Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
[Texte inspiré par un Double filet-o-fish et Deo Favente]
J’ai pas troué mes tempes quand j’étais esseulée
J’ai pas trouvé le temps, je suis désolée
Je cherche un peu d’attention.
Je te cherche un peu, attention.
Mon derche, ton pieu, la tension.
Quoi que mon père et dieu en penseront.
J’ai connu l’amour de ma mère
Sans le retrouver chez mes pairs
Sans le retrouver chez mon père
Tous les soirs je pleure, je remplis la mer
Celle qui nous sépare,
Celle qui me reste à boire
Je vide les couilles que vous avez pas su porter
J’exploite ce que vous avez pas su emporter
Mon sourire, mon corps, ma sexualité
Pas malade, mais toute la journée alitée
Je veux une petite pute comme Alizée
Que je la culbute jusqu’à l’Elysée
Je sais même plus qui j’ai baisé
Mais j’espère encore que ça soit mon Thésée
J’ai gravé sur mes bras mon propre Styx
Sensation de brûlure en bas de mon stick
Mes doigts rougissent loin de ma maison
Mais ma maison fait pourrir ma raison
Je vous vois vieillir, je fuis mon reflet
J’ai peur de finir les seins refaits
Tous les soirs couchée dans la Gamme Jaune
Mon cœur accélère quand mon oncle passe au rouge
Décélère quand mes yeux passent au rouge
Enfoncée dans mon lit comme DJ Pone
Je vous vois vieillir
Je veux en finir
Avec vos vices
Avec vos vies
Modifié
7 janvier 2022 à 01:13
Utilisateur supprimé
7 janvier 2022 à 09:44
Je n'ai jamais mangé de double filet-o-fish et ne connaît pas Deo Favente mais ça donne envie si ça donne ce genre d'inspiration.
Ta plume est toujours aussi affûtée. Tiens ça me rappelle un poème :)
KikiLeHamster
28 janvier 2022 à 06:18
Lueur dans la nuit :
Une faible lueur, parvient,
Assailli en cette nuit noire,
Au sommet de ma tour d'Ivoire,
Sans plus attendre, viens,
Un manque à mes sens,
Douloureuse mémoire,
Accentue cette absence,
Avant goût du purgatoire,
Contre moi te revoilà, enfin,
En silence, nos cœurs en cadence,
Enivrant, humer ce parfum,
En attirance, nos caresses en évidence.
Duchesse
28 janvier 2022 à 07:39
Oh Kiki tu as ton cœur tout à la torture. C’est très joli 😍
Utilisateur supprimé
28 janvier 2022 à 15:23
Comme la cire peu à peu,
Quand près de la flamme on l’approche,
Se fond à la chaleur du feu,
Ou comme au faîte d’une roche
La neige, encore non foulée,
Au Soleil se perd, écoulée :
Quand tu tournes tes yeux ardans
Sur moi d’une œillade subtile,
Je sens tout mon cœur au-dedans
Qui se consomme et se distille,
Et ma pauvre âme n’a partie
Qui ne soit en feu convertie.
Amours, Pierre de Ronsard
KikiLeHamster
29 janvier 2022 à 12:43
Lettre du corps :
Muni d'une plume de la droite,
Écris tes cris de la gauche,
De celle-ci, mon adroite,
S'active à la débauche,
À chaque plainte, je le lis,
Entre les lignes, tu supplies,
Un temps interminable,
Des secondes inestimables,
Une brève pause, un répit,
Souffle court, regard hagard,
Torture et plaisirs, assortis,
Sur la feuille elle se couche,
Ton enveloppe, mon épître,
De chair est, mon doux pupitre.
pierheim
29 janvier 2022 à 13:54
A lire de gauche à droite !
=)
PM
Utilisateur supprimé
29 janvier 2022 à 14:08
Lettre du corps :
Muni d'une plume de la droite,
Écris tes cris de la gauche,
De celle-ci, mon adroite,
S'active à la débauche,
À chaque plainte, je le lis,
Entre les lignes, tu supplies,
Un temps interminable,
Des secondes inestimables,
Une brève pause, un répit,
Souffle court, regard hagard,
Torture et plaisirs, assortis,
Sur la feuille elle se couche,
Ton enveloppe, mon épître,
De chair est, mon doux pupitre.
<3
Utilisateur supprimé
29 janvier 2022 à 14:08
A lire de gauche à droite !
=)
PM
Oh non... Toujours de droite à gauche... ;-)
Utilisateur supprimé
29 janvier 2022 à 19:12
L'on tient le fait pour sûr... Il arriva naguère,
- Fameux pays lointain de fameux temps jadis -
Que la fille d'un roi, cadette parmi dix,
Fut capturée, ravie d'obscur seigneur de guerre.
(L'on n'en sait la raison, chez aucun parolier)
L'effroi navrait si tant son pauvre cœur d'infante,
Pleurant tout haut : "Père eût si bien doté ma fente !",
Qu'elle en martelait l'huis, haranguant son geôlier.
Car on l'avait cloîtrée en l'une de ces tours
D'un froid castel de roc, planté dans un lagon :
Elle en blessait l'ouïe de l'espiègle dragon
Sur le faîte affecté, à garder ses atours.
Un jour, flottant par là, un prince peu charmant,
Qui revenait d'ailleurs et voguait vers ailleurs,
Entendit la princesse en ses cris et ses pleurs,
Et se dit : "Jolie voix... doit jouir joliment !"
Convaincu sans tarder d'obliger la captive,
Il siffla le dragon, hélant à son adresse :
"Dis-moi donc, gros lézard... la geignarde princesse
Que tu retiens ici, est-elle assez lascive ?"
"- Çà ! Je ne sais, minus : je ne fais que l'entendre !
Mais s'il te plait d'ici m'en vouloir libérer,
Ce me serait grand bien, je puis t'en assurer :
Je te fais mon vainqueur, sans guère me défendre !"
Le duel bien joué, l'infante n'y vit rien :
Le dragon simula la défaite à merveille.
Puis, bon prince s'en vint, la fleurette à l'oreille,
Quérir en telle tour ce qu'il tenait pour bien.
Mais une heure ne fut, que l'on vit blonde Lise
Ruer dedans la cour sa mine effarouchée :
"Oncques n'ai-je chosette aussi maigre touchée !
Être si peu pourvu, et m'y vouloir promise ?!
Fussiez-vous, coquin prince, armé pareillement
De glaive que d'épée, je ne dis pas... Peut-être...
Mais le siècle, Monsieur, ne saurait me permettre,
D'accoupler mon parti aussi petitement."
La belle était plus fière encor qu'il était brusque,
Et la goujaterie n'ayant point son suffrage,
Elle n'agréa pas son trop petit hommage,
Et l'envoya plutôt se tâter le mollusque.
L'on dit que la princesse entra chez les sirènes,
Que certain prince alla se vouer au couvent,
Et l'on raconte enfin que par nuits de grand vent,
Un dragon rit encore au-dessus de nos plaines.
Donatien A.F. de Sade
30 janvier 2022 à 05:56
Lueur dans la nuit :
Kiki, kiki, kiki. Un cri de désespoir de la souffrance de l'abscence et de la réunion non moins douloureuse de deux êtres qui s'aiment. <3
Modifié
31 janvier 2022 à 05:43
Blueberry89
30 janvier 2022 à 12:40
Fatale prescience, j'implore ta clémence
Étouffe ma conscience, soigne son offense.
Défiant la science, tu entraînes ma démence,
Toi libre insouciance, qui brise mes défenses.
Plus rien n'a de sens, ça en frôle l'indécence,
La vie et son essence, une explosion des sens.
KikiLeHamster
30 janvier 2022 à 12:44
Fatale prescience, j'implore ta clémence
Étouffe ma conscience, soigne son offense.
Défiant la science, tu entraînes ma démence,
Toi libre insouciance, qui brise mes défenses.
Plus rien n'a de sens, ça en frôle l'indécence,
La vie et son essence, une explosion des sens.
Voilà de belles sentences.
Utilisateur supprimé
30 janvier 2022 à 14:57
Fatale prescience, j'implore ta clémence
Étouffe ma conscience, soigne son offense.
Défiant la science, tu entraînes ma démence,
Toi libre insouciance, qui brise mes défenses.
Plus rien n'a de sens, ça en frôle l'indécence,
La vie et son essence, une explosion des sens.
J'aime votre penchant pour les vers léonins... vous les composez délicatement...
Duchesse
30 janvier 2022 à 16:10
L'on tient le fait pour sûr... Il arriva naguère,
- Fameux pays lointain de fameux temps jadis -
Que la fille d'un roi, cadette parmi dix,
Fut capturée, ravie d'obscur seigneur de guerre.
(L'on n'en sait la raison, chez aucun parolier)
L'effroi navrait si tant son pauvre cœur d'infante,
Pleurant tout haut : "Père eût si bien doté ma fente !",
Qu'elle en martelait l'huis, haranguant son geôlier.
Car on l'avait cloîtrée en l'une de ces tours
D'un froid castel de roc, planté dans un lagon :
Elle en blessait l'ouïe de l'espiègle dragon
Sur le faîte affecté, à garder ses atours.
Un jour, flottant par là, un prince peu charmant,
Qui revenait d'ailleurs et voguait vers ailleurs,
Entendit la princesse en ses cris et ses pleurs,
Et se dit : "Jolie voix... doit jouir joliment !"
Convaincu sans tarder d'obliger la captive,
Il siffla le dragon, hélant à son adresse :
"Dis-moi donc, gros lézard... la geignarde princesse
Que tu retiens ici, est-elle assez lascive ?"
"- Çà ! Je ne sais, minus : je ne fais que l'entendre !
Mais s'il te plait d'ici m'en vouloir libérer,
Ce me serait grand bien, je puis t'en assurer :
Je te fais mon vainqueur, sans guère me défendre !"
Le duel bien joué, l'infante n'y vit rien :
Le dragon simula la défaite à merveille.
Puis, bon prince s'en vint, la fleurette à l'oreille,
Quérir en telle tour ce qu'il tenait pour bien.
Mais une heure ne fut, que l'on vit blonde Lise
Ruer dedans la cour sa mine effarouchée :
"Oncques n'ai-je chosette aussi maigre touchée !
Être si peu pourvu, et m'y vouloir promise ?!
Fussiez-vous, coquin prince, armé pareillement
De glaive que d'épée, je ne dis pas... Peut-être...
Mais le siècle, Monsieur, ne saurait me permettre,
D'accoupler mon parti aussi petitement."
La belle était plus fière encor qu'il était brusque,
Et la goujaterie n'ayant point son suffrage,
Elle n'agréa pas son trop petit hommage,
Et l'envoya plutôt se tâter le mollusque.
L'on dit que la princesse entra chez les sirènes,
Que certain prince alla se vouer au couvent,
Et l'on raconte enfin que par nuits de grand vent,
Un dragon rit encore au-dessus de nos plaines.
C'est tout simplement génial, dans le fond et dans la forme. Bravo <3
KikiLeHamster
30 janvier 2022 à 16:20
C'est tout simplement génial, dans le fond et dans la forme. Bravo <3
J'approuve.
Et tout bonnement drôle à souhait.
J'admire la performance...
Utilisateur supprimé
30 janvier 2022 à 20:38
C'est tout simplement génial, dans le fond et dans la forme. Bravo <3
J'approuve.
Et tout bonnement drôle à souhait.
J'admire la performance...
:-*
Galaxie55
6 février 2022 à 23:30
Voir la vie en blue :P
J'aimerais pour une fois que tu te vois avec mes yeux, que tu te sentes parfaite ce serait fabuleux. Je voudrais que tu perçoives à quel point tu me rends heureux, que tu lises dans mon âme, celle d'un homme si amoureux.
Tu es là, si près de moi, pourtant tu ne comprends pas, que de rien d'autre je n'ai besoin, juste ton sourire pour me sentir bien. Plus que serein, quand tu me tiens la main, ensemble pour arpenter le chemin, les aventures du quotidien.
Si tu pouvais comprendre ta valeur, tout n'en serait que pure splendeur, te découvrir telle que tu es, personne ne serait aussi parfait. Tu resteras à jamais, de ma vie le plus grand bienfait.
Si tu savais que mon univers, n'est extraordinaire qu'en respirant ton air, tu pourrais peut-être être fière, d'être toi-même, belle et entière. J'aimerais éclairer ta destinée, autant que tu illumines mon sombre passé. Si je pouvais en un baiser tout te raconter, tu saurais enfin jusqu'aux sommets t'envoler, pour ensemble à jamais les tutoyer.
Merci ma chère femme pour ta petite touche
Blueberry89
7 février 2022 à 08:46
Voir la vie en blue :P
J'aimerais pour une fois que tu te vois avec mes yeux, que tu te sentes parfaite ce serait fabuleux. Je voudrais que tu perçoives à quel point tu me rends heureux, que tu lises dans mon âme, celle d'un homme si amoureux.
Tu es là, si près de moi, pourtant tu ne comprends pas, que de rien d'autre je n'ai besoin, juste ton sourire pour me sentir bien. Plus que serein, quand tu me tiens la main, ensemble pour arpenter le chemin, les aventures du quotidien.
Si tu pouvais comprendre ta valeur, tout n'en serait que pure splendeur, te découvrir telle que tu es, personne ne serait aussi parfait. Tu resteras à jamais, de ma vie le plus grand bienfait.
Si tu savais que mon univers, n'est extraordinaire qu'en respirant ton air, tu pourrais peut-être être fière, d'être toi-même, belle et entière. J'aimerais éclairer ta destinée, autant que tu illumines mon sombre passé. Si je pouvais en un baiser tout te raconter, tu saurais enfin jusqu'aux sommets t'envoler, pour ensemble à jamais les tutoyer.
Merci ma chère femme pour ta petite touche
🥰
Utilisateur supprimé
8 février 2022 à 02:58
"L'Art d'aimer"
de Gentil-Bernard (1708-1775)
Dans cet extrait, le poète peint la beauté des femmes en louant successivement les âges... M'enfin, il faut tenir compte de l'espérance de vie bien inférieure il y a deux cent cinquante ans (on l'estime à 41 ans pour les femmes favorisées dont l'auteur parle).
Je me suis permis d'insérer des sauts de lignes pour séparer les quatre âges décrits sans vous noyer... ^^
"En remontant aux sources du bel âge,
Vois l’innocence, adore son langage,
Les pleurs naïfs, le sourire enfantin,
L’air ingénu, le regard incertain.
Quand les beautés, crédules et craintives,
Tiennent encor leurs caresses captives ;
Quand la nature, épiant tous ses sens,
Baisse les yeux sur ses trésors naissants,
Rougit de plaire en cherchant à séduire,
Et veut ensemble ignorer et s’instruire :
Voilà quinze ans. L’aube aimable du jour,
C’est une belle, enfant comme l’amour,
Qui n’a d’attraits que sa fraîcheur nouvelle,
Et sa pudeur, des grâces la plus belle.
L’âge qui suit, développant ses traits,
Offre à l’amour de plus piquants attraits.
Au doux éclat qu’a produit cette aurore
Succède un jour plus radieux encore ;
Et tous les fruits qu’un amant peut cueillir
Ont achevé de naître et d’embellir.
L’essor est pris, l’âme a sorti ses ailes ;
Tous ses besoins sont des fêtes nouvelles ;
Le cœur instruit démêle ses désirs ;
C’est à vingt ans qu’on a tous les plaisirs.
De trente hivers le temps marque les traces ;
La beauté perd ce qu’on ajoute aux grâces ;
On n’est plus jeune, on est belle pourtant ;
On met plus d’art aux pièges que l’on tend :
C’est le tissu des intrigues secrètes,
L’art des atours, l’arsenal des toilettes :
Le soin de plaire, et la soif de jouir,
Redouble encor, loin de s’évanouir.
Par l’âge accrus, les sens ont plus d’empire ;
C’était l’amour, c’est alors son délire ;
Ardent, avide, impétueux, hardi,
C’est un soleil brûlant en son midi.
Moins jeune encor la beauté nous engage.
L’art du maintien, les grâces du langage,
Les dons acquis, les charmes empruntés,
Donnent un lustre au couchant des beautés.
L’amour, fidèle à leurs flammes constantes,
Se glisse encor sous les rides naissantes,
Et, pour régner jusqu’aux derniers instants,
Sème de fleurs les ruines du temps.
La jeune rose, en se pressant d’éclore,
Fait au matin le charme de l’aurore ; Clytie*, au soir, dans son riche appareil,
Fait l’ornement du coucher du soleil."
*Clytie : Elle est racontée dans les Métamorphoses d'Ovide. En gros c'est une meuf qui a été changée en tournesol.
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)