00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ nina12 Comment je suis devenue Monica XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trans & QIA+ Orientation principale dans ce chapitre

Comment je suis devenue Monica — Chapitre 5

13 minutes
8.2k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de nina12
nina12
Histoires publiées
19
Abonnés
66
J'aime cumulés
1.1k

Comment je suis devenue Monica

Chapitre 5

Elle arrêta l'automobile sur une rue achalandée. C'était la fin de l'après midi, et les terrasses étaient remplies de jeunes gens rieurs. Monica me fit signe de sortir. Panique! Il me fallait cette fois affronter, en plein jour, le regard de dizaines de passants, de milliers de flâneurs. J'eus un instant d'hésitation; je l'entendis chuchoter, comme si elle ne se parlait qu'à elle-même: « si tu ne te décides pas, ça sera un coup de fouet... ça sera deux coups de fouet... ça sera... » J'ouvris la porte et fis l'effort de me lever. Effort pénible, d'ailleurs, avec ce corset paralysant, cette jupe fendue jusqu'à l'indécence et ces souliers sur lesquels il me fallut aussitôt retrouver l'équilibre.
Je refermai la porte derrière moi. Elle s'étira pour la verrouiller, et j'eus la crainte, pour un instant à peine, qu'elle ne redémarre et m'abandonne à cette foule menaçante. Elle n'en fit rien. Elle sortit à son tour, me fit signe de la rejoindre sur le trottoir et nous primes la direction sud, bras dessus bras dessous, comme deux copines en goguette, ou deux prostituées évoluant vers leur bande de trottoir, vers leur lieu de travail. La présence de Monica à mes côtés était comme une bouée contre la panique. Rarement n'ai-je eu autant besoin de la présence d'une femme pour me soutenir. C'était mon baptême de foule, ma première sortie travestie, mon inauguration au monde de la femme publique. Des sentiments mixtes se bousculaient dans ma tête: la fierté de montrer à tous ce corps qui, pour la première fois, était ce qu'il avait si souvent rêvé d'être; la peur d'être reconnue, dénoncée, bafouée; la sécurité que me procurait cette femme splendide et cruelle, marchant à mes côtés. Et la peur de l'irréversible où je sentais qu'elle m'entraînait. Et par dessous tout, le cocktail de douleurs diffuses qui agressaient ce corps modelé contre-nature, écrasement des os des pieds, engoncement du ventre et du torse jusqu'à gêner la respiration, brûlures à l'anus...
Dans le restaurant très chic où elle m'emmena finalement, grand service, champagne, musique douce et chandelles, je ne pus guère commander qu'une entrée. Le corset m'étouffait à un point tel qu'après quelques gorgées de vin et deux ou trois bouchées, j'avais l'impression d'avoir avalé comme un goinfre. C'était pourtant mon premier repas de la journée, et il était près de 18 heures !
Elle me raconta des bribes de sa vie de maîtresse professionnelle. Comment, après des études collégiales pourtant brillantes, elle laissa l'école pour vivre avec un homme riche, qui l'initia progressivement aux pratiques érotiques bizarres. Elle fut un temps son esclave consentante, puis découvrit peu à peu qu'en fait, c'est elle qui contrôlait le jeu. Elle eut tôt fait de renverser les rôles, et le mari puissant devint assez rapidement, dans l'intimité du foyer, la pâle copie d'un homme, servante hermaphrodite, totalement au service de son esclave d'hier.
C'est lui qui amena à la maison les premiers amants de Monica. À chaque fois, il feignait de quitter pour affaires, se retirait en fait dans sa chambre, revêtait son costume de bonniche, réapparaissait sous se déguisement et assistait sous ce rôle de servante aux préliminaires amoureux de son épouse avec l'autre. Au début, ce jeu sinistre l'attristait. Elle voulut changer les règles du jeu. Il la supplia, lui offrit des bijoux, lui promit des châteaux, tout, pour maintenir ce rapport dont il sortait humilié.
Un jour, sans prévenir, le mari la quitta. La jalousie avait-elle eu raison de sa soumission? Où avait-il trouvé ailleurs une maîtresse plus exigeante? C'est ainsi en tout cas qu'elle se retrouva seule, et découvrit qu'elle avait pris goût à ces jeux érotiques, à cette présence permanente d'un homme façonné femme par sa seule volonté, à l'ivresse du pouvoir absolu sur cet être transformé.
Elle fit une nouvelle conquête, puis une autre encore. Mais cette vie coûte cher. C'est ainsi qu'elle commença à monnayer ses charmes, en s'arrangeant pour ne jamais avoir à payer elle-même
de son corps. Ses amantes-esclaves allaient désormais travailler pour elle. Et j'allais être du nombre!
Puis, elle me laissa parler de moi. Elle apprit que j'étais célibataire, donc disponible, conclut-elle. Puis que j'étais journaliste à la pige, que je travaillais surtout à la maison, par téléphone, ce qui l'amena à penser que je pourrais bien conserver mon emploi, mon réseau de contacts, pour un temps du moins, avant d'assumer pleinement mon nouveau rôle d'esclave. Elle confronta nos goûts au cinéma, en musique, en politique même, et finit par établir à mon sujet un verdict fort positif.
- « Tu sais, Claudia, tu es une brave fille. Je te parais dure, sans doute, mais je suis une maîtresse compréhensive. Ce que tu vas vivre avec moi est unique. Des fois, tu auras honte, peut-être; tu te demanderas pourquoi tu fais tout ça. Mais petit à petit, tu réaliseras que cette seconde nature que je suis en train d'éveiller en toi, elle est déjà présente, là, dans ta tête. Mais il fallait une femme exceptionnelle comme moi pour te la révéler. »
- « J'ai peur de votre discours, madame Monica. J'ai peur parce que malgré ces souliers qui me torturent, malgré ce corset qui m'étouffe, malgré cette gêne insoutenable lorsque les autres hommes me regardent dans ce restaurant, malgré tout ça, je suis bien. Et je n'ai pas envie de vous quitter. Alors je me demande si ce n'est pas comme pour le chemin de l'enfer, dans nos petits catéchismes: une fois qu'on y entre, c'était, disaient-ils, comme une longue glissade sans fin, toujours plus souffrante,. jusque.. »
- « Il ne faut pas que tu aies peur, ma petite Claudia chérie. Bien sûr, tu vas souffrir parfois. Et tu vas m'en vouloir aussi, pas nécessairement pour la souffrance, d'ailleurs! Mais tu vas pouvoir vivre sans angoisse tes perversions les plus abjectes. Sans angoisse, parce que tu n'auras jamais à décider. Juste obéir! Et cette possibilité de se décharger de toute responsabilité sur ta maîtresse, tu vas voir, ça n'a pas de prix. Si tu étais né femme, comme moi, il y aurait quelque chose de tordu dans une telle obéissance. Elle ne serait que le reflet d'une culture qui nous exploite. Mais chez toi, Claudia, la servilité est noble parce qu'elle est choisie. »
- « Vous me laissez vraiment le choix, madame ? »
Il y eut un silence : « Oui, ma petite Claudia, mais pas tout de suite. Ce soir, nous irons dans un « salon" que je fréquente. Nous y lèverons tes premiers clients. C'est sans risque. Des gens que je connais uniquement, et qui savent quel genre de femmes je leur amène. Des gens aux goûts bizarre, mais ils sont sûrs, côté médical. Et puis je serai là avec toi. Je veux superviser tes débuts. Après, quand tu leur auras rendu tous les services sexuels qu'ils auront demandés, nous rentrerons chez moi. Tu devras encore boire mon urine, je te préviens, et me faire jouir comme hier. Et tu passeras encore une fois la nuit attachée, mais je suis sûre que cette fois, épuisée comme tu l'es, tu trouveras le moyen de dormir... »
« Demain, poursuivit-elle, c'est dimanche, et je reçois deux vieux clients à domicile. Je leur ai promis une surprise, et ma surprise, c'est toi, ma petite Claudia! C'est pour ça que je suis allée te chercher dans ce bar de travelos, hier soir. C'est pour eux que j'ai commencé ta transformation. Ils m'ont demandé une novice! Tu devras nous servir toute la journée. Et j'aime autant te dire tout de suite que ce sont deux boucs, ces deux là. Attends-toi à devoir les sucer quatre ou 5 fois chacun. Et ton petit cul va en connaître de toutes les couleurs demain. Je vais peut-être te faire passer la nuit avec un godemiché, d'ailleurs, pour leur ouvrir le passage. »
« Je ne sais pas quand ils vont partir. Mais après seulement, je te rends tes fringues de mâles si tu veux, et tu pourras me quitter. Dimanche soir. Pas avant ! A ce moment là, tu auras le choix de rester chez moi comme esclave, de retourner chez toi, mais en femme, avec le droit de revenir quand tu veux, ou d'effacer tout le week-end et rentrer chez toi bien sagement en homme minable. Oui, je te laisserai le choix, mais tu verras qu'on ne renonce pas facilement à la perversion. Tu ne seras plus jamais capable de vivre comme avant, Claudia. Je te regarde, et je sais qu'il est déjà trop tard. Tu es déjà devenue Claudia, mon esclave sexuelle ! »
Ce qu'elle venait de me dire me faisait profondément peur : mon initiation ce soir, cette terrible nuit en perspective, puis cette journée d'esclavage où j'allais devenir le jouet sexuel de deux obsédés de la baise. Plus que de la peur, de la répulsion ! Et pourtant, je me sentis fondre devant le regard presque tendre qu'elle me fit, lorsqu'elle m'annonça que je n'allais sans doute pas être capable de la quitter. Une journée seulement! Et elle avait raison: j'étais devenue Claudia. Je me suis mise à pleurer.
- « Allez! Pleure pas, Claudia. Ton maquillage va couler! »
- « J'ai peur. »
- « T'as peur de quoi ? Pas de moi, j'espère ? »
- « J'ai peur...hhnnf... de ne pas... pouvoir... partir ! De ne pas vouloir ! »
- « Bien sûr que tu ne voudras pas... Tu serais bien folle! Allez! Essuie tes larmes et regarde-moi dans les yeux. Et écoute bien ce que je te dis. Tu es devenue Claudia, femme, esclave, et objet sexuel. Il est trop tard pour revenir en arrière. Et si tu l'es devenue si vite, c'est que cette Claudia dormait déjà au fond de toi. C'est elle qui t'a traînée dans ce bar minable où je t'ai trouvée, hier. Et t'étais déjà moitié en femme, sous tes vêtements d'hommes. Je l'invente pas ça ! »
- « Non, bien sûr! »
- « Alors, répond-moi honnêtement. Tu es là, assise devant moi, et tu fais une très belle femme. Regarde les deux hommes, à la table voisine: ils ont pas cessé de te regarder depuis une heure. C'est pas moi qu'ils regardent, c'est surtout toi, parce qu'arrangée comme tu l'es, ma petite, tu dégages un sacré aura de sexualité ouverte ! Alors dis-moi : quand tu te sais regardée comme ça, est-ce que ça te fait paniquer, ou que ça t'excite ? »
- « Ça m'excite ! »
- « Regarde-les, les deux, là, à côté. »
J'ai tourné la tête vers eux. Ils me regardaient eux aussi. Alors, l'envie de pleurer m'a comme passé d'un seul coup. Je leur ai souri. Presque trop. J'ai eu un peu honte de ce racolage évident à l'excès, mais j'avais follement envie de séduire. Et sans pouvoir m'en empêcher, j'ai baissé le regard vers leurs pantalons. Ils étaient tous deux bandés.
Entre mes jambes, je me sentis bander à mon tour. Mais c'est curieusement dans mon cul, là où Monica avait inséré le godemiché cet après-midi là, que je perçus comme une bouffée de chaleur. « Merde, dis-je en me retournant vers Monica, je suis en train de développer des réflexes de femme. Je te jure : j'ai jamais été attirée par des gars, sauf les travestis... Et bien là, je vois ces deux là, et je me sens toute drôle à l'intérieur. J'aimerais ça avoir un vagin. J'aimerais ça qu'ils me caressent les seins. »
- « Y rien de drôle là, Claudia. T'es une femme-objet, au plus profond de toi. Et en tant que femme-objet, t'as le droit de te laisser aller, parce que ton état, tu l'as choisi. T'es devenue une obsédée sexuelle, ma petite garce. Alors regarde toi en face et accepte ton destin. Et y a pas de honte à avoir. C'est un destin enviable, que je te permettrai de vivre jusqu'à l'extase! »
- « Monica ! J'ai peur de pas savoir... J'ai peur de sombrer... Vas-tu me protéger? Vas-tu rester avec moi? » lui demandai-je avec une panique évidente dans le regard. La panique
de celle qui ne comprend plus ce qui lui arrive.
Un large sourire illumina son visage. Je ne l'avais pas encore vue aussi accueillante, et aussi menaçante en même temps, tant la satisfaction qui émanait de ce sourire marquait son triomphe total. « Oui je vais t'aider. Oui je vais rester près de toi. Mais c'est tout. Pour le reste, je n'ai absolument pas à te consulter. Tout ce que je te dis de faire, tu le fais sur-le-champ, sinon c'est le fouet. Compris ? »
- « Compris. »
- « Mais pour cette fois, je veux bien te consulter, ma petite, parce que c'est ta soirée. Ces deux hommes, à côté, est-ce que tu les trouves beaux ? »
- « Oui, très beaux... »
- « Est-ce que tu les désires ? »
- « Je sais pas... »
- « Allez, Claudia! Tu mens. Regarde ton pénis. Tu brûles de désir. »
- « ...oui. Peut-être, madame. Mais j'ai peur ! »
- « Bon! Je penses pas que le risque soit bien grand de baiser avec ces deux là, ma petite Claudia. On n'est pas dans un bar gai, et je sais que ces gars n'en sont pas. Alors si tu veux bien, au lieu d'aller dans le bar où je prévoyais récolter tes premiers clients, on va ramasser ces deux oiseaux. C'est-à-dire que TU vas les ramasser. T'as déjà commencé à les exciter; ça, ça se voit. T'as qu'à pas lâcher, et ils tombent direct dans ton filet ! Tu marches ? »
- « ... »
Elle balaya mon hésitation d'un revers de la main : « Ecoute-moi bien. Je vais te laisser quelques minutes. Je vais aller à la salle d'eau, me refaire une beauté. T'en as pour cinq minutes toute seule. Mais tu lâches pas ces deux-là. Et tu gardes ton sourire de tantôt. Alors, ils vont vouloir s'asseoir avec toi, et tu leur dit « oui ». Et je veux que tu les excites pour vrai. Te gênes pas pour mettre ta main sur leur queue. »
- « Mais s'ils veulent faire la même chose avec moi ? »
- « Ca, je m'en charge, dès mon retour. Mais fie-toi à mon expérience. Ce soir, tu vas te faire les dents sur ces deux mecs et ils vont payer le magot pour explorer ton petit cul... »
- « ... »
- « Claudia chérie, mon esclave, bienvenue dans ton nouveau métier de prostituée de luxe chez madame Monica ! »
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 6
11 minutes
6.2k
32
1
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
priscilla_xyz
10 octobre 2017 à 02:04
Je vous remercie de votre appréciation. C'est effectivement moi (Priscilla Xyz) qui ai écrit ce récit dont Nina12 s'attribue le mérite. Et le titre, comme vous l'avez sans doute deviné, n'est pas "comment je suis devenue Monica", puisque Monica est le nom de la maîtresse, et que le personnage s'appelle plutôt Claude/Claudia. Le titre original : "Mon weekend chez Monica".
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
28 janvier 2013 à 17:18
Belle écriture. Il est agréable de trouver un texte à l'orthographe parfaite, la lecture en est facilitée.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ zouzou87 Six "sions" pour une scission. XSTORY
Six "sions" pour une scission.
Chapitre 2
Par zouzou87
26
5
5.1k
Trans & QIA+
✦ Nathykara Le Secrétaire XSTORY
Le Secrétaire
Chapitre 2
Par Nathykara
73
2
8.6k
Trans & QIA+
✦ Phil91270 Ma transformation en Tania XSTORY
Ma transformation en Tania
Chapitre 2
Par Phil91270
43
3
11.8k
Trans & QIA+
✦ SissyJenny Une soirée déguisé en sissy XSTORY
Une soirée déguisé en sissy
Chapitre 2
Par SissyJenny
156
10
22.5k
Trans & QIA+
✦ Emmanuelletrans Comment je suis devenu(e) moi XSTORY
Comment je suis devenu(e) moi
Chapitre 3
Par Emmanuelletrans
53
5
4.4k
Trans & QIA+
✦ zouzou87 Six "sions" pour une scission. XSTORY
Six "sions" pour une scission.
Chapitre 3
Par zouzou87
17
0
3.9k
Trans & QIA+
✦ Phil91270 Voisine dominatrice XSTORY
Voisine dominatrice
Chapitre unique
Par Phil91270
153
32
59.4k
Trans & QIA+
✦ Utilisateur supprimé Une vie de soumis XSTORY
Une vie de soumis
Chapitre 4
Par
40
0
17.4k
Gays
✦ charimarien Berlin, son histoire, ses vices XSTORY
Berlin, son histoire, ses vices
Chapitre 4
Par charimarien
16
1
7k
Lesbiennes
✦ stephie6262 L'évolution de Charlotte XSTORY
L'évolution de Charlotte
Chapitre 2
Par stephie6262
103
5
7.3k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio