Au fil des mots / maux...

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Utilisateur supprimé
4 novembre 2013 à 22:45
Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...

C'est le but de ce post !

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D

Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...

Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !

Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !

Les autres, tant pis pour vous !

[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Modifié 4 novembre 2013 à 22:51
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Galaxie55
19 février 2022 à 12:56
Dites trente trois

Aujourd'hui elle gagne un an dans mon cœur,
Je n'ai plus qu'à lui souhaiter tout le bonheur,
Lui dire qu'elle est comme une fleur,
Dont le temps n'est qu'admirateur.

Pour elle mon amour est éternel.
A mes yeux elle reste la plus belle,
Mais ce n'est pas ce plaisir charnel,
Qui m'émerveille le plus chez elle.

Dans son être se cache une fée d'exception,
Une grande magicienne de renom,
Qui envoûte par sa compassion,
Et n'est connue que par surnom.

La plume comme fidèle compagne,
Que j'aime ses parutions pleines de poigne,
Portant ses mots par delà les âmes,
Et piégeant dans ses filets hommes et femmes.

Elle me reste mystérieuse,
Malgré nos années fabuleuses.
D'une bontée démoniaque,
Quand elle m'assouvit, son insomniaque.

Ses folies et ses caprices,
Ne sont que des délices,
M'emportant droit entre ses cuisses,
Me délecter de ses vices.

Son goût transcende ses créations,
Transformant notre quotidien en dégustation.
Mais dans son esprit mes compliments sont surfaits,
Et sa gêne apparente rend le tout parfait.

Je te souhaite un bon anniversaire,
Ma chère et tendre chérie,
Que je chérie de toute ma chair,
Chaque minute en tant que ton mari.
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Utilisateur supprimé
13 mars 2022 à 10:26
[Jsp]

Dis-moi que tu m’aimes.
Il en faut peu pour se faire mal. Il faut être deux pour se faire du mal. Je sais pas trop ce qu’il se passe en ce moment. Dans le creux de mon crâne des dingueries dessinées. Des idées noires et d’autres plus claires. Des pensées fuies toquent à la porte comme si elles m’étaient destinées. Mon corps appelle à l’aide dans le silence. Mon foie implore, mes poumons implosent, tout est en pause, laissant mon cœur en pleurs. La peine que j’ai, je pourrais pas l’écrire en prose. Tout va bien, jamais la vie n’a été aussi calme. L’eau s’est tue, le navire a survécu. Pas moi. L’onde de choc m’a foudroyée. Les soubresauts de mon vaisseau agitent encore mes doigts. Tout le corps secoué, la tempête est passée, les tremblements sont restés. Mais la tempête est passée. En vérité, tout va bien. Pas moi.

Démobilisée, libérée, de retour au pays. La guerre c’est fini. Pour qui ? Je vois le présent à travers le filtre de mon passé. J’imagine pas mon futur de peur de le vivre. La guerre c’est fini mais j’ai toujours autant de mal à regarder ceux que j’aime. C’est ça le bail. La guerre n’est pas finie, je l’ai juste ramenée à la maison. Elle est partout où que je regarde. L’éclat de tes yeux, la douleur de tes caresses, les tranchées dans tes lèvres sèches. Les battements de ton cœur font écho à ma migraine. Logée dans le creux de tes reins comme dans mon trou d’obus. Le teint plus livide que d’airin, la bouteille est vide mais je ne sais plus ce que j’ai bu. Deux doigts posés sur mon sein, levés par mon souffle et la toux. Tu m’as parlé, je ne t’ai pas répondu. Les tremblements suffisaient.

Je t’aime.
De ta bouche à mon amnésie. Ca n’a plus de sens. J’entends le fracas des mots sans les comprendre. Le salon aussi les a entendu. Le voisin aussi les a entendu. Toute la ville les a entendu. Tu les cries en boucle mais la réponse est toujours la même. J’ai la gorge sèche et du tabac sur la langue. Qu’est ce que tu veux que je te réponde ? T’es une photo jaunie, du parfum sur l’oreiller, un arrière-goût amer. J’ai ni pris mes cachets ni le temps de te le cacher. Je voulais que tu vois ce qui se cache derrière mes yeux clos. Est-ce que j’ai tout gâché ? Si je réponds rien c’est que j’ai rien à te dire.

Je me suis dis que je t’aimais sans le penser.
Je t’ai dis que je t’aimais sans le penser.
Incapable de rêver, déjà sortie d’une réalité.
Le bonheur c’est comme le vélo, on sent quand on va crever.
Soyez respectueux
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pierheim
25 mars 2022 à 22:52
Juste un partage...

Mon cousin, en ceci voilà mon sentiment.
Celui qui, bassement et tortueusement,
Se venge, ayant le droit de porter une lame,
Noble, par une intrigue, homme, sur une femme,
Et qui, né gentilhomme, agit en alguazil,
Celui-là, – fût-il grand de Castille, fût-il
Suivi de cent clairons sonnant des tintamarres,
Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres,
Et marquis, et vicomte, et fils des anciens preux, –
N'est pour moi qu'un maraud sinistre et ténébreux
Que je voudrais, pour prix de sa lâcheté vile,
Voir pendre à quatre clous au gibet de la ville !

N'ajoutez pas un mot, c'est outrageant.
Gardez votre secret, et gardez votre argent.
Oh ! Je comprends qu'on vole, et qu'on tue, et qu'on pille,
Que par une nuit noire on force une bastille,
D'assaut, la hache au poing, avec cent flibustiers ;
Qu'on égorge estafiers, geôliers et guichetiers,
Tous, taillant et hurlant, en bandits que nous sommes,
Oeil pour oeil, dent pour dent, c'est bien ! Hommes contre hommes !
Mais doucement détruire une femme ! Et creuser
Sous ses pieds une trappe ! Et contre elle abuser,
Qui sait ? De son humeur peut-être hasardeuse !
Prendre ce pauvre oiseau dans quelque glu hideuse !
Oh ! Plutôt qu'arriver jusqu'à ce déshonneur,
Plutôt qu'être, à ce prix, un riche et haut seigneur,
– Et je le dis ici pour Dieu qui voit mon âme, –
J'aimerais mieux, plutôt qu'être à ce point infâme,
Vil, odieux, pervers, misérable et flétri,
Qu'un chien rongeât mon crâne au pied du pilori !

V. Hugo (Ruy Blas)

=)

PM
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
25 mars 2022 à 23:02
Voir pendre à quatre clous au gibet de la ville !

Quels clous exactement?
Soyez respectueux
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pierheim
25 mars 2022 à 23:11
Voir pendre à quatre clous au gibet de la ville !

Quels clous exactement?

Je ne fais plus les contrats publicitaires pour les clous SCHLOMO !

=)

PM
Soyez respectueux
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KikiLeHamster
1 mai 2022 à 10:54
Une mince escapade :

Deux heures suffisent,
Une bulle solitaire, mon instigatrice,
Les alentours me nuisent,
Des pensées solidaires, ma destinatrice,

Gestes gracieux, en innocence,
Plaisir des yeux,
Regard facétieux, douce ignorance,

Cascade aurifère, maintenant cachée,
Laisse majoritaire, belle peau nacrée,
Se disputent l'éclat, cet habit blanc,
Se concilient l'état, connivent,

Emportée par le sommeil,
Entourée de par le soleil,
Morphée t'emporte dans les songes,
Dimanche chéri de bronze.
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Slaanesh
3 mai 2022 à 13:57
( n'ayant pas la prétention de concurrencer ici les redoutables et très talentueux.euses poètes et poétesses qui laissent leur sublimes plumes s'exprimées ici, je me contente de soumettre ces humbles lignes à votre jugement.)


Je suis le doux poison qui brûle tes veines quand monte le plaisir.
Je suis ton innocence perdue avec ou sans regrets lors de tes premières fois.
Je suis ta perversité naissante au moment où tu prends goût à la luxure.
Je suis les mille et unes étoiles qui dansent devant tes yeux à chaque coup de langue, de queue ou de gode dans ton intimité.
Je suis ton sang qui bout sous les ardentes caresses de tes maîtresses ou amants.
Je suis la chaleur qui envahit ton ventre sous leurs assauts.
Je suis la morsure dont tu marques leurs chairs pour te retenir de hurler de bonheur.
Je suis les frissons qui secouent ton corps en vagues irrépressibles.
Je suis le rugissement que tu t'apprêtes à pousser comme une délivrance.
Je suis le tsunami destructeur qui submerge la moindre pensée cohérente.
Je suis le néant qui s'empare de ton esprit en perdition.
Je suis l'étincelante lumière qui explose et t'aveugle.
Je suis la danse merveilleuse de ton corps devenu incontrôlable.
Je suis les ténèbres qui menacent de t'engloutir à l'apogée du plaisir.
Je suis la voix de la raison qui se noie sous les torrents furieux de félicité.
Je suis le rire dément de la lubricité qui résonne dans chaque fibre de ton être.
Je suis la sensation de légèreté que tu ressens juste après ton ultime abandon.
Je suis la tendresse des mains qui glissent sur ton corps toujours et encore.
Je suis l'ardeur des baisers échangés voracement.
Je suis la douceur des lèvres qui picorent ta peau de mille et une attention.
Je suis l'infinité des sensations qui te crispent, te détendent, te réchauffent, t'électrise.
Je suis la puissance des vagues destructrices qui ravagent les digues de ta raison.
Je suis l'irréelle sensation de légèreté qui sépare ton esprit de ton corps.
Je suis la volupté qui t'étreint petit à petit jusqu'à en devenir sublimement insupportable.
Je suis le rêve cotonneux qui te recueil, vaincue.
Je suis le doux silence qui suit ta délicieuse reddition.

Je suis... la jouissance.
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Lioubov
3 mai 2022 à 18:30
Très chouette, Slaanesh.
Vraiment très hibou chouette.
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Photo de profil de sexehub
sexehub
13 mai 2022 à 03:15
Je n'ai jamais fait de poème, mais je vais essayer.

Les cons on l'aire ridicule avec leurs manteaux.
Mais ils n'ont pas vu le cocon trop occuper avec un marteaux

Dite moi si c'est bien comme poème.
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
26 mai 2022 à 00:34
Juste un partage...

Mon cousin, en ceci voilà mon sentiment.
Celui qui, bassement et tortueusement,
Se venge, ayant le droit de porter une lame,
Noble, par une intrigue, homme, sur une femme,
Et qui, né gentilhomme, agit en alguazil,
Celui-là, – fût-il grand de Castille, fût-il
Suivi de cent clairons sonnant des tintamarres,
Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres,
Et marquis, et vicomte, et fils des anciens preux, –
N'est pour moi qu'un maraud sinistre et ténébreux
Que je voudrais, pour prix de sa lâcheté vile,
Voir pendre à quatre clous au gibet de la ville !

N'ajoutez pas un mot, c'est outrageant.
Gardez votre secret, et gardez votre argent.
Oh ! Je comprends qu'on vole, et qu'on tue, et qu'on pille,
Que par une nuit noire on force une bastille,
D'assaut, la hache au poing, avec cent flibustiers ;
Qu'on égorge estafiers, geôliers et guichetiers,
Tous, taillant et hurlant, en bandits que nous sommes,
Oeil pour oeil, dent pour dent, c'est bien ! Hommes contre hommes !
Mais doucement détruire une femme ! Et creuser
Sous ses pieds une trappe ! Et contre elle abuser,
Qui sait ? De son humeur peut-être hasardeuse !
Prendre ce pauvre oiseau dans quelque glu hideuse !
Oh ! Plutôt qu'arriver jusqu'à ce déshonneur,
Plutôt qu'être, à ce prix, un riche et haut seigneur,
– Et je le dis ici pour Dieu qui voit mon âme, –
J'aimerais mieux, plutôt qu'être à ce point infâme,
Vil, odieux, pervers, misérable et flétri,
Qu'un chien rongeât mon crâne au pied du pilori !

V. Hugo (Ruy Blas)

=)

PM

J'avais loupé celui-ci... Immense coeur !!!!! <3
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
8 juin 2022 à 22:46
Si ça te fait rire, c'est minable... Ça montre à quelle hauteur intellectuelle tu te situes...
Soyez respectueux
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Photo de profil de pierheim
pierheim
8 juin 2022 à 22:57
Si ça te fait rire, c'est minable... Ça montre à quelle hauteur intellectuelle tu te situes...

Bonsoir homme du Minck
Dans la section "fun" il y a un topic pour faire "Ouin-Ouin, le mur des lamentations"

=)

PM
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
9 juin 2022 à 13:21
Ô Flore, en ton matin qui ouvre la saison
Des corolles que tend le printemps vers l'été,
Permets que ton réveil pour l'Amour soit fêté
Avant qu'il ne consomme ta défloraison !
Laisse un peu que l'on chante, ô plus ancien métier,
Tandis que s'offre au ciel la tendrette étamine,
Laisse un peu que l'on chante et ta voix et ta mine
Qu'Amour baise, en cueillant les iris du sentier !

C'est ta beauté qui donne au monde un goût charnel,
Qui fait perler les Cieux et se mouiller la terre,
La glace fondre au feu du rayon salutaire
Et bander fort son arc à l'Amour éternel,
Dans tes jardins soignés la tendre renoncule
Exposer sous sa soie colorée ton calice,
Et c'est par toi encor que, cédant au caprice,
Amour s'en vient tenter tes doigts du pédoncule !

Le mai s'enfuit déjà ; déjà le juin commence ;
Bientôt l'août rougira les joues des pommeraies :
Retiens-le, souffle encor sur les châtaigneraies
Ton haleine habitée d'une odeur de semence !
Comme il est fort et beau, ce parfum tant subtil !
Comme tu le rends bien dans chaque hampe en fleur,
Tandis que le bourdon en vient lécher le cœur
Et que la jeune abeille en suce le pistil !

As-tu rêvé d'Amour dans l'hiver du repos ?
Il a rêvé de toi depuis le froid novembre,
Or, à voir l'étirer l'Avril de tout son membre,
Il faut croire ton heure arriver à propos.
Mais le temps meurt, Beauté, de la saison gentille :
Ton pas léger lui dit que tu quittes ta couche.
Pauvre Amour... S'il savait qu'un instant de ta bouche
Arrive pour l'aimer dans un goût de myrtille !
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
9 juin 2022 à 13:57
🥲
C'est beau, juste beau mais c'est déjà beaucoup.
Merci Ardsy
Soyez respectueux
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Duchesse
9 juin 2022 à 14:05
Ô Flore, en ton matin qui ouvre la saison
Des corolles que tend le printemps vers l'été,
Permets que ton réveil pour l'Amour soit fêté
Avant qu'il ne consomme ta défloraison !
Laisse un peu que l'on chante, ô plus ancien métier,
Tandis que s'offre au ciel la tendrette étamine,
Laisse un peu que l'on chante et ta voix et ta mine
Qu'Amour baise, en cueillant les iris du sentier !

C'est ta beauté qui donne au monde un goût charnel,
Qui fait perler les Cieux et se mouiller la terre,
La glace fondre au feu du rayon salutaire
Et bander fort son arc à l'Amour éternel,
Dans tes jardins soignés la tendre renoncule
Exposer sous sa soie colorée ton calice,
Et c'est par toi encor que, cédant au caprice,
Amour s'en vient tenter tes doigts du pédoncule !

Le mai s'enfuit déjà ; déjà le juin commence ;
Bientôt l'août rougira les joues des pommeraies :
Retiens-le, souffle encor sur les châtaigneraies
Ton haleine habitée d'une odeur de semence !
Comme il est fort et beau, ce parfum tant subtil !
Comme tu le rends bien dans chaque hampe en fleur,
Tandis que le bourdon en vient lécher le cœur
Et que la jeune abeille en suce le pistil !

As-tu rêvé d'Amour dans l'hiver du repos ?
Il a rêvé de toi depuis le froid novembre,
Or, à voir l'étirer l'Avril de tout son membre,
Il faut croire ton heure arriver à propos.
Mais le temps meurt, Beauté, de la saison gentille :
Ton pas léger lui dit que tu quittes ta couche.
Pauvre Amour... S'il savait qu'un instant de ta bouche
Arrive pour l'aimer dans un goût de myrtille !

Elle nous donne juste envie de remettre les plumes aux encriers et de pleurer.
Bravo Ardsy c’est très élégant.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Slaanesh
Slaanesh
9 juin 2022 à 14:12
Et c'est moi qui fait des pavés de citations :lol:... n'empêche que oui, ça donne envie de faire pareil qu'Ardsy. C'est magnifique et très touchant.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Blueberry89
Blueberry89
9 juin 2022 à 16:16
Ô Flore, en ton matin qui ouvre la saison
Des corolles que tend le printemps vers l'été,
Permets que ton réveil pour l'Amour soit fêté
Avant qu'il ne consomme ta défloraison !
Laisse un peu que l'on chante, ô plus ancien métier,
Tandis que s'offre au ciel la tendrette étamine,
Laisse un peu que l'on chante et ta voix et ta mine
Qu'Amour baise, en cueillant les iris du sentier !

C'est ta beauté qui donne au monde un goût charnel,
Qui fait perler les Cieux et se mouiller la terre,
La glace fondre au feu du rayon salutaire
Et bander fort son arc à l'Amour éternel,
Dans tes jardins soignés la tendre renoncule
Exposer sous sa soie colorée ton calice,
Et c'est par toi encor que, cédant au caprice,
Amour s'en vient tenter tes doigts du pédoncule !

Le mai s'enfuit déjà ; déjà le juin commence ;
Bientôt l'août rougira les joues des pommeraies :
Retiens-le, souffle encor sur les châtaigneraies
Ton haleine habitée d'une odeur de semence !
Comme il est fort et beau, ce parfum tant subtil !
Comme tu le rends bien dans chaque hampe en fleur,
Tandis que le bourdon en vient lécher le cœur
Et que la jeune abeille en suce le pistil !

As-tu rêvé d'Amour dans l'hiver du repos ?
Il a rêvé de toi depuis le froid novembre,
Or, à voir l'étirer l'Avril de tout son membre,
Il faut croire ton heure arriver à propos.
Mais le temps meurt, Beauté, de la saison gentille :
Ton pas léger lui dit que tu quittes ta couche.
Pauvre Amour... S'il savait qu'un instant de ta bouche
Arrive pour l'aimer dans un goût de myrtille !

Superbe Ardsy ! Magnifique éloge de la nature qui s'épanouit en ce moment, bravo !
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
10 juin 2022 à 11:30
La mort dans l'oeuf

Peut-on comprendre ce qui m'arrive ?
J'ai la cervelle pleine de trous
Mon âme part, elle dérive
Comment puis-je tenir debout ?

J'encaisse et je relativise
Y'a plus malheureux après tout
Alors je laisse passer la crise
Et je ravale tout d'un coup

L'espoir tué dans l'oeuf, il faut bien que je vive
En oubliant un peu cette malchance abusive

Le temps s'évapore en fumette
Ma cervelle fuit d'un peu partout
Mais il n'y a rien que je regrette
C'est comme ça, un point c'est tout.

Bien que tué dans l'oeuf, l'espoir fait vivre
Je sais, faut en parler, mais quoi en dire ?
Je sais, faut écouter
Alors par rapport aux remords resteront les regrets.

L'explication est clinique, bien que psychanalytique
Un peu apocalyptique
J'ai fait des rêves de conquêtes, créer la vie d'un petit bout
Et plus j'attends, plus je m'apprête à le prendre sur mes genoux

Voici la preuve par neuf qu'il faut bien que je vive
J'en connais pas mal sur la mort, sur ce qu'elle fait autour de nous
Et bien serré contre ton corps, elle t'etouffe, te tord le cou
Et toujours rien de neuf, mes espoirs s'amenuisent.

Hummmm, je ne sais trop que dire.... nous sommes passés par une phase similaire
Courage.
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
13 juin 2022 à 08:56
C'est la vie :

C'est la vie qui nous prend alors qu'on nous la donne
On a si peu de temps avant que l'heure ne sonne
Ce monde éreintant, oh que Dieu me pardonne
Nous assomme, nous y sommes.

Rien n'est facile, tout s'obtient en luttant
Les gens sont débiles, normal, ce sont les gens
Le diable est habile, nous rend tous innocents
En même temps, on aime tant

C'est la vie qui nous donne tous ces rêves subtils
Les joies qui rayonnent nous touchent en plein dans le mille
Ce corps que l'on donne à l'autre docile
Fragile, agile.

Il y a des moments où ce monde m'étonne
Un rien me surprend et tout mon corps frissonne
De la masse des vivants, je me sens une personne
Un Homme, en somme.

C'est la vie, c'est la mienne
Mon paradis, mon domaine
Et j'ai envie que ça traine
Car malgré tout, la vie est belle
Peut-être que ça en vaut la peine.

C’est beau… on dirait un texte de Grand Corps Malade
Soyez respectueux
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Photo de profil de Donatien A.F. de Sade
Donatien A.F. de Sade
15 juin 2022 à 12:59
C'est la vie :

C’est beau… on dirait un texte de Grand Corps Malade

Je suis d'accord. On dirait du Fabien Marsaud. C'est très beau lopesa. Vous composez très bien la poésie.
Soyez respectueux
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Gras
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