Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Louve — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Louve
Chapitre 1
Louve
Le soleil pointe le bout de son nez et les premiers rayons se faufilent à travers les branchages des hêtres et des sapins. L'automne commence à gagner les montagnes, les peignant de mille couleurs aux tons orangés. L'air est frais et la brume se lève seulement, il est temps. Je resserre mes chaussures de marches et constate qu'elles sont bien abîmées. Il faudra sûrement que j'en achète de nouvelles avant ma prochaine randonnée. Marcher autant de kilomètres tous les week-ends, forcément ça devait arriver sous peu.
Le sentier de randonnée est déjà prit d'assaut par des groupes qui discutent à tue-tête, troublant les chants des oiseaux et la délicate danse du vent dans les branches. Mon humeur se ternie. Je suis un solitaire dans l'âme, amoureux de la nature et de sa beauté sauvage, alors voir tous ces envahisseurs ne respectant pas comme il se doit cette forêt et ses habitants m'horripile. Je rebrousse chemin et préfère emprunter un autre sentier, bien moins fréquenté. Il me faut d'abord traverser la Hêtraie-sapinière, enjamber quelques troncs et esquiver les ronces pour enfin parvenir au chemin boisé complètement désert. Autour de moi, seuls les craquements des feuilles sous mes pieds et le vent qui souffle sur le col. Enfin cette pleinitude dont j'ai tant besoin…C'est pile ce qu'il me fallait pour digérer cette semaine si difficile. La pire de ma vie je crois. Perdre sa copine, son appartement et son chien en même temps, c'est ce qu'on appelle un combo gagnant. Et avec ceci, vous reprendrez bien un peu de licenciement économique ? Merci chienne de vie. Tout s'est enchaîné en tellement peu de temps que j'ai encore les images emmêlées dans ma tête. Celles de Zoé, mon ex, en pleine spéléo dans la grotte de sa meilleure amie Sonia. Celles de ma valise jetée sur le palier et mon chien qui me regarde m'en aller. Celles du type du boulot, à qui j'ai envoyé un bon direct après une remarque de trop. Celles de mes parents, désespérés de me voir revenir à passé trente ans.
Au loin, le martèlement d'un pic se fait entendre et les douces notes du pinson les accompagnent en écho. Je profite de cet instant de calme et observe les alentours. Mon moral remonte enfin et après une bonne inspiration d'air pur, je me remets en route.
Je ne m'arrête que lorsque mon estomac se met à grogner, brisant ce précieux silence. Une souche suffit pour m'installer et je sors mes maigres victuailles, une demi-miche de pain avec un saucisson sec et un bon fromage fermier achetés la veille au marché. Pas besoin de beaucoup plus pour m'apporter l'énergie nécessaire pour poursuivre ma marche, j'ai une stature assez fine et le pied léger. Avec un peu de chance, il restera quelques brimbelles, ces myrtilles sauvages au goût si intense.
Toujours personne à l'horizon. Une vague de plaisir me submerge quand je me prends à observer cette nature sauvage, m'imprègnant de ses sons et ses odeurs de résine et de feuilles décomposées. J'aperçois sur une branche juste devant moi une Gelinotte des bois. Ces oiseaux au plumage gris-bruns et à la silhouette massive sont assez discrets et il est rare de pouvoir en observer d'aussi près. Religieusement je reste immobile, ne voulant perturber le volatile.
Je ne m'arrête que lorsque mon estomac se met à grogner, brisant ce précieux silence. Une souche suffit pour m'installer et je sors mes maigres victuailles, une demi-miche de pain avec un saucisson sec et un bon fromage fermier achetés la veille au marché. Pas besoin de beaucoup plus pour m'apporter l'énergie nécessaire pour poursuivre ma marche, j'ai une stature assez fine et le pied léger. Avec un peu de chance, il restera quelques brimbelles, ces myrtilles sauvages au goût si intense.
Toujours personne à l'horizon. Une vague de plaisir me submerge quand je me prends à observer cette nature sauvage, m'imprègnant de ses sons et ses odeurs de résine et de feuilles décomposées. J'aperçois sur une branche juste devant moi une Gelinotte des bois. Ces oiseaux au plumage gris-bruns et à la silhouette massive sont assez discrets et il est rare de pouvoir en observer d'aussi près. Religieusement je reste immobile, ne voulant perturber le volatile.
Soudain un bruit de branches qui craquent et le voici qui s'envole. Je tourne la tête pour voir d'où provient ce bruit mais, dans un éclair sombre, le coupable disparaît sans que je puisse l'identifier. Ai-je rêvé ? Un animal rôde pas loin, je me sens soudain un peu moins rassuré. J'ai beau me dire qu'un sanglier grogne suffisamment pour que je le reconnaisse tout de suite, je n'arrive pas à chasser de mon esprit cette idée qu'une telle bête puisse être si proche. Ces bestioles sont loins d'être commodes… Je remballe mes affaires et presse un peu le pas, tentant de mettre une distance entre l'animal et moi.
Au bout de quelques temps, je suis de nouveau serein. Plus de craquements et j'oublie cet épisode étrange. Pourtant j'ai toujours cette étrange impression d'être suivi… Le chemin est plus rocailleux maintenant et je longe les flancs de la montagne avec attention, chaque pas pouvant m'être fatal. Les pierres roulent sous mes pieds et soudain, l'une d'elles se décroche et dévale la pente,m'entraînant avec elle dans sa chute. Je vois le paysage basculer et mon souffle se coupe brusquement. Je n'ai pas le temps de me raccrocher à quoique ce soit et, mon sac me déséquilibrant, je bascule en arrière dans le vide.
Un choc, suivi d'un autre. Une vive douleur au crâne et ma vue se brouille totalement, me plongeant dans le noir complet.
Un choc, suivi d'un autre. Une vive douleur au crâne et ma vue se brouille totalement, me plongeant dans le noir complet.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté endormi mais la douleur qui me vrille la tête me fait lentement émerger. Une étrange sensation de froid sur ma joue me fait ouvrir les yeux brusquement et ce que je découvre devant moi me glace d'effroi. Un loup se tient à quelques centimètres de moi seulement et sa truffe hume mon odeur comme s'il était en train de décider de mon sort. L'animal reste immobile, plongeant ses yeux gris dans les miens et je ne peux que soutenir ce regard si troublant, incapable de m'en décrocher.
Il en émane une certaine forme d'humanité, comme si je pouvais deviner ses émotions comme je le fais dans les yeux de mes congénères. Je tente alors avec une voix douce :
Il en émane une certaine forme d'humanité, comme si je pouvais deviner ses émotions comme je le fais dans les yeux de mes congénères. Je tente alors avec une voix douce :
”Gentil le loup, je ne te ferai rien”
Ce dernier continue de me scruter, les oreilles aux aguets. C'est une magnifique bête au pelage gris-brun, d'une taille impressionnante , mais dans son regard je ne lis aucune agressivité. Je crois qu'il ne me fera rien, je peux me détendre un peu. Je me redresse doucement tandis que le loup recule de quelques pas.
”Et bien mon ami, c'est une sacrée chute que j'ai fait là. Voyons ce que je me suis fait. ”
Je passe une main sur mon crâne où une vilaine bosse a déjà poussé et constate que du sang a séché et forme un amas dans mes cheveux bruns. Ma cheville me lance mais à part ça, je semble en parfaite santé. Je m'assieds et observe les alentours.
” Tu as l'air plutôt gentil pour un prédateur... Mais où est ta meute ? ”
Le loup, comme s'il avait comprit, se couche soudain et émet un jappement plaintif. Lentement, le soleil commence à décliner. Mince ! J'ai été inconscient bien plus longtemps que je ne le pensais … Bientôt il va faire froid et je suis bien trop loin pour arriver avant la nuit à ma voiture. D'autant qu'avec ma cheville en vrac, ça risque d'être compliqué d'avancer assez vite. Je me relève avec difficultés et le sol semble tanguer sous mes pieds. Un bref instant, je vois flou et tend les mains pour anticiper ma probable chute. Mes doigts rencontrent alors une surface douce et soyeuse. Le loup vient se placer à mes côtés, comme un soutien pour mon pauvre corps fatigué.
Bizarrement, je n'ai pas peur. Pire encore, lorsqu'il se met à avancer, je sens mes jambes le suivre d'elles-mêmes. L'animal semble déterminé à me conduire quelque part, mais où ?
Après quelques minutes de marche à un rythme lent, je vois se dresser devant nous une vieille cabane de berger aux pierres recouvertes de ronces. Le canidé se stoppe devant l'entrée et je le remercie d'un regard, n'osant pas lui faire l'affront d'une caresse. Au moins, j'aurais moins froid cette nuit avec cet abri. Cette rencontre est providentielle. Bien trop pour que cela soit simplement un hasard.
Bizarrement, je n'ai pas peur. Pire encore, lorsqu'il se met à avancer, je sens mes jambes le suivre d'elles-mêmes. L'animal semble déterminé à me conduire quelque part, mais où ?
Après quelques minutes de marche à un rythme lent, je vois se dresser devant nous une vieille cabane de berger aux pierres recouvertes de ronces. Le canidé se stoppe devant l'entrée et je le remercie d'un regard, n'osant pas lui faire l'affront d'une caresse. Au moins, j'aurais moins froid cette nuit avec cet abri. Cette rencontre est providentielle. Bien trop pour que cela soit simplement un hasard.
Cette fois, la nuit tombe et les derniers rayons du soleil balayent la plaine, laissant la place à l'astre sélène, si lumineux en cette soirée de Pleine Lune. Alors que je contemple ce magnifique spectacle, un mouvement attire mon attention. Le loup laisse échapper une plainte déchirante avant de se coucher, enfouissant son museau entre ses pattes. Une brume l'entoure alors, émanant du sol et très vite la panique me gagne devant cet événement si irréel. Je suis paralysé devant cette scène, inquiet pour ma vie et celle aussi de la bête.
Soudain, la brume s'évapore et à la place de l'animal, gît une jeune fille, entièrement nue. Sa peau est si claire qu'elle en est presque transparente et elle contraste avec le noir de ses cheveux. Elle ouvre de grands yeux gris et ses lèvres d'un rose pourpre s'étirent pour esquisser un sourire rassurant. Elle se relève, insouciante de sa nudité et sa chevelure ébène tombe jusqu'à ses pieds.
Ébahi devant tant de mystère et de beauté, je reste bouche bée, incapable de dire quelque chose. D'ailleurs me comprendrait-elle ? Comment cela est-ce possible ? Le cartésien qui est en moi tente de trouver diverses explications, toutes plus farfelues les unes que les autres, mais rien ne vient répondre à toutes mes interrogations.
Elle s'avance vers la vieille bâtisse de pierres et y entre, me conviant de la suivre d'un regard mutin. Cette femme-louve, peu importe ce qu'elle est, est si splendide ! Jamais encore je n'avais vu telle beauté. Véritable apparition mystique ou simple conséquence de ma chute ? Je suis en train de rêver c'est certain. Je suis certainement encore là-bas, étendu sur le flanc de montagne. Oui c'est forcément ça…
J'ose passer la porte et découvre qu'elle est désormais parée d'une longue couverture en peaux de bêtes.
Ébahi devant tant de mystère et de beauté, je reste bouche bée, incapable de dire quelque chose. D'ailleurs me comprendrait-elle ? Comment cela est-ce possible ? Le cartésien qui est en moi tente de trouver diverses explications, toutes plus farfelues les unes que les autres, mais rien ne vient répondre à toutes mes interrogations.
Elle s'avance vers la vieille bâtisse de pierres et y entre, me conviant de la suivre d'un regard mutin. Cette femme-louve, peu importe ce qu'elle est, est si splendide ! Jamais encore je n'avais vu telle beauté. Véritable apparition mystique ou simple conséquence de ma chute ? Je suis en train de rêver c'est certain. Je suis certainement encore là-bas, étendu sur le flanc de montagne. Oui c'est forcément ça…
J'ose passer la porte et découvre qu'elle est désormais parée d'une longue couverture en peaux de bêtes.
—Approche. Je ne veux pas te faire de mal, déclare la belle inconnue
— Qui êtes-vous ? Comment vous avez fait ça ?
— Une question à la fois s'il te plaît. Mon nom est Rirnef, mais tu peux m'appeler Rir. Et toi ?
— Je m'appelle Sören. Mais je n'ai pas rêvé, tu étais bien un loup il y a cinq minutes ?
— Une louve oui, sourit-elle. Mais comme tu as dû le remarquer, c'est la pleine Lune.
—Vous êtes une sorte de loup-garou ?
— Qui êtes-vous ? Comment vous avez fait ça ?
— Une question à la fois s'il te plaît. Mon nom est Rirnef, mais tu peux m'appeler Rir. Et toi ?
— Je m'appelle Sören. Mais je n'ai pas rêvé, tu étais bien un loup il y a cinq minutes ?
— Une louve oui, sourit-elle. Mais comme tu as dû le remarquer, c'est la pleine Lune.
—Vous êtes une sorte de loup-garou ?
Elle éclate de rire et ce son si mélodieux me réchauffe de l'intérieur.
—Non idiot, les loups-garous se transforment en loup à la Pleine Lune, pas l'inverse.
— Alors vous êtes vraiment un loup ?
— Une louve, insiste-t-elle. Disons plutôt que je suis maudite, condamnée à devenir humaine une fois par cycle lunaire.
— Je ne comprends rien, c'est...c'est complètement dingue !
— J'attendais ta venue depuis bien trop longtemps. Je t'ai cherché parmi tous ces humains mais aucun n'avaient cette odeur que tu dégages.
— Je…
— Tu es différent d'eux, tu ressens les choses purement et simplement. Je l'ai senti dès que je t'ai vu assis à observer la forêt. J'ai su tout de suite que c'était toi.
— Moi quoi?
— Toi qui me libérerais bien sûr !
— Te libérer ? Mais comment ?
— En unissant nos corps.
— Alors vous êtes vraiment un loup ?
— Une louve, insiste-t-elle. Disons plutôt que je suis maudite, condamnée à devenir humaine une fois par cycle lunaire.
— Je ne comprends rien, c'est...c'est complètement dingue !
— J'attendais ta venue depuis bien trop longtemps. Je t'ai cherché parmi tous ces humains mais aucun n'avaient cette odeur que tu dégages.
— Je…
— Tu es différent d'eux, tu ressens les choses purement et simplement. Je l'ai senti dès que je t'ai vu assis à observer la forêt. J'ai su tout de suite que c'était toi.
— Moi quoi?
— Toi qui me libérerais bien sûr !
— Te libérer ? Mais comment ?
— En unissant nos corps.
Je reste complètement muet de stupeur. Cette femme si sublime et si mystérieuse vient-elle vraiment de me demander de coucher avec elle ? Mon silence passe pour un accord et elle laisse tomber au sol sa couverture, dévoilant ses courbes exquises. Elle s'avance vers moi, ses seins se balançant au rythme de ses pas et je suis hypnotisé par ces deux cercles rosés. Lentement, elle vient à mes pieds et agripe mon pantalon de ses deux mains délicates. Sans que je n'ai le temps de décider si je rêve ou non, elle libère ma verge qui elle a déjà pris sa décision. L'engin dressé rebondit sur son nez ce qui la fait sourire et me détend un peu. Les yeux rieurs, elle me contemple depuis le sol et taquine, elle sort la langue pour en effleurer mon membre.
Dois-je la laisser continuer ? La situation est plus qu'étrange et ce n'est pas vraiment le moment de penser à cela. Pourtant les coups de langues qu'elle m'administre ont raison de mes doutes, et je chavire dans cette folie, laissant mes mains plonger dans ses cheveux. Très vite, sa bouche s'empare de sa proie et l'engloutie avec une avidité qui me fait vaciller. Ma cheville est faible et le traitement qu'elle m'inflige est trop radical pour que je puisse rester ainsi.
Rir me pousse doucement en arrière et m'allonge sur le sol de terre battue. Elle poursuit ensuite ses faveurs, s'amusant avec sa poitrine à saisir son nouveau jouet et à le faire coulisser entre ses globes. Joueuse, la femme-louve taquine de sa langue le sommet qui dépasse par moment et me pousse jusqu'aux bord du précipice.
Rir me pousse doucement en arrière et m'allonge sur le sol de terre battue. Elle poursuit ensuite ses faveurs, s'amusant avec sa poitrine à saisir son nouveau jouet et à le faire coulisser entre ses globes. Joueuse, la femme-louve taquine de sa langue le sommet qui dépasse par moment et me pousse jusqu'aux bord du précipice.
—Rir, je n'en peux plus…
— Goûte moi dans ce cas, parce que je n'en ai pas fini avec toi.
— Goûte moi dans ce cas, parce que je n'en ai pas fini avec toi.
Rir m'enjambe et me présente sa rose, dont l'odeur musquée déclenche en moi une furieuse envie de la dévorer. Alors que je me plais à l'explorer de ma langue, cette mystique créature me reprends en bouche et nos deux actions combinées ne font que décupler ce moment de volupté.
Sa grotte est exquise, j'ai hâte de m'y engouffrer ! D'ailleurs c'en est trop, j'ai besoin de la combler maintenant.
Sa grotte est exquise, j'ai hâte de m'y engouffrer ! D'ailleurs c'en est trop, j'ai besoin de la combler maintenant.
Comme une symbiose, elle se relève instinctivement et vient se placer au dessus de moi, s'empalant lentement sur toute ma longueur. Son corps de sylphide ondule sur moi et je ne peux empêcher mes doigts de courir sur sa peau si fraîche. Lorsque mes mains empaument ses seins, elle les attrape sans ménagement et les plaque au dessus de ma tête. Complètement à sa merci, je ne peux rien faire d'autre que savourer cette union charnelle, entre ses gémissements je chuchote son nom.
Rir est proche de l'orgasme, elle me chevauche avec panache et dans un dernier accoup, elle jouit avec une telle force que ses cris résonnent sur les pierres, remplissant la pièce de ce plaisir éphémère. La mienne arrive aussi et profondément ancré en elle, je me répand et plante en elle le fruit de notre union interdite. Dans un long râle, je me laisse entièrement aller et apaisé, je la serre dans mes bras pour vérifier qu'elle est bien réelle.
Rir est proche de l'orgasme, elle me chevauche avec panache et dans un dernier accoup, elle jouit avec une telle force que ses cris résonnent sur les pierres, remplissant la pièce de ce plaisir éphémère. La mienne arrive aussi et profondément ancré en elle, je me répand et plante en elle le fruit de notre union interdite. Dans un long râle, je me laisse entièrement aller et apaisé, je la serre dans mes bras pour vérifier qu'elle est bien réelle.
—Rir, tu es merveilleuse. Une vraie déesse.
—Une louve, me corrige-t-elle avec un sourire amusé
—Une louve, me corrige-t-elle avec un sourire amusé
Je me penche vers ses lèvres et en goûte enfin la saveur, en un long baiser qui me fait fondre de l'intérieur. Soudain, le souffle me manque et alors que ses lèvres s'acharnent contre les miennes , je me sens aspiré vers les limbes et sombre lentement dans un lourd silence.
Plus de cris d'oiseaux, ni le chant du vent. Car la malédiction est enfin levée et alors que l'aurore est à la porte, Rirnef reprend sa véritable apparence. La louve devient noire et ses yeux rouge sang car elle annonce le désespoir et la fin des temps. Une vie humaine pure, tentée par la malhonnêteté qui se voit sacrifiée pour payer le prix de son choix. Si tel est le choix de l'Homme, alors qu'il en soit ainsi et que Fenrir déclenche sur ce monde, le Ragnarök.
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Commentaires ()
Merci beaucoup ! Contente d'avoir pu vous transporter là bas le temps d'une lecture ☺️
Il n'y a par contre pas de deuxième chapitre, le 0 étant un autre texte d'un auteur différent.
Quand tu m'as dit que tu aimais la mythologie nordique, je me suis dit tiens, ça devrait lui plaire , ravie que ce soit le cas 😉
Le texte n'es pas parfait, loin de là, je le conçois. Il mérite sans doute un travail de correction post publication .
plus sérieusement très jolie histoire avec un un sens caché vraiment sympa l'idée de l'homme pure ayant céder à la tentation très belle histoire en tout cas.
comme on dit tu mouilles le biscuit tu passe pas la nuit !
Et oui Homme-jouet, qui écoute le chant des sirènes court à sa perte, et c'est aussi vrai dans les histoires que dans la vie.
Merci a tous pour vos commentaires
Rirnef, c’est le verlan de fenrir, une sorte de créature mystique enfantée par un loup et une géante ?
Moi je la perçois comme celle qui délivrée de la malediction humaine va sauver la planète .
J’ai beaucoup aimé et ça m’a fait faire des recherches, j’aime bien ça.
Pour le reste, c’est très bien écrit, le cadre idyllique est si bien présenté qu’on fait la balade .
D
J'aime ce côté veuve noire, mante religieuse, ou plus mythologique (puisse que nous sommes dans la mythologie scandinave) de l'homme qui coure à sa perte en écoutant le chant des sirènes. Les hommes ne sont ils finalement que des jouets entre les mains femelles ?
En route pour le Valhalla
Contente que ça vous ait plu, merci :)