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✦ Charline88 La boite de Pandore XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La boite de Pandore — Chapitre 3

51 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

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La boite de Pandore

Chapitre 3

L’escalade : 3/4
Prendre gout à certaines choses est dangereux… mais le processus une fois enclenché peut-il être stoppé ?
Claude et Michel se prirent aux jeux de sexe, ils avaient adoré cela et finalement ce n’était qu’ouvrir une porte vers des enchantements qui les attiraient. Lui demandait de plus en plus souvent des choses étranges à sa compagne et celle-ci restait dans une euphorie sexuelle dévorante. Elle allait de plus en plus vers une débauche sans égale. Bien entendu il ne s’en plaignait pas l’amenant graduellement vers une étape décisive. Celle de se lancer seule dans une vie sexuelle où il ne serait plus qu’un voyeur passif. Il aimait par-dessus tout, entendre, voir et imaginer…
Elle se donnait à fond, sans contrainte alors qu’il était là. Jamais à aucun moment elle n’avait imaginé qu’un jour, un soir, il ne le fut plus. Sa main dans la sienne, ses baisers, c’était cela qui enthousiasmait Claude, c’était cela son piment. Elle voulait bien se livrer totalement, mais c’était seulement pour lui et surtout avec lui. Alors quand un soir d’hiver, quelques mois après la soirée « Effeuillage », quand il commença à lui demander de voir un homme seul, elle se fâcha.
Faire l’amour avec d’autres, quel que soit leur sexe, en sa présence, c’était encore partager avec lui son amour. Le faire, seule avec un homme, s’apparentait dans son esprit de femme à une tromperie. Elle refusa tout net sa proposition. Michel déçu, chercha donc longtemps comment passer outre à ce non si catégorique. Une idée un soir, dans le lit conjugal, germa sous son crâne et il mit un point d’honneur à la mettre en pratique.
— Claude ! Si nous faisions venir un homme ici et que je sois dans la chambre.
— Ben qu’est-ce qui changerait de nos soirées « trio » ordinaires ? Ce n’est pas ce que nous faisons avec François depuis longtemps déjà ?
— Non ! Parce cette fois, tu ne le connaitrais pas et je ne serais pas dans la même chambre.
— Tu sais ce que je pense de faire l’amour seule avec un type…
— Oui, sauf que cette fois-là, je serais dans la chambre d’ami, que j’aurais la caméra de surveillance branchée et que je suivrais les ébats sans que l’autre soit au courant.
— Tu me proposes de faire un film de cul avec un mec, mais un porno que toi seul visionnerais en temps réel ?
— En simplifiant, c’est un peu cela ! Ça alimenterait mon fantasme et tu me saurais présent, donc rapidement accessible !
— Je… je ne sais pas trop… j’ai besoin d’y réfléchir encore un peu. Nous n’allons pas trop loin ? Tu vois cette situation si elle me donne des envies fabuleuses me fait aussi terriblement peur, Michel !
— Peur ? Mais de quoi as-tu peur ?
— Qu’un jour nous nous réveillions et que nous n’ayons plus envie l’un de l’autre, ou pire que nous nous haïssions.
— Comment peux-tu imaginer une chose pareille ? Le jour où tu voudras que nous cessions tout, nous le ferons.
— Tu dis cela aujourd’hui ! Mais ce n’est pas aussi facile à mon avis. Et si je tombais amoureuse de l’un ou l’autre de nos partenaires, ou toi, car tu n’es pas non plus à l’abri d’aimer une de ces femmes que nous rencontrons…
— Je n’y ai jamais pensé et tu es celle que j’aime. Jamais je ne te ferai de mal.
— Bon ! Si tu me le dis… mais je veux du temps pour… penser à tout cela. Ne me pousse pas trop vite sur ces chemins que nous empruntons depuis des mois maintenant.
— D’accord… viens ! Viens, mon amour !
Il avait saisi ses mains ! Sans trop savoir pourquoi, il les maintenait en l’air de sorte que sur le ventre, elle ne pouvait plus bouger. Ils venaient de faire l’amour et il la savait malléable à cet instant précis. Il s’assit sur elle, gardant prisonniers ses poignets. Il attrapa tout naturellement son déshabillé vaporeux qui gisait au pied du lit, en retira la ceinture. En une minute il lui lia les deux bras et les accrocha après la tête du lit. Immédiatement elle se tortilla comme pour se libérer. Rien à faire, il était le plus fort. Alors il débuta une séance de caresses sur les fesses de sa femme. Au début, inquiète, elle se demanda où il voulait en venir. Puis quand les mains commencèrent à effleurer à nouveau tous ces endroits qui quelques minutes plus tôt était bouillonnant de plaisir, elle se calma.
Elle était donc très détendue lorsque la première claque sur son derrière la fit hurler de surprise. Étonner par cette gifle elle s’apprêtait à grogner quand il en fit sonner une seconde, celle-là sur le bas d’une cuisse. Une douleur assez vive apporta sur ses lèvres comme un gémissement. Mais elle mouillait encore. Un peu de son jus mélangé à la semence qu’il avait déposé dans son ventre… coulait sur le drap froissé.
Elle se trouvait plus vexée qu’il ose la fesser. Pas mal, mais juste un peu surprise de cette autre façon de concevoir leurs rapports. Immédiatement elle pensa qu’il se vengeait de sa réponse négative de tout à l’heure. Puis au fur et à mesure que son derrière était dérouillé, elle se sentit partir dans une sorte d’orgasme inouï. Sa tête ballotait sans vrai sens ni intention, elle râlait sous les petites tapes qu’il lui administrait de façon irrégulière, n’importe où, n’importe comment. Et elle se souvint de cet homme enchainé, au club échangiste. Elle sut soudain pourquoi l’autre aimait cela !
L’orgasme la secouait de partout ! Michel lui murmurait des mots tout bas, il lui parlait et en transe elle répondait, sans trop savoir ce qu’il marmonnait. Elle faisait des signes du menton. Puis à l’apogée de sa jouissance, il la pénétra brutalement, mais cette fois par le petit trou. Sans aucune préparation elle pensait qu’elle allait avoir un mal de chien quand la queue se présenta au seuil de l’anus. Mais non ! Il était déjà calé bien au fond de l’orifice, les couilles touchant son cul qu’elle n’avait pas ressenti la moindre petite douleur. Il commença à la limer presque sauvagement, en la traitant de salope.
Habituellement, Claude n’aimait pas les injures ! Mais là, prise de cette façon, dans une spirale qui la dépassait, elle répondait à chaque coup de bite par un mouvement de son bassin. Le ramonage ne dura pas plus de quatre ou cinq minutes. Il avait trop envie, elle était trop excitée. Il retomba, bras en croix sur le corps tout entier de son épouse. Sa bite doucement se mit à mollir et elle s’évada toute seule de son derrière devenu glissant par la rase de sperme qu’il venait d’y envoyer. Tout en détachant ses mains, Michel lui susurrait des mots gentils.
— Merci ! Merci mon amour pour ta confiance. Merci pour ta promesse !
Sur le moment, elle ne réagit pas. Puis en reprenant lentement ses esprits, elle se lova contre lui. Elle allait s’endormir là, bien au chaud contre la poitrine masculine quand la phrase se fraya un chemin jusqu’à son cerveau. Il avait bien dit ?
— Merci ! Merci mon amour pour ta confiance. Merci pour ta promesse !
Mais quelle promesse ? Elle ne savait pas à quoi il faisait allusion ! Trop lasse pour lui demander, elle s’endormit collée à lui. Ça pouvait de toute manière attendre demain. Elle aurait des éclaircissements. C’est en se disant pourvu que… qu’elle s’enfonça dans une nuit plus calme. Lui ronflait un peu alors qu’elle s’engourdissait rapidement. Un amant exceptionnel, elle était fière d’être son épouse ! Et puis il ne lui semblait pas possible que ce bonheur s’arrête.
Michel s’éveilla brutalement au milieu de la nuit. Claude dormait paisiblement. Il se leva sans bruit, but un peu d’eau, se soulagea aux toilettes et passa à la salle de bain. Il revint ensuite prendre sa place au lit et bien sûr sa main s’égara sur le corps de sa femme. Elle grommela tout en se retournant de l’autre côté. Il avait une érection conséquente. Dans le noir, il revoyait certaines scènes de ces derniers mois, de plus en plus confuses, mais tellement présentes encore. Le lit du club par exemple était là, avec ce mec et sa Claude qui lui pompait le nœud. Alors il mit sa main sur sa verge durcie. Lentement très lentement, pour ne pas éveiller sa dormeuse, il se masturba en silence.
Le petit déjeuner, moment de détente, moment qui donnait à la journée un bon ou un mauvais départ. Le café fumait dans les bols. Claude avait ramené sa ceinture de déshabillé à un usage plus traditionnel. Elle avait la tête des bons jours et Michel soupira. Bon Dieu qu’elle était belle, et ce, à n’importe quel instant. Il lui sourit, elle répondit puis son front se plissa, une idée venait de lui traverser le crâne. xx
— Je t’ai promis quoi hier soir ? Tu profites que je perds un peu le nord quand nous faisons l’amour pour faire passer tous tes messages. Alors, vas-y ! Redis-moi ce que tu voulais et surtout ce que moi j’ai rétorqué !
— Ben tu n’as vraiment pas une vague idée de ce dont nous avons parlé !
— Non ! Figure que toi que non ! J’étais tout à la jouissance et tu as sans doute saisi la balle au bond.
— Tu m’as promis que tu me donnerais ce que je t’avais demandé, un peu plus tôt dans la soirée.
— Et allez dis-moi ! Je n’ai quand même pas acquiescé à ta demande.
— Oh que si ! Tu l’as juré et j’ai dû t’empêcher de cracher…
— Salaud ! Tu n’en perds pas une ! Bon ! Je suppose que je ne peux, comme d’habitude, pas revenir sur mes paroles.
— Je te laisse encore le choix… mais tu as vraiment dit oui et pas totalement sous la contrainte.
— Une seule fois, tu m’entends, je veux bien pour une seule fois. Et j’aimerais en contrepartie une seule fois aussi te voir… sucer un autre mec. Donnant, donnant…
Michel avait soudain un coup de chaud. Sa bite se rappela à son bon souvenir. Cette femme le rendait dingue. Elle avait l’art et la manière de le faire bander comme un cerf. De plus sa demande lui semblait bien légitime. Son ami François ne s’en privait plus de sucer depuis… alors, pourquoi ne pas essayer ? Il verrait bien. Après tout, ne pas mourir idiot, c’était aussi un adage populaire. Il s’entendit répondre par l’affirmative à Claude. Son épouse à ce oui, eut les yeux brillants de satisfaction.
Toute la journée à son travail il repensa à ce « oui » arraché de haute lutte. Puis il se demanda ce que pouvait faire une queue dans la bouche. Aurait-il le cran de François ? Pas sûr ! Il imagina même l’appeler pour… puis il renonça. Trop peur de ne pas savoir quoi dire, quoi demander. Non il ne voulait pas non plus passer pour… un con aux yeux de son pote. De plus celui-ci allait dans les prochaines semaines devenir son associé… et ce genre de chose ne pouvait se faire que dans l’action. Alors il saurait attendre un peu, pour satisfaire Sa Claude.
— oooOOooo —
La paperasserie administrative était enfin terminée ! François et Michel avaient leurs noms au bas du même parchemin. Ils devenaient par le biais d’une simple signature, possesseur du même bureau et de ce fait de la même étude. Ils décidèrent, après leur passage chez le notaire de fêter cela et bien sûr Claude était l’unique invitée. Le repas au restaurant des trois complices fut une pure merveille, un pur bonheur de gouts et de saveurs ; un ravissement pour les papilles de chacun d’eux. Si tous songèrent à une suite à ce repas de rois, aucun n’en parlait. La brune aurait bien fait un tour du côté « du moineau », mais elle n’en laissa rien paraître et se tut. Michel rêvait d’un trio ou il aurait pu donner à sa femme ce qu’elle attendait pour mettre son plan à lui, à exécution.
Pour François, il aurait aimé une proposition de l’un ou l’autre des deux époux, se gardant bien de brusquer quoi que ce soit. Il avait appris depuis longtemps à rester à sa place. Pas forcément la plus mauvaise du reste. Alors quand ils partagèrent l’addition, coupant en deux le prix des trois repas, personne ne savait vraiment ce qui allait se passer. Se quitter comme ça un jour de fête ? Ce n’était guère concevable et Michel avança qu’ils pouvaient tous rentrer chez eux pour boire une coupe de Champagne. Proposition adoptée à l’unanimité, ils reprirent donc la route du lac et du chaleureux chalet.
Le vin pétillant aida grandement à les rendre plus amoureux. Mais en avaient-ils besoin vraiment ? Quand les coupes furent vides, une autre bouteille vit son bouchon sauter dans les airs et surtout dans le salon du couple. Claude ne protesta pas quand François l’embrassa dans le cou. Sa jolie caboche rejetée en arrière elle offrit une plus grande plage aux lèvres qui la butinaient. Michel, lui, assis sur le fauteuil qui faisait face au canapé sur lequel les deux amants s’enlaçaient, se mit en devoir de se dévêtir sans autre forme de procès.
Voir les seins de son épouse empaumés par les mains de son ami n’avait plus l’attrait des premières fois. C’était déjà du réchauffé. Lorsqu’elle fut entièrement dénudée, il ne restait plus à leur complice qu’à faire la même chose. Il ne se fit nullement prier et c’était donc dans une égalité presque parfaite qu’allait se jouer le dernier acte de la soirée. La table basse fut rapidement déplacée, pour laisser un large rectangle de moquette libre. Sur ce dernier le corps de la brune, étendu en souplesse était désormais livré aux seules caresses de François.
Il avait une gaule superbe et la jeune femme s’empressa d’en tirer profit. D’abord par le bout des doigts, puis d’une langue agile. Elle tâtait, suçait tout en gardant un œil sur son mari. Lui se masturbait en surveillant les deux corps qui se cherchaient, se trouvaient et les gémissements de l’une faisait écho au soupir de l’autre. Une étrange chorégraphie prenait son essor sous les yeux d’un Michel fou de désir, mais qui pourtant, patiemment attendait son heure. Les deux autres déjà roulaient sur cette laine de sol, avec le projet de se faire plaisir.
Claude râlait, attendant la saillie comme une délivrance. Michel ne s’était pas approché et pourtant elle le voyait qui bandait en suivant du regard leurs évolutions. François était sur la moquette, il lui léchait le minou avec passion, elle répondait avec ferveur à toutes ses attentes. L’aboutissement final n’était plus qu’une question de seconde. Ses cuisses largement ouvertes appelaient le mâle de toutes leurs forces. Elle soupira d’aise alors qu’il lui prenait les talons, pour les passer sur ses épaules. Le ventre de l’homme avança vers le sien tellement ouvert, tellement offert..
Michel s’excitait au vu de ce fabuleux spectacle de sa femme touchée, tripotée par son ami. Sa bite tendue à l’extrême remontait fièrement vers son nombril. Il avait presque mal aux couilles de voir ce qui lui semblait être un spectacle de choix. Claude gémissait doucement, et ses cuisses largement relevées, elle se laissait, en le regardant, emmancher par François. Après cela, il dut pour mieux voir, changer de place et se placer dans le dos de son pote. Alors couché sur le tapis, à vingt centimètres du couple, le spectacle était fabuleux.
Il ne voyait que les fesses musclées de son collègue qui à chaque coup de reins frémissait. Et enchâssée dans la chatte de son épouse, celle-là même qu’il touchait, léchait si souvent, la queue qui allait et venait dans ce ventre aimé. Pour un peu il se serait épanché dans les poils de laine sur lesquels il était allongé. Il devina presque avant François l’instant magique où ce dernier allait jouir dans ce con si joliment travaillé. Ils criaient tous les deux maintenant, mais lui n’arrêtait pas ses mouvements de pistons de plus en plus saccadés.
Les mains de son épouse se crispèrent sur les avant-bras du mec qui la prenait avec des gestes ralentis. Il giclait en elle à n’en pas douter. Et la cochonne aimait cela à en juger par les crispations de son beau visage. Jamais, au grand jamais, Michel n’avait vu l’amour d’aussi près ! C’était fantastique de se dire que sa femme jouissait avec une sorte de jubilation qui l’empêchait de penser vraiment à lui ! Dire que c’était pour lui qu’elle était aussi jolie… une vraie Madone. Puis il s’aperçut qu’il y avait aussi une sorte d’odeur, il ne l’avait pas encore remarquée, mais elle existait bel et bien la fragrance d’amour…
Subjugué par cette vision nouvelle du sexe, le mari suivait sans un mot, cette suite ininterrompue de caresses et la finition avaient lieu là sous ses yeux. François se laissa retomber sur le côté, la bite engluée par son sperme sans doute, mais également de toutes les sécrétions intimes de Claude. Alors Michel prit les doigts de son épouse, se lova près d’eux et sa main libre, partit vers le sexe flasque de son ami. Il se pencha ensuite lentement vers cette limace gluante et tout en jetant son regard dans celui de son épouse, il prit en bouche la petite bête toute molle.
Il comprit combien c’est délicat de remettre en route un pareil engin, surtout lorsque ce dernier sortait de ses grandes manœuvres. La petite chose s’obstinait à ne pas relever la tête au grand dam des lèvres qui pourtant tentaient de le ranimer. Claude, avec un sourire glissa au secours de l’infortuné et dans sa paume elle malaxa les petites boules sous le sexe. Ensuite elle approcha sa tête de celle de Michel et leurs langues se trouvèrent à mi-chemin sur une hampe qui revenait à la vie. Quand elle et lui arrivèrent sur le gland, la queue avait déjà l’air plus… offensive. Le mari et la femme s’embrassèrent pour de bon.
Dans les yeux de Claude, il y avait une sorte de promesse. Celle de tenir parole. Heureuse de voir qu’il avait osé, qu’il avait par amour pour elle, bravé cet interdit, ce qui pourtant ne lui était pas familier. Les deux ensembles, ils finirent par faire remonter la bite ! Ils la sucèrent de concert, en se tenant par la main. Mais bien évidemment ni elle ni lui ne parvinrent à la faire à nouveau cracher son venin. La quéquette avait tout donné à sa partenaire, et le trop-plein coulait encore le long des cuisses de la jolie brune. Il ne restait plus à Claude qu’à s’incliner et offrir ce que Michel attendait…
— oooOOooo —
La mauvaise conscience ne se voyait pas chez Claude. Pourtant, ces épisodes successifs, qui l’entrainaient dans une débauche de plus en plus poussée, lui laissaient un gout amer au fond de la bouche. En quelques mois, elle avait l’impression que ses valeurs morales avaient volées en mille éclats, que cette descente ne pouvait pas continuer. Alors elle se promit qu’après avoir respecté sa parole, elle cesserait ces activités douteuses. Enfin son esprit lui dictait de stopper tout, mais son corps lui, ne pensait plus du tout la même chose.
Elle se rendait compte que les seules évocations de ces étreintes passagères entrainaient au fond de son ventre des réactions qu’elle jugeait anormales, immorales aussi. L’éducation de son enfance remontait à la surface avec les notions de bien et de mal… pas forcément démêlées l’une de l’autre. En fait, elle avait peur que ces orgies, ce plaisir trouble, ne l’attirât plus loin qu’elle ne l’aurait souhaité. Sa décision semblait pourtant relativement forte lorsqu’elle se disait que sa parole respectée, elle ne suivrait plus Michel dans ces folies. Serments d’ivrogne lui rétorquait une petite voix dans sa tête.
Ils en avaient à nouveau parlé tous les deux lors d’un de ces innombrables tête-à-tête, qui faisaient si souvent suite à de merveilleuses têtes à queue. Indéniablement ces deux-là adoraient faire l’amour et elle jouissait parfois deux à trois fois par nuit. Il avait des envies et surtout il bandait comme un taureau, rien qu’à songer qu’elle se ferait baiser, pour lui, sans sa présence physique. Et à force de lui promettre, il fallait bien qu’un jour elle se décide. Mais comment trouver un type qui veuille bien d’elle et surtout où le chercher ?
Michel suggérait une recherche sur internet, elle ne sentait pas trop cette manière de faire. Puis un jour en faisant ses courses dans la capitale vosgienne, un inconnu la suivit, semblant apprécier ses formes et elle se dit qu’après tout… ce serait aussi simple que de fastidieux et aléatoires échanges sur la toile. Elle avait éconduit le suiveur, mais elle avait gardé l’idée. Le soir, alors qu’ils dinaient paisiblement, elle narra dans les détails à son mari, cette drague de supermarché. Ils tombèrent d’accord pour que le samedi qui arrivait, elle se laisse draguer par le type qu’elle voudrait.
Michel donc ce samedi matin, alors qu’elle était partie comme chaque fin de semaine faire les courses pour les jours à venir, installa une minuscule caméra dans le salon, directement reliée à la télévision de la chambre de l’étage. Il fit moult réglages, et comme ce n’était pas convaincant, il décida d’en mettre deux autres. Mais ces trois webcams seraient toutes reliées à l’ordinateur de son bureau. Il refit des tas d’essais et finalement, le rendu des images lui convenait parfaitement. Il était prêt… pour le grand moment.
Claude rentra sur le coup des onze heures du matin. Il se sentait fébrile, ne sachant comment aborder le sujet avec sa femme. Avait-elle déniché la perle rare ? Comment serait celui qui… il avait presque peur de l’entendre. Mais au moment du dessert, elle lui déclara n’avoir pas pu franchir le pas et s’être pratiquement enfuie alors qu’un grand blond la matait dans le magasin. Il ne répondit rien, se sentant lui aussi largement soulagé par cette partie remise. Finalement le fantasme durerait encore un moment sans doute…
C’est sur le coin de l’évier qu’il lui retroussa la robe qu’elle portait. Il lui baissa seulement la culotte, ouvrit sa braguette pour en extraire sa queue. Elle ne bronchait pas quand il poussa sa verge en elle. Pas besoin de vérifier, elle était terriblement mouillée et elle le reçut avec les honneurs dus à la bandaison qu’il trimballait. Le coït ne fut pas très long, mais terriblement excitant. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures, il la baisait comme ça à l’arrache et c’était aussi bon que s’ils avaient passé la moitié de l’après-midi à de longs préliminaires.
Sauvage, il labourait ses reins en lui maintenant les fesses sur le bord de l’évier. Ses jambes écartées, il avait une vision de sa toison et de sa bite qui allait et venait dans ce volcan qu’elle mettait volontiers à sa disposition. Elle ne mit pas plus de cinq minutes pour que son corps soit envahi par des spasmes qu’elle ne pouvait plus juguler. Alors il se laissa également aller et il lui gicla sa semence sur les poils bruns bien rangés. La trainée blanche descendait jusqu’à mi-cuisse et il traça une sorte de trait avec son index.
En lissant cette coulée de sperme, son index en garda une bonne partie. D’un mouvement sans équivoque, il amena le doigt vers la bouche de Claude. Elle reçut l’offrande en suçotant et tétant imitant en cela les succions qu’elle aurait eues pour sa verge. Michel se recula avant que sa queue ne récupère, il fila sous la douche. Et ce fut le tour de son épouse dès sa sortie. Ce salaud savait la prendre ! Il avait un don pour la faire jouir violemment, et il ne se privait pas pour exercer son droit de cuissage, partout et n’importe quand… mais elle aimait ça !
La soirée arriva un peu plus tôt. Le soleil, paresseux, se couchait de bonne heure en ce début d’hiver. Elle n’avait pas envie d’être là ! Disons qu’elle voulait sortir, voir du monde et une pizza pour le diner ferait l’affaire, à condition qu’elle soit prise chez son amie Denise. Michel proposa de joindre l’agréable à l’agréable et le cinéma les accueillerait donc après leur dinette en amoureux. Pour un peu, elle aurait battu des mains. L’idée lui avait plu. Aussitôt dit, aussitôt fait. Deux coups de fil et le tour était joué. Pour le film, ils iraient à Épinal. Le « Ciné-Palace » tout neuf venait de rouvrir ses portes, rue Saint-Michel.
La salle sentait encore le velours nouveau, et ils s’installèrent tout en haut au bout de la première rangée de sièges, dans une pénombre relative. Arrivés dans les premiers, ils avaient tout loisir de regarder les spectateurs monter dans les gradins, pendant la pub. Claude avait choisi le film au vu des annonces et des affiches placardées dans le hall d’entrée. Apparemment, il devait être bon, la salle se remplissant rapidement. Un couple et un homme seul vinrent s’asseoir sur les sièges près d’eux. Michel au bout de la rangée, avait posé sa veste sur les genoux de son épouse et il avait l’intention de… passer ses mains dessous, dès que les lumières seraient éteintes.
La réclame terminée, il se leva pour aller chercher un Esquimau, à la demande de sa femme. Il revint juste pour le démarrage du film. Le Hobbit et son dragon s’affichaient sur l’immense écran. Elle léchait lentement sa glace et il tenta une manœuvre d’approche. Elle lui bloqua la main entre ses cuisses et lui fit les gros yeux en se tournant vers lui. Alors il se replia et s’enferma dans le suivi des images. Pas de quoi le faire sortir de son fantasme. Il n’aimait pas trop ce genre de fiction où les araignées géantes et des bestioles défiant les lois de la nature défilaient sur la toile.
Claude terminait sa friandise et Michel jugea que cette fois il pouvait revenir à la charge. Elle sursauta, puis s’adossa au siège, mais elle n’interdisait plus l’accès à son entrejambe. Il sembla même à son mari qu’elle avait desserré volontairement les genoux, pour faciliter la venue de cette main. Il arrivait à la culotte et elle respirait plus fort. Lui stoppa un instant son travail, de peur que les voisins ne se rendent compte de ce qu’ils faisaient. Mais l’envie était trop pressante et au bout de quelques secondes, il reprenait ses investigations. Sur l’écran… Sauron envoyait Bolg et son armée d’Orques et de Wraps détruire la Terre du Milieu...
Les doigts reprirent leur reptation en direction de la cible que Michel s’était fixée. Ils passèrent le long des cuisses chaudes, puis longèrent lentement la lisière faite de coton. Toujours doucement, l’un d’eux, plus aventureux que les autres, s’enquit de soulever cette barrière froufroutante. Claude retenait sa respiration, alors que s’ouvrait la corole de la fleur qui s’abandonnait volontiers à cette arrivée masculine. Elle se contrôlait encore un minimum ! La place était chaude, humide et son mari était déjà remonté jusqu’à son bouton.
Celui-ci gonflé de sève avait pris une dimension que peu de clitoris pouvaient se vanter de connaitre. Mais au repos il était déjà plus gros que la normale… et si sensible. Parfois le moindre frottement de sa seule culotte enflammait ses sens, rien qu’en marchant, alors là ! Elle écarta de nouveau les jambes. Tant et si bien que son genou droit buta contre celui de son voisin. L’autre surprit, ne fit aucun geste pour retirer sa jambe. Comme la femme à sa gauche respirait fort, il eut un doute.
Était-ce une simple méprise ou une invitation ? Difficile de le savoir ! Comment s’en assurer sans prendre une gifle, ou créer un esclandre avec l’homme qui visiblement accompagnait la poupée brune ? Il remua son pied, juste pour accentuer la pression sur la jambe de la dame. Elle ne retirait pas la partie d’elle qui le touchait, alors il s’enhardit. Il fit descendre, l’air de rien sa main sur son propre genou d’abord, de manière à frôler la peau de la femme. Elle avait les yeux clos et se fichait éperdument du film.
Il sentait cette chaleur qui émanait de la dame et quand ses doigts se posèrent sur la rondeur de cette charnière, elle ne tressaillit même pas. Pourquoi ne pas s’aventurer davantage ? Il avança prudemment vers le haut, à l’intérieur de la cuisse. Puis quand la main bien à plat émergea vers la culotte qu’elle ne fut pas sa surprise de la trouver poussée sur le côté. Le premier contact qu’il eut fut avec une autre main, tout aussi masculine que la sienne.
Il allait se replier prudemment quand l’homme de l’autre côté de la femme se pencha et la tête tournée vers lui, lui fit un joli clin d’œil. Et l’accompagnateur de cette belle plante, quitta les lieux en souplesse, pour que cet intrus prenne sa place. La brune ne bougeait toujours pas. Comprenant que son compagnon n’était pas hostile à son incursion dans ce cercle si intime, il insista et ses doigts reprirent le chemin de la chatte. Il s’arrêta tout net… ce que son index touchait ressemblait à un pénis. Il le fit redescendre, longeant la lézarde qui s’ouvrait sous le doigt. Pas de doute pourtant c’était bien une foufoune, mais alors….
Il reprit son ascension. Et de nouveau il se trouva confronté à… l’énormité de la chose. Ce qu’il sentait… était si volumineux qu’il s’inquiéta encore. Il entreprit de toucher, de caresser, et même de pincer ce… cet ergot. Bien sûr que ces attouchements ne laissaient pas la femme indifférente. De petits gémissements étouffés s’échappaient d’entre ses lèvres closes. Elle soufflait chaque fois que les doigts formant une pince la masturbaient d’une si jolie manière. Michel avait sa tête posée sur l’épaule de sa femme. Il ressentait chaque mouvement de la main qui la tripotait, au travers des muscles qu’elle ne pouvait empêcher de sursauter.
Le film touchait à sa fin et Claude n’aurait pu se retenir encore bien longtemps. Elle fut sauvée du naufrage par la lumière qui revenait brutalement. La salle se levait déjà, les spectateurs voulant quitter les lieux, sans ordre précis, il en est toujours ainsi dans tous les cinémas du monde. Son voisin avait un large sourire en s’effaçant pour la laisser passer. Sans doute avait-il perçu ses petits cris. Michel avait encore su la faire grimper… aux rideaux, et Dieu sait que la salle était pleine. C’était bon de ne pouvoir exprimer, ou plutôt d’être dans l’obligation de retenir ses pulsions. Ne pas pouvoir crier l’avait mise en transe. Sa culotte n’était pas remise correctement en place et elle continuait à la chatouiller.
L’envie de faire l’amour était si conséquente que dès que la voiture prit un peu de vitesse, que la route s’enfonça dans la forêt, elle se pencha sur le chauffeur. En deux temps et trois mouvements, il eut la bite à l’air. Inutile de préciser que son érection se voyait comme le nez au milieu d’une figure. La brune se pencha sur la boursouflure, agrippa la queue et sa bouche vint au contact. Chacun son tour de ne pouvoir jouir librement de ses mouvements. Michel ralentit pour ne pas risquer un accident. De temps en temps, les phares d’un autre véhicule éclairaient l’habitacle où la femme pompait ardemment le pilote. S’ils avaient su, ces gens qui les croisaient…
— oooOOooo —
L’hiver dans l’est devenait une saison morte. Les choses se figeaient pour quelques mois. Le vent du nord qui tournoyait sur le lac gardait la population locale auprès du feu. Seuls les vacanciers qui venaient passer quelques jours ici, dans des hôtels bien chauffés, sans se préoccuper de sortir leurs voitures, trouvaient cela plaisant. Pour Michel et Claude, c’était surtout la galère du déneigement, celle des routes impraticables ou des déplacements pénibles pour se rendre au travail. Et cette année le lac gelait. Ça avait débuté par une pellicule mince de glace que le froid avait épaissie de plus en plus.
L’accès par le lac au chalet en temps normal n’était possible que par bateau, mais depuis quelques jours Claude voyait des fous qui, malgré les interdictions, courraient sur la banquise vosgienne. Les gendarmes avaient dû aussi intervenir pour qu’un autre idiot, en quatre-quatre celui-là quitte la glace. Chez Michel, le feu ronronnait calmement. Il faisait bon et ils attendaient patiemment que reviennent des temps meilleurs. Ils n’avaient plus vraiment parlé de cette idée saugrenue de Michel, mais elle ne le connaissait que trop bien et il était têtu… comme tous les gens d’ici !
L’affaire de François et son mari tournait bien, les clients étaient nombreux, aussi sûrs que le divorce devenait une industrie pour les avocats. Son mari quittait le nid le matin et vu l’état des nationales, ne rentrait que le soir. François depuis quelques semaines, aux dires de Michel, avait rencontré une gentille dame. Il était épris de celle-ci au point de ne plus revenir chez ses amis. Même s’il n’en parlait pas, Michel souffrait de ne plus faire de soirées avec son pote. Et pas seulement celles ou… tous les trois ils jouaient. Non ! Le voir en dehors du travail était aussi une forme de vie sociale, qui désormais se perdait dans les bras de la nouvelle venue.
Claude non plus n’avait pas oublié sa promesse, mais elle ne cherchait rien, se disant que le temps et le destin font les choses à leur guise, à leur rythme. Elle ne savait pas quand cela arriverait, mais elle restait persuadée que sa parole serait tenue, un jour ou l’autre. Donc pas de souci là-dessus ! Ce matin de décembre le vent et la neige s’alliaient pour leur rendre la vie encore plus compliquée. Son mari et elle avaient passé la machine pour déneiger et il était parti pour le bureau avec une heure de retard. Saleté d’hiver qui n’en finissait plus. Et des rires parvenaient à Claude, du côté du lac. Elle alla à la porte-fenêtre du salon et ils étaient deux, qui se hissaient péniblement sur le ponton.
Elle sortit dans le champ blanc qu’était devenue leur pelouse. Les deux gaillards la virent arriver sur eux.
— Vous êtes complètement fous ? Vous ne savez pas que c’est dangereux ? La glace est fragile et si vous étiez tombés dans l’eau, qui serait allé à votre secours ? Vous avez envie de mourir, vous êtes des inconscients.
— Mais… il ne nous est rien arrivé, Madame ! Nous sommes juste un peu fatigués, nous allons reprendre un peu de force et repartir ! Nous ne voulions pas vous importuner !
— Vous ne pouvez pas repartir par ce chemin ! La glace peut céder sous votre poids et vous n’en réchapperiez pas. Venez-vous réchauffer et vous repartirez par la route, c’est beaucoup plus sûr !
— Vous… vous croyez ?
— Je crois… ? Non ! J’en suis certaine ! Bon sang ! D’où sortez-vous ?
— Ben de l’hôtel, là-bas…
Le plus âgé des deux avait tendu la main vers un point imaginaire. Mais les deux avaient suivi Claude qui entrait dans son salon. Sur le bout de terrasse dégagée, ils retirèrent leurs chaussures de marche et ils pénétrèrent dans la maison.
— Il fait bon chez vous !
— Vous croyez que je vais me laisser mourir de froid ?
— Ça doit être chouette ici en été ! Remarquez que c’est très beau aussi sous la neige… Jolie maison ! Jolie vue aussi !
— Vous voulez prendre quelque chose de chaud ? Un café, un chocolat, un thé peut-être ?
— Ce n’est pas de refus ! Un café si cela ne vous dérange pas. Et une question, par la route c’est loin « l’hôtel beau rivage » ?
— Si vous prenez à gauche sur la route qui passe devant la maison, une bonne demi-heure de marche par ce temps, par la droite c’est plus rapide et la voie pour les piétons doit être dégagée. Par ce chemin-là pas plus de quinze minutes.
— Merci.
Claude les servit et le plus âgé la bouffait des yeux. L’autre semblait plus timoré. Elle aussi se méfiait des deux hommes, après tout, elle ne les connaissait pas vraiment. Elle fut soulagée quand, rechaussés, ils reprirent la direction de la ville, par le chemin le plus court. Puis elle se prépara. Il lui fallait se rendre au village et pas question d’y aller en voiture. Elle s’emmitoufla dans un grand duvet, mit un bonnet, des bottes fourrées et elle fonça vers le centre de Gerardmer. La bise coupait le visage, lui rougissait les pommettes et le front. Elle marcha jusqu’aux premiers commerces. Ses principales escales furent les fruits et légumes de Fabienne, la petite boucherie puis en dernier lieu, le supermarché.
C’est là, au milieu des laitages et autres yaourts qu’une voix la fit se retourner. Le type souriait, ses grands yeux bruns transperçaient ceux de la jeune femme. Il lui avait paru bien plus grand, chez elle, finalement il ne lui était supérieur que d’un centimètre ou deux. Son crâne découvert laissait entrevoir des cheveux sombres. Le visage de l’homme n’avait pas encore de ride, ou alors elle ne les voyait vraiment pas. Il se dandinait d’une patte sur l’autre.
— Je n’étais pas certain que ce soit vous. Avec cette veste… mais si ! Le monde est petit…
— Oui ! Vous avez trouvé le bon chemin pour rentrer.
— Sans aucun souci ! Mon neveu a retrouvé sa mère et moi, je cherche un peu de chaleur et de vie dans ce magasin.
— C’était donc votre neveu, ce jeune garçon, avec vous ce matin ?
— Oui, le fils de ma sœur ! Elle est veuve et avait besoin de vacances ! Je ne suis venu les rejoindre que pour quelques jours… trois ou quatre, tout au plus.
— Vous aimez les Vosges ?
— Oui, c’est un beau coin… mais, sans vouloir vous offenser, je les préférerais en été, quand il fait chaud.
— Sans compter que pour marcher sur le lac, en été… il faudrait s’appeler Jésus !
— J’aime votre sens de l’humour… je suppose qu’une belle femme comme vous a un mari !
— Depuis quelques années déjà… et ma foi, il me convient très bien !
— Dommage, chaque fois que je rencontre une belle dame, il faut qu’elle soit… en main.
— En main ? Drôle d’expression… enfin elle veut bien dire ce qu’elle sous-entend. Bon je vais finir quand même mes courses si nous voulons manger, la semaine à venir mon mari et moi.
— Pas moyen de vous revoir alors ? Vous allez m’abandonner à mon triste sort, après m’avoir quasiment sauvé ?
— Vous trouverez bien une femme à votre hôtel ! Elles doivent être nombreuses non ?
— Vous ne voulez pas prendre un pot avec moi ? Je vous dois bien cela…
— C’est que je n’ai pas trop le temps de…
— Vous prendrez bien le temps de mourir un jour, alors une minute ou deux pour un rescapé… S’il vous plait ! Je peux aussi vous le faire à genoux !
— Allons ! Que faites-vous de ma réputation ? Je suis connue ici, moi, et mon mari encore davantage.
Alors que le gars partait d’un rire clair, elle se sentit bizarre et l’image de Michel remonta à son esprit avec comme une attente. Elle n’avait pas songé à cela, mais peut-être que… finalement ce zigoto qui la draguait n’était pas franchement repoussant. Et puis lui ou un autre… et il savait déjà le chemin pour venir chez eux. Et elle trouva facile de dire oui pour un pot dans l’immédiat. L’autre la suivait partout dans les rayons, poussant même le sac à roulette en plastique du supermarché. Ils se retrouvèrent dans la rue, au froid et au vent. Le bar le plus proche était au centre-ville.
L’un près de l’autre, ils firent le chemin sur les trottoirs enneigés, et sous un vent qui refroidissait tout. Il s’était présenté et disait se prénommer Daniel. Ayant sans doute senti qu’il pouvait avoir une ouverture, l’autre avançait tout en pérorant. Claude elle, dans son petit monde n’écoutait que partiellement les élucubrations de ce gars qui à ses yeux ne représentait que l’occasion de faire plaisir à Michel… son dernier plaisir escompté. Les rares clients du bar se tenaient tous au comptoir et les deux nouveaux prirent place à une table dans le fond de l’établissement. Lui s’imaginait que c’était pour être à l’abri des regards. Elle pensait que l’endroit serait plus discret pour… discuter.
Les deux cafés commandés, il attendit qu’elle ouvre le feu des questions. Mais il resta sur sa faim, la brune était muette comme une carpe. Quand les boissons fumantes furent devant eux, elle le regarda sans faux fuyant. Il devait avoir quelques années de moins qu’elle. Mais là n’était pas le problème. Elle hésitait à l’inviter pour le soir, ne sachant pas si Michel apprécierait ou non… après tout il avait le droit de savoir. Les futilités d’usage qu’ils échangèrent permettaient tout juste de rester. Puis elle s’excusa, prétextant un besoin urgent à satisfaire. Dans les toilettes, bien à l’abri des oreilles de son dragueur, elle téléphona à son mari.
En deux mots, il fut renseigné et de suite il accepta l’idée que ce soir… ses caméras pourraient entrer en service. Elles étaient toujours en place, il n’avait pas jugé bon de les remettre dans leur boite. Alors si elle avait trouvé l’oiseau rare, il serait temps demain d’avoir des explications. Les actes d’abord, les réflexions et le questionnement après. Il donna donc avec un certain plaisir son feu vert à sa brune femme. Lors de son retour à la table du bistrot, l’autre s’il remarqua un changement subtil dans le comportement de cette Claude, n’en fit pas une montagne. Du reste cette volte-face semblait aller dans le bon sens et il n’allait pas s’en plaindre.
— Je suis heureux que vous ayez accepté de prendre un verre avec moi !
— C’est moi qui vous remercie pour le café…
— Je n’ai vraiment aucune chance de vous revoir. Vous êtes… un ange !
— N’exagérons rien. Je veux bien vous accorder une petite soirée, mais je n’ai guère le choix. Mon mari s’absente ce soir après vingt et une heures. Vous aimeriez que l’on se retrouve tous les deux ?
— Si j’aimerais ? Mais je ne demande que cela ! Ce soir ? Pas de problème… mais, où ?
— Le mieux serait sans doute que vous veniez chez moi ! Vous connaissez le chemin pour y revenir, non ?
— Oui ! Oui ! Bien sûr que je viendrai si vous me le demandez. Pour quelle heure alors ?
— Pas avant vingt et une heure quinze voulez-vous ?
— Parfait ! C’est presque trop beau…
Il ne tenait plus en place et Claude aussi trouvait que tout était trop parfait. Elle finit sa tasse et elle se leva rapidement.
— Bon ! Ce n’est pas tout cela, mais je dois vraiment rentrer. Vous sonnerez au portail, ne vous inquiétez pas, je serai là pour vous ouvrir.
— Comptez sur moi ! Je serai à l’heure…
De cela, elle en était aussi certaine. Les hommes se ressemblaient tous tellement ! Le trajet de retour fut plus fastidieux, le sac de courses lui pesait au bout du bras. Tout l’après-midi elle fut fébrile, anxieuse. Entre faire l’amour avec l’ami et son mari et le faire, seule avec un inconnu il y avait tout un fossé qu’elle ne se savait pas encore capable de combler. Elle n’avait plus les moyens de reculer de toute façon. Elle prit son diner avec un Michel qui jubilait presque. Il fit de mystérieuses mises au point de ses webcams. Son épouse quant à elle se douchait et se pomponnait pour recevoir ce qui sans doute serait un amant passager. La frousse ne l’avait plus quitté depuis son retour de la ville.
À vingt et une heures, elle se sentait de moins en moins courageuse et pourtant Michel l’encourageait, lui susurrant que tout allait bien se passer. Quand la sonnerie de la porte, environ quinze minutes après se mit à grelotter, elle tremblait sur ses jambes. Son mari fila vers son bureau à l’étage et elle ne l’entendit plus bouger. Le doigt qui appuya sur le mécanisme d’ouverture à distance n’avait rien de stable. Elle se sentait en faute et pourtant, il arrivait. Dans l’encadrement de l’entrée, Daniel bien sapé, attendait qu’elle l’invite à entrer. Elle le fit en se détournant et il retrouva ce lieu si accueillant dans lequel il était passé ce matin.
Ses chaussures à la main, retirées pour ne pas salir, il avait l’air empoté. Moins malin que dans le troquet où ils avaient bu leur café. À ce niveau-là, il fallait dire aussi que Claude n’en menait pas large non plus. Elle l’amena pourtant résolument vers le salon et là, le feu dans la cheminée captiva immédiatement l’attention de Daniel. Entre ces deux feux de joie, il ne savait plus vraiment où donner de la tête. Claude était une promesse à elle seule. Très bien faite, élancée, elle était de la race des reines. Mais là, devant elle, il se rendait compte qu’elle le décontenançait totalement. Il y a parfois un vrai fossé entre le rêve et la réalité !
La brune non plus ne savait plus quoi faire ! Elle se mit à maudire mentalement Michel et ses idées idiotes. Elle était embringuée encore une fois dans une histoire bizarre, une histoire qu’elle faillit qualifier au premier abord de « sans queue ni tête ». Cette phrase la fit sourire et l’autre prit cela immédiatement pour lui. Une sorte d’encouragement en quelque sorte. Il était planté comme un grand tournesol dans le salon, captivé par les flammes qui montaient dans la cheminée, répandant une chaleur bien agréable. Pour le mettre à l’aise ou pour qu’elle, elle le soit, elle lui demanda de s’asseoir sur le divan.
— Prenez place ! Vous voulez un café ? Ou un alcool ?
La gorge sèche, Daniel regarda cette créature sortie tout droit d’un conte de fées. Il s’attendait à entendre, « il était une fois ». Mais rien de tout ceci, juste une voix mélodieuse qui lui reposait la question.
— Que désirez-vous ?
Il eut comme un réflexe, celui de lui crier — Vous, c’est vous que je veux — mais il se reprit à la dernière seconde et soliloqua :
— Un café, mais il ne faut pas que cela vous dérange !
— Il est tout près, juste le temps de le faire couler. Un peu de musique aussi ?
— Volontiers, quelque chose de calme, un peu comme vous…
L’homme reprenait une espèce d’assurance. La voix, les regards, la musique, tout allait les emporter vers une soirée divine… si le Bon Dieu était avec lui. L’ange virevoltait, tournant d’une main le bouton d’une chaine stéréo que Daniel n’avait pas même remarquée. Dès les premières notes, il sut que c’était raffiné, qu’elle avait un gout excellent pour la musique également. Puis comme elle filait vers sans doute sa cafetière, il jaugea des yeux cette croupe qui ondulait à chaque pas de la brune. Appétissante, attirante, tous ces adjectifs collaient à cette femme. Restait à avoir le cran pour… et ça, c’était une autre histoire !
Michel de son poste de guet avait vu le type qui suivait Claude. Il eut un petit pincement au cœur, un creux à l’estomac, de la savoir seule, partiellement, avec ce gars. En y réfléchissant bien, il jouait avec le feu. Le son était mauvais, mais les images aussi nettes que s’il avait été près d’eux. La musique s’insinua dans les écouteurs. Et l’autre, Claude l’appelait Daniel, était assis sagement sur le canapé. À aucun moment, elle n’avait eu un coup d’œil, pour les endroits où les caméras étaient cachées. Du bureau, l’odeur du café flirtait avec ses narines et il comprit qu’elle avait décidé d’y aller doucement. Musique, boisson, il serait servi comme un VIP. Là encore, un autre petit remords fit grimacer le voyeur !
Elle avançait, vers la table du salon, un plateau qui portait deux tasses, à la main. Prestement, à quelques mètres de l’objectif de la « Cam » qui pointait sur le divan, son mari la vit s’asseoir du bout des fesses, à côté de l’invité. Elle avait pris soin de n’être pas trop proche, elle ne voulait sans doute pas le frôler, enfin… par de suite. Il pensa un instant descendre, pour mettre fin à ce supplice. Celui qu’il lui imposait évidemment, mais surtout le sien. Faire cesser ces regrets qui naissaient dans son esprit. Il se ravisa pourtant. Il devrait boire le calice, jusqu’à la lie !
— oooOOooo —
Ni l’un ni l’autre ne sucrèrent le breuvage noir. Elle, parce qu’elle ne l’aimait qu’amer, Daniel parce qu’il n’osa pas réclamer de quoi le faire. Sans un mot, plongée dans les notes qui s’égrenaient de la platine, elle cherchait le moyen de débuter et surtout d’en finir au plus vite avec ce lascar qui ne décidait de rien. Le slow que distillèrent soudain les haut-parleurs lui parut providentiel.
— Vous voulez danser un slow avec moi ?
— … !
— Oui, sur cette musique ! Vous n’avez pas envie de… d’être mon cavalier ?
Pas de réponse à cette interrogation, mais l’invité se leva comme mu par un ressort. Il tendit la main et celle de la brune s’enferma dans celle-ci. Ensemble, ils s’écartèrent de la table basse. L’espace était suffisant à droite du sofa pour guincher. Elle avait simplement fait glisser ses escarpins hors de ses petons et ils se mirent en cadence avec les accords paisibles qui montaient de l’appareil. Daniel serrait presque trop fort ce corps qui balançait sur un air connu. Une main sur l’épaule de Claude, l’autre dans son dos, il s’évertuait à la guider sur la moquette, prenant garde de ne pas lui marcher sur les pieds…
Les images sur l’écran rendaient malade Michel. Elle se comportait en amoureuse, il ne pouvait pas en douter. À vouloir jouer avec le feu, il risquait de se brûler les ailes. Il devenait dingue de la voir collée à ce type. Il imaginait son corps que l’autre sentait contre lui. Il avait envie d’elle, sa femme, l’instinct de propriété rappliquait au grand galop. Mâchoires hermétiquement closes, il suivait sur son PC cette scène de folie. L’autre avait les mains qui se baladaient sur le cul de son épouse et ça le bouffait de l’intérieur. L’envie de lui… casser la gueule ! Incroyablement violente, ancrée en lui il dut se maitriser.
Sous les trois yeux ronds des caméras, les danseurs continuaient leur ronde lascive. Ils se frottaient éhontément et Michel n’en pouvait plus d’une jalousie troublante. Provoquée par lui, alors pourquoi se plaindre désormais d’avoir à en subir les conséquences ? Il ne s’expliquait plus rien du tout ! Il sentait monter comme une sorte de pression qu’il devait gérer d’une manière ou d’une autre. Plusieurs idées traversèrent son esprit et pas toutes du meilleur gout. La première, courir dans le salon, virer ce type, la seconde se masturber en regardant les ébats et se faire du mal, puis d’autres idées presque proches du meurtre ! Il ne savait plus s’il devait laisser faire ou intervenir. Le ballet dans le salon évoluait toujours en accord avec les notes.
Dans sa rage primale, il coupa d’un coup l’arrivée des images, en éteignant l’écran. L’apprenti sorcier se tordait les mains, avait les tripes nouées. La seule chose qui pouvait encore le retenir c’était les réactions de Claude. Elle saurait bien lui mettre dans la figure que c’était lui qui réclamait depuis des jours et des jours. Il tenta de se raisonner, de faire retomber la pression en soufflant lentement. Il se leva, fit quelques pas dans le bureau. Le parquet de bois grinça et surprit, il se remit le cul sur son siège. L’oreille aux aguets, il ne perçut que les flonflons mesurés émanant de la chaine.
Claude se laissait bercer par la cadence calme de la danse. Ce type était un bon cavalier. Ses mains frémissaient légèrement sur elle. Celle qui se tenait le plus bas sur son dos, avait simplement dérivé vers la naissance des fesses. Elle n’avait pour le moment pas bougé outre mesure. Sur son épaule c’était un peu plus caractéristique. Daniel effleurait le cou du bout des doigts. Il provoquait de délicieux frissons à la jeune femme, si bien qu’elle avait tourné son visage vers l’extérieur. Pour le moment, elle ne voulait pas de baiser, surtout que les objectifs des webcams devaient suivre tout cela avec intérêt. Une fraction de seconde, malgré la musique, elle crut entendre un craquement au-dessus d’eux.
Les doigts l’avaient rattrapé ! Ils venaient de découvrir sa nuque et leur présence ne la laissait pas indifférente. Son ventre qui frottait celui de son partenaire, ressentait à chaque pas cette érection qu’il ne pouvait masquer. Elle continuait à faire comme si de rien n’était, mais pour combien de temps encore ? L’autre paluche s’était elle aussi mise en mouvement. Elle tentait de faire remonter le bas de la jupe et franchement, elle y parvenait assez bien. Michel depuis son poste d’observation devait maintenant voir la culotte ou croire qu’elle n’en avait pas surtout. Le string avait sa ficelle totalement enfouie entre ses deux fesses.
Daniel avait réussi par un tour de passe-passe à remonter l’ourlet pour le coincer dans la ceinture de son vêtement. Et la paume dès sa main carrément posée sur une de ses demi-lunes lui donnait chaud. Il se mit en devoir de malaxer cette chair nue, quand il découvrit la cordelière qui partait d’un triangle minuscule. Claude se sentait fondre par ces gestes d’une douceur presque tendre. Et son ventre entrait dans la danse. Sa chatte transpirait elle aussi d’une envie qu’elle aurait du mal à cacher. Surtout si son cavalier insistait encore un peu. Elle eut une nouvelle pensée pour son mari.
Il méritait bien ce qu’il lui arrivait !
De la nuque, les doigts avaient bifurqué vers le lobe de son oreille et elle sursauta. Cet endroit lui avait toujours apporté mille et une sensations dont… Michel raffolait. Mais celui-là qui découvrait ce point névralgique n’était pas son mari. Le danseur avait remarqué ce raidissement dû à son extrême sensibilité. Fort d’un avantage ressenti, il persistait dans une caresse joyeuse et Claude s’avouait pratiquement vaincue. Alors quand il lui fit tourner la tête, que ses lèvres fusionnèrent avec les siennes, c’en était fini de son ultime résistance. Le bouche-à-bouche quasi amoureux des deux-là, présidait à d’autres préludes enchanteurs.
Juste au-dessus d’eux, le doigt tremblotant qui rallumait l’écran rendait Michel bien nerveux. Dans une lumière restreinte, il les vit. Elle, la jupe relevée, lui, la bouche sur celle de son épouse. C’en était trop pour un seul homme. Sans plus réfléchir, il descendit et courut vers le salon. Claude comprit au bruit de la cavalcade dans les escaliers que… quelque chose clochait. Une seconde après son cavalier se détachait d’elle alors que dans l’encadrement de la porte du salon, un type peu amène arrêtait sa course folle. Daniel eut la peur de sa vie. Ce gars-là… ne pouvait être que… le mari de Claude et il ne semblait pas commode.
— Ah ! Daniel, je vous présente mon mari Michel !
— Mais… mais… je… je ne savais pas que…
— Rassurez-vous, c’était un plan de Michel ! Il voulait que je fasse l’amour avec un autre homme sans qu’il soit là ! Apparemment il a changé d’avis !
— Je… je vais vous laisser… pardon ! Pardon Monsieur, je…
— Bon ça va ! Je n’ai pas pu ! Claude te voir avec ce type, m’a rendu complètement dingue et je n’ai pas pu… je ne vais faire de mal à personne. Nous allons boire un verre tous les trois. On pourra parler tranquillement, voulez-vous ?
— Vous… m’avez flanqué la trouille de ma vie, Michel ! J’avoue que Claude est une belle femme, mais… je ne savais pas…
— Puisque vous avez des choses à vous dire… je vais prendre une douche moi ! Je crois que j’ai eu un coup de chaud également. Alors, ne vous battez pas… pour moi. Je peux te faire confiance Michel ? D’autant que… c’était ton idée !
— Oui ! Oui. Rassure-toi !
— Bien à tout à l’heure alors.
Elle filait, se dirigeant vers un point de la maison que Daniel ne connaissait pas… pas encore. Secoué par l’intrusion du mari dans leur danse, il ne savait plus que faire ni dire. Pour le réconforter, Michel lui offrit un cognac. Dans la tête du Vosgien, mille choses s’entrechoquaient. Son épouse avait pris son retour avec une sorte d’indifférence notable. Il se demanda comment cette affaire allait tourner quand le gars serait parti. Jamais il n’avait vu Claude dans cet état, ça ne lui ressemblait pas vraiment. Quand elle ressurgit de la salle d’eau, il sut qu’elle était différente. Elle avait passé des vêtements de sortie. Pantalon et pull ! Preuve qu’elle n’avait pas du tout appréciée.
— Bon ! On va faire un tour Daniel ?
Les deux mecs sur leur fauteuil furent surpris par cette demande. Michel allait parler et elle leva la main en bec de canard, faisant un signe qui signifiait : boucle-la ! Il se laissa retomber dans le fond de son siège, abattu. L’autre la regardait, sans trop savoir si c’était du lard ou du cochon. Elle avança vers lui. Lui tendit vite la main.
— Allons finir la nuit ailleurs ! Dans la vie il a des trucs que l’on doit assumer. On ne peut pas impunément demander aux autres ce que l’on ne veut pas que l’on nous fasse. Alors mon petit Michel, tu vas devoir te faire une raison… il n’y a pas que ton petit plaisir qui compte.
La porte d’entrée avait claqué et il se retrouvait seul dans cette baraque en bois. Claude, sa Claude venait de quitter le domicile conjugal en compagnie de ce mec. Où allait-elle ? Qu’est-ce qui se passait ? Il ne comprenait plus rien. Un instant, un court moment il pensa qu’elle allait revenir dans une seconde. Seul l’immense silence planait pourtant depuis deux heures dans la maison. Elle allait sans doute s’envoyer en l’air avec ce gaillard-là ! Il ne savait même pas où il créchait. Donc pas moyen d’aller la rechercher rapidement. Merde ! Il jura, mais un peu tard, qu’il ne le referait plus !
— oooOOooo —
A suivre…
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Docsevere
3 février 2016 à 22:49
Eh oui... ;)

A force de prendre les femmes pour des objets qu'on met en scène, on peut finir pas se retouver comme le dindon de la farce :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
3 février 2016 à 22:49
Eh oui... ;)

A force de prendre les femmes pour des objets qu'on met en scène, on peut finir pas se retouver comme le dindon de la farce :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de hpassage
hpassage
3 février 2016 à 17:54
Quel beau récit, écrit avec sensibilité, du ressenti, de l'émotion. Vraiment très bon ! Bravo Charline :)

Oui les épisodes sont "longs", ce qui ne m'a pas vraiment gêné : je fais un copier/coller des textes (ceux qui me plaisent) dans Wordpad (moins lourd que Word) puis je lis en prenant mon temps. En lisant Charline, je me régale. C'est tellement bien raconté, bien décrit, que l'on imagine facilement la scène.

Ce commentaire vaut pour la série :)
Modifié 3 février 2016 à 18:15
Soyez respectueux
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Vroom
2 février 2016 à 20:46
A contrario, j'adore quand la femme s'éveille tant que le couple explose. :)
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Photo de profil de aime28
aime28
2 février 2016 à 16:10
Bonjour
Superbe récit
Je trouve très érotique les aventures de se couple
dans cet épisode il risque de perdrez sa femme à force de jouer il a le retour de flamme et cela lui fait mal
J'espère dans le prochain épisode qu'il va la reconquérir et que leur amour soit le plus fort
Vivement la suite et fin
Merci à vous pour ces superbes histoires qui nous font rêver trembler pour ce couple qui a ouvert la boîte à Pandore
J'aime pas que les histoires finissent mal pour les couples qui s'aiment
Soyez respectueux
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