Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Queue du Diable (Our Demon Side CH1) — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Queue du Diable (Our Demon Side CH1)
Chapitre 4
Wara : démone ashtarot chercheuse d’amulettes.
Tempter : démon incube fils de Satan.
Predator : frère de Tempter, démon incube-similicien fils de Satan.
Kind : démon yeou protecteur, frère de Wara.
Tempter : démon incube fils de Satan.
Predator : frère de Tempter, démon incube-similicien fils de Satan.
Kind : démon yeou protecteur, frère de Wara.
Je pénétrai dans l’appartement de la démone ashtarot en furie, délogeant au passage la moitié des gongs de sa porte. Comme je m’y attendais, mon connard de frère y était déjà, et sous mon apparence s’il-vous-plaît ! Cet enfoiré avait réussi à me doubler en me piégeant dans les sous-sols de Paris un peu avant minuit. Tiens ? Wara l’avait attaché à une espèce de grand X un peu tordu en bois sombre. Elle se tenait devant lui, bouche bée, ses yeux allant de lui à moi et de moi à lui, se demandant probablement pourquoi il y avait deux Tempter, mais surtout lequel était le vrai.
L’espace d’une seconde, mes yeux détaillèrent son corps. Elle avait revêtu une petite tenue très légère et plus qu’affriolante : soutien-gorge push-up de dentelle noire transparente assortie à sa petite culotte et ses jambières. Le tout, associé à des escarpins à talons hauts d’au moins dix centimètres, était presque insupportable à regarder pour un incube. Et comme si ça ne suffisait pas à provoquer l’érection la plus douloureuse de ma vie, une forte odeur de cyprine s’échappait d’elle.
Hum… et dire que j’avais déjà ramonée jusqu’au fond ce petit bout de femme sur toutes les surfaces possibles du couloir de ce bar miteux… Putain, quel souvenir entêtant. Le meilleur pied de ma vie, et je baise au moins deux fois par jour ! Impossible d’arrêter d’y penser ces derniers temps, même en malmenant une autre femelle. J’ignorais même pourquoi je l’avais épargnée elle après l’avoir baisée, et avoir obtenu ce que je voulais.
Peut-être était-ce pour une chose en rapport que j’étais autant en colère de voir que Predator l’avait trouvé avant moi. Son sexe déshabillé me mit encore plus en rogne, mais il n’avait pas l’air d’avoir eu le temps d’éjaculer en elle. C’était déjà ça ! Savoir qu’il l’avait eue était bien la dernière chose dont j’avais envie, j’avais une autre requête pour Père, et c’est mon nom qu’elle devait prononcer cette nuit. Encore une fois.
Mon frère tourna les yeux vers moi en me lançant son sourire le plus vicieux, et je pus voir à quoi je ressemblais avec cet air-là sur le visage.
— Ton métro avait du retard ? lança-t-il.
Oubliant Wara, je pénétrai dans le petit salon en tapant des pieds, et pointai vers lui un doigt accusateur furieux.
— Predator, sale enfoiré de mes deux, la prochaine fois que tu m’attaches à des rails, je te découpe en morceaux et je les envoie à Père dans un paquet cadea…
Un claquement de doigts m’interrompit et je me retrouvai soudain pieds et poings liés à une seconde croix en X sortie de nulle part, aux côtés de Predator et face à une Wara visiblement énervée.
— Et deux pour le prix d’un ! s’exclama-t-elle tandis que je tirai sur mes liens comme un forcené. Heureusement que j’avais plusieurs croix, je n’aurai pas su quoi faire de toi.
Je soufflai bruyamment et lui lançai mon regard le plus féroce. Même attaché, j’étais bien plus imposant qu’elle, et je n’appréciais pas particulièrement qu’elle ait l’avantage.
— Libère-nous, Wara, je grondai. Fini de jouer.
La démone ashtarot planta ses poings sur ses hanches et s’approcha de moi. Le flot d’hormones féminines qu’elle dégageait me submergea et je sentis mon sexe devenir bien trop à l’étroit dans mon pantalon. Elle planta ses yeux noirs dans les miens et cingla :
— Jouer ? Appelle ça comme tu veux, ce que je veux c’est vous utiliser comme monnaie d’échange contre ma sœur. Alors non, je ne vous libérerai pas et non, ce n’est pas fini.
Je décidai de lancer mes propres phéromones surpuissantes d’incube pour la pousser à faire ce que je voulais d’elle.
— Viens là, ma belle. Retire un peu ces liens que je m’occupe de toi. On sait tous les deux que tu en as envie.
Ça fonctionnait. Son regard se vida un peu et elle approcha encore. Je me sentis gagner, mais ce fut de courte durée car la seconde suivante, elle secouait la tête en se frottant les yeux et se pinçant l’arête du nez.
— N’essaye de pas m’avoir, incube, lâcha-t-elle d’une voix parfaitement claire.
Je restai surpris. Bordel ! Comment faisait-elle pour résister ainsi ? Ça n’arrivait jamais !
La démone ashtarot fit volte-face et sortit de la pièce.
— Elle est spéciale, ricana mon frère à ma droite en la regardant disparaître. J’adore ça.
— Ta gueule, enfoiré. Elle est à moi.
Il reprit son apparence normale et se tordit le cou sur sa croix pour me voir, avant d’hausser les sourcils.
— Pourquoi à toi plus qu’à un autre ? Si tu la veux pour toi tout seul, tu n’as qu’à en faire ton esclave comme Père. En attendant, je vais être celui qui la niquera cette nuit, de gré ou de force ! Il y a un vœu que je dois exaucer.
— Je te préviens que si tu ne fais même qu’essayer, je te…
— Wahou ! nous interrompit Wara qui était revenue avec une paire de ciseaux à la main.
Elle fixait Predator.
— Vous êtes vraiment des copies conformes tous les deux. Les seules choses qui vous différencient sont la couleur de vos yeux et de vos cheveux.
En effet, Predator était brun corbeau et avait les yeux jaunes aux pupilles verticales. Je grognai pour attirer son attention et pointai les ciseaux du menton.
— Qu’est-ce que tu comptes faire avec ça ? Nous torturer ?
Un sourire malin éclaira son visage, et je regrettai presque d’avoir posé la question.
— Disons plutôt que je vais jouer un peu…
Son air se durcit.
— Ma sœur subit les maltraitances de votre père à Infra, alors vous allez subir les miennes ici.
— On est en colère, à ce que je vois, sursurra Predator.
— Plus que tu ne peux l’imaginer, incube.
***
Je m’approchai du brun apparemment nommé Predator. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau à Tempter : même nez, mêmes lèvres, même mâchoire. Un incube absolument renversant. J’avais hâte de savoir s’ils étaient aussi identiques sous la ceinture… Je me mis à découper la veste en cuir et le t-shirt sombre qu’il portait. Diable, quel torse ! Long et large, aux muscles développés dont je percevais chacun des détails à la lumière claire du salon. Je ne pus m’empêcher de poser deux doigts sur son pectoral gauche -tatoué d’étranges symboles sans signification apparente- et de les faire lentement glisser vers le bas, effleurant un téton, suivant le moindre creux entre ses abdos, ralentissant sur les poils de son bas-ventre...
Son halo s’intensifia, me signifiant clairement que son excitation venait de monter d’un cran, même si j’avais juste à poser les yeux sur l’énorme bosse entre ses jambes écartelées pour le savoir. Quand je me mis à découper son pantalon pour le lui retirer, ce fut ma propre excitation qui grimpa en flèche, accentuée par le fait que Tempter m’observait. Je lui jetai un rapide coup d’œil. Il fronçait les sourcils, les mâchoires serrées. Soit il avait du mal à contenir sa propre envie de sexe, soit il était jaloux. Peut-être un peu des deux. Oh oui, il n’avait cessé de me torturer dans mes songes, à mon tour de lui rendre la pareille…
Une chaleur sourde gronda dans mon ventre. Je sentis mon vagin se contracter à intervalles irréguliers, impatient d’être rempli, et je me mis à mouiller comme une femme fontaine. Deux incubes beaux comme des Apollons, on ne pouvait rêver aphrodisiaque plus puissant.
D’un mouvement sec, j’arrachai tout ce que l’incube brun portait sous la ceinture, et libérai cette fois l’intégralité de son sexe et –wahou- vu de près, il fut à la hauteur de mes espérance. A peu près du même calibre que celui de son frère, en plus courbé. Très appétissant. Je m’en approchai en me léchant les lèvres mais Tempter m’arrêta d’une voix froide et autoritaire :
D’un mouvement sec, j’arrachai tout ce que l’incube brun portait sous la ceinture, et libérai cette fois l’intégralité de son sexe et –wahou- vu de près, il fut à la hauteur de mes espérance. A peu près du même calibre que celui de son frère, en plus courbé. Très appétissant. Je m’en approchai en me léchant les lèvres mais Tempter m’arrêta d’une voix froide et autoritaire :
— Occupe-toi de moi.
Refusant de lui obéir, je m’agenouillai sur le parquet et, lui lançant mon sourire le plus mesquin, je saisis la bite de son frère, qui poussa un grondement de contentement. Elle était brûlante, palpitante, gonflée et rouge de désir. Le gland saillait, avide d’être léché, torturé. Un muscle tressauta dans la mâchoire de Tempter et je le vis se tendre. Manifestement, il n’avait pas envie que je m’occupe de son frère. J’approchai donc mes lèvres du membre rigide entre mes doigts et soufflait dessus. En réponse, l’incube donna un coup de rein pour que je le prenne dans ma bouche, mais je me reculai juste à temps pour que ça n’arrive pas. Je plantai mes yeux dans les siens, jaunes, et serrai fort la base de son pénis pour le punir. Il se mit à haleter.
— Tsss… On est pressé ? J’ai tout mon temps moi.
Je fis remonter ma main le long de son énorme verge qui ne demandait que ça, et il se cambra en suivant mon mouvement. Mes mains remontèrent ensuite sur ses hanches, caressèrent son abdomen musclé.
Puis mes yeux se rivèrent à Tempter. Dieu, qu’il était resplendissant avec ses cheveux dorés en bataille et son air menaçant. Il fulminait à côté de nous, et dans le but de le provoquer, je lapai le gland rose de son frère. Aucune réaction. Je répétai l’opération et comme il ne bougeait toujours pas, je le pris carrément en bouche.
— Arrête ! Touche-moi, moi !
Enfin une réaction ! Je relâchai Predator qui protesta.
— Continu déesse, ignore-le !
C’est lui que j’ignorai.
— Pourquoi est-ce que je devrai arrêter ? je lançai à Tempter. Il a si bon goût…
Mon incube blond se tut et je fis mine de reprendre son frère. Il tira sur ses liens et se livra enfin :
— Parce que tu es à moi !
Sa réponse me surpris un instant.
— Et en quel honneur ?
— Je veux être le seul à te baiser parce que c’est la meilleure chose que j’ai faite depuis une éternité et que je n’ai pas envie qu’un autre que moi ressente la même chose, ça te va ? Tu es à moi, c’est tout.
Je le regardai, bouche-bée. Est-ce que ça signifiait que j’occupais sans cesse ses pensées comme il le faisait avec moi ? En tout cas, il avait l’air de tenir à ce que son frère ne me touche pas. Je ne pus m’empêcher de penser que c’était à cause de la malédiction que son père avait jeté sur moi.
Je fronçai les sourcils.
— Vous les incubes, vous êtes les rois des manipulateurs.
Et j’avalai la queue de son frère. Le grondement de protestation que me parvint me fit me sentir victorieuse, et je pris un immense plaisir à aller et venir sur la queue de l’incube. Ce dernier se mit à assener à ma bouche de violents coup de reins qui firent taper sa bite tout au fond de ma gorge, à m’en étrangler. De la salive, trop abondante, dégoulina d’entre mes lèvres et j’en profitai pour lubrifier le sexe qui me bourrinait la bouche. Je saisis les testicules qui me frappaient le menton, et les serrai fort, ce qui fit gémir leur propriétaire.
— Cette salope-là a un don, l’entendis-je dire péniblement à son frère. Je comprends pourquoi tu la veux pour toi tout seul.
Mécontente, je mordis légèrement l’incube, et ce fut suffisant pour qu’il se taise. Puis je repris mon va-et-vient beaucoup plus rapidement. J’ajoutai mes mains dans l’affaire, et serrai, malaxai son pénis avec force au rythme de mes allers et venues. Si bien qu’il se mit à ne plus pouvoir contrôler sa respiration et qu’il se mit à trembler. La lumière qui l’enveloppait devint douloureuse à regarder. Presque aussi douloureuse que mes lèvres l’étaient à force de m’activer à cette vitesse.
L’incube rejeta la tête en arrière et -malgré le fait qu’il soit accroché à la croix- il tenta de me saisir mes cheveux en tirant sur ses liens.
— En toi… en toi…, râla-t-il, son regard jaune dément. Viens, met-toi sur moi… monte et empale-toi.
Son pouvoir d’attraction m’atteignit comme une gifle et j’eus envie de lui obéir. Je lâchai son sexe et me relevai en gardant le contact entre son corps et le mien, torse contre torse. Puis, finalement debout et à peu-près à la bonne hauteur grâce aux talons que j’avais mis, je levai la jambe et écartai ma culotte pour laisser passer son sexe monstrueux et vibrant. J’étais littéralement hypnotisée par lui, j’avais envie qu’il m’écarte les parois intimes comme jamais, qu’il me fasse mal et que je m’en souvienne pendant des jours.
Mais une voix me parvint, et je m’immobilisai. C’était Tempter qui me parlait. Un instant de déconcentration fut suffisant à briser le charme, et je me laissai tomber à genoux tandis que Predator vociférait, hors de lui. Il se mit à se défouler contre la croix comme une bête sauvage, tirant sur ses liens, les faisant crisser contre le bois. Le vacarme était épouvantable. En proie à un désir inassouvi extrêmement fort, il souffrait car j’avais rompu le contact physique. S’il n’avait pas été attaché, il m’aurait sans doute tuée.
— Tu as failli m’avoir, connard…
Je lui jetai un regard mauvais.
— Pour la peine, je vais m’occuper de ton frère.
Sitôt dis, sitôt fait : je repris ma paire de ciseaux et débarrassa Tempter de ses vêtements, ignorant l’autre qui me criait de le reprendre. Une fois son corps entier dévoilé, je m’éloignai de quelque pas pour en avoir une vue d’ensemble. C’était la première fois que je le voyais nu et aussi exposé. Bras et jambes écartés, il ne pouvait rien faire. J’étais maîtresse de la situation pour changer, et j’adorais ça.
Il me couva du regard tandis que je m’approchais et me mettais à caresser la moindre parcelle sa peau veloutée. Hum… J’avais tant rêvé de le toucher ainsi. La fois au bar avait été rapide, brutale, je ne voulais et n’avais rien pris de lui à part ce qu’il avait bien voulu me donner. Mais cette fois je prenais mon temps, étrangement désireuse de garder en mémoire tout ce que je voyais.
D’un geste d’une douceur qui me surprit, je saisis sa queue dure comme la pierre -et dont je ne pouvais pas faire le tour de mes doigts tant elle était massive- et entreprit de le masturber. Il laissa échapper un soupir rendu rauque par le désir, et c’eût pour effet de me pousser à prendre plus. Je fus prise d’une envie de l’embrasser qui n’avait rien à voir avec les hormones séductrices qu’il dégageait. Je ne l’avais encore jamais fait et, à l’instant présent, j’en crevais d’envie.
Aussi, ignorant toujours l’incube que j’avais allumé et qui se déchaînait à côté de nous, je posai mes lèvres avec lenteur sur ce qui était à hauteur de ma bouche : le pectoral gauche de Tempter, juste sur le cœur. Toujours ma main allant et venant sur son sexe brûlant, je me mis à le parsemer de baisers, me rapprochant un peu plus de sa bouche à chaque fois, guettant une réaction brutale et défensive qui n’arriva pas. Non, il se laissait faire. Seul le soulèvement rapide de son buste m’indiquait qu’il était encore vivant sur sa croix.
Sur la pointe des pieds et arrivée au niveau de ses superbes lèvres, je m’arrêtai et restai en suspens, comme si j’attendais sa permission. J’étais si près de sa bouche que nos souffles, rapides, se mêlaient.
Mais soudain, comme brisant la torpeur dans laquelle je m’étais plongée, le doute m’envahit. L’embrasser… C’était très intime comme contact, beaucoup plus profond que juste baiser. Et s’il n’en avait pas envie ? D’ailleurs, pourquoi moi j’en avais envie ? Diable ! J’étais censée le torturer et voilà que je me comportais comme la plus douce des amantes à le ménager ainsi. Pourtant, c’était ce que je voulais faire. Quelque chose ne tournait pas rond, mais Tempter ne me laissa pas le temps de réfléchir et mis fin à mes doutes en écrasant soudainement ses lèvres sur les miennes.
Elles étaient douces au toucher, mais brutales dans leur façon de me prendre la bouche. Concentrée sur cette sensation, le mouvement de ma main se fit plus rapide, la pression plus forte, et Tempter gémit entre mes lèvres. Sa langue s’introduisit dans ma bouche et il me dévora littéralement. Fini le romantisme, je venais de réveiller l’incube.
Mon objectif premier me revint brutalement à l’esprit : venger ma sœur Undergo. Avec une pointe de regret, je me détachai de l’incube et m’éloignai des deux croix, de façon à ce que les deux fils de Satan me voient bien.
— Et maintenant, messieurs, il est temps de passer aux choses sérieuses. Vous allez voir ce que ça fait d’être la victime pour une fois.
J’allai les rendre fous de désirs et, incapables de satisfaire leurs pulsions, ils allaient souffrir. Par contre, je devais faire bien attention de les garder en vie, où jamais je ne reverrai Ungerdo…
Sur ce, me forçant à quitter des yeux les impressionnantes verges dressées devant moi, je me mis à me caresser. Sous les yeux brillants de pensées obscènes de mes deux prisonniers, j’entrepris de passer les doigts sur mes bras, mon ventre, dans mes cheveux, tout en ondulant des hanches langoureusement. Hum… ça m’excitait terriblement de me donner en spectacle à d’aussi beaux spécimens… Je les entendais haleter, commencer tirer sur leurs liens solides pour tenter de m’atteindre.
Mes mains remontèrent jusqu’à ma poitrine, se frayèrent un chemin dans mon dos, et je dégrafai le soutien-gorge qui choya sur le sol. Je saisis une mamelle, puis deux, les pressai les unes contre les autres en renversant la tête en arrière. Oui… Je voulais être touchée comme ça. Et eux aussi voulaient toucher.
Insolemment, je leur tournai le dos et tressautai pour faire rebondir mes fesses, qui s’agitèrent follement. Puis, me penchant complètent, j’offris mon cul à leur vue. Passant une main dans mon dos, je déplaçai la dentelle de ma culotte pour qu’elle me rentre dans la raie et découvre entièrement mes deux boules.
— Approche, déesse, fit l’incube brun d’une voix presque suppliante. Laisse-nous toucher, laisse-nous te faire du bien.
Je secouai la tête.
— On touche avec les yeux, messieurs.
Je fis descendre les jambières et la culotte, qui colla à peu à mon intimité tant elle était trempée. Mon sexe leur fut totalement dévoilé. J’écartai un peu les jambes pour qu’ils voient bien mes lèvres intimes gonflées et le liquide qui les rendaient luisantes. Passant mes doigts dessus puis entre elles, je les écartai, dévoilant l’entrée plus que dilatée de mon vagin. Je me décalai un peu pour saisir le gode sur la table basse un peu plus loin, puis revins encore plus près d’eux et retendis mon cul.
Avec un gémissement, je fis le fit entrer en entier en moi en poussant un cri de plaisir. Le fait d’être observée rendait tout plus intense.
— Imaginez, je susurrai en entamant un va-et-vient rapide avec ma propre main. Imaginez que c’est votre bite qui s’enfonce en moi jusqu’au fond. Elle est si bonne, si grosse, si serrée dans mon vagin… Oh, oui, elle va me faire hurler de plaisir, me faire perdre la tête !
Les deux frères gémirent de concert. Je me retins de les accompagner et me tournai plutôt face à eux.
— Vous voulez que je vous branle ? Vous voulez être cette bite qui me nique jusqu’à l’os ?
Sans attendre la réponse que je connaissais déjà, j’allais chercher le vibrateur que j’utilisais tout à l’heure et l’activai.
— Ce truc fait des merveilles, les prévins-je en leur lançant une œillade provocatrice.
Ce fut Tempter qui en profita le premier : j’appliquais le jouet sur son gland et il poussa une exclamation sourde avant de se mettre à remuer les hanches. C’était bon de le voir aimer ça autant. Je tendis le bras pour attraper la bite de Predator et l’astiquer. C’était la première fois que je m’occupais de deux queues en même temps.
Au bout d’à peine quelques minutes à les stimuler, leurs respirations se firent plus difficiles, irrégulières. Ils se mirent à grogner, à me menacer de choses salaces qu’ils comptaient me faire et qui firent grimper mon excitation au plus haut. J’augmentai alors l’intensité du vibrateur et faisait bouger ma main plus vite, crachai même dessus pour la lubrifier. Toute parole cohérente quitta leurs bouches et les seuls sons qu’ils furent capables de sortir furent de longs râles impatients. Ils s’agitèrent encore plus et je compris alors qu’ils n’étaient, l’un comme l’autre, pas loin de se répandre sur mon parquet.
— Crachez votre semence pour moi, mes beaux, je leur proposai d’une voix fiévreuse. Ejaculez sur moi, comme sur l’une de vos salopes à Infra !
Sur ces mots, je me cambrai et tendis mes seins dressés bien devant moi, pour leur montrer où je voulais qu’ils déchargent.
— Ah… Ah… Aaah…
Oui, ils y étaient presque ! Leurs sexes étaient plus pourpres que jamais, tendus à l’extrême, leurs veines palpitant follement sous la fine couche de peau. Ça y était, ils étaient au bord du précipice !
D’un coup, j’arrêtai tout. Ma main et le vibrateur quittèrent leurs verges et je m’éloignai. Les hurlements de frustration qu’ils poussèrent à l’unisson furent si puissants, qu’ils firent trembler les murs de mon appartement.
— Reviens ici tout de suite, salope ! enragea Predator, ses yeux jaunes déments tandis qu’il se tordait sous l’effet de la douleur. Finis ce que tu as commencé !
Il tira si fort sur la croix que j’eus un instant peur que les bracelets ne craquent. Furieux de ne pas y parvenir, sa colère redoubla. Doublée de l’atroce souffrance qu’il ressentait du fait de ne pas avoir pu se vider alors que sa nature elle-même l’exigeait, cela donna quelque chose de tout à fait effrayant.
— Comment oses-tu te moquer ainsi des enfants de Satan, ton roi ?
— Je vous ai dit que vous alliez souffrir. Vous croyez vraiment que j’allais vous laisser vous soulager aussi facilement ?
— A l’instant où je me libère, petite pute, je te tue sur-le-champ et je viole ton cadavre de salope d’ashtarot.
Dissimulant la peur que m’inspira Predator derrière un sourire sournois, je m’approchai de nouveau, changeant de main le vibrateur que je plaçai dans la main gauche.
— Si c’est ce que tu veux ! En attendant…
Je le plaquai à son sexe, et son corps entier se raidit brutalement comme sous l’effet d’un choc électrique. Mon autre main enserra avec force le sexe de Tempter, qui n’avait dit mot.
— Ce petit manège va se répéter encore un bon bout de temps, croyez-moi. Pas jusqu’à ce que mort s’ensuive mais… presque !
Je sursautai quand, soudainement, une main puissante me saisit le poignet droit et le broya entre ses doigts. Je levai aussitôt les yeux vers Tempter. Le con ! Il était parvenu à se libérer un bras, je ne sais comment. Merde ! Ça ne sentait pas bon, pas bon du tout pour moi.
A suivre…
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Commentaires ()
C'est vrai que je voulais pas tomber dans le romantisme pur et dur (mais surtout dur ;) ) entre ces deux-là...
Mais bon je suis de son coté et je sens que le fait que l'autre soit libre elle va dérouiller a en avoir de la fumée....