre les mailles de fishnet, son triangle rouquin viennent supplanter celle de la queue de Martin. Je dois faire des efforts surhumains pour empêcher mes doigts d'aller fourrager dans ma fente ! Et si je m'abstiens de me chahuter la dragée, c'est juste par peur que mes mouvements ne réveillent ma voisine. Dur dur !
Au petit matin, après une nuit agitée, j'ouvre les yeux quand Aude se lève. Dans le contre-jour, les yeux entrouverts, je distingue les grandes lèvres du sexe de la belle. Vision qui réactive mon désir immédiatement. Je ferme vite mes yeux !
Aude est partie. Ouf !
Je n'hésite plus, j'en profite lâchement ! Mes doigts filent direct entre mes cuisses, trouve une fente submergée de miel ! Je mouille comme une folle avec dans mon esprit les images de la nuit. Je ne me reconnais pas ! Mes doigts s'affolent sur mon bijou, plongent dans mon conduit brûlant entre mes cuisses écartelées ! Heureusement, excitée comme je suis, je me satellise rapido. Jouissance délicieuse certes, mais dont je sors malgré tout inassouvie...
Sur la plage, c'est la détente absolue. À cette heure matinale, quasiment personne sur cette longue bande de sable doré. Nous bronzons, en bikinis. Bon, celui d'Aude est carrément symbolique et quand elle ôte son soutif, ses gros seins blancs attirent irrésistiblement mes prunelles. Je tourne la tête pour regarder ailleurs. Je suis bien contente d'avoir enfilé un ensemble noir : si je mouille, ce qui est d'ailleurs le cas déjà, mon trouble sera moins visible.
Heureusement, un petit moment plus tard, deux mecs, un blanc, un black viennent s'installer près de nous, après avoir poliment demandé la permission. Ils sont polis, mais clairement intéressés par nos anatomies longilignes. Quelques banalités, plaisanteries et allusions, leurs mains se font vite baladeuses. Je suis bien trop excitée pour résister longtemps. J'enlève mon soutif et je prends mon chevalier servant par la main.
— On va se baigner ?
Je l'entraîne vers le bout de la plage, du côté des récifs. Dans les rochers, nous serons moins visibles...
Dans l'eau jusqu'à la taille, je me plaque au gars (je n'ai pas retenu son prénom !), nous nous embrassons, il lutine mes petits nichons pointus. Très vite, sa main se faufile dans mon slip de bain. J'abaisse son maillot et libère son engin. Une bite ma foi très correcte ! J'enlève mon maillot, le gardant accroché à mon pied gauche. Foin de préparatifs, pour moi, il y a urgence !
— Viens, dis-je. Baise-moi ! Bourre mon con !
Le mignon ne se fait pas prier. Sa queue s'enfile déjà dans mon labyrinthe. L'entrée du braquemart accompagné d'eau de mer me fait frissonner : contraste entre nos chaleurs intenses et la fraîcheur de la mer. Machin, les mains accrochées à mes hanches, me trombine allègrement. Merde, c'est sacrément bon un mandrin qui va-et-vient dans un tunnel surchauffé. En bonne salope que je suis, je grimpe allegro presto dans les tours, déjà, mais c'est logique vu que j'ai de tels manques à assouvir ! Bidule m'usine avec expertise et je décroche la lune bien avant lui. Il ne s'en plaint pas, continue à m'emboutir vaillamment et ses coups de boutoir me propulsent à chaque fois vers de nouveaux sommets ! Plus haut dans les étoiles ! Il n'y a pas à dire, l'aqua baise, c'est carrément bon !
— Je me retire ? il demande.
— Oui, j'préfère !
Il jouit le dragueur, je vois, amusée, les filaments de sperme blanchâtres remonter à la surface.
J'embrasse voracement mon baiseur.
— Merci, t'as été bon mon gars.
Ce n'est qu'à ce moment-là que j'aperçois Aude, à quelques mètres de nous. La garce se fait prendre en levrette par son grand black. Dans cette position, ses nichons plongent régulièrement dans l'eau, son visage aussi parfois. Son partenaire est visiblement gaillard, il y met du cœur !
J'observe la scène en paluchant mollement mon compagnon. Quand Aude tout à coup s'arque vers le ciel, je comprends qu'elle aussi atteint le nirvana. Ses petits cris ne laissent aucun doute sur le bonheur que lui donne son tirailleur sénégalais acharné qui ne faiblit pas dans sa boîte à jouir. Il se retire finalement et ses jets de gelée viennent maculer le dos de ma copine extasiée.
Un partout, la balle au centre...
Je renfile ma culotte de bain alors qu'Aude et son partenaire doivent chercher un moment le string de la blonde, égaré dans l'eau. Je me joins à leur fouille et décroche le pompon. Aude, sans complexe, sort aux trois quarts de l'eau pour remettre son string. Vision adorable de son petit cul rond exposé. Mais il est vrai qu'il n'y a guère de voyeurs dans les environs pour profiter du spectacle.
De retour sur nos draps de bain, nous faisons vite comprendre à nos deux nouveaux meilleurs amis que nous souhaitons désormais bronzer en toute quiétude. Les gars disparaissent, partent à la chasse, espérant sans doute débusquer d'autres foufounes accueillantes.
— Mon black était plutôt bien monté, déclare Aude réjouie.
— Je ne me plaindrais pas du mien ! je confesse. Mais bon, j'étais tellement excitée depuis...
— Depuis quand ? Depuis cette nuit ? Excitée ? Par quoi ?
Je reste silencieuse.
— Par qui ?
Silence radio toujours.
— Par moi ? Par mes nichons ?
Je craque :
— J'avoue que tes nichons sont superbes et tentateurs !
— Si tu veux y goûter...
— Ici ? Non, mais, t'es folle ? Ici ! En public !
— Oh... À la maison alors ?
— Arrête, je ne suis pas gouine !
— Ben moi non plus comme tu as pu t'en rendre ne compte il y a peu ! Mais ça n'empêche pas...
— Tais-toi, infernale dépravée ! Bronze, je ne veux plus rien entendre.
Mon maillot est encore mouillé : ça m'arrange bien !
Je remets mon haut de bikini. Aude me regarde, vaguement étonnée.
— Tu ferais bien d'en faire autant si tu ne veux pas prendre un coup de soleil sur tes pomelos. Allez, cache ces seins que je ne saurais voir !
Aude rigole, mais, prudence étant mère de sûreté, elle obtempère.
— T'as raison, avec un coup de soleil, ils seront trop sensibles pour supporter tes caresses de mi-gouine tout à l'heure sous la douche !
Je hausse les épaules... mais n'en pense pas moins !
C'est vrai qu'elle m'excite la blonde ! Je ne peux m'empêcher d'imaginer mes mains et ma bouche sur ses majestueux flotteurs. Et pas que...
« Non, mais Julie, tu te calmes tou‘suite ! »
Nous prenons bonne dose de soleil jusqu'à midi. Notre casse-croûte est vite avalé.
— Julie, je crois que j'ai atteint la zone rouge avant pelage ! Et je suis vannée en fait. Ce soleil m'assomme !
— T'as raison, moi aussi, mes épaules commencent à trop chauffer ! On rentre ?
— Allez, c'est parti !
Sur le chemin du retour, Aude ne tarde pas à somnoler. Dans ma mini de 1967 à suspensions en option, la pauvrette brinqueballe d'un côté à l'autre. Quand sa tête se pose sur mon épaule, je ne dis rien. En fait, j'apprécie cette tendre complicité. Bon, quand sa main se pose sur ma cuisse... je frissonne en fait, mais ne me défends pas.
Quand cette mimine caresse ma peau, remonte assez haut, mon premier réflexe est de resserrer mes cuisses, mais en fait, je les rouvre assez vite. Assez largement, je dois dire. Je ne pipe mot quand des doigts glissent sous mon paréo, atteignent le bord de ma culotte de maillot, soulève l'élastique. Je me contente de repousser doucement sa main et dépose un bisou sur le haut du crâne de mon amie. Et une caresse furtive sur son nichon gauche...
— Tu te calmes ma douce belle au bois pas dormant. Tu ne voudrais pas finir dans le décor...
— Ah oui, ça pourrait arriver ?
— Si tu me fais perdre le contrôle de moi-même, oui !
— Et tu ne veux pas perdre le contrôle de la situation ?
— Pas là, non, pas maintenant, pas au volant !
— Plus tard ?
— Eh eh, va savoir...
Les œillades que nous échangeons sont explicites, je crois !
***
Dans ma salle de bain, nos paréos s'envolent gracieusement. Aude et moi sommes face à face : nous nous dévisageons. Pas que, je la détaille en fait, de la tête aux pieds. Je souris en fixant ses seins dont une toute partie seulement est masquée par l'élasthanne de son soutif. En effet, si son soutien-gorge est noué dans son dos, deux cordons verticaux qui se ferment dans sa nuque tiennent les deux bandes verticales rectangulaires du tissu rouge qui sont censées couvrir les seins. Mais les rectangles sont devenus triangles dans le haut et cachent à grande peine ses larges mamelons. Son string ficelle quant à lui est réduit à la portion congrue. Minuscule triangle dont s'échappe bonne part de sa toison claire. Sur les côtés, la moitié des grandes lèvres de son sexe dépassent et au centre, le tissu est tellement tendu désormais qu'il dessine précisément sa fente.
Voyant mon regard posé sur cette zone, Aude écarte et referme vivement plusieurs fois ses cuisses : du coup, le tissu a littéralement plongé dans sa fente, les grandes lèvres dodues sont entièrement dégagées.
Au diable convenances ! J'ai envie de cette fille. Furieusement envie !
Je lâche une lourde respiration, me mords les lèvres et gémis légèrement. La chronologie voudrait que je m'attaque d'abord au soutif, mais j'ai déjà largement pu admirer ses loches à la plage. Leur attrait de nouveauté est très vaguement émoussé et c'est véritablement son épicentre secret qui m'intéresse en priorité.
Je me recule légèrement, et plongeant résolument mon regard dans celui de la belle, j'attrape les cordelettes du slip. Petit sourire coquin aux lèvres, je tire un coup sec sur chacun des nœuds. Le string tombe au sol. Je reluque le mont de Vénus et sa petite forêt très précisément taillée en large bandeau vertical, les grandes lèvres à peine carnées, le ruisseau rosé d'où s'échappent déjà des sépales vermillons. Dans le haut de la fente, une gangue boursouflée laisse pointer la perle nacrée d'un timide clitoris.
Une magnifique géographie à laquelle je ne résiste guère. Mes doigts partent saccager ce paysage détrempé alors que je tombe à genoux. J'ai encore quelques appréhensions, une timidité pusillanime à oser poser ma bouche sur le bijou ruisselant. Mais une folie charnelle me saisit, ma bouche vient goûter au fruit velouté, imberbe de tous poils. Je découvre avec un certain émerveillement le goût de cette pêche juteuse : il m'est arrivé de porter à ma bouche mes doigts englués de ma propre liqueur et elle m'avait paru fade, pas loin d'être insipide. Là, je bois un nectar délicieux dont je ne saurais dire s'il est salé ou sucré, parfumé en tout cas à la vanille que la blonde a de toute évidence répandue sur sa conque. Je lape, je lèche, je liche cet élixir largement prodigué par sa caverne entrouverte.
Je me calme par instants, pour admirer le paysage intime, les pétales maintenant déployés par ma langue gourmande, ciselures fines et délicates rouge vif qui s'étalent de part et d'autre du canal rougeoyant.
Aude s'est appuyée contre le carrelage mural, elle tend son bénitier à la rencontre de ma bouche. Elle a viré son soutif et malaxe avec force ses tétons érigés. Entièrement soumise à moi, elle m'a largement ouvert le pinceau de ses cuisses, bascule son bassin pour m'offrir l'accès facile à son goulot ouvert. Je passe une main sous ses fesses et projette trois doigts à l'entrée du goulet incendié. Deux d'abord plongent dans le tunnel brûlant et inondé, le troisième les rejoint très vite tant le gouffre est béant. Je masse, je palpe, caresse les parois soyeuses, m'enfonce progressivement. Aude plie, Aude ploie, projette son con à la rencontre de mes phalanges malignes jusqu'à ce qu'elles butent au fond du labyrinthe. Elle s'effondre peu à peu, juste maintenue encore par ma main dans sa choune.
Mon petit doigt s'est invité à la fête à foufoune, quatre doigts malins exaspèrent le tunnel des grâces, s'affolent et l'affolent. Je fais tourner le plat de ma main de droite à gauche, de gauche à droite, je vais et je viens de plus en plus puissamment dans la cheminée si rageusement ramonée.
Aude tremble et je la sens au bord du précipice : mon pouce vient agacer sa perle de joie, à peine, et déjà ma compagne décolle bruyamment, inexorablement vers des paradis bouleversants, dans des contrées suaves et fleuries que j'imagine aisément. Elle crie, rit, pleure tout à la fois, finit par s'effondrer sur le sol frais de la salle de bains. Quand elle retrouve peu à peu sa lucidité, elle me regarde avec de grands yeux ébahis !
— Hey ! T'as bien caché ton jeu, petite salope ! Tu voudrais vraiment me faire croire que tu n'as jamais versé dans un délire saphique ?
— Je te jure ma belle, jamais ! Mais moi aussi j'ai une chatte, je sais comment la manipuler pour la porter à la jouissance !
— Ah oui ? Ben j'adorerais te voir en train de te palucher en solitaire ! En tout cas, ma chérie, jamais personne ne m'a branlé de façon aussi magistrale !
— Aude, ne dis pas de bêtise, donne-moi ta bouche maintenant, je veux tes lèvres !
Je la relève. Nous nous embrassons avec passion, découvrons le plaisir des baisers brûlants et impatients. Nous nous galochons sévère et les mains d'Aude sur mon corps sont légères. Légères, mais efficaces : mon soutif vole, mon slip suit. Aude s'attaque, avec une douceur infinie à mes petits nichons.
— ON NE BOUGE PLUS LES GOUINES !
L'ordre a claqué. Sec. Tranchant.
Effrayées, nous nous retournons vers la voix.
La première chose que je vois, c'est la gueule d'un gros calibre braqué sur nous !
Ensuite une silhouette noire, masquée.
Homme, femme ? Difficile à dire...
Encore dans l'ombre, la silhouette me paraît gainée dans une combinaison intégrale en latex qui la couvre des pieds à la tête. Ses yeux sont masqués par un large loup en cuir. Comme la silhouette avance d'un pas, elle est éclairée par les spots.
— Mais !!!
J'imagine qu'Aude a vu la même chose que moi. Enfin, les mêmes choses : une paire de seins plutôt avantageux et... un sérieux paquet entre les jambes ! Notre agresseur est un trans !
— Qu'est-ce que vous voulez ? je demande d'une voix tremblante.
Petit ricanement.
— Bijoux, valeurs, espèces pour commencer. Putain ! A priori, je ne pensais vous trouver ici. Vous êtes rentrées plus tôt que prévu. Du coup, mon programme se modifie... Mais on verra plus tard...
La voix navigue dans les basses. Petit accent étranger non identifiable pour le moment.
Déposant son rucksack au sol, notre agresseur en sort une paire de menottes.
— Tu attaches ta copine aux mitigeurs de la douche, me dit-il.
S'adressant à Aude, il précise :
— C'est temporaire, le temps de faire mon marché.
À moi, il commande de le suivre. Comme je ramasse mon paréo, il fait signe qu'il n'est pas d'accord.
— Tu es très bien comme ça, à poil ! Enfin, façon de parler, car je ne vois pas l'ombre d'un poil sur ta choune, salope !
Je ne suis pas très assurée sur mes guiboles. Je ne vais pas finasser et file directement ouvrir le coffre-fort mural de ma chambre. À l'intérieur, quelques bijoux, cinq lingotins d'or et des papiers relatifs à ma société. Le braqueur parcourt les liasses de documents, comprend qu'ils ne présentent aucun intérêt et me les rend.
— Maigre butin ! T'as rien d'autre ?
— Cent ou cent cinquante euros dans mon sac.
Son signe de la main signifie qu'il s'en fout.
— Bon, si je veux rentabiliser ma balade, va falloir que je me paye sur la bête, dit-il en caressant mon sein gauche avec son flingue. Ou plutôt... LES bêtes !
Me rendant les clés des menottes, il ordonne :
— Détache le bracelet du mitigeur et passe-le à ton poignet gauche.
Il parle bizarrement, il contrefait sa voix. Son accent oscille entre le parler chantant méditerranéen et les accents plus ronds du Suisse roman !
Dès qu'Aude et moi sommes menottées ensemble, il nous entraîne dans la chambre, désigne le lit. Il n'a pas l'air de bien savoir ce qu'il veut faire. Il traficote sa combinaison et nous comprenons que celle-ci comporte plusieurs parties distinctes : tête, torse et une sorte de pièce amovible entre les jambes. Il dégrafe une partie du plastron d'entrejambe et extirpe un phallus d'assez belle taille.
Je ne suis pas décidée à me rendre sans tenter ma chance.
— Si on en reste là, pour le vol, je suis prête à me taire, no police. Mais si tu vas trop loin... Tu sais que tu n'as pas besoin de nous baiser pour qu'il y ait viol : dès que tu introduiras cette... pièce-là, dis-je en désignant son zgeg, dans une de nos bouches, il y aura viol déjà. L'addition du coup deviendra très lourde alors pour toi !
Ma réflexion le fait visiblement cogiter. Il hésite, mais ouvre le haut de son déguisement : une paire de seins très convenables apparaît. Pas comparable à ceux d'Aude, mais plus convaincants que les miens...
— Si vous vous gouinez devant moi, il n'y a pas viol !
— Holà, ça se discute ! Dans la mesure où le ferait sous la contrainte, pas sûr que le juge ne te charge pas lourdement.
— Fais chier la Juliette, hurle le braqueur qui s'énerve, faut toujours que tu aies le dernier mot !
« Juliette ? Mon prénom n'a jamais été Juliette. Mais je connais quelqu'un qui m'appelle parfois ainsi dans mon dos. Du coup, je reconnais cette bouche, ce menton avec sa légère fossette ! Et sa voix qui n'est plus déguisée ! »
— Tara ?
Là, c'est comme si notre agresseur s'était pris une décharge de taser.
— Ta... Non pas... pas Tara !
— C'est toi Tara ? Ben merde alors ! T'es un trans Tara ?
Il recule, passe d'un pied sur l'autre ! Recule encore et va s'asseoir dans le fauteuil club près du lit.
— Putain, tu fais chier Julie ! Qu'est-ce que je fais moi maintenant. Putain, c'est la loose !
Rageusement, Tara arrache sa capuche, enlève son masque.
Aude est ébahie.
— Vous vous connaissez ?
— Aude, je présente Tara, MA secrétaire ! Ma secrétaire est un HOMME si j'en juge par ce qu'il a entre les jambes !
Me tournant vers lui, je lâche sur un ton dégoûté :
— Un homme qui prend un traitement pour avoir des nichons et ne plus être obligé de se raser. Un mec féminisé !
— C'est plutôt réussi, je dois dire, commente Aude. Joli... ou joliE !
— Je ne suis pas un homme, murmure Tara.
— Quoi ? Pas un homme ? Tu t'es fait opéré, greffé un... zgeg ? Tu es une femme à la base ?
— Non, pas une femme... Pas vraiment...
Je ris, jaune, mais je ris !
— Pas un homme, pas une femme ? Une chimère alors ?
Anéantie, Tara est effondrée. Le visage enfoui dans ses mains pour cacher ses larmes.
— Une chimère, on peut dire comme ça. Je suis... hermaphrodite.
— Hein ? nous écrions-nous Aude et moi.
Tara arrache les pressions invisibles de son plastron d'entre cuisses. Devant nos yeux ébahis, nous découvrons une chatte sous la queue. Une vraie chatte de fille, une chatte dont le clitoris est une queue, une vraie queue. Nous en restons muettes de stupéfaction.
Tara a déposé son flingue au sol.
— C'est un vrai flingue, explique-t-elle penaude, mais une arme de collection, neutralisée, pas de percuteur. Je vais vous détacher, vous pourrez appeler les flics et me livrer. Mais d'abord, je vous dois quelques explications.
Tara est si désespérée que nous sommes plutôt attendries.
— Je suis hermaphrodite de naissance. Née fille, mais avec un gros clitoris, un p'tit robinet dans le haut de la chatte.
— Ben merde alors ! je ne peux m'empêcher de lâcher.
— Ben merde alors, c'est ce qu'ont dû dire mes parents en me découvrant !
— Tu parles d'un choc !
— Les médecins ont dit qu'avec le temps, cet organe pourrait rapetisser, les organes génitaux des bébés apparaissent très gros à la naissance. Rapetisser... ou pas. Dans l'enfance, il n'a pas grandi, a paru moins choquant. À onze ans, j'ai eu mes règles. Les tests ont prouvé que j'étais fertile, que j'avais un utérus normal, que j'étais capable d'enfanter. Peut-être. Mais dans le même temps, mon clitoris s'est développé. Quand je me caressais, il grandissait, atteignait les proportions que vous voyez, enfin que vous avez vues...
De fait, la verge s'est ramollie, a rétréci : petit zigouigoui, Tara a largement débandé.
— Je suis fille, fondamentalement, dans ma tête et dans mon corps. J'ai un outil supplémentaire, mais ce n'est vraiment pas un cadeau ! Les quelques relations que j'ai tentées avec des hommes ou des femmes se sont révélées... pénibles, frustrantes, avilissantes souvent. Entre ceux qui ont fui épouvantés en criant ou m'ont agoni d'injures, d'autres qui ne sont restés qu'animés par une curiosité malsaine et tendances sadiques, je n'ai connu que des déceptions. À part un couple, un homme et une femme mariés qui sont devenus mes amis et me traitent en véritable amie. Mais le constat est clair, je peux espérer à la limite, quelques partenaires plus ou moins sympas, mais une personne comme moi ne peut être aimée. Qui pourrait tomber amoureux d'un monstre pareil ?
L'émotion est palpable, la détresse de Tara si poignante que nous sommes bouleversées, Aude comme moi. Notre gêne d'être nues face à notre braqueur s'est évanouie. Malgré nos menottes, nous ripons vers le bord du lit, nous nous asseyons sagement face à notre « braqueuse ».
— Ça, tu ne peux pas en être sûre Tara ! Pourquoi personne, un homme ou une femme ne pourrait pas tomber réellement amoureux de toi...
— Bof, les chances sont minces...
Des petites choses me trottent en tête. Je suis abasourdie certes, mais complètement attendrie aussi. Et pas que !
— Dis Tara, ce braquage aujourd'hui, pourquoi ? Pour te payer une opération ?
— Non, répond tristement la jeune femme. Pour moi, il n'y a rien faire sauf à m'amputer sérieusement et me faire perdre plus sans doute que je n'y gagnerais. Non, c'était pour espérer financer un traitement pour... ma mère. Elle souffre d'une maladie rare, pas de traitement en France, mais un espoir en Suisse. Cher, trop cher pour moi et pour mon père.
— Ta mère est malade. Pourquoi ne m'en as-tu rien dit ?
La pauvre fille ricane :
— Oh c'est sûr : Bonjour Patronne — Vous pourriez me filer cent quatre-vingt-dix mille francs suisses ? — Si'ou plaît — Oh, merci patronne !
— Présenté comme ça... Mais pourquoi pas ?
— Vous êtes gentille Julie... Mais bon ! Allez, détachez-vous, dit-elle en nous lançant les clés des menottes.
Elle est effondrée dans son fauteuil, des larmes silencieuses coulent sans interruption sur ses joues.
Aude et moi n'avons pas besoin de nous consulter : nous nous accroupissons à ses côtés.
— Je peux vous demander quelque chose Julie ?
— Dis toujours...
— Si vous pouviez me prêter un pantalon de training et un polo pour que je ne me présente pas aux flics dans cette tenue ridicule ? Ils n'ont pas besoin de savoir...
— Bon, d'abord, tu te calmes ! Primo, on n'appelle pas la police. Deuxièmement, tu me rends les lingotins : je vais les revendre moi-même, j'ai les papiers qu'il faut pour ça et je sais faire. Je te donnerai le fruit de cette vente pour que tu puisses payer les suisses. Cinq lingotins de 10 grammes, ça devrait tourner entre 260 et 300 mille euros. Ça fait largement.
— Quoi ! s'exclame la pauvrette. C'est pas vrai ! Mais non, pourquoi vous feriez ça ?
— Tertio, t'arrêtes de nous vouvoyer !
— Hein ? Non, je peux pas !
— Tu ne peux pas ? Et quand j'aurai sucé ton clito-bite, léché ta cramouille, que je t'aurai fait jouir avec ma langue et mes doigts ? Quand tu m'auras défoncé la chatte, tu crois vraiment que tu ne pourras pas me tutoyer ?
— Parce que vous voulez...
Un voile de tristesse s'abat sur son visage.
— Ouais, bon d'accord, si vous voulez... Je comprends...
Sa voix est triste, désespérément triste. Résignée. Tara pense visiblement que je veux profiter de la situation.
— Oh, stop ! Abandonne cet air triste. Je ne veux pas profiter de toi ou de la situation ! Je veux t'aimer Tara, nous voulons t'aimer Aude et moi ! Nous avons c'est vrai réellement envie de toi, mais pas par une curiosité malsaine ! Parce que tu es terriblement jolie, fraîche et attirante ma chérie ! Parce que nous sommes peut-être aussi un peu succubes dévoyés, gouines gourmandes ! Allez, lève-toi... et donne-moi tes lèvres ! Embrasse-moi ma chérie !
Tara est bouleversée, pleure à gros bouillons, mais un petit sourire se dessine vaguement sur ses lèvres.
— C'est vrai ? demande-t-elle entre deux baisers.
— Viens sur le lit, on va t'aimer nous deux ! dis-je en la débarrassant avec Aude de sa veste latex.
Véritable opération dépiautage de crustacé tant cette combine colle à sa peau. Le « reste » de son pantalon, on laisse tomber : d'abord parce que les zones qui risquent de nous intéresser d'ici peu sont totalement libres et accessibles... et parce que le reste du futal échancré est furieusement sexy !
Allongée au mitant du lit, Tara est raide comme un piquet entre nous deux. Pas vraiment rassurée. La bouche d'Aude passe de ses lèvres et à ses tétons en alternance. Moi, je ne résiste pas, j'approche une langue timide de sa verge qui ne tarde pas à se redresser, fière et orgueilleuse dès que je l'embouche. Ce n'est certes pas un braquemart monstrueux, mais une belle queue dont je saurai faire bon usage. De quoi remplir agréablement ma chatoune !
Je suis interloquée par ce membre que je suce et pompe allégrement, me demandant toutefois si cette carotte sera capable d'envoyer du jus... Mes doigts eux farfouillent dans le bénitier brûlant, s'engluent dans sa mouille généreuse. Quand ces impertinents plongent dans le vestibule, je palpe l'étroit fourreau. C'est bien une chatte, une vraie chatte, douce et submergée de miellat. Je pompe le dard, je doigte la chatte et je sens très vite le vagin se contracter spasmodiquement sur mes doigts. Elle est en train de partir la gamine. Ses craintes, ses peurs, ses appréhensions s'envolent : elle se libère !
Aude a abandonné les nichons de Tara et est venue se placer derrière moi. Elle profite de mon cul relevé pour visiter ma chapelle dégoulinante. Sa langue m'affole en fouillant mes sépales graciles, ma feuillée de petites lèvres et j'ai bien du mal à me concentrer. Mais que c'est bon de sucer une bite en fourrageant dans une chatte et en se faisant bénir la chapelle en même temps ! Je m'acharne sur la queue, j'alterne les lampées légères aux pompages sévères, ma main s'affole dans la cheminée féerique brûlante. Tara grimpe résolument vers le ciel, elle tremble de tous ses membres, gémit de plus en plus fort. J'adorerais m'empaler sur son mât, le sentir bien profond dans ma boutique, mais il est trop tard et je ne veux pas priver ma chère Aude qui me branle avec expertise. En se chahutant le grelot elle-même j'imagine. La garce va m'expédier dans la stratosphère incessamment sous peu !
Tenir, je dois tenir jusqu'à l'envol de la pauvre Tara.
Elle fuse Tara, elle jouit et son mandrin me propulse un nuage de gel dans la bouche ! Je n'en reviens pas, mais n'ai pas le temps de réfléchir : Aude a réussi son coup, elle me catapulte moi aussi dans les univers scintillants de l'orgasme ! La pauvre se prend une giclée phénoménale de mouille en pleine tronche : je suis femme fontaine parfois lorsque mon plaisir est extrême. Et là bordel, je ne simule pas ! J'imagine Aude ahurie par le geyser qui la noie. Du coup, elle s'expédie elle aussi dans les éthers. Putain les filles, quel pied !
Longtemps, nous restons inertes, anéanties de bonheur sur le lit trempé. Doucement, Aude et moi rampons vers notre « invitée », toute étourdie. Nous nous partageons ses lèvres, violons sa bouche avec tendresse, capturons l'une après l'autre sa langue mutine, volons son souffle.
— Tara ma chérie, je ne suis pas du genre à m'emballer, mais je te le dis, je vous le dis à toutes les deux : je vous aime mes chéries, je vous aime d'amour ! Vive les plaisirs hétéros saphiques !
Nous sommes relativement épuisées par notre cavalcade.
— Vous savez quoi les filles ? J'ai faim ! Allons grignoter un bout dans la cuisine. Avant de repartir pour un tour, car bordel, j'ai encore faim de vous deux.
— Est-ce que vous pourriez m'aider à enlever mon fuseau ? C'est difficile à enfiler, mais c'est pire à enlever !
De toute évidence, elle est à l'aise maintenant la jolie Tara. Peut-être pas tout à fait sereine, mais elle en prend le chemin.
On tire, on pousse, on fait glisser avec bien du mal son infernale combinaison deuxième peau.
Dans la cuisine, trois fofolles nues se papouillent, se chatouillent tout en grignotant des charcutailles, en buvant un rosé bien frais. Trois amoureuses ensoleillées qui ne savent pas encore ce que sera demain.
— Tara, je voudrais savoir ? Tu as bien éjaculé dans ma bouche ?
— Un tout petit peu... J'explique : j'ai deux mini-testicules enfouis sous mon... comment l'as-tu appelé ? – mon clito-bite ! Ils produisent un peu de gelée, quantité très restreinte et totalement infertile. Pas le moindre spermatozoïde. Je pourrais donc vous baiser mes chéries, éjaculer en vous sans que vous couriez le moindre risque ! conclut-elle en riant.
— Ah oui, s'exclame Aude, j'adorerais expérimenter la chose d'ici... trois minutes vingt-cinq grand max ! Putain, j'en rêve de ta pine dans ma casbah !
— Qu'à cela ne tienne ! je lance. Allez, back to the baise-room.
J'attrape mes deux complices et les pousse vers le lit.
Alors qu'Aude s'étale sur le dos, cuisses écartées et se paluche allégrement les nibards, je m'attaque au spatz de Tara : il s'agit de réveiller le guignol ! Ce qui ne me prend guère de temps en fait : le mandrin a tôt fait de retrouver belle forme !
Tara se met en position au-dessus de ma co-pine, s'introduit dans la tirelire et entame des va-et-vient saccadés tout en se goinfrant des pomelos de la blonde. Elle ne plaisante pas Tara, elle trombine la cheminée ardente en se régalant des mamelons roses.
Moi, vicieuse, j'ai récupéré un gode dans ma table de nuit. Tara n'a rien vu et sursaute quand je lui enfile le joujou dans le cul ! Elle couine quand j'allume le vibro en vitesse trois ! Et comme je plante trois doigts dans sa tabatière, elle est comblée l'hermaphrodite ! Toutes issues bouchées ! Elle s'en réjouit visiblement, saque à allure forcené le petit con d'Aude qui vibre à l'unisson.
Je les vois jaillir presque ensemble, heureuses, épanouies. Elles sanglotent de concert, se papouillent, s'embrassent et se caressent.
Je suis si heureuse de leur bonheur partagé !
— Salope, me lance Tara en jouant avec le gode, mais se reprend immédiatement, confuse.
— Si si, tu peux le dire, je suis une salope, mais une salope complètement dingue de toi et d'Aude ! Jamais je n'aurai pensé prendre des pieds pareils !
Rêveuse, j'ajoute, parfaitement consciente de l'incongruité de la proposition que je vais énoncer :
— Tu sais, cette maison est grande, trop grande pour moi seule. S'il te venait l'envie d'emménager ici, je n'y verrais aucun inconvénient. Que des avantages... Mais ce choix t'appartient, Tara, tu es libre ! Ça vaut pour toi aussi Aude !
Tara est estomaquée par ma propale mais change de sujet, histoire de masquer son trouble.
— N'empêche, déclare-t-elle, j'ai été interloquée de vous trouver toutes les deux... à poil dans la salle de bain. Je n'aurai jamais imaginé te trouver avec une femme, Julie...
— Moi, ma chérie, je n'aurais jamais imaginé ce matin en me levant que j'allais me gouiner avec une blonde. Et pour le reste...
— Parce que vous deux, c'était la première fois ?
— Pour cette petite garce de blonde, je ne sais pas, (la petite moue d'Aude laisse entendre qu'elle a déjà goûté à ce genre de péripéties...). Mais pour moi, c'était une grande première. Pour tout te dire, quand tu as débarqué, je venais d'envoyer cette perverse dans les cieux, mais elle n'avait eu que le temps de me déshabiller.
— Oh, tu es restée sur le carreau, enfin, sur le carrelage en l'occurrence.
— Absolument !
— Tu sais ce qui me ferait plaisir ?
— Vas-y, dis.
— J'adorerais vous voir vous lécher l'une l'autre, vous faire reluire et prendre votre pied ! Et ensuite, patronne, si tu veux... mon burin ayant retrouvé belle allure devant vos folies, je te baiserai ! La moule ou le cul, au choix !
Je réfléchis deux secondes, lui glisse un clin d'œil malicieux :
— Pourquoi, les deux, c'est pas possible ?
***
Elle a hésité Tara mais a fini par craquer. Il faut dire que je l'ai aidée. Je lui ai prouvé la force de mes sentiments pour elle. Car c'est absolument effarant, mais complètement certain, je suis amoureuse à la folie de cette... fille ! À force de la câliner au bureau, ma secrétaire très particulière a fini par croire à ma sincérité.
Voilà deux mois maintenant que Tara vit chez moi. The big panard, LE Bonheur ! Aude nous rejoint régulièrement, mais elle a conservé son appart. Et ses petits amants et amantes...
Côté boulot, Tara est bien plus que ma secrétaire désormais. Elle est mon bras droit. Nous nous tutoyons, ce qui n'a pas manqué d'en étonner plus d'un dans l'entreprise ! Ils n'étaient pas au bout de leurs surprises mes employés ! La semaine dernière, à l'issue d'une réunion de toute ma petite équipe, j'ai attrapé ma brune par le cou et lui ai roulé une monstrueuse pelle devant tout le monde. Elle n'a pas été la moins surprise ! Ce coming-out étant fait et bien fait, nous avions tous sablé le champagne ! Et tant pis pour les grincheux et les pisse-froid !
La mère de ma chérie est entrée en protocole depuis cinq semaines déjà. Les traitements se sont bien passés. Même si on ne peut espérer une guérison totale, son état devrait considérablement s'améliorer jour après jour et lui permettre de mener une vie quasi normale.
Les parents de Tara sont venus dîner à la maison, profitant d'une permission des médecins helvètes. Ils ont trouvé leur fille épanouie comme jamais. Juste, ils m'ont agacé à me remercier sans cesse pour mon aide financière.
— J'aime votre merveilleuse fille. Il est juste normal que je veuille la voir pleinement heureuse !
Avec Tara, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le sexe bien sûr tient une place importante dans notre quotidien, mais au-delà, notre couple est profondément uni. Nous nous aimons sincèrement. Trop pour taire cet amour et des besoins irrésistibles se sont fait jour.
— Maxence et Aïssatou peuvent résoudre nos problèmes, m'annonce Tara un soir alors que nous gisons sur le lit, exténuées par nos folies... hétéro-lesbiennes.
— Tu crois vraiment ?
— En partie au minimum.
Tara parle là du couple de ses amis les plus intimes.
Rendez-vous est pris, ils nous attendent. Je ne les connais pas et suis carrément intimidée lorsque nous nous rendons à leur invitation.
C'est Aïssatou qui nous accueille. Une charmante black, superbe panthère, tout en finesse. Un corps mince que je devine sous son boubou traditionnel. Enfin, pas si traditionnel que ça : taillé dans un tissu chamarré, il est long jusqu'à traîner pratiquement au sol, mais l'échancrure de son col ouvert, très évasée et profonde ne cache pas grand-chose de ses seins lourds. Noué à la taille, le vêtement fendu révèle très très haut ses longues jambes fines.
Je me sens moins godiche du coup dans la petite robe chaussette bouton d'or que Tara m'a obligée à mettre. Robe scandaleuse tant elle épouse mon corps nu dessous, dessine si parfaitement mes courbes et reliefs. J'avais beau savoir à quel genre d'invitation nous nous rendions, mais tout de même, j'étais un peu anxieuse de me présenter dans une tenue aussi ouvertement provocante !
La grande black embrasse goulûment Tara à pleine bouche, me colle deux bises sonores et prenant ma main, me fait tourner sur moi-même, histoire de jauger ma plastique ! Sa main se plaque sur mes fesses, en signe clair de validation.
Au salon, Maxence, sarouel ample en lin et chemisette blanche ouverte sur son torse vaguement broussailleux nous accueille avec le même enthousiasme que sa femme. Il nous invite à nous asseoir sur le canapé, Aïssatou coincée entre Tara et moi. Évidemment placé en face de nous dans un fauteuil club, le bonhomme peut nous détailler à loisir.
— Nous n'allons pas vous faire languir. Aïssa et moi avons réfléchi à vos demandes et nous les acceptons sans réserve ! Voilà, c'est dit !
Cette déclaration détend l'atmosphère. Jusque-là assise droit comme un i dans le canapé, je me détends et ouvre malignement mes cuisses. Le petit sourire de Maxence me prouve qu'il apprécie la vue offerte sur mon delta.
Aïssatou, ne s'embarrasse guère : tout en embrassant voracement Tara, elle plote les nichons de ma compagne qui fusent très vite hors de sa robe en dentelles de Calais. Puisqu'elle a une main libre et ne veut sans doute pas la laisser inactive, elle la plonge entre mes cuisses, m'obligeant à les ouvrir au maximum.
— OK ! Je pense qu'on dînera plus tard...
Après quelques minutes d'agaceries délicieuses, la panthère se lève, se tourne vers moi et délace son boubou qui tombe au sol. Elle est superbe la féline : des seins lourds, mais pas avachis, un ventre un peu rondelet, un bombé couvert d'une touffe ronde crépue et un sexe large où pointent des petites lèvres terriblement rosées qui contrastent avec sa peau noire. M'invitant à me lever, elle se glisse sur mon côté pour que son mari ne rate rien de mon effeuillage. Elle trousse lentement ma robe pour découvrir mon bijou nacré, ma motte imberbe, mon nombril et mon ventre. Chaque zone découverte est palpée, caressée, voire léchée. Arrivée sous mes seins, la coquine marque un temps d'arrêt avant, des deux mains, faire passer ma robe au-dessus de ma tête.
— Adorables petits nichons impertinents, murmure-t-elle en soupesant comiquement ses propres nibards.
Elle ne parle pas, elle feule de façon terriblement érotique.
Mon corps est scruté, détaillé par elle et son mari, je me sens honteusement exposée à leurs regards gourmands. Mais cela m'excite formidablement !
Sans un mot, Aïssatou m'entraîne dans la maison. Je découvre leur chambre : un lit immense, qui pourrait facilement accueillir cinq à six personnes qui y dormiraient à l'aise. Aïssatou m'allonge sur le drap immaculé, se glisse sur moi, se redresse à moitié et presse son pubis sur le mien. La broussaille de sa motte agace délicieusement mon sexe aux lèvres déployées. Elle danse sur ma moule épanouie, danse lascive furieusement érotique où elle alterne caresses légères et frottements abrasifs. Ses gros seins ballottent en rythme, exhibent d'énormes tétons encore plus noirs que sa peau chocolat, tétons prodigieux que je paluche allégrement en triturant les sombres cabochons.
Au pied du lit, Maxence nous observe en compagnie de Tara. Ils ont nus eux aussi. Tara tombe à genoux sur l'épais tapis pour emboucher le fier braquemart de l'homme. Je vois la queue entrer et sortir de sa bouche et ce spectacle me fait sans doute autant mouiller que la danse chaloupée de la femme qui me baise littéralement.
Aïssatou interrompt son manège, coule son visage entre mes cuisses et m'offre un cunni dévastateur. J'ai l'impression qu'elle a trois langues pour me lécher, pénétrer ma grotte et enrober mon clito. C'est divin, irrésistible et je me sens transportée allegro vivace vers les sommets scintillants. J'explose dans sa bouche, heureuse et épanouie dans le séisme qui dévaste mon corps tout entier.
Elle me laisse savourer mon plaisir avant de s'allonger sur moi et m'offrir sa bouche lippue. Ses grosses lèvres charnues se ventousent à ma bouche pour un premier baiser étourdissant. J'aime sa férocité qui me tourneboule.
— Alors, clame-t-elle, comment trouves-tu ta négresse ?
Comme j'ouvre de grands yeux, elle réitère ses propos.
— Oui, je suis bien négresse, quoiqu'en disent les culs bénis et autres tartuffes de la langue française. Négresse callipyge et fière de l'être !
Elle exagère un peu, elle est très loin d'avoir un gros cul la panthère ! Mais ça lui fait visiblement plaisir de s'avilir publiquement !
Coup d'œil à son mari, elle vire sur le côté. Maxence s'échappe de la bouche de ma goulue et vient s'installer entre mes cuisses écartelées.
— Prête pour une première tentative ?
— Oh oui Maxence, baise-moi profond et offre-moi ton sperme fécond !
Maxence sourit. Il va exaucer la première des demandes que nous avons formulée : me féconder. La date de notre rencontre n'est pas due au hasard. Je suis presque au summum de mon cycle. Période idéale pour ensemencer mon utérus.
Car c'est bien là notre vœu à Tara et à moi : que je sois fécondée, que je porte bientôt notre enfant ! L'enfant qui scellera notre amour !
Maxence enfourne sa bite dans ma tirelire, il souque ferme, dévaste sans scrupule mon tiroir à saucisse. Pas bien longtemps en fait, car nous sommes si excités l'un et l'autre que les échelons de la via ferrata périlleuse vers l'orgasme sont gravis à vitesse accélérée. Je fuse à nouveau dans le soleil vainqueur, m'anéantis dans la noirceur opaque d'un trou noir glouton qui aspire mes sens et me laisse complètement démantibulée. Maxence a joui lui aussi, m'a offert sa semence brûlante : il a rempli mon urne !
Cette première tentative aura été un plaisir incommensurable et sera suivie de bon nombre d'autres pendant les trois jours de nos vacances chez eux. Trois jours de folies, de stupre et de fornications accumulées et successives.
Il a été entendu que si ces premiers essais d'insémination n'aboutissaient pas, nous répéterions nos manœuvres. Chez nous cette fois, à la date la plus propice.
En attendant, nous partageons trois jours de folies douces, de limages profonds, de sabrages furieux. De grougnoutages acharnés de foufounes aussi, de câlins vicieux. Au passage, orgueilleuse reine de sabbat, Tara, tout en baisant profond Aïssatou et me léchant la moule, se fera copieusement enculer par Maxence. Comme elle l'a dit, un gode dans le cul, c'est une chose, mais ça ne vaudra jamais une vraie bonne bite. Ayant moi aussi expérimenté la manœuvre, je confirme d'ailleurs sa sentence...
Entre temps, car nous ne faisons pas que baiser, nous discutons de notre seconde demande.
— Nous allons domicilier Tara dans notre gîte. Bail en bonne et due forme. Ainsi, tout sera en règle et je pourrai vous unir très officiellement !
Maxence est en effet maire de son village !
— Ce sera le premier mariage gay dans cette petite commune et vous n'imaginez pas à quel point je serai heureux de vous marier ! N'en déplaise à quelques culs-terreux du coin !
Et encore, je pense, s'ils connaissaient la vraie nature de Tara, nombre de ces péquenots en feraient des attaques d'apoplexie !
Notre union a été célébrée au milieu du mois de juin. Avec Aïssatou, témoin de Tara et la délicieuse Aude pour moi. La fête ensuite s'est tenue en comité très restreint. Le repas a été entrecoupé de pauses très... actives et ma robe de mariée ne m'a pas encombrée bien longtemps ! Je n'avais pas prévu le moindre vêtement de rechange (oups !), mais personne ne s'en est plaint ! Mes bas à plumetis, mon porte-jarretelles et mon slip fendu ont été particulièrement appréciés...
Une fête très réussie donc, que nous rééditons depuis régulièrement avec la même joyeuse troupe.
Que nous rééditerons surtout à l'occasion du baptême civil de notre petite Louanne dans quelques mois...
Eh oui, il m'a gavé le maire de Triffouillis-Les-Mouillettes !
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Azimuteur
9 juillet 2026 à 07:48
@ Chris77
De chaleureuses félicitations de la part d'un "Super Auteur", voilà qui fait plaisir à un (vieux) petit nouveau ! Curieux, je le suis moi aussi et je vais m'empresser de chercher vos textes...
Soyez respectueux
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Azimuteur
9 juillet 2026 à 07:44
@ OlivX.
On peut difficilement penser que Tara ignorait où elle mettait les pieds mais évidemment elle n'imaginait trouver sa patronne en compagnie d'une femme...
Qui a porté Louanne, je n'ai pas précisé, c'est vrai. À chacun de se faire son idée, selon ses préférences.
Je subodore que comme moi, vous aimez les happy end...
Modifié 9 juillet 2026 à 07:52
Soyez respectueux
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Photo de profil de Christ77
Christ77
9 juillet 2026 à 01:07
Bravo, cette histoire fut très sympathique à suivre. Bien construite, bien édulcorée au point d'y voir une certaine nostalgie de lecture d'un certain San Antonio pendant les descriptions de sexe bien imagées....
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
8 juillet 2026 à 17:21
Sympa cette histoire, je me suis demandé si Tara savait qu'elle cambriolait la maison de sa patronne au départ ? En final, ça c'est bien terminé pour elle :), elle qui désespèrait de trouver l'amour, la voilà mariée avec sa patronne d'amour.
Tara n'a pas voulu porter d'enfant ?
Soyez respectueux
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Azimuteur
8 juillet 2026 à 13:34
Grand merci pour ces deux premiers commentaires. Ravi que l'histoire vous ait accroché. Éviter les redites est pour moi capital mais oblige à renouveler son vocabulaire. J'espère y arriver dans les prochaines nouvelles à venir.
Soyez respectueux
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Platz
8 juillet 2026 à 09:30
Histoire très originale, pleine de sensualité, avec un vocabulaire incroyablement riche et savoureux. L'excitation vient autant des situations que des sentiments des personnages. Un régal inhabituel, merci, et encore bravo pour le style!
Soyez respectueux
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Photo de profil de Moutcho
Moutcho
8 juillet 2026 à 08:01
Très très bon premier récit Excellents bravo
Soyez respectueux
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