Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Gouffre de l'âme
Gouffre du cœur
Néant sentimental
Idées boueuses
Idées vénéneuses
Poison existentiel
L'Espoir s'est pendu
La Flamme s'étiole
Dernière braise rougeoyante
Décompte final
Sablier presque finit
TIC TAC TIC TAC TIC TAC...
Ça respire la joie de vivre, dis-moi, Slaanesh 😅 !
Zed-kun
28 janvier 2025 à 20:42
Gouffre de l'âme
Gouffre du cœur
Néant sentimental
Idées boueuses
Idées vénéneuses
Poison existentiel
L'Espoir s'est pendu
La Flamme s'étiole
Dernière braise rougeoyante
Décompte final
Sablier presque finit
TIC TAC TIC TAC TIC TAC...
🫨 Ah oui, quand même ! 🫨
Utilisateur supprimé
8 juillet 2025 à 23:32
Je m'amuse chaque jour,
À te jouer ce vilain tour,
Tantôt innocente et divine,
Ou bien brûlante et féline,
Je descends de ma chambre,
En collants et me cambre,
Prenant tour à tour des poses,
Uniquement pour que tu oses,
Poser sur moi, papa, des yeux lubriques,
Et imaginer les dégâts que ferait ta trique.
Très beau texte : sensuel et envoûtant
Utilisateur supprimé
8 juillet 2025 à 23:36
Petits monts gracieux, charmants et délicats,
À la rondeur subtile, au galbe délicat.
Sous la main, ils se dressent, à peine effleurés,
Deux joyaux réactifs, tendres et éveillés.
Fier trésor caché sous un voile léger,
Ils frémissent, impatients, sous le souffle osé.
Deux doux boutons de rose, en éveil et malices,
Qu'un simple frôlement transforme en délices.
Oh, seins discrets, trésors à peine dévoilés,
Vous savez en un rien les cœurs chavirer.
De votre douce taille, charme sans pareil,
Naît la promesse d’un désir sans sommeil.
Superbe !
pierheim
9 juillet 2025 à 21:44
De belles moules se rafraîchissent dans l'Atlantique,
Pour d'autres, dorées, c'est Méditerranée et calanques,
Détendues, flottantes dans cette atmosphère onirique.
N’oublions pas les moules blanches de la Manche,
Car il semblerait qu'il faille qu'on les emmanche,
Ou les farcisse, chaque jour et même le dimanche.
Il faut également citer la moule de la Mer du Nord,
Qui, à l’inverse du vent du nord, jamais ne mord,
Mais sa chair fine et iodée, en fait un soyeux trésor.
Alors, avec ou sans courtes ou longues marinières,
Ces belles, accompagnées de frites et de bonnes bières,
Se laisseront déguster et saucer sans faire de manière.
Certains parlent parfois la moule de la Mère Cass….
Aie ! Aie ! Ail ! Ouille !!... je n’ai rien dit !
pierheim
20 juillet 2025 à 21:46
Comme tout ce que j’ai pu écrire ici et ailleurs, mes textes sont :
- D’Appellation d’Origine Contrôlée
- D’Appellation d’Origine Protégée
- D’Indication Géographique Protégée
- La Belle Rouge
- Produit en Bretagne
Et Garantis :
- Sans OGM
- Sans Conservateur
- Sans colorant
Et bien évidemment Sans I.A.
Voici donc le texte violemment interrompu l’autre jour :
De belles moules se rafraîchissent dans l'Atlantique,
Pour d'autres, dorées, c'est Méditerranée et calanques,
Détendues, flottantes dans cette atmosphère onirique.
N’oublions pas les moules blanches de la Manche,
Car il semblerait qu'il faille qu'on les emmanche,
Ou les farcisse, chaque jour et même le dimanche.
Il faut également citer la moule de la Mer du Nord,
Qui, à l’inverse du vent du nord, jamais ne mord,
Mais sa chair fine et iodée, en fait un soyeux trésor.
Alors, avec ou sans courtes ou longues marinières,
Ces belles, accompagnées de frites et de bonnes bières,
Se laisseront déguster et saucer sans faire de manière.
Certains parlent parfois la moule de la Mère Cass….
Aie ! Aie ! Ail ! Ouille !!... je n’ai rien dit !
Certains évoquent la moule de la Mère Casse Couilles,
Bien cachée, tout en haut des cuisses de grenouilles,
Et qui, bien souvent, se satisfait d’une grosse andouille.
=)
PM
Wedreca
20 juillet 2025 à 22:27
C'est ton envie subite de moule frites qui t'a inspiré, @pierheim 😋 ?
pierheim
20 juillet 2025 à 22:34
C'est ton envie subite de moule frites qui t'a inspiré, @pierheim 😋 ?
C'est bien possible je vais avoir d'ici peu une troisième péridurale en moins de 8 mois qui dis mieux !
=)
PM
***Astrale3etoiles
20 juillet 2025 à 23:04
Je sais que tu m’aimes, mon cœur, mon amour.
Je sais que tu me veux, même si on ne fait pas l'amour.
Je sais que tu me désires, même si cela ne vient pas.
J’aime notre tendresse, te blottir dans mes bras.
Je sais le pourquoi de ta souffrance et le temps dont tu as besoin.
Je suis patient avec toi et je nous aime comme un fou.
Non, ce n’est pas vrai. Je ne suis pas patient.
Je voudrais bien que ça rime toujours mais j'enrage de ces instants.
Alors parfois ça sonne mal. Parfois, moi aussi, j’ai mal.
Tu as tant souffert. La vie a été injuste avec toi.
Avec toi, je veux vivre. Et de toi, je suis si fier de tes pas.
Mais, dans mon corps, je pleure. Je veux plus que tes bras. Je veux notre étreinte. Je veux entrer en toi.
Je veux qu’on ne fasse qu’un. Je veux qu’on jouisse ensemble. Mon amour, je t’aime, serons nous un, un jour ?
Tes seins. Mes lèvres. Je sais comme tu adores ça. Sous ma langue et sous mes doigts, je te fais jouir plusieurs fois. Tu jouis finalement, souvent, plus que moi. Quand on fait l’amour ensemble, la victoire vient de toi.
Je sais que pour jouir, une fois de temps en temps, cela ne me le permet pas. Pour jouir, dans le sexe avec toi, j’ai besoin de m’habituer à toi. Mais que faire quand s’espace tant la fréquence de nos ébats ?
Je souffre. Je pleure même, parfois. Tu me manques. Tellement. Même quand tu es là. Je sais bien comme tu progresses. Je sais ce dont tu as besoin. Tu m’aimes tant. Je le vois bien. Tu aimes comme je prends soin de toi. Tu aimes que je sois ton épaule, ton soutien inébranlable.
La confiance, la sincérité, la communication, un travail de tous les instants dont nous sommes si fiers.
Et tu sais ce que je fais sur les sites érotiques ?
Je mens. Je joue. Je torture mon public.
Mais, tu sais quoi ? J’en ai fini avec tout ça. Je ne veux plus. Je n’en peux plus. J’ai besoin d’être sincère même sans toi. J’ai besoin d’aide. J’ai besoin d’être. J’ai besoin d’ouvrir ce quelque chose d’érogène qui est bloqué en moi.
Je veux jouir. Je veux aimer. Je veux t’écrire des mots d'amour.
Je veux oser. Je veux partager cette plume, que je partage si souvent à tout le monde, mais pas à toi.
Ce poème pourtant, tu ne le verras pas. Je ne peux pas. Je ne sais pas. Comment pourrais-je aller vers toi ?
Je n'ose pas. Je n’y arrive pas. J’ai peur. Trop peur, que tu n’aimes pas.
J’ai honte de faire jouir d’autres personnes. J’ai honte de ne pas t’offrir cette part de moi. Mais non, j’ai besoin d’efforts. J’ai besoin de temps. Pour le moment, je ne peux pas.
***Astrale3etoiles
21 juillet 2025 à 19:04
Je ne sais pas pourquoi mais depuis un certain temps,
J’ai du mal à me confier autrement qu’en rimant.
Cela ne rend pas forcément la confidence plus belle.
Somme toute, écrites ainsi, mes rimes sont artificielles.
Seulement, voilà, ces rimes me donnent le courage,
D’aller une phrase après l’autre, exprimer ma rage.
Trop timide pour dire mes vérités, en temps normal,
Ces rimes ont un magnétisme primordial.
Il se peut que souvent, mes rimes soient ridicules.
Mais chercher la suivante me pousse à avancer.
Parfois, je peux me permettre de rompre la mélodie.
Mais très vite, je me sens nu et reprends cette folie :
Rimer pour rimer. Rimer pour rien, sinon continuer. Continuer d’écrire. Continuer de me confier. Exprimer qui je suis, ce que je vis, ce que je ressens. Mais putain de bordel de merde, quel intérêt pour autrui ?
Pourquoi j’écris ça ? Pourquoi j’écris ici ?
Est-ce que je suis affamé de sexe ? Est-ce pour cela, Xstory ?
Qui es-tu, toi qui est moi, toi qui l’aime et ne pense qu’à elle ? Qui est-elle ? Est-elle ta femme, ou toutes les femmes ou certaines ?
Je ne veux pas être lu. Je veux être. C’est tout.
Si j’écris cela ici, c’est car cela aide. Je ne saurais être, à moi tout seul.
Je vous aime ! Je vous aime ! Je veux sans cesse être avec vous. Des corps pluriels, des corps modèles. De la pâte à rendre fou.
Alors comme ça, on prend peur ? On n’a pas envie de continuer ? Ou bien si ! C’est trop compliqué. Faut-il écrire pour exister ?
Je t’aime ! Je t’aime ! Blottissez-moi, corps étrangers. Blotissez-moi… Ça ne veut rien dire. Pas plus que d’exister sans toi.
Toi. Il y a un pouvoir si érogène à s’adresser à toi.
Je t’aime… Je t’aime. J’aime te parler. J’aime te prendre dans mes bras.
Toi, qui n’est pas moi. Sans toi, je n’existerais pas.
Sans toi… Vraiment, pourquoi ? Pourquoi faire ?
Je pense à toi. Je vis pour toi. Je veux effleurer l'intérieur de ta peau. Je veux sentir ton cœur. Je veux qu’il batte à l'intérieur de moi. Pourquoi, diable, m’écrire à moi ?
Je ne suis qu’un homme. Je veux écrire ce que j’aime. Alors, je suis une femme… pour l’écouter de l'intérieur.
Blueberry89
18 septembre 2025 à 15:30
Je ne sais pas pourquoi mais depuis un certain temps,
J’ai du mal à me confier autrement qu’en rimant.
Cela ne rend pas forcément la confidence plus belle.
Somme toute, écrites ainsi, mes rimes sont artificielles.
Seulement, voilà, ces rimes me donnent le courage,
D’aller une phrase après l’autre, exprimer ma rage.
Trop timide pour dire mes vérités, en temps normal,
Ces rimes ont un magnétisme primordial.
Il se peut que souvent, mes rimes soient ridicules.
Mais chercher la suivante me pousse à avancer.
Parfois, je peux me permettre de rompre la mélodie.
Mais très vite, je me sens nu et reprends cette folie :
Rimer pour rimer. Rimer pour rien, sinon continuer. Continuer d’écrire. Continuer de me confier. Exprimer qui je suis, ce que je vis, ce que je ressens. Mais putain de bordel de merde, quel intérêt pour autrui ?
Pourquoi j’écris ça ? Pourquoi j’écris ici ?
Est-ce que je suis affamé de sexe ? Est-ce pour cela, Xstory ?
Qui es-tu, toi qui est moi, toi qui l’aime et ne pense qu’à elle ? Qui est-elle ? Est-elle ta femme, ou toutes les femmes ou certaines ?
Je ne veux pas être lu. Je veux être. C’est tout.
Si j’écris cela ici, c’est car cela aide. Je ne saurais être, à moi tout seul.
Je vous aime ! Je vous aime ! Je veux sans cesse être avec vous. Des corps pluriels, des corps modèles. De la pâte à rendre fou.
Alors comme ça, on prend peur ? On n’a pas envie de continuer ? Ou bien si ! C’est trop compliqué. Faut-il écrire pour exister ?
Je t’aime ! Je t’aime ! Blottissez-moi, corps étrangers. Blotissez-moi… Ça ne veut rien dire. Pas plus que d’exister sans toi.
Toi. Il y a un pouvoir si érogène à s’adresser à toi.
Je t’aime… Je t’aime. J’aime te parler. J’aime te prendre dans mes bras.
Toi, qui n’est pas moi. Sans toi, je n’existerais pas.
Sans toi… Vraiment, pourquoi ? Pourquoi faire ?
Je pense à toi. Je vis pour toi. Je veux effleurer l'intérieur de ta peau. Je veux sentir ton cœur. Je veux qu’il batte à l'intérieur de moi. Pourquoi, diable, m’écrire à moi ?
Je ne suis qu’un homme. Je veux écrire ce que j’aime. Alors, je suis une femme… pour l’écouter de l'intérieur.
Magnifique 😍
Utilisateur supprimé
24 septembre 2025 à 12:56
Un essaie poétique. Une première. C'est court, très court, mais il résume plutôt bien ma vision du monde actuel :
Dans l'ombre rougeoyante où les corps s'enlacent,
La folie sombre tord les âmes et les glace.
Ô luxure, fais de nous les esclaves de ton univers salace.
Dans le tableau sanglant de nos mensonges communs,
Où la douleur en domine les couleurs avec dédain.
Ô luxure, emmène nous plus loin dans nos chagrins.
En joyeux lurons nous le portons en dévotion,
Ton masque au triste sourire de destruction.
Ô luxure, donne nous la force de jouir de notre annihilation.
Wedreca
24 septembre 2025 à 13:13
Eh bien voilà, @"Luxure".... Bravo 😊 !
Il n'y a pas de règles en poésie, si ce n'est de faire ressentir les choses 😌.
Utilisateur supprimé
24 septembre 2025 à 13:19
Eh bien voilà, @"Luxure".... Bravo 😊 !
Il n'y a pas de règles en poésie, si ce n'est de faire ressentir les choses 😌.
La réponse est dans la question,.
A chacun son interprétation.
Donatien A.F. de Sade
27 septembre 2025 à 23:24
Je suis en initiation 😅.
Si vous le désirez, je peux vous faire parvenir, via un mail, le tutoriel du guide ultime de la poésie que j'ai composé il y a des années pour un professeur d'un cours de poésie universitaire. Il contient plus de 46 pages, décortiquant toutes les règles en poésie, expliquant les différentes formes et sonorités, le tout avec des exemples concrets.
Wedreca a raison sur le point qu'en poésie, ce qui compte avant tout lorsqu'on débute, c'est de faire ressentir les choses, comme vous l'avez fait dans votre poème en vers libres. Il est préférable d'apprendre à manier doucement les vers et de créer de très belles poésies, telle celle que vous avez partagée, avant de s'attaquer aux règles métriques plus difficiles.
Donatien A.F. de Sade
28 septembre 2025 à 00:26
À Justine
Dans le calme sonore, l'âme devient sereine
En écoutant Victor, étendu sur la plaine.
Derrière la colline, à l'ombre du vallon
Où repose Justine, seule sans compagnon.
Sous un chêne claironne, un murmure soyeux
Des feuilles de l'automne, aux buissons broussailleux.
La vertu du malheur, apportant tant de maux
L'emporta en son heure, aux vices du château.
Dame de probité, dans un monde cruel
Souillée d'atrocités, se confiant au ciel.
La luxure triomphe, d'une quête augustine
La pudeur se dégonfle, le libertin culmine.
Quelle moralité ; que devons-nous comprendre ?
Le bien est occulté, le mal se fait entendre.
Pour elle aucune paix, que la mort en partage
Un éclair la frappait, l'emportant au passage.
Wedreca
1 octobre 2025 à 14:19
La rentrée des classes
Ce matin, j'entre au CE1 avec Madame Potin (Interdit de pleurer devant cette furie)
C'est zéro, tous les poteaux sont avec Monsieur Ragot (riche idée que de t'avoir séparé)
Toute la journée, je porte mon sac comme Jésus sa croix
Un fardeau de connaissance d'au moins deux fois mon poids
Reluqué de la tête aux pieds, Pingouin endimanché (Ce calvaire, tu le dois bien à ta mère)
Comme c'est long d'apprendre les leçons ou les récitations (Perte de temps, tu es si intelligent
Pourquoi, une fois rentré, mon père est devant la télé
Alors que moi, je me dois encore de bien travailler ?
Je gomme, j'efface, je retape, je retrace, je relate
Tout ce qui peut me faire avancer dans la vie
J'additionne, je solutionne les problèmes
Réponds aux questions qu'on me pose, je me demande qui s'instruit ?
Fermeture des portes, commence l'aventure entre ces murs (Une prison, un enfer, une condamnation)
Cette année, rien que pour faire chier, je vais la redoubler (Quel dommage, c'est tintin pour les images)
A force de persévérer, écolier pro je serais
Vu qu'il me faille ne moyenne trois ou quatre ans pour passer
Je gomme, j'efface, je retape, je retrace, je relate
Tout ce qui peut me faire avancer dans la vie
J'additionne, je solutionne les problèmes
Réponds aux questions qu'on me pose, je me demande qui s'instruit ?
Quelles études faut-il faire pour devenir musicien ?
Mes parents jaunissent à l'idée que je suive ce chemin
Ils aimeraient mieux que je sois avocat ou médecin
Pour eux, être artiste, c'est une chimère de bons à rien.
Viens un peu par ici, jolie petite écolière 🫦
Donatien A.F. de Sade
3 octobre 2025 à 03:15
Je trouve ce poème remarquablement construit.
Dans la forme, tout d'abord :
- les césures sont parfaitement placées, un régal pour le rythme
- ainsi les hémistiches sont tous égaux mais surtout les hexasyllabes riment entre eux d'un vers à l'autre ; cela accentue encore la régularité de la scansion
- on pourrait ainsi couper chaque alexandrins afin d'obtenir un poème hexasyllabique de trente-deux vers
- des allitérations renforcent encore le roulis de la prosodie (en B-S pour "buissons broussailleux", en K-T pour "En écoutant Victor")
Mais, si l'on se laisser bercer par ce qui pourrait devenir une litanie, on est quand même secoué·e çà et là par un oxymore ("calme sonore") ou des antithèses ("la vertu du malheur", "Le bien est occulté, le mal se fait entendre").
On nous balotte sans arrêt entre paix et malheur ("étendu sur la plaine", "souillé d'atrocités"), entre calme et tempête ("l'âme devient sereine", "un éclair la frappait") ou encore entre le bien et le mal ("Dame de probité", "apportant tant de maux")
Bref, la forme au service du fond, une illustration sonore d'une image figée, une histoire derrière une simple tombe.
Vous avez, à mes yeux, un vrai talent, cher Marquis.
Heureux que vous ayez apprécié. Il m'a pris deux heures à composer tout de même ce poème. Ce n'est pas tant le talent, à mes yeux, que l'expérience des années qui parle, étant poète. J'ai participé à de nombreux concours régionaux, provinciaux et nationaux, ce qui m'a grandement aidé à affiner ma plume de poète avec le temps.
Je souhaitais composer une poésie en alexandrin classique, suivant des règles strictes, se composant de vers de douze syllabes, divisés en deux hémistiches de six syllabes chacune par une césure, tel que vous semblez connaître le rayon poétique. Je trouve que c'est le rythme idéal pour moi et ma forme préférée.
J'ai tenu à y incorporer des oxymores, qui me berçent bien dans des aikus japonais lors de méditation sur la nature des choses, et des antithèses, ce qui rend le tout plus vivant. D'ailleurs, concernant l'antithèse, la vertu du malheur, je me suis inspiré du titre d'un roman du vrai Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu, que j'ai remanié, bien entendu à des fins poétiques. Je souhaitais rendre hommage à ce personnage vertueux et à l'œuvre du Marquis de Sade.
Donatien A.F. de Sade
23 octobre 2025 à 20:08
Tel que je l'ai souligné sur un autre forum, c'est une poésie que j'ai composé pour la journée de la femme, cette année, et qui fut publier dans des journaux provinciaux par chez moi et dans mon nouveau recueil poétique qui a paru quelques temps après les journaux. En ce mois d'octobre, le mois de l'histoire des femmes au Canada, pour vous mesdames, voici cette délicate poésie.
Les racines du ciel Hommage à celles qui portent le monde
Pour vous, qui traversez le monde sans armure,
Avec pour bouclier la patience et la tendresse,
Vous qui marchez sur des routes où l’on murmure
Que la douceur n’est pas une faiblesse.
Vous portez nos silences, nos mots inachevés,
Vous relevez nos ruines, vous apaisez nos fièvres,
Et sous vos gestes simples, un miracle se lève,
Le monde tient debout, à chaque fois que vous rêvez.
Je n’ai pas de mots, ni de refrain en survol,
Juste une gratitude sans costume ni symbole,
Car dans le désordre immense de nos saisons humaines,
C’est votre regard qui redonne un sens à la semaine.
Vous êtes les racines du ciel, les pages du souffle,
Les battements du temps quand tout s’essouffle.
Non pas muses, ni excuses d’un passé trop bavard,
Mais présence, évidence, l’éclat d’un phare.
Et quand le vent s’essouffle au bord des fenêtres,
Vous restez debout, le regard tourné vers demain.
Vous tenez la lampe au milieu des tempêtes,
Vous donnez sans compter, oubliant vos besoins.
Vous avez connu les silences trop lourds,
Les promesses effacées à l'oreille du sourd,
Et malgré les ombres, vous continuez d’aimer sans prix,
Sans drapeau, sans gloire, sans garantie.
Dans vos gestes ordinaires se glissent des miracles :
Le pain qui rassure, une main sur le front,
L’écoute au bord de la fatigue, sans obstacle,
L’élégance du cœur qui console à foison.
Je ne sais si le monde vous regarde assez,
S’il devine la profondeur de vos âmes,
S’il comprend que vos pas tracent nos destinées,
Ceux que tous, à un moment, entament.
Vous êtes la mémoire des générations à venir,
Celles qui cousent la paix entre deux bruits de guerre,
Et même quand vos yeux se noient de fatigue amère,
Vous continuez de semer des raisons d’en sourire.
Et si un jour le monde s’écroule à nouveau,
Que les certitudes se fendent sous le poids du ciel,
Je sais qu’il restera vos mains, vos souffles et vos mots,
Pour recoudre le temps et rallumer l'essentiel.
Car tant qu’une femme marchera quelque part,
La beauté ne sera jamais perdue.
Et dans le silence, quand la tempête se sera tue,
C’est encore votre voix qu’on entendra des ramparts,
Murmurant au cœur des ruines qui nous séparent :
« Continue ».
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)