Cela me choque et vous ????

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antonin mordore
12 septembre 2020 à 00:09
Bonsoir à toutes et à tous.
Il y a une image qui me revient en boucle dans le cerveau, c'est celle de cette petite gamine brune de 14 ans, à Reims, qui se fait "défoncer la gueule à coups de pieds par un conard". Les mots sont peut être durs, mais certainement moins que la scène à laquelle nous avons assistée...
J'en ai vu des trucs de violence, dans les boites , dans la rue. J'ai fréquenté les milieux anarchistes, punks, hardos, puis un plus vieux, les milieux arts martiaux sports de combat... mais sur ce coup là, un gamin aussi jeune qui déploie une telle haine envers une fille, devant un lycée en pleine journée, pas de drogue, pas d'alcool, pas de prétextes, juste la Haine, la volonté de détruire l'autre...

J'ai un peu suivi l'affaire, pour entendre que le jeune n'avait pas de remords, pas de scrupules, pas de remises en cause...le sociopathe parfait !

Bon ça c'est acté, et on sait très bien ce qui va arriver par la suite...

Mais il y a plus drôle ( enfin si l''on peut dire ) : Jacquie Michel est attaqué par 3 associations féministes pour "viol et proxénétisme". des hardeuses se seraient plaintes d'avoir fait des actes sexuels non consentis.

Bon, les juges trancheront, comme l''on dit.

Ce qui m'étonne, au delà de la concomitance parfaite des deux affaires, c'est la non réaction des associations féministes quant à la nature degueulasse des violences faites aux femmes de la première affaire !

Quelqu'un pourrait il m'expliquer s'il est plus grave pour une fille de 14 ans de recevoir des coups de pieds et coup de poings non consentis dans la tronche en se faisant traiter de sale pute, de se faire écraser la gorge jusqu'à quasi évanouissement, ou de mener la profession de hardeuse, que je respecte, de recevoir un cachet, et ensuite de se porter victime de viol ??? Cela dit, l'un n'empêche pas l'autre. Mais au niveau de ces deux affaires, il y a truc qui me dérange terriblement...

Qu'en pensez vous ???
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Réponses

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Lioubov
13 septembre 2020 à 11:01
Moi je suis féministe depuis à peu près 5 ans, j'ai milité en association, participé à des manif, et avec le recul, je suis totalement d'accord pour dire que l'indignation des féministes au sujet des violences sexuelles est totalement sélective.

C'est ce que je disais plus haut ; mon avis est confirmé par une actrice de ces assos féministes.
Lorsqu'elle concerne des violences homophobes ou sexistes perpétrées par des minorités, il faut les taire car cela "fait le beurre de l’extrême droite".

Ces "minorités", nous savons tous de qui il s'agit ; le problème, c'est que de nos jours on ne peut plus appeler un chat "un chat" et d'être obligé d'employer des circonvolutions de langage pour éviter d'être traité de facho raciste. Il n'y a qu'à voir comment les journalistes à la botte relatent les agressions en employant un terme générique, "des jeunes", qui ne trompe personne à part ceux qui se mettent délibérément des œillères pour na pas voir la réalité.
C'est partout comme ça, dans les milieux anti-racistes et anti-coloniaux. Je pense par exemple à Adama qui aurait violé son co-détenu...

Tu peux supprimer ce conditionnel. Les faits ayant été avérés, la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions) a décidé d'indemniser les ayants-droit du co-détenu violé (décédé en 2016) à hauteur de 15000 €.
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Utilisateur supprimé
13 septembre 2020 à 11:14
Il répond tard le vieux loup aujourd'hui.
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Lioubov
13 septembre 2020 à 11:16
Elle a été mise à tabac suite à un différend avec une de ses amies.

Puisque c'était un différend entre filles, pourquoi l'autre a-t-elle fait appel à un garçon ? Elle n'avait qu'à se défendre elle-même.
[...] mais ne projetez pas vos fantasmes candides sur un bête fait divers pour le transformer en monstruosité.

Tout est dit. La banalisation de la violence ordinaire. En plus d'être le reflet de 1984, notre société n'a pas l'élégance d'assortir les exactions violentes d'extraits de comédies musicales comme dans Orange Mécanique avec la chanson Singing In The Rain.
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Utilisateur supprimé
13 septembre 2020 à 11:17
"Puisque c'était un différend entre filles, pourquoi l'autre a-t-elle fait appel à un garçon ? Elle n'avait qu'à se défendre elle-même."

Si nos présidents font la guerre pourquoi ne le font-ils pas eux-mêmes ?
On ne peut pas avoir une main pour snaper et une pour frapper. Et à voir si c'est elle qui a fait appel au garçon ou si c'est lui qui a directement attaqué pour faire le coq. On n'en sait rien il me semble.
Modifié 13 septembre 2020 à 11:18
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Lioubov
13 septembre 2020 à 11:29
Dans les années 60-70 c'était "même travail même salaire" les revendications ce qui était tout ce qu'il y a de plus légitime.

Quel âge avais-tu dans ces années 60-70 ? Tu n'as qu'une connaissance livresque des évènements, Animus.Anima ; tu ne les as pas vécus. Tu devrais consulter le n° 334 du magazine Le Nouvel Observateur du 5 avril 1971 : tu y trouveras le Manifeste des 343 (salopes) qui concernait le droit à l'avortement. Là, il n'était pas question de revendications salariales.
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Utilisateur supprimé
13 septembre 2020 à 11:38
Manifeste des 343 (salopes)

Comme quoi, Violette n'a rien inventé... :rolleyes:
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Shabanou
13 septembre 2020 à 13:15
La violence existe depuis longtemps et sous bien des formes, alors ça m'étonne toujours quand je vois certains qui la découvrent. Ça n'a rien de sarcastique, c'est sincère.
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Utilisateur supprimé
13 septembre 2020 à 14:01
Une petite tentative de synthèse Solférinienne haha.

Pourriez-vous tous partager ces quelques propositions:

- condamner évidemment toutes les violences sans privilégier celles commises par certaines personnes ou subies par certaines catégories.

- considérer que les combats féministes doivent accueillir des hommes, que les combats antiracistes doivent accueillir toutes les couleurs sans exclusion et sans cloisonnement.

- qu'on a le droit de critiquer les religions sans s'attaquer aux personnes et sans être assimilés à des racistes pour autant.

- que l'universalisme, tous pour tous, est la solution et non le problème.

Que la Paresia, le débat franc, se dire les choses mêmes avec force, est préférable au politiquement correcte quii met tout sous le tapis.

Quelques années au PS ça laisse des traces haha
Modifié 13 septembre 2020 à 14:08
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Lioubov
13 septembre 2020 à 14:12
Entièrement d'accord avec ces cinq propositions.
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Lioubov
13 septembre 2020 à 14:16
Quelques années au PS ça laisse des traces haha

Tu as quitté la rue de Solférino au bon moment, échappant ainsi à Ivry-sur-Seine (et à la Maison de la Chimie aujourd'hui).
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Animus.Anima
13 septembre 2020 à 14:19
Dans les années 60-70 c'était "même travail même salaire" les revendications ce qui était tout ce qu'il y a de plus légitime.

Quel âge avais-tu dans ces années 60-70 ? Tu n'as qu'une connaissance livresque des évènements, Animus.Anima ; tu ne les as pas vécus. Tu devrais consulter le n° 334 du magazine Le Nouvel Observateur du 5 avril 1971 : tu y trouveras le Manifeste des 343 (salopes) qui concernait le droit à l'avortement. Là, il n'était pas question de revendications salariales.

J'ai repris volontairement un seul exemple, pour illustrer le fait que les combats du féminisme menés a l'époque étaient des impératifs d'une certaine façon, le but n'était pas de faire une liste exhaustive. Je n'étais pas né, mais le fait de ne pas être né ne m'interdit pas de faire une comparaison avec cette époque là. Je ne pense pas que tu prennes le temps de faire une liste exhaustive de tous les faits arrivés durant une époque sur laquelle tu n'étais pas né. Je ne pense pas non plus que tu t'interdit de parler d'une époque ou d'une période historique sur laquelle tu n'étais pas né.

Le droit à l'avortement oui c'était un impératif également, chacun devrait être libre de disposer de son propre corps.

Pour répondre à Tilia également, je maintiens il y a féminisme et féminisme, il y a une grosse différence entre une époque à laquelle les femmes étaient opprimées et recherchaient une égalité homme/femme, et une époque beaucoup plus actuelle pendant laquelle certaines féministes (je dis bien certaines pas toutes avant qu'on ne me tombe dessus !) s'enlisent dans une cause avec une façon de faire qui déjà dessert entièrement leur combat (je pense aux discours très misandres que l'on fait passer pour du féminisme et qui sont donc valorisés tandis qu'un homme qui tiendrait les mêmes discours serait vu comme misogyne au dernier degré). Les deux sont condamnables, mais dans le féminisme actuel seul l'homme sera condamné). Ce genre de choses ne fait que créer des barrières et du ressentiment négatif au lieu de rassembler les hommes et les femmes ce qui est pourtant le but premier.

Par exemple Schiappa qui va être la première a se dire féminisme et a se faire l'égérie du féminisme actuel et qui va actuellement soutenir Darmanin fait beaucoup de tort à ce combat.

Je ne comprends pas par contre pourquoi toujours mixer les choses à des questions d'ethnies ou de nationalité, on parle du féminisme et non du racisme de l'homophobie ou autre. C'est peut-être ça qui fait que j'ai du mal avec le féminisme "actuel" c'est faire des amalgames avec beaucoup d'autres combats à mener qui vont les décrédibiliser et qui ouvrent la porte aux extrêmes comme les pédophiles voulant s'infiltrer dans les mouvances LGBTQ+ etc...

edit : On pourra dire que je suis fermé au débat, mais c'est le genre de débat sur lesquels j'évite de polémiquer car personne ne changera d'avis dans tous les cas, et le moindre petit truc qui ne va pas dans le même sens d'un camp ou de l'autre se transforme en débats sanglants avec des longs pavés etc... oui je maintiens que les combats du féminisme actuels ne sont plus les mêmes que ceux menés auparavant, c'est un fait et ce genre de phrases ne devrait pas entraîner de polémiques en elles-mêmes. Ce sera donc mon dernier post sur ce sujet.
Modifié 13 septembre 2020 à 14:21
Soyez respectueux
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keyman
13 septembre 2020 à 14:20
Oui Plume-buissonnière, à une nuance près :

- qu'on a le droit de critiquer les religions

... ou l'absence de religion.

Je ne vois pas pourquoi les non-religieux (dont je suis) seraient au-dessus des critiques ;)
Modifié 13 septembre 2020 à 14:20
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
13 septembre 2020 à 14:21
Oui Plume-buissonnière, à une nuance près :

- qu'on a le droit de critiquer les religions

... ou l'absence de religion.

Je ne vois pas pourquoi les non-religieux (dont je suis) seraient au-dessus des critiques ;)

D'accord avec ça, évidemment.
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Axelya
13 septembre 2020 à 15:53
Mon arrière-grand-mère a connu l'occupation (son mari collé au poteau d'exécution par la soldatesque germanique, heureusement ils n'ont pas tiré, je ne serais pas là pour en parler), la guerre froide, où chaque matin on se demandait si la journée ne finirait pas dans un grand flash blanc, la guerre d'Algérie, le choc pétrolier… Et elle trouvait le moyen de nous dire qu'elle plaignait les jeunes et qu'elle nous imaginait le pire avenir. Début d'Alzheimer, que voulez-vous. Je ne plaisante pas. J'en ai gardé une très grande méfiance pour les discours à la "c'était mieux avant".

Je comprends cependant les alertes de ceux qui nous disent de rester vigilants face à la montée du néo-puritanisme (qui nous vient des USA, on l'a assez répété). 1984 intervient souvent dans le débat comme une tarte à la crème, il ne faut pas oublier Le Meilleur des mondes, paru plus de quinze avant. Orwell avait en tête les totalitarismes hitlérien et stalinien, ce qui nous arrive est beaucoup plus soft. Comme la grenouille dans la casserole que l'on chauffe peu à peu et qui se retrouve ébouillantée sans s'être rendue compte de rien.

Je me demande parfois quelles mesures prônent les antiféministes. Eh oui, ils parlent de féminazis, de SJW mais que veulent-ils en fait ? L'abolition du droit de vote pour les femmes ? Des comités pour vérifier que les salaires sont bien inégaux ? L'interdiction pour une femme d'avoir un compte en banque ? Peut-être sont-ils tellement nostalgiques des anciennes féministes qu'ils voudraient qu'elles reprennent tous ces combats ? Eh revenez les filles ! Tabula rasa, c'est reparti comme en quarante !

J'approuve totalement ce qui a été dit au sujet de l'universalisme. Des slogans comme "men are trash", "tu ne peux pas lutter car tu ne connais pas notre oppression", sont juste des mêmes répétés par des ânes. Je dis bien "ânes" vu qu'il y a pas mal de mecs dans le lot, à faire le concours du plus "woke". Le militantisme aveugle ne doit pas être confondu avec la lutte contre l'oppression. Je n'ai pas besoin d'être Ouïghour ou Papou pour me rendre compte de ce que subissent ces populations et le véritable crime serait de l'ignorer. A une moindre échelle si un homme blanc, responsable des ressources humaines se rend compte qu'il y a des inégalités dans son entreprise, je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas le droit de donner l'alerte ou de prendre de bonnes décisions, sous prétexte que "ce n'est pas sa lutte". Ça n'aurait vraiment aucun sens.
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Heartbeat
13 septembre 2020 à 18:12
Le risque de l'universalisme, c'est qu'il laisse la même parole aux gens qui n'ont absolument pas vécu le sexisme / racisme / etc vs à ceux qui ont vécu ces choses là.

Et c'est bien souvent pour cette raison que les mouvements concernés tendent de plus en plus vers des rassemblements en lieux en non mixité et parfois vers une sorte d'extrémisme.
D'un côté je les comprends, j'ai aussi eu cette position de rejet, lorsque dans mes luttes féministes il y avait toujours un homme pour m'expliquer comment je devais mener ma lutte, pour remettre en question ce que j'avais vécu (ce n'est pas si grave, c'est faux, tu l'as un peu cherché), ou pour centrer la lutte sur lui même (souvent, les débats se transforment en des hommes qui se ramènent en masse pour dire "tous les hommes ne sont pas des violeurs" / "not all men" alors qu'on en à rien à foutre et que c'est pas ça qui va faire avancer le schmilblick).

Donc moi dans l'idéal je suis à 100% pour des luttes avec des personnes non-concernées mais alliées. Car c'est aussi à nous, aux concernés par les problèmes vécus, d'éduquer les autres à mieux se comporter et nous considérer.

Mais dans la pratique, l'universalisme se base sur la bonne volonté, la bienveillance et l'écoute de ceux qui ne vivent pas les problèmes décrits, et c'est vraiment pas gagné.
Modifié 14 septembre 2020 à 19:10
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antonin mordore
14 septembre 2020 à 18:16
Mon arrière-grand-mère a connu l'occupation (son mari collé au poteau d'exécution par la soldatesque germanique, heureusement ils n'ont pas tiré, je ne serais pas là pour en parler), la guerre froide, où chaque matin on se demandait si la journée ne finirait pas dans un grand flash blanc, la guerre d'Algérie, le choc pétrolier… Et elle trouvait le moyen de nous dire qu'elle plaignait les jeunes et qu'elle nous imaginait le pire avenir. Début d'Alzheimer, que voulez-vous. Je ne plaisante pas. J'en ai gardé une très grande méfiance pour les discours à la "c'était mieux avant".

Je comprends cependant les alertes de ceux qui nous disent de rester vigilants face à la montée du néo-puritanisme (qui nous vient des USA, on l'a assez répété). 1984 intervient souvent dans le débat comme une tarte à la crème, il ne faut pas oublier Le Meilleur des mondes, paru plus de quinze avant. Orwell avait en tête les totalitarismes hitlérien et stalinien, ce qui nous arrive est beaucoup plus soft. Comme la grenouille dans la casserole que l'on chauffe peu à peu et qui se retrouve ébouillantée sans s'être rendue compte de rien.

Je me demande parfois quelles mesures prônent les antiféministes. Eh oui, ils parlent de féminazis, de SJW mais que veulent-ils en fait ? L'abolition du droit de vote pour les femmes ? Des comités pour vérifier que les salaires sont bien inégaux ? L'interdiction pour une femme d'avoir un compte en banque ? Peut-être sont-ils tellement nostalgiques des anciennes féministes qu'ils voudraient qu'elles reprennent tous ces combats ? Eh revenez les filles ! Tabula rasa, c'est reparti comme en quarante !

J'approuve totalement ce qui a été dit au sujet de l'universalisme. Des slogans comme "men are trash", "tu ne peux pas lutter car tu ne connais pas notre oppression", sont juste des mêmes répétés par des ânes. Je dis bien "ânes" vu qu'il y a pas mal de mecs dans le lot, à faire le concours du plus "woke". Le militantisme aveugle ne doit pas être confondu avec la lutte contre l'oppression. Je n'ai pas besoin d'être Ouïghour ou Papou pour me rendre compte de ce que subissent ces populations et le véritable crime serait de l'ignorer. A une moindre échelle si un homme blanc, responsable des ressources humaines se rend compte qu'il y a des inégalités dans son entreprise, je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas le droit de donner l'alerte ou de prendre de bonnes décisions, sous prétexte que "ce n'est pas sa lutte". Ça n'aurait vraiment aucun sens.

Je suis tout à fait d'accord avec toi...
J'aime bien que tu interviennes de plus en plus chère Axelya.
Soyez respectueux
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antonin mordore
14 septembre 2020 à 18:34
Le risque de l'universalisme, c'est qu'il laisse la même parole aux gens qui n'ont absolument pas vécu le sexisme / racisme / etc vs à ceux qui ont vécu ces choses là.

Et c'est bien souvent pour cette raison que les mouvements concernés tendent de plus en plus vers des lieux en non mixité et parfois vers une sorte d'extrémisme.
D'un côté je les comprends, j'ai aussi eu cette position de rejet, lorsque dans mes luttes féministes il y avait toujours un homme pour m'expliquer comment je devais mener ma lutte, pour remettre en question ce que j'avais vécu (ce n'est pas si grave, c'est faux, tu l'as un peu cherché), ou pour centrer la lutte sur lui même (souvent, les débats se transforment en des hommes qui se ramènent en masse pour dire "tous les hommes ne sont pas des violeurs" / "not all men" alors qu'on en à rien à foutre et que c'est pas ça qui va faire avancer le schmilblick).

Donc moi dans l'idéal je suis à 100% pour des luttes avec des personnes non-concernées mais alliées. Car c'est aussi à nous, aux concernés par les problèmes vécus, d'éduquer les autres à mieux se comporter et nous considérer.

Mais dans la pratique, l'universalisme se base sur la bonne volonté, la bienveillance et l'écoute de ceux qui ne vivent pas les problèmes décrits, et c'est vraiment pas gagné.

Je suis bien d'accord avec vous...
C'est ce que l'on appelle l'empathie et la compassion. Et non c'est pas gagné.
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Utilisateur supprimé
9 juillet 2021 à 17:56
Waou... c'était parti dans tous les sens ce sujet.

Post de départ :
Je suis presque sûr que certaines associations se sont saisi de l'affaire de la jeune fille tabassée sans que cela ne fasse le buzz (parce que les assos' en question ne sont pas ni pute ni soumises et qu'aucun site porno d'ampleur n'est concerné). Les associations les plus connues et qui défendent une cause ont besoin de faire connaitre cette cause et donc ont aussi besoin de buzz. C'est productif pour avancer et hiérarchiser les douleurs de chacun pour dire "on met le paquet sur le pire en premier" ça ne marche pas dans la vraie vie. Il faut de tout pour faire un monde, a chacun sa cause et au final, certaines de ces causes vont s'opposer. Le bien pour les uns, le mal pour les autres... question de point de vue.

Concernant le féminisme :
Je pense qu'une erreur énorme vient de l'intitulé. Si l'on résonne en féminin vs masculin, on ne prône pas un statut unique commun, on prône une différentiation. Je crois qu'on devrait parler d'égalitarisme et ce faisant cela permettrait de ne plus intégrer les fameuses "féminazies" qui occultent le débat et le combat réel de celles et ceux qui veulent une égalité des sexes.
Parler d'égalitarisme permettrait de faire front commun côte à côte avec toutes les causes d'inégalités des sexes et de combattre les dangers associés. Pour rappel, 1/3 des victimes de violences conjugales sont des hommes bien que les cas menants au meurtre soient à très forte majorité commis sur des femmes.
Beaucoup d'hommes sont en questionnement sur la façon dont ils doivent se comporter, beaucoup s'interrogent sur ce que signifie le masculin et la virilité aujourd'hui et je crois que ces hommes, bien que favorables au féminisme et à ce qu'il véhicule, n'intègrent pas leur questionnement interne sur leur propre positionnement à leur réflexion vis à vis du féminisme. En gros, bien que le féminisme pousse les hommes à se poser des questions sur eux même, je ne pense pas que j'assimile ma remise en question de ma virilité à ma manière de vivre le féminisme (je ne sais pas si c'est clair).

Enfin, concernant les individus qui ne vivent pas de discrimination et qui du coup n'auraient pas droit de faire valoir leur voix, c'est une démarche EXTREMEMENT dangereuse. Cela porte un nom : le mouvement woke. Cela a été poussé à l'extrême il y a quelques années dans l'université d'evergreen aux USA et cela a mené à des situations absolument terribles. Ce mouvement, qui porte en lui la cancel culture, conjugue racisme sous une forme nouvelle, révisionnisme et censure.
Chacun peut et doit s'emparer de chaque sujet qui lui tient à coeur et aucun point de vue, fut-il nazi, fut-il pour la légalisation de la pédophilie, fut-il pour l'extrémisme religieux etc, aucun point de vue ne doit-être censuré sauf s'il fait appel explicitement à la violence physique de manière directe. Aller contre ce principe c'est nier la liberté d'expression et c'est revendiquer une idée du bien supérieure à celle des autres : cela se traduit politiquement par le totalitarisme (nier à l'opposition le droit d'exister).
Soyez respectueux
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Lioubov
9 juillet 2021 à 18:08
Je pense qu'une erreur énorme vient de l'intitulé. Si l'on raisonne en féminin vs masculin, on ne prône pas un statut unique commun, on prône une différentiation. Je crois qu'on devrait parler d'égalitarisme.

L'avantage d'une pensée ternaire sur une binaire.
Et puis je suis bien d'accord avec toi, fils : le mouvement woke est un totalitarisme effrayant.
Soyez respectueux
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Lioubov
9 juillet 2021 à 18:12
Pour rappel, 1/3 des victimes de violences conjugales sont des hommes bien que les cas menants au meurtre soient à très forte majorité commis sur des femmes.

97% des violences physiques au sein du couple sont commises par des hommes sur des femmes.

Il semblerait que les couples homosexuels (homme-homme ou femme-femme) sont moins violents que les couples hétérosexuels puisqu'ils n'entrent pas dans les statistiques que vous citez.
Soyez respectueux
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Gras
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