Topic dédié à l'orthographe

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Lioubov
26 septembre 2018 à 18:38
Si c pour parler orthographe cree un topic pour

Eh bien, c'est fait !

Je suis désolé de constater de quelle manière certains membres s'expriment.
Ici, nous ne sommes pas dans des discussions SMS où la rapidité des échanges importe, mais sur un site où la clarté est de mise.

Mes yeux saignent lorsque je lis "Si c pour parler orthographe cree un topic pour" !

- La flemme d'écrire "c'est" à la place de "c"...
- La flemme d'employer les caractères accentués ("cree" au lieu de "crée")...
- La flemme de compléter une phrase ("cree un topic pour")... Pour quoi ?
- La flemme de placer un point à la fin d'une phrase.

Ce membre doit être vraiment très pris par des occupations de la plus haute importance !

Oui, je sais que je suis un vieux con sénile et radoteur pour essayer de défendre l'usage de notre belle langue qui permet bien des subtilités. Mais si c'est ça, l'avenir, je préfère crever avant qu'il n'advienne.
Modifié 26 septembre 2018 à 18:39
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Nkari
29 septembre 2018 à 14:15
Non, je maintiens qu'il y a des personnes incapables de faire preuve d'invention. Nous ne sommes pas tous égaux devant la nature et certains ont des zones du cerveau moins développées que d'autres. Des gens peuvent être brillants dans des domaines mais qui ne sauront pas inventer une histoire et lui donner forme. Tout n'est pas binaire sur ce point.

Alors, j'ai du mal avec l'affirmation « il y a des personnes incapables de faire preuve d'invention ». Dans un premier temps, mon intuition ma dit que oui et je suis prêt à accepter cette affirmation, d'autant plus que tu la justifies par « nous ne sommes pas tous égaux devant la nature », chose dont je suis plutôt d'accord.
Mais après, si j'accepte ça, je ne peux pas accepter l'affirmation « le fait de mal écrire, c'est simplement de la fainéantise ». Si nous ne sommes pas tous égaux devant la nature et qu'ainsi, certains sont incapables de faire preuve d'invention, alors logiquement certaines personnes sont vraiment incapables d'écrire correctement et il ne s'agit pas de fainéantise.
Je ne peux accepter les deux affirmations à la fois, parce que j'entrevois une contradiction.
Pour moi s'il y a des personnes incapables de faire preuve d'imagination alors il y a des personnes incapables d'écrire correctement, ou alors on peut très bien faire preuve d'invention et d'écrire correctement même en ayant d'énormes difficultés sous peu qu'on travaille suffisamment pour y arriver.
Qu'est-ce qui est juste ? Je n'aurais pas la prétention de prétendre quoi que ce soit.
J'ai pu observer que nous n'étions pas tous égaux. J'ai toujours eu des grandes facilités pour le dessin ou les maths par rapport à mes camarades. Mais après, j'ai vu des mecs qui dessinaient comme des pieds qui, après deux ans passés en école d'art, avaient atteint un niveau impressionnant. Et puis, la science affirme que le cerveau a une grande plasticité qui lui permet à tout âge de développer de nouvelles compétences. J'aurais donc tendance à penser que personnes n'est biologiquement incapable de faire preuve d'invention et qu'avec suffisamment de boulot, on peut tous arriver à de grandes choses.
Modifié 29 septembre 2018 à 14:16
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pierheim
29 septembre 2018 à 15:12
Aspect non négligeable : l'orthographe est importante en vue de trouver un travail puisqu'il faut en général écrire une lettre de motivation. Et les employeurs n'étant pas très fans du langage SMS, savoir écrire les mots correctement est essentiel.

Eh bien non Petissuix, en France, pour trouver un travail, il suffit de traverser la rue (sans se faire écraser!), il n'y a même plus besoin d'écrire!

=)

PM
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soumise72
29 septembre 2018 à 16:47
mais la ou je suis en général excédé (je ne vise personne en particulier) c'est sur le langage sms. C'est pas difficile d'écrire les mots jusqu'au bout et de mettre de la ponctuation à défaut de ne pas faire d'erreur de grammaire ou d'orthographe en elles-mêmes.

Bonjour Animus, je rebondis sur le langage sms, dans mon histoire j'évite le langage sms mais il m'arrive de mettre "visio" au lieu de direct caméra et "exhib" au lieu d'exhibition. Pour vous, cela est-il gênant ? Je vous pose la question pour pouvoir rectifier mes écrits dans les prochains chapitres
Modifié 29 septembre 2018 à 16:47
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Bugsy
29 septembre 2018 à 16:48
Pour moi, c'est exactement le contraire qui s'est produit ! Mes parents étant divorcés, j'ai été élevé par mes grands-parents, et je passais pratiquement toutes mes vacances chez mes 2 grands-tantes... toutes trois anciennes directrices d'école primaire.
Alors aie aie aie ! les dictées, cela pleuvait ! et mon orthographe était désastreuse. Et j'ajoute qu'en plus à cette époque je dévorais les bouquins (et je parle bien de livres, pas de BD).
Je ne prétends pas maintenant avoir une excellente orthographe, mais je pense que j'ai commencé à faire des efforts lorsque, pour moi même, j'ai ressenti le besoin de bien écrire, principalement lorsque j'ai commencé à correspondre avec mes connaissances.
Modifié 29 septembre 2018 à 17:09
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Animus.Anima
29 septembre 2018 à 18:04
mais la ou je suis en général excédé (je ne vise personne en particulier) c'est sur le langage sms. C'est pas difficile d'écrire les mots jusqu'au bout et de mettre de la ponctuation à défaut de ne pas faire d'erreur de grammaire ou d'orthographe en elles-mêmes.

Bonjour Animus, je rebondis sur le langage sms, dans mon histoire j'évite le langage sms mais il m'arrive de mettre "visio" au lieu de direct caméra et "exhib" au lieu d'exhibition. Pour vous, cela est-il gênant ? Je vous pose la question pour pouvoir rectifier mes écrits dans les prochains chapitres

Bonjour à toi, ne t'inquiètes pas, ce n'est pas gênant ce genre de choses, c'est gênant quand c'est poussé à l'extrême, des personnes qui vont écrire "c" pour "c'est" pour te donner un exemple ;).
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soumise72
29 septembre 2018 à 18:22
Merci, de ta réponse il me semblait également que ce ne devait pas être gênant. Comme le dit le proverbe "Vaut mieux prévenir que guérir" ;) produit
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soumise72
29 septembre 2018 à 18:22
Merci, de ta réponse il me semblait également que ce ne devait pas être gênant. Comme le dit le proverbe "Vaut mieux prévenir que guérir" ;)
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Appat
29 septembre 2018 à 19:18
Au delà des métiers cités par Matchless, on retrouve des maths dans énormément de domaines, même là où intuitivement, on ne les attendraient pas forcément, comme en art. La musique, par exemple, est liée aux mathématiques. Le dessin aussi.

Pour que la musique soit liée aux mathématiques, il faut uniquement considérer l'interprétation* sinon il n'y a aucun rapport. En tout cas, pas plus que de considérer que la cuisine est liée aux maths parce que 125g de lait + 3 cuillères à café de semoule = un flan. Pareil pour le dessin, c'est la nature qui a décidé qu'un visage avait une symétrie parfaite, pas les mathématiques.


Non, l'imagination ne se travaille pas, c'est issu d'un trait de caractère. Et généralement on ne peut pas être cartésien et perché à la fois (sauf à se corrompre au quotidien).
De même, l'inventivité n'est pas la panacée de tout un chacun** puisqu'il faut déjà suffisamment travailler pour se tromper - car chaque invention provient d'une erreur. Plus on travaille, plus on commet des erreurs, plus on se corrige, plus on a de chance de transformer un bug en chef d’œuvre. Par ailleurs, ceux qui en sont le mieux dotés sont des individus ne disposant pas des moyens suffisants pour accéder à leur volonté, mais dont la matière grise l'autorise parfois.
On voit alors que c'est être démuni qui permet de créer.***


* je peux développer si tu le souhaites.
** l'appanacée de tout-un-chacun, était la version originale. Il m'a fallu 3 minutes pour corriger et je ne m'en souviendrai certainement pas, à moins de l'écrire 1000 fois comme à l'école.


*** Toujours une question d'équilibre. Soit on périt, soit le vide mène à l'infini.
Modifié 29 septembre 2018 à 19:37
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Nkari
30 septembre 2018 à 00:27
Pour que la musique soit liée aux mathématiques, il faut uniquement considérer l'interprétation* sinon il n'y a aucun rapport.

En école d'ingénieurs, j'ai rejoins le groupe de musique de l'école. On était amateur et autodidacte pour la plupart mais notre « leader » lui avait un très gros niveau. Un soir, il s'est décidé de nous initier à la théorie musicale. C'est là que j'ai compris que la musique n'était pas qu'une question de feeling, mais qu'elle s'appuyait sur une logique, que l'harmonie, les accords reposent sur des principes mathématiques. En une heure et demi de cours, j'ai bien plus progressé qu'en deux ans de pratiques parce que j'ai acquis les bases de l'écriture musicale.
Enfin bref, je ne vais pas m'attarder plus sur mon expérience, je vais me contenter de citer un grand compositeur français.

Nonobstant toute l'expérience que je pouvais m'être acquise dans la musique pour l'avoir pratiquée pendant une assez longue suite de temps, ce n'est cependant que par le secours des mathématiques que mes idées se sont débrouillées, et que la lumière y a succédé à une certaine obscurité dont je ne m'apercevais pas auparavant

Pareil pour le dessin

Je ne parlais pas que de symétrie mais de rapports de proportions ou (et là c'est un exemple bien plus parlant) de perspective. Dans ce dernier exemple, je le vois bien en école d'art, tous ceux qui ne sont pas à l'aise avec les maths ne le sont pas avec le perspective.

c'est la nature qui a décidé qu'un visage avait une symétrie parfaite, pas les mathématiques.

Mais les mathématiques ne décident rien. Il ne s'agit que d'un ensemble d'outils qui aident à comprendre et à décrire comment fonctionne le monde. Et puis au passage, on a rarement (peut-être même jamais) le visage parfaitement symétrique (mais bon, ça n'a aucun rapport avec le débat).

Et généralement on ne peut pas être cartésien et perché à la fois (sauf à se corrompre au quotidien).

Tu entends quoi par « être perché » au juste ? Dans le sens où je l'entends, être perché c'est prendre pour vrais des délires issus de son imagination (ou de celle d'une autre personne).

De même, l'inventivité n'est pas la panacée de tout un chacun** puisqu'il faut déjà suffisamment travailler pour se tromper - car chaque invention provient d'une erreur. Plus on travaille, plus on commet des erreurs, plus on se corrige, plus on a de chance de transformer un bug en chef d’œuvre.

Si je comprends bien ce que tu dis (il est probable que non), l'invention provient des erreurs qui elles-même proviennent du travail, donc l'invention provient du travail. Tu affirmes que tous le monde ne peut pas se montrer inventif car il faut, pour cela, travailler suffisamment.
Mon avis était que tout le monde pouvait être inventif pour peu qu'il travaille suffisamment.
Je n'ai donc pas l'impression que nos avis divergent vraiment sur ce point mais peut-être ai-je mal compris ce que tu voulais dire.

On voit alors que c'est être démuni qui permet de créer.***
*** Toujours une question d'équilibre. Soit on périt, soit le vide mène à l'infini.

Je ne comprends pas ta dernière phrase.
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matchless
30 septembre 2018 à 01:49
Au delà des métiers cités par Matchless, on retrouve des maths dans énormément de domaines, même là où intuitivement, on ne les attendraient pas forcément, comme en art. La musique, par exemple, est liée aux mathématiques. Le dessin aussi.

Pour que la musique soit liée aux mathématiques, il faut uniquement considérer l'interprétation* sinon il n'y a aucun rapport. En tout cas, pas plus que de considérer que la cuisine est liée aux maths parce que 125g de lait + 3 cuillères à café de semoule = un flan. Pareil pour le dessin, c'est la nature qui a décidé qu'un visage avait une symétrie parfaite, pas les mathématiques.

Aucun rapport, tu es sûr ? Pourtant, il me semble que les ingénieurs du son existent. Que penses-tu qu'ils fassent, à ton avis ? Ils analyses les fréquences du son, les modifient légèrement, en combinent plusieurs pour en créer de nouveaux, et j'en passe. Parce que, après tout, les sons ne sont rien d'autres que des ondes.
Tu sais, le monde moderne tourne énormément autour des sciences, aujourd'hui. Alors si tu veux que tes arguments tiennent la route, je te conseille de te renseigner un minimum avant de poster.
Dernier point : les visages sont asymétriques.

Non, l'imagination ne se travaille pas, c'est issu d'un trait de caractère.

Tu sais, le cerveau humain est beaucoup trop complexe pour que tu puisses te permettre de balancer ce genre de trucs sans réfléchir. Mais bon, puisque tu as l'air de très peu t'y connaître en sciences, laisse-moi t'expliquer un petit peu.
Le cerveau est un organe extrêmement flexible (on parle de plasticité cérébrale). En gros, plus tu effectues une action, plus ton cerveau va s'adapter pour l'effectuer efficacement. A l'inverse, si tu n'effectues pas une certaine action, ton cerveau va libérer une partie de la place qu'occupe cette action pour la dédier à autre chose (par exemple, un aveugle aura forcément l'un de ses quatre autres sens beaucoup plus développé que la moyenne ; son cerveau aura utilisé l'espace de la vision pour amplifier un autre sens). Pour l'imagination, c'est pareil. Une personne née avec une bonne imagination peut, en vieillissant, perdre cet atout par manque de pratique. A l'inverse, une autre personne née sans trop d'imagination peut, à force d'efforts, amplement s'améliorer.


De même, l'inventivité n'est pas la panacée de tout un chacun puisqu'il faut déjà suffisamment travailler pour se tromper - car chaque invention provient d'une erreur. Plus on travaille, plus on commet des erreurs, plus on se corrige, plus on a de chance de transformer un bug en chef d’œuvre. Par ailleurs, ceux qui en sont le mieux dotés sont des individus ne disposant pas des moyens suffisants pour accéder à leur volonté, mais dont la matière grise l'autorise parfois.
On voit alors que c'est être démuni qui permet de créer.

Là, tu racontes n'importe quoi. Chaque invention provient d'une erreur ? Heureusement que non. C'est simplement que les quelques exemples que tu as choisis s'accordent sur cette vision, mais tu ne peux pas, que dis-je, tu ne dois pas en faire une généralité. C'est ce que l'on appelle une erreur de logique, cher Appat.
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Lioubov
30 septembre 2018 à 16:55
La musique, par exemple, est liée aux mathématiques.

Pour que la musique soit liée aux mathématiques, il faut uniquement considérer l'interprétation sinon il n'y a aucun rapport.

C’est ton avis, Appat, mais pas le mien. Pour moi, l’interprétation n’a rien à voir avec les mathématiques : elle concerne uniquement la sensibilité de l’interprète (ou celle du chef d’orchestre).

C’est Pythagore qui a mis en évidence les rapports entre les mathématiques et la musique en définissant la hauteur des notes en fonction de la longueur de la corde mise en vibration. Ainsi l’octave correspond au rapport ½, la quarte à ¾, et la quinte à 3/2, intervalles consonants et harmonieux par rapport à la tonique (la première note de la gamme considérée, qui donne le ton) qui sont les notes-pivots de la musique occidentale ; je ne m’attarderai pas sur la conception pythagoricienne de « musique des sphères » qui met là aussi en jeu les mathématiques et la musique.

Par la suite, des néoplatoniciens comme Plotin et Boèce vont donner à la musique ses lettres de noblesse en l'associant, au sein du quadrivium, à l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie.

L’immense Jean-Sébastien Bach a également utilisé les mathématiques pour concevoir ses œuvres ; si cela vous intéresse, je vous conseille la lecture de Bach et le nombre, de Marinus Kasbergen et Kees van Houten, un ouvrage de référence pour les musicologues désireux de saisir le sens de la technique des nombres dans l'œuvre de ce compositeur.
Je ne parlais pas que de symétrie [du visage] mais de rapports de proportions.

C’est là qu’intervient le nombre d’Or – ou proportion dorée – (approximativement 1,618). Deux longueurs a et b (positives) respectent la proportion dorée si le rapport de a sur b est égal au rapport de a + b sur a.
Les mathématiques ne décident rien. Il ne s'agit que d'un ensemble d'outils qui aident à comprendre et à décrire comment fonctionne le monde.

Sur ce sujet, différentes positions s’affrontent : les mathématiques sont-elles un outil qui nous aide à décrypter le monde, ou bien sont-elles préexistantes au monde (qui aurait donc dû respecter ces contraintes pour exister) ?
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Zeltron
30 septembre 2018 à 16:57
Mais c'est vrai ça sinon, à quoi ça sert les maths ? A quoi ça sert dans la vie de tous les jours de savoir comment est calculée une moyenne.
Et puis, à quoi ça sert aussi l'histoire ? Dans la vie de tous les jours, en quoi a-t-on vraiment besoin de connaître ce qu'il s'est passé lors de la révolution française ?
Et puis, à quoi ça sert la biologie ? En s'en fout de savoir comment à évoluer la vie !
Et la chimie, alors ? Sérieusement, on s'en moque de savoir comment fonctionne les réactions chimiques !
Et puis le français, à quoi ça sert vraiment d'essayer de ne pas faire de fautes ? C'est vrai ça, à part quelques râleurs, mon entourage se moque éperdument que je fasse quelques fautes. On s'en fout, on arrive quand même à se comprendre.

Tu mélanges tout en tentant le raisonnement par l'extrême. Je n'ai jamais dit que la totalité des maths ne servait à rien. Oui, calculer une moyenne ou un pourcentage est très utile et on s'en sert souvent. Mais le calcul à nombres improbables ou avec plus de lettres que de chiffres, personne dans son existence commune n'est amené à en faire. Tout comme personne n'a besoin de connaître les noms des figures de styles en littérature pour bien écrire.
Je mets la SVT à part du reste car ce qui est appris est une connaissance très utile, notamment pour contrer certaines obscures affirmations religieuses.
La physique, en revanche, m'a enseigné le principe de mol. Je ne sais même plus ce que c'est. Personne dans sa vie ne va manipuler sciemment et volontairement des atomes. Ca permet de savoir comment fonctionnent les armes ou les centrales nucléaires, mais dans l'usage, à part faire bouillir/geler de l'eau je vois pas trop.
La géographie est nécessaire pour savoir s'orienter. Quand on voyage, histoire de savoir où on va et où on est. Une connaissance utile qui n'est pourtant pas enseignée à l'école : savoir lire une carte !
Après, il est vrai que l'Histoire n'a pas beaucoup d'utilité dans l'usage courant ; et ça se voit. Néanmoins, connaître un minimum le passé est mieux vu, et puis franchement je pense qu'il y a beaucoup plus de discussions avec des faits historiques que des maths. Mais là c'est mon esprit d'ancien L qui parle. Mais je suis d'accord que l'histoire de Louis II ne va pas servir à grand-chose dans la vie.

Mais pour le Français, il est utilisé tout le temps et dans absolument TOUS les domaines. Savoir s'exprimer correctement attire l'attention de ton interlocuteur : parle sans être capable de conjuguer un verbe ou bien avec des termes compliqués que seuls des spécialistes peuvent cerner, tu perdras ton auditoire. Idem pour l'orthographe : elle est nécessaire pour faire passer des idées, en plus de se montrer sérieux dans ce qu'on dit. Et plus que d'être compris par nos compatriotes, on l'est aussi par les étrangers qui veulent apprendre la langue.
Donc oui, savoir différencier "er" de "é/ait/aient" est utile ; non, savoir différencier une homéotéleute d'un zeugma ne va pas servir à grand-chose dans une conversation. Tout comme oui, savoir faire un pourcentage ou une moyenne est utile mais non, connaître la hauteur d'un triangle isocèle parfait ne va pas aider.


Le français, au delà de savoir s'exprimer correctement, te permet de développer tes compétences d'imagination et d'analyse à travers des exercices de rédaction et d'analyse de texte. Même si cela ne te sert pas dans ton futur métier, ça aide à développer l'esprit critique, ce qui est loin d'être négligeable. Un bon esprit critique fait un meilleur citoyen.

Les maths, c'est pareil. Même si tu ne t'en sers pas dans ton métier et au delà des connaissances brutes (formule, théorème, etc), elles permettent de développer tes compétences de logique, d'analyse, de raisonnement et t'apportent une certaine rigueur. Cela permet de forger un raisonnement efficace et de développer son esprit critique.

Pas convaincu. Pour toi, peut-être ; en ce qui me concerne, c'est d'abord un bon vocabulaire qui permet de mettre de la clarté sur les idées. Savoir ce que l'on dit, y compris en langue étrangère. L'esprit critique se fait sur l'analyse des termes, et ça ne se calcule pas comme x=2y.

Alors, j'ai du mal avec l'affirmation « il y a des personnes incapables de faire preuve d'invention ». Dans un premier temps, mon intuition ma dit que oui et je suis prêt à accepter cette affirmation, d'autant plus que tu la justifies par « nous ne sommes pas tous égaux devant la nature », chose dont je suis plutôt d'accord.
Mais après, si j'accepte ça, je ne peux pas accepter l'affirmation « le fait de mal écrire, c'est simplement de la fainéantise ». Si nous ne sommes pas tous égaux devant la nature et qu'ainsi, certains sont incapables de faire preuve d'invention, alors logiquement certaines personnes sont vraiment incapables d'écrire correctement et il ne s'agit pas de fainéantise.

Ce n'est pas la même chose : des règles, ça s'apprend et à moins d'être absolument demeuré, n'importe qui peut apprendre par coeur une règle même sans avoir à la comprendre ; j'en veux pour preuve les Fables de la Fontaine qu'on récitait à l'école sans savoir ce qu'elles voulaient vraiment dire. A contrario, il n'y a aucune règle définie pour avoir de l'inventivité. Lire beaucoup peut aider, mais il n'y a pas que ça. Regarder des fictions aussi. Cependant, il y a malheureusement des gens qui auront beau regarder et lire toutes les histoires du monde, ils seront incapables d'en écrire une sans faire du copier-coller alors que d'autres regarderont un paysage ou un visage et auront toute une épopée dans la tête.
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Doogy Woogy
30 septembre 2018 à 17:06
L’immense Jean-Sébastien Bach a également utilisé les mathématiques pour concevoir ses œuvres ; si cela vous intéresse, je vous conseille la lecture de Bach et le nombre, de Marinus Kasbergen et Kees van Houten, un ouvrage de référence pour les musicologues désireux de saisir le sens de la technique des nombres dans l'œuvre de ce compositeur.

Ah ben moi je pensais que Van Houten faisait du cacao... On m'aurait menti à l'insu de mon plein gré?
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Lioubov
30 septembre 2018 à 17:25
L’immense Jean-Sébastien Bach [...].

Ah ben moi je pensais que Van Houten faisait du cacao...

Ben non, il fait aussi cacabach dans son calbach (à prononcer à l'allemande).
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Nkari
30 septembre 2018 à 18:34
Mon message n'était pas de dénigrer le français par rapport au math (je suis d'ailleurs totalement convaincu de l'utilité et l'importance du français) mais de montrer qu'au delà des connaissances brutes, chaque matière a son importance car elle forge l'esprit à sa manière et qu'elle donne des armes pour lutter contre toutes tentatives de manipulation. Combien de fake news, de pseudo-sciences, de théories du complot pullulent ? Avoir un minimum de connaissances dans chaque matière permet bien souvent de prendre conscience de la vacuité de leurs arguments.
Même l'histoire permet de prendre du recul sur des théories de pureté du sang français ou sur des discours de politiciens qui refaçonnent l'histoire pour servir leur propos.
Tout ça pour dire qu'à mon avis, il est toujours dommageable de vouloir réduire le nombre d'heure d'une matière au profit d'une autre même si parfois, il n'y a pas trop le choix.

Pas convaincu. Pour toi, peut-être ; en ce qui me concerne, c'est d'abord un bon vocabulaire qui permet de mettre de la clarté sur les idées. Savoir ce que l'on dit, y compris en langue étrangère. L'esprit critique se fait sur l'analyse des termes, et ça ne se calcule pas comme x=2y.

Pas convaincu ? Peut-être avec un petit exemple alors. En math, on apprend que quand une proposition A implique une proposition B (on note A=>B) nous n'avons pas forcément la réciproque (B=>A). C'est basique, je te l'accorde, mais je n'ai pas souvenir de l'avoir vu enseigner ailleurs et j'ai pu observer des tas de personnes faire cette erreur toute bête de raisonnement.
Par contre, on sait à coup sûr que : (A=>B)=>(nonB=>nonA)
Bon, je suis aussi tout à fait d'accord pour dire qu'un bon vocabulaire structure une bonne pensée.

Autre exemple pour illustrer en quoi les maths peuvent aider à développer ta façon de raisonner ; même s'il ne t'a pas visiblement convaincu, mon raisonnement sur la capacité d'inventivité des gens est inspiré des démonstrations par l'absurde. En math, on utilise souvent ce genre de démonstration pour prouver la fausseté d'une proposition. On commence à l'admettre pour vraie et on regarde tous ce que cela implique jusqu'à temps de tomber sur quelque chose d'impossible, sur une contradiction. On en déduit donc que la proposition de départ ne peut pas être vrai.

Ce n'est pas la même chose : des règles, ça s'apprend et à moins d'être absolument demeuré, n'importe qui peut apprendre par coeur une règle même sans avoir à la comprendre [...] A contrario, il n'y a aucune règle définie pour avoir de l'inventivité. Lire beaucoup peut aider, mais il n'y a pas que ça. Regarder des fictions aussi. Cependant, il y a malheureusement des gens qui auront beau regarder et lire toutes les histoires du monde, ils seront incapables d'en écrire une sans faire du copier-coller alors que d'autres regarderont un paysage ou un visage et auront toute une épopée dans la tête.

Je ne suis toujours pas convaincu et je reste persuadé que l'inventivité peut se travailler. En école d'ingénieurs, un prof nous avait donner plusieurs techniques et exercices pour développer notre créativité. En gros, ces techniques visent à perturber ton esprit afin de te forcer à sortir de tes schémas classiques de pensées et afin d'entrevoir plusieurs solutions à un problème auxquelles tu n'aurais pas pensé en temps normal.
L'une d'entre-elles était, par exemple, de partir d'un mot aléatoirement choisi dans le dictionnaire, de voir ce qu'il t'inspire et de voir comment tu peux le rapprocher de ton problème.
Bref, j'ai moi-même réutilisé plusieurs de ces techniques pour écrire mes récits quand je me retrouvais bloqué.
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Utilisateur supprimé
30 septembre 2018 à 22:36
en France, pour trouver un travail, il suffit de traverser la rue (sans se faire écraser!), il n'y a même plus besoin d'écrire!

On peut même devenir président en croyant que la Guyane est une île.
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Appat
1 octobre 2018 à 19:31
Ardu de répondre à 3 pavés interpelant des idées précises, j'ai essayé de vulgariser. Mais on peut poursuivre et développer sur un nouveau topic spécifique si vous le désirez. En attendant, vive le HS.

Un soir, il s'est décidé de nous initier à la théorie musicale. C'est là que j'ai compris que la musique n'était pas qu'une question de feeling, mais qu'elle s'appuyait sur une logique, que l'harmonie, les accords reposent sur des principes mathématiques.

Par essence, ce qui constitue la musique dans notre culture est la répétition, le rythme. Répète en boucle n'importe quelle phrase, ta voix aura une mélodie naturelle (intonation) qu'on peut traduire en notes, puis en accords. Or, tu le dis toi-même, les accords reposent sur des principes mathématiques issus de la théorie musicale (celle de qui ?). Donc sur un code. C'est là que je parle d'interprétation. Exemple :
Chez nous, disons que je mesure 2m11. Aux USA, je mesure 6'11". Pourtant ma taille ne varie pas selon où je me trouve (en outre, leur système de mesure n'est pas décimal mais duodécimal).
Ainsi, selon deux logiques différentes, deux systèmes de mesures différents, on peut définir la même chose (d'ailleurs, il n'y a pas de mi-la-ré-sol-si-mi aux USA).

A défaut de citation, je t'invite à regarder une vidéo, assez improbable, sur Youtube : Le Chant des Plantes Grand Rex 2015

Ça traduit mieux ce que je veux dire au sujet de l'interprétation. La musique est une expression, elle n'est codée que pour être hissée au rang d'art (jusqu'à ne devenir qu'un produit commercial dépourvu de sa propre substance). Sinon, un chant de baleine ne serait-il musical seulement lorsqu'on y ajoute des accords de synthé et une batterie en fond sur un rythme issu du théorème de Pythagore ?

Aucun rapport, tu es sûr ? Pourtant, il me semble que les ingénieurs du son existent. Que penses-tu qu'ils fassent, à ton avis ? Ils analyses les fréquences du son, les modifient légèrement, en combinent plusieurs pour en créer de nouveaux, et j'en passe. Parce que, après tout, les sons ne sont rien d'autres que des ondes.

Je confirme qu'il existe des ingénieurs du son et te garantis qu'ils ont diverses fonctions.
Je ne pense pas que Sieur Lioubov eut quelque chose à faire des maths lorsqu'il régissait le concert d'Indra. Analysait-il les fréquences du son ou bien le relief de la Suédoise ? C'est parce que je suis terriblement renseigné que j'affirme qu'on peut utiliser un spectre logarithmique ou un compresseur sans pour autant être capable de faire un produit en croix ou une quelconque équation.

Les ingénieurs du son ont pour vocation de capter la musique ou la figer sur un support (c'est probablement parce qu'on en était incapable au départ qu'on a inventé le solfège). La plupart ne créent pas les outils, ils les utilisent. Néanmoins, la consommation définit la fonction, et la technologie engendre la consommation.
Pour preuve, la différence flagrante de "gamme dynamique" entre le son des 60's et celui d'aujourd'hui puisque de nos jours les gens écoutent sur un smartphone de la musique compressée.
Comme ils lisent des histoires de cul via le même outil, ce qui les fait écrire en SMS sur les forums. Est-ce parce qu'ils sont dyslexiques ou bien parce que la plus grande refonte de ce site a été d'en favoriser la connexion depuis smartphones et tablettes. Ou même d'avoir intégré la fonction "l'écriture SMS" dans les histoires, avant que ne soit enfin admis l'italique.

C’est ton avis, Appat, mais pas le mien. Pour moi, l’interprétation n’a rien à voir avec les mathématiques : elle concerne uniquement la sensibilité de l’interprète (ou celle du chef d’orchestre).

Attention, je n'ai pas dit que l'interprétation avait à voir avec les mathématiques mais que la musique avait un lien avec les mathématiques seulement par le biais subjectif de l'interprétation. Et je ne parle pas de celle du compositeur mais essentiellement de celle de l'auditeur.

Puisque tu y fais allusion, j'aurais bien demandé à Pythagore pourquoi il y a 7 notes et seulement 5 demi-tons pour un total de 12 intervalles. Et qui a décidé que les demi-tons étaient situés à ces endroits précis (pourquoi n'y a-t-il pas de si# ni de mi#).
Si on admet que, au lieu de ne pas placer de demi-ton entre mi et fa ou entre si et do, on n'en place pas entre ré et mi par exemple, ça change toute la théorie des accords septième tierce quarte, etc. En outre, on changera le nom des notes alors que la mélodie restera la même.
Alors est-ce la musique qui est liée aux maths ou bien le solfège ? Et quand bien même, tu t'appuies précisément sur l'exemple de la musique occidentale, omettant l'émergence de sa branche atonale. En voici un court extrait de Wikipédia :

La musique atonale résulte de l'emploi de l'atonalité comme élément de composition. L'atonalité (ou atonalisme) est un terme qui décrit à la fois une technique de composition et l'état harmonique qui en résulte. C'est une technique d'écriture qui remet en cause en profondeur les habitudes de composition traditionnelles et la théorie de la musique occidentale. Ce système eut un impact important dans l'évolution musicale au cours du XXe siècle et engendra le large courant de musique dite "savante" avant-gardiste qu'on appelle « musique contemporaine ». Cette technique se caractérise par l'émancipation des dissonances et le rejet de toute hiérarchie tonale — hiérarchie qui est, à la base, le fondement de la grammaire musicale sur laquelle repose la musique classique et la quasi-totalité des musiques occidentales : le système tonal. L'atonalité constitue donc une remise en cause importante de la conception de l'écriture musicale envisagée jusqu'alors.
Soyez respectueux
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Lioubov
1 octobre 2018 à 21:19
Trop tard pour en discuter ce soir, Appat : mon infirmière vient de changer ma couche pour la nuit, et je vais me traîner jusqu'à mon lit médicalisé (et équipé d'une alèse, rassure-toi) pour essayer de trouver le sommeil après ma camomille habituelle.

J'approuve ton idée de créer un nouveau topic consacré à la musique.
On s'y retrouve demain ?
Soyez respectueux
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Appat
5 octobre 2018 à 18:34
Lioubov, je suis loin d'être disponible au quotidien pour débattre ici. Je te laisse le soin de créer et animer un topic de ce genre.
Mon idée était surtout de recadrer ceci :

Alors si tu veux que tes arguments tiennent la route, je te conseille de te renseigner un minimum avant de poster.

Être courtois ne suffit pas, la condescendance reste minable. Surtout lorsque, par ce qu'on crée ou au moins publie ici, on prouve qu'on n'a encore rien vu ni connu. Ou si peu...

Ce n'est pas parce que je ne raconte pas ma vie que mes arguments ne tiennent pas la route. Et si je fais vœu d'anonymat sur ce site, ce n'est certainement pas pour argumenter en profondeur via mon expérience personnelle.

PS : ceci étant, une fois le forfait créé, je t'y retrouve avec plaisir, papi Lioubov.
Modifié 5 octobre 2018 à 18:35
Soyez respectueux
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