Blanche Neige et les sept nains (Attention, sujet casse-gueule)
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Pygmalion
29 juillet 2023 à 19:57
Récemment, j'ai vu, complètement par hasard, passer des infos sur l'adaptation live du Blanche-Neige de Disney et les responsables du projet ont réussi l'exploit de me surprendre dans un monde où il existe une adaptation de Cendrillon avec un renoi efféminé façon "Cage au folles" en guise de bonne fée marraine.
Donc, non seulement Blanche-Neige n'est pas blanche, une actrice latino-américaine a été castée, mais, suite à une interprétation cheloue d'un tweet de Peter Dinklage (Tyrion Lannister dans Game of Thrones pour qui ne le connaît pas) exprimant sa lassitude face au cliché de nains vulgaires (dans le sens grossier) passant leurs vies sous terre, il a été décidé qu'il n'y aurait plus de nain (dans le sens personne de petite taille) dans le film (à l'exception d'un histoire de refléter la diversité dans le casting). On va donc se retrouver avec un film "Blanche-Neige et les sept nains" sans nain et avec une Blanche-Neige qui n'est pas blanche, le tout dans un premier degré le plus total.
Et là, je me pose quand même la question, est-ce qu'on n'a pas atteint le fond du trou du cynisme ? Parce que, vue d'ici, j'ai quand même l'impression de voir de plus en plus des produit ciblés "woke" faits par des gens qui prennent comme exemple les caricatures de la droite conservatrice (voire extrême droite) de ce qu'ils appellent le "wokisme", à savoir une idéologie où tout ce qui est "normé" est néfaste et où tout est lissé à l'extrême pour ne choquer personne. Et le problème, c'est que, du coup, ça donne à ces gens des arguments fondés pour critiquer ces produits "wokes" en les assimilant à toute la culture "woke".
Parce que là, c'est quand même terrifiant de se dire que parmi toutes les idées qu'on pourrait trouver pour redonner une nouvelle vitalité aux contes de notre enfance en donnant de nouveaux modèles à suivre, plus proches de vraies valeurs de tolérance, tout ce à quoi on a droit c'est "la diversité c'est bien. La norme, c'est pas bien". Évidemment, la question du baiser a été évoqué et il semblerait qu'il n'ai pas lieu, ou en tous cas, pas de manière classique. Dans un sens, c'est bien, parce que le coup du mec qui débarque à la fin pour galocher la princesse et se tirer après pour l'épouser, on va pas se mentir, c'est un peu démodé. Sauf que, là encore je vois venir le désastre, et plutôt qu'une réflexion un peu poussée sur le consentement, assez simple pour que les enfants comprennent, on va juste avoir quelque chose comme la facilité scénaristique n°17 "Le pouvoir du féminisme la fait se réveiller toute seule".
Pareil pour les nains. Après, je suis pas dans sa tête mais j'imagine quand même que Peter Dinklage ne demandait pas qu'on retire les nains de l'histoire. Je pense plutôt que ce qu'il voulait, c'était avoir autre chose que des personnages qui passent leur temps dans une mine, qui vivent dans une baraque dégueulasse parce que c'est pas aux mecs de faire le ménage (nanmého) et qui ne sont caractérisés et nommés que par des sobriquets, genre "Grincheux", son seul trait de caractère c'est de râler, "Atchoum" ne fait qu'éternuer et ne dit rien d'intéressant dans le film et "Simplet" j'en parle même pas (pause le temps que la blague fasse effet). Y avait quand même matière à faire quelque chose de bien de ces personnages comme montrer qu'ils sont capables de s'occuper d'eux-mêmes, que ce sont des artisans habiles dans leur métier et, sans être tout-à-fait raffinés, bien éduqués en restant modestes avec, pourquoi pas, une blague qui se moquerait de leur sobriquet (genre, l'un d'eux explique quelque chose et un autre le vanne gentiment en disant "Merci Prof").
Donc voilà, je sais, j'ai encore tapé un bon gros pavé, mais j'avais quand même besoin d'exprimer mon désarroi sur ce sujet. Je m'en doute évidemment, ce genre de sujet a tendance à déraper assez vite (généralement arrivé au milieu de la troisième page, toutes les réflexions intéressantes ont été faites), mais j'ai quand même envie de tenter le coup parce que là, il y a des choses à dire.
C'est vrai que la dernière actrice à endosser le rôle, la rend bien plus humaine et touchante... et le film est sympa quand même... même si Angélina Joli... bin c'est Angélina Joli ( enfin à l'époque, avant Mr et Ms Smith...) ;)
Utilisateur supprimé
30 juillet 2023 à 20:17
Bon, vous allez la laisser tranquille ma Lara !!! Parce que moi, je la kiffe 🥰.
Et puis, Lara Croft, c'est d'abord un jeu : "Tomb Raider", hein ! Un jeu qui a révolutionné le milieu... alors, un peu de respect pour ma petite Lara, hein ! 😠
Faudrait peut-être que cette dame évite de porter des tenues trop légères. 🤣
Wedreca
30 juillet 2023 à 20:19
Faudrait peut-être que cette dame évite de porter des tenues trop légères. 🤣
Ben, c'est pas sa faute, hein... Il fait chaud, là où elle va 😏.
Utilisateur supprimé
30 juillet 2023 à 20:24
Faudrait peut-être que cette dame évite de porter des tenues trop légères. 🤣
Ben, c'est pas sa faute, hein... Il fait chaud, là où elle va 😏.
Oui, ben par sa faute je n'ai jamais pu finir le jeu. 🤣
Wedreca
30 juillet 2023 à 20:35
Oui, ben par sa faute je n'ai jamais pu finir le jeu. 🤣
Ah bah oui... si tu mates son cul pendant qu'elle court, c'est pas pratique 😂.
Utilisateur supprimé
30 juillet 2023 à 20:41
Oui, ben par sa faute je n'ai jamais pu finir le jeu. 🤣
Ah bah oui... si tu mates son cul pendant qu'elle court, c'est pas pratique 😂.
Oui évidemment, 😅🤣
Angeliqueetflorian
30 juillet 2023 à 20:46
Parfois c'est bon d'avoir un peu de changement.
Par exemple concernant Prey, je trouve assez cool que ce soit une femme qui tue le Predator. Ça change des mecs megavirils chargés à bloc de testostérone.
Ce serait marrant de voir des femmes à la place de Rambo, Indiana Jones, Jack Sparrow. Quoique concernant Jack Sparrow il a déjà une attitude efféminé de base.
Dans prey mis a part que le film est très bof, le fait que ce soit une femme ne choque pas.
C'est même plutôt bien emmené dans l'histoire, ça ne fait pas truc bien lourd qui est là pour la moraline progressiste
Tilia TV
30 juillet 2023 à 21:46
Parfois c'est bon d'avoir un peu de changement.
Par exemple concernant Prey, je trouve assez cool que ce soit une femme qui tue le Predator. Ça change des mecs megavirils chargés à bloc de testostérone.
Ce serait marrant de voir des femmes à la place de Rambo, Indiana Jones, Jack Sparrow. Quoique concernant Jack Sparrow il a déjà une attitude efféminé de base.
Dans prey mis a part que le film est très bof, le fait que ce soit une femme ne choque pas.
C'est même plutôt bien emmené dans l'histoire, ça ne fait pas truc bien lourd qui est là pour la moraline progressiste
Ce film est très woke du coup. Car il t’amène a penser qu'une femme peut être aussi bad-ass avec ses propres atouts à elle. Et il le fait de manière intelligente sans tirer de grosses ficelles.
Le choix artistique de Disney, ça n'a rien de woke, c'est purement commercial. Il ne faut pas tout mélanger, Disney a toujours voulu vendre sa lessive (comme toute bonne entreprise libérale), il y a un siecle la direction a montré de forte complaisance avec les nazis car il y avait un marché a prendre, hier ils l'ont fait avec les conservateur puritains, aujourd'hui avec les progressistes. Rien de choquant.
Pygmalion
30 juillet 2023 à 23:01
Ca rejoint ce que je disais. Les productions Disney puent le cynisme et en plus, ils jouent sur les deux tableaux. D'un côté ils assument leur "position woke" avec leurs choix de castings tous plus discutables les uns que les autres avec la seule volonté de vendre leur soupe, mais de l'autre ils lèchent les pompes du gouvernement chinois dans le seul but de pénétrer un marché extrêmement juteux.
Et là où ça me fait mal, c'est que ce cynisme ne se cantonne plus à la seule branche cinéma de la firme et commence à contaminer la branche animation, qui arrivait jusque là à faire des films sympas. Perso, je n'ai jamais vu un film d'animation aussi insipide qu'Avalonia. C'est superficiel, lisse, gentillet à crever et en plus, le film arrive à se prendre les pieds dans son propre message.
Pour Prey, j'ai vu passer de bonnes critiques mais on lui a souvent reproché sa réalisation. Je pense que ça vient du fait que les gros studios sont redevenus beaucoup trop dirigistes pour que de vrais cinéastes puissent se pencher sur ce genre de films, parce que le premier Predator reste l'un des meilleurs films d'action qui soit. MacTiernan n'est pas un manche et ça se voit dans sa mise en scène. En tous cas, il ne peut pas être pire que les précédents films Predator, Terminator Dark Fate ou les dernies films Alien.
Modifié
30 juillet 2023 à 23:02
larbincasa
30 juillet 2023 à 23:50
Il me semble que vous vous fourvoyer complètement sur Disney. A part la licence Marvel qui s'adresse à un public pré-ado , son catalogue est destiné aux enfants qui n'en ont rien à foutre que la petite sirène soit noire, blanche ou violette. Ils ont toujours cherché à faire rêver les enfants et les adultes qui avaient gardé leur âme d'enfant. Mowgli n'a jamais été un petit blanc et pourtant personne n'a parlé de wokisme puisque ce n'était pas encore la mode de dénigrer que l'on mette en avant des minorités.
Je vais me répéter mais Disney fait des films pour enfants et si à travers ces films ils peuvent faire passer un message de tolérance, c'est tant mieux. Les seuls adultes auxquels ils s'adressent ce sont les parents qui vont emmener leurs enfants au cinéma ou prendre l'abonnement et qui vont forcément céder à leurs chères petites têtes blondes ( ou châtain, brunes et rousses.)
Édit: en ce qui concerne l'orientation sexuelle des personnages un enfant n'en a strictement rien à foutre puisqu'il me sait même pas de quoi il s'agit. A la limite, quelqu'un de différent mais il n'ira pas cherché plus loin. Il comprendra peut-être (sûrement) qu'on peut être le personnage ou le héros d'une histoire en étant différent des autres. La tolérance avance à petits pas avec l'éducation des enfants. Amen! Larbin a parlé.
P.S: On dirait que certains ici n'ont pas d'enfants ou de petits-enfants ou alors qu'ils ne savent pas comment ça marche dans leur tête. Ma petite-fille est a 75% arabe et joue avec une Barbie bien blonde. Elle se projette dans sa poupée et c'est sa "fille" bien que rien ne les relie sur le plan physique. L'imaginaire des enfants est sans limite. Reveillez-vous!
Modifié
31 juillet 2023 à 00:35
Pygmalion
31 juillet 2023 à 01:16
Désolé mais l'argument du "C'est pour les enfants", ça prend pas avec moi. C'est pas parce qu'on s'adresse à des gamins qu'il faut leur servir de la merde sous prétexte que "les enfants n'en n'ont rien à foutre". Bien au contraire, quand on s'adresse à des enfants, il faut soigner encore plus le propos parce que c'est quand on est jeune qu'on construit son imaginaire.
C'est un avis que peu de gens partagent mais pour moi, "Le Bossu de Notre-Dame" est l'un des meilleurs classiques d'animation Disney. Déjà, visuellement, il est somptueux, mais en plus, c'est l'un des plus denses au niveau de son scénario (et ça vaut mieux quand tu décides d'adapter du Victor Hugo pour les enfants). Quand tu le regardes en étant gosse, tu comprends vite fait que Frollo est un enculé, mais quand tu le revois en étant adulte, tu comprends à quel point c'est un enculé grâce au sous-texte qui enrichit le propos. C'est pas qu'il veut tuer Esméralda, c'est qu'il veut la posséder, faire d'elle son objet pour assouvir ses désirs malsains et refoulés. Ca parle toujours de tolérance et de racisme avec Quasimodo et Esméralda, mais y a de la matière en plus, quelque chose qui va plus loin.
La Princesse et la Grenouille est un très bon film aussi, ce n'est pas le meilleur, mais il a le mérite de proposer quelque chose que Disney n'avait jamais fait avant, c'est-à-dire reprendre un conte et le transposer dans un cadre totalement différent. Ils avaient tenté quelque chose de similaire avec "La planète au trésor" mais là, on n'est plus dans la simple adaptation mais dans la réécriture. On donne un nouveau propos au conte en gardant son essence et en le plaçant dans un contexte plus proche de nous, et ça marche.
Rasta Rocket est l'un de mes films live préférés de Disney avec les trois premiers Pirates des Caraïbes. Ca s'inspire de la première équipe de bobsleigh jamaïcaine. Y a ton message de tolérance, mais en plus, tu suis l'équipe depuis leurs tous premiers entraînements, jusqu'à leur disqualification aux jeux de Calgary, tu les vois progresser en tant qu'équipe et tu as un message sur le fait de rester fidèle à tes origines puisque le capitaine de l'équipe commence par imiter les Suisses, qui sont les meilleurs dans la discipline, avant de réaliser grâce à son meilleur ami que s'ils veulent être les meilleurs, ils doivent rester eux-même et "pratiquer un bob jamaïcain". Tu as aussi des petites sous-intrigues sur les différents personnages, le capitaine qui veut marcher dans les traces de son père qui était un athlète médaillé aux J.O, le docker bougon et solitaire qui apprend à être solidaire avec son équipe, le gosse de riche qui manque de confiance en lui et qui n'arrive pas à s'affirmer face à son père qui veut contrôler sa vie, l'entraîneur américain tombé en disgrâce après qu'on lui a retiré ses médailles pour cause de tricherie et qui cherche la rédemption en formant l'équipe jamaïcaine. C'est pas juste un film qui dit "La tolérance c'est bien, intolérance c'est pas bien", c'est un film qui parle de personnes qui viennent de milieux sociaux différents et qui doivent s'unir pour représenter leur pays lors d'un des événements sportifs les plus importants de la planète et qui doivent affirmer leur identité culturelle face à un monde qui ne les prends pas au sérieux.
Alors non, quand tu fais des films pour des enfants, tu peux (et tu dois) veiller à la qualité de ce que tu fais pour développer un vrai propos. Tu ne nourris pas tes gamins uniquement avec du poisson pané leader price sous prétexte qu'ils savent pas faire la différence entre de la sole et du cabillaud. La culture c'est pareil.
Matt-Sarme
1 août 2023 à 23:07
Et là, je me pose quand même la question, est-ce qu'on n'a pas atteint le fond du trou du cynisme ? Parce que, vue d'ici, j'ai quand même l'impression de voir de plus en plus des produit ciblés "woke" faits par des gens qui prennent comme exemple les caricatures de la droite conservatrice (voire extrême droite) de ce qu'ils appellent le "wokisme", à savoir une idéologie où tout ce qui est "normé" est néfaste et où tout est lissé à l'extrême pour ne choquer personne. Et le problème, c'est que, du coup, ça donne à ces gens des arguments fondés pour critiquer ces produits "wokes" en les assimilant à toute la culture "woke".
Si ce qui t'intéresse c'est la critique de ce que certain·e·s chercheur·se·s appelent le "capitalisme woke", je te conseille la lecture de Woke washing. Capitalisme, consumérisme, opportunisme, d'Audrey Millet, sorti récemment. Tu pourras constater que la reprise des luttes progressistes par la capitalisme de façon à les dépolitiser et à les vider de toute portée revendicative n'est pas nouvelle et que le phénomène actuel n'est que la continuation logique et déplorable d'un ensemble de stratégies marketing bien rôdées. Et Disney est spécialiste en la matière, comme @Tilia TV l'a fait remarquer.
Et les réactionnaires de tous poils gueuleront, peu importe ce qui est fait par ailleurs, alors aucun intérêt à les écouter. En l'occurrence, je survole un certain nombre de réponses au sujet auxquels j'ai franchement la flemme de répondre.
Si je veux des critiques intéressantes de la façon dont l'inclusion est mise en scène dans les remakes Disney, je vais me tourner vers les communautés concernées plutôt que vers l'extrême-droite. Faut pas croire que les "wokes" (dont j'attends toujours de lire une définition consensuelle plus poussée que "ces méchants progressistes que j'aime pas, là") sont dupes de l'aspect avant tout mercantile de ces stratégies, ou qu'iels ne les dénoncent pas lorsqu'elles sont faites avec le cul. À titre d'exemple, LeFou (dans La Belle et la Bête de 2017) a été détesté par la communauté gay.
Par exemple concernant Prey, je trouve assez cool que ce soit une femme qui tue le Predator. Ça change des mecs megavirils chargés à bloc de testostérone.
S'il faut chercher un message progressiste dans ce film (très sympathique, d'ailleurs), ce n'est à mon avis pas le fait que l'héroïne soit une femme (le premier Predator étant déjà une dénonciation maligne quoiqu'un peu trop subtile pour pas mal de gens de la virilité toxique), mais plutôt qu'elle soit une américaine native. Je pense que si le film a un message, c'est bien davantage la critique du colonialisme et du génocide amérindien qu'autre chose.
Donc, non seulement Blanche-Neige n'est pas blanche, une actrice latino-américaine a été castée, mais, suite à une interprétation cheloue d'un tweet de Peter Dinklage (Tyrion Lannister dans Game of Thrones pour qui ne le connaît pas) exprimant sa lassitude face au cliché de nains vulgaires (dans le sens grossier) passant leurs vies sous terre, il a été décidé qu'il n'y aurait plus de nain (dans le sens personne de petite taille) dans le film (à l'exception d'un histoire de refléter la diversité dans le casting). On va donc se retrouver avec un film "Blanche-Neige et les sept nains" sans nain et avec une Blanche-Neige qui n'est pas blanche, le tout dans un premier degré le plus total.
Et là, je me pose quand même la question, est-ce qu'on n'a pas atteint le fond du trou du cynisme ? Parce que, vue d'ici, j'ai quand même l'impression de voir de plus en plus des produit ciblés "woke" faits par des gens qui prennent comme exemple les caricatures de la droite conservatrice (voire extrême droite) de ce qu'ils appellent le "wokisme", à savoir une idéologie où tout ce qui est "normé" est néfaste et où tout est lissé à l'extrême pour ne choquer personne. Et le problème, c'est que, du coup, ça donne à ces gens des arguments fondés pour critiquer ces produits "wokes" en les assimilant à toute la culture "woke".
Parce que là, c'est quand même terrifiant de se dire que parmi toutes les idées qu'on pourrait trouver pour redonner une nouvelle vitalité aux contes de notre enfance en donnant de nouveaux modèles à suivre, plus proches de vraies valeurs de tolérance, tout ce à quoi on a droit c'est "la diversité c'est bien. La norme, c'est pas bien". Évidemment, la question du baiser a été évoqué et il semblerait qu'il n'ai pas lieu, ou en tous cas, pas de manière classique. Dans un sens, c'est bien, parce que le coup du mec qui débarque à la fin pour galocher la princesse et se tirer après pour l'épouser, on va pas se mentir, c'est un peu démodé. Sauf que, là encore je vois venir le désastre, et plutôt qu'une réflexion un peu poussée sur le consentement, assez simple pour que les enfants comprennent, on va juste avoir quelque chose comme la facilité scénaristique n°17 "Le pouvoir du féminisme la fait se réveiller toute seule".
Pareil pour les nains. Après, je suis pas dans sa tête mais j'imagine quand même que Peter Dinklage ne demandait pas qu'on retire les nains de l'histoire. Je pense plutôt que ce qu'il voulait, c'était avoir autre chose que des personnages qui passent leur temps dans une mine, qui vivent dans une baraque dégueulasse parce que c'est pas aux mecs de faire le ménage (nanmého) et qui ne sont caractérisés et nommés que par des sobriquets, genre "Grincheux", son seul trait de caractère c'est de râler, "Atchoum" ne fait qu'éternuer et ne dit rien d'intéressant dans le film et "Simplet" j'en parle même pas (pause le temps que la blague fasse effet). Y avait quand même matière à faire quelque chose de bien de ces personnages comme montrer qu'ils sont capables de s'occuper d'eux-mêmes, que ce sont des artisans habiles dans leur métier et, sans être tout-à-fait raffinés, bien éduqués en restant modestes avec, pourquoi pas, une blague qui se moquerait de leur sobriquet (genre, l'un d'eux explique quelque chose et un autre le vanne gentiment en disant "Merci Prof").
Donc voilà, je sais, j'ai encore tapé un bon gros pavé, mais j'avais quand même besoin d'exprimer mon désarroi sur ce sujet. Je m'en doute évidemment, ce genre de sujet a tendance à déraper assez vite (généralement arrivé au milieu de la troisième page, toutes les réflexions intéressantes ont été faites), mais j'ai quand même envie de tenter le coup parce que là, il y a des choses à dire.