En fait, là, je suis entrain d'écrire une histoire racontée par un narrateur. Mais je veux que ce narrateur ne sache pas ce qui va se passer, qu'il découvre l'histoire en même temps que les lecteurs. Donc le présent semble s'imposer.
Et bordel impossible de m'y tenir. A chaque fois, je retombe mécaniquement dans l'usage du passé.
Y a des gens qui arrivent à écrire au présent ? C'est naturel, pour vous ?
Je dirais même plus qu'on est habitué à utiliser le passé (et surtout le passé simple) parce qu'à l'école on nous a appris que c'était le temps qui servait à raconter des histoires et donc à l'écrit ça vient plus facilement que le présent ou les autres temps du passé.
L'autre truc (je ne sais pas si Donatien l'a mentionné, je n'ai pas encore eu le temps de tout lire, désolé) ...
Non, je n'ai pas mentionné ce style d'écriture.
* 1 : En ce qui concerne le ''sonne faux'', ce terme est bien employé également pour l'écriture et vous l'employez au deuxième sens de l'expression. La première étant pour l'oral, en rapport avec les sons, la deuxième étant pour le sens figuré à l'écrit. Un texte peut donc sonner faux pour les lecteurs si les dialogues ou le langage employé n'est pas bien présenté.
* 2 : En ce qui concerne le langage parlé, il y en a plusieurs, quatre en sommes. La langue populaire : les mots et les expressions issus de ce registre sont associés à certains groupes sociaux (les adolescents, les étudiants, la famille, etc.) ou à certains milieux socialement dévalués - elle ne peut-être comprise par tous. La langue familière : elle est utilisée tous les jours avec ses amis, sa famille, etc. - elle permet des simplifications expressives de la langue standard. La langue standard : elle s'adresse à un plus grand public, notamment au travail ou lors de l'emploi de textes formels - elle peut être comprise par tous les francophones. La langue soutenue ou littéraire est un raffinement de la langue standard, elle est peu utilisé à l’oral, mais fortement employé dans les romans.
Désolé pour la petite explication, cela n'est pas spécialement pour vous mais pour ceux qui désirent connaître brièvement les différents registres de langues employés en français.
Par ailleurs, il est vrai que la plupart des romans sont écrit au passé, ce que je recommande (c'est ce que j'utilise le plus et c'est ce que j'ai écrit ci-haut), plutôt qu'au présent mais beaucoup de romans écrit au présent font leur sortie et deviennent de plus en plus populaire.
La seconde raison pour laquelle j'ai suggéré à Benj de garder son texte au passé, pour décrire un flash back de son personnage, et ensuite poursuivre avec le présent est que son histoire permettra de donner une réalité dans l'instant aux actions de son personnage. Le personnage aura fait un bref retour sur son passé et il poursuivra avec des actions dans le moment présent, faisant vivre par là, aux lecteurs, le moment présent de chaque scènes. La première raison est que Benj est plus confortable avec la ''narration intercalée'', donc ce conseil est spécialement dédié pour lui et non une norme que je recommande.
Il est vrai que le passé simple est facile à employer mais plusieurs novices de la langue française se gourent entre passé simple et imparfait, surtout lorsque vient le temps d'accorder la première et la deuxième personnes du singulier ou lors de la question à savoir lequel de ces deux temps devraient être employé pour introduire un flash back.
Plusieurs personnes que j'ai ''coaché'' dans l'art de la composition de textes ou de romans en français m'ont déjà posé une question similaire à la suivante : « Est-ce que j'accorde le verbe avec un ''ai'' ou un ''ais'' ? Je ne sais pas comment les différencier et quand il faut appliquer l'un ou l'autre. »
Ainsi, avec le temps au présent, la question ne se pose plus. Benj, avec de la pratique, parviendra, si ce n'est pas déjà le cas, à concilier le passé simple, le passé composé et l'imparfait lors de l'emploi d'une ''narration ultérieure''. De plus, il a débuté son texte avec une narration intercalée, et il a dit que pour lui c'était une option qui se faisait naturellement et inconsciemment. C'est pourquoi, je lui ai suggéré une ''narration intercalée'' plutôt qu'une ''narration ultérieure'' (comme la majorité des histoires) ou une ''narration simultanée''. Il pourra donc poursuivre avec le type de narration qui lui fait se sentir à l'aise avec la possibilité d'apprendre à utiliser un autre type de narration pour l'avenir de ses textes.
L'important, pour les débutants en écriture, c'est de se sentir à l'aise avec leur choix de type de narration. Ils choisissent celui avec lequel ils sont le plus confortable et il apprennent à en utiliser d'autres avec le temps.
Si le besoin est, je ferais un topic explicatif ou un autre tutoriel directement pour le site sur les différents types de narrations et le contexte dans lesquels ils sont employés. Si toutefois, cela intéresse des auteurs de ce site qui se posent des questions là-dessus.
Modifié
17 mai 2021 à 07:11
Aiguebrun
9 juin 2021 à 08:28
Ça m'arrive d'écrire au présent, mais ça ne m'est pas naturel non plus. Le soucis c'est surtout pour les dialogues : à part "dire", la plupart des verbes sont très moches au présent.
Par exemple :
- Je vais pisser, déclaré-je (affreux)
- Je vais pisser, je déclare (encore pire)
Pis bon, on va pas placer "dis-je" à chaque occurence non plus...
Ah mais ça c'est horrible effectivement. On est obligé de trouver des astuces pour faire autrement, sinon on a que "dis-je".
Lorsquevous dialoguez avec votre voisin c'est un peu le jeu du question/réponse où vous ne dites jamais "dis-je" !
Il n'y a aucune raison de ne pas procéder de la même façon à l'écrit.
Donatien A.F. de Sade
9 juin 2021 à 16:19
Lorsquevous dialoguez avec votre voisin c'est un peu le jeu du question/réponse où vous ne dites jamais "dis-je" !
Il n'y a aucune raison de ne pas procéder de la même façon à l'écrit.
C'est bien vrai ! Sinon, ça ressemblerait à une fausse conversation.
Modifié
9 juin 2021 à 16:20
Elisa M
9 juin 2021 à 18:58
Lorsquevous dialoguez avec votre voisin c'est un peu le jeu du question/réponse où vous ne dites jamais "dis-je" !
Il n'y a aucune raison de ne pas procéder de la même façon à l'écrit.
Quand tu dialogues avec ton voisin, il sait qui lui parle ! S'il n'y a aucune indication, le lecteur est vite perdu. Et encore, s'il n'y a que deux personnes ça passe, mais à partir de trois tu es juste obligé de dire qui parle.
Donatien A.F. de Sade
10 juin 2021 à 16:18
Lorsquevous dialoguez avec votre voisin c'est un peu le jeu du question/réponse où vous ne dites jamais "dis-je" !
Il n'y a aucune raison de ne pas procéder de la même façon à l'écrit.
Quand tu dialogues avec ton voisin, il sait qui lui parle ! S'il n'y a aucune indication, le lecteur est vite perdu. Et encore, s'il n'y a que deux personnes ça passe, mais à partir de trois tu es juste obligé de dire qui parle.
Je crois que c'est ce qu'il sous endentait dans sa réponse. Sinon, ça deviendrait vite difficile de suivre le fil de la conversation, comme c'est le cas pour des histoires que j'ai déjà lues sur le site. Décrire qui parle à qui, dans un premier temps lors d'une conversation à deux personnes, est très bien car le lecteur sait qui s'adresse à l'autre. Par la suite, le lecteur peut comprendre et suivre le fil de la conversation sans toutefois décrire à chaque fois qui parle lors de la même conversation. Toutefois, il est préférable, lors d'une nouvelle conversation entre deux personnages, d'indiquer qui parle pour que le lecteur ne se sois tout mêlé.
Modifié
10 juin 2021 à 16:23
pulzer
10 juin 2021 à 17:27
Je crois que c'est ce qu'il sous endentait dans sa réponse. Sinon, ça deviendrait vite difficile de suivre le fil de la conversation, comme c'est le cas pour des histoires que j'ai déjà lues sur le site. Décrire qui parle à qui, dans un premier temps lors d'une conversation à deux personnes, est très bien car le lecteur sait qui s'adresse à l'autre. Par la suite, le lecteur peut comprendre et suivre le fil de la conversation sans toutefois décrire à chaque fois qui parle lors de la même conversation. Toutefois, il est préférable, lors d'une nouvelle conversation entre deux personnages, d'indiquer qui parle pour que le lecteur ne se sois tout mêlé.
Et que dire de ceux qui, non content de ne pas dire qui parle, enchaînent parfois les répliques d'une même personne en les réintroduisant comme une réplique d'un nouvel interlocuteur... En gros, ils mettent un tiret à chaque nouvelle phrase alors que c'est toujours le même interlocuteur qui parle. Avec l'incise de dialogue ce serait, peut-être, plus compréhensible et ça leur éviterait de se tromper d'interlocuteur.
Donatien A.F. de Sade
11 juin 2021 à 20:40
Je crois que c'est ce qu'il sous endentait dans sa réponse. Sinon, ça deviendrait vite difficile de suivre le fil de la conversation, comme c'est le cas pour des histoires que j'ai déjà lues sur le site. Décrire qui parle à qui, dans un premier temps lors d'une conversation à deux personnes, est très bien car le lecteur sait qui s'adresse à l'autre. Par la suite, le lecteur peut comprendre et suivre le fil de la conversation sans toutefois décrire à chaque fois qui parle lors de la même conversation. Toutefois, il est préférable, lors d'une nouvelle conversation entre deux personnages, d'indiquer qui parle pour que le lecteur ne se sois tout mêlé.
Et que dire de ceux qui, non content de ne pas dire qui parle, enchaînent parfois les répliques d'une même personne en les réintroduisant comme une réplique d'un nouvel interlocuteur... En gros, ils mettent un tiret à chaque nouvelle phrase alors que c'est toujours le même interlocuteur qui parle. Avec l'incise de dialogue ce serait, peut-être, plus compréhensible et ça leur éviterait de se tromper d'interlocuteur.
Oui, j'ai constaté que plusieurs textes étaient fait ainsi, ce qui rend confus le lecteur. C'est ce que je préfère utiliser dans les dialogues car le lecteur sait quel personnage parle. Il faudrait que les gens évitent d'ajouter un nouveau tiret si le personnage qui parle n'a pas terminé de parler. Je crois que beaucoup confondent le tiret pour exprimer une nouvelle phrase ou pour faire une séparation dans le dialogue afin que la phrase ne soit pas trop longue, ce qui est une erreur de syntaxe.
Modifié
11 juin 2021 à 20:40
Lioubov
11 juin 2021 à 21:30
Il faudrait que les gens évitent d'ajouter un nouveau tiret si le personnage qui parle n'a pas terminé de parler. Je crois que beaucoup confondent le tiret pour exprimer une nouvelle phrase ou pour faire une séparation dans le dialogue afin que la phrase ne soit pas trop longue, ce qui est une erreur de syntaxe.
Tous des cons.
Une rafale de Kalash et on s'en débarrasse.
Victorya
11 juin 2021 à 21:31
Tous des cons.
Une rafale de Kalash et on s'en débarrasse.
En fait, là, je suis entrain d'écrire une histoire racontée par un narrateur. Mais je veux que ce narrateur ne sache pas ce qui va se passer, qu'il découvre l'histoire en même temps que les lecteurs. Donc le présent semble s'imposer.
Et bordel impossible de m'y tenir. A chaque fois, je retombe mécaniquement dans l'usage du passé.
Y a des gens qui arrivent à écrire au présent ? C'est naturel, pour vous ?