00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Charline88 La boite de Pandore XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La boite de Pandore — Chapitre 4

35 minutes
1.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

Utilisateur supprimé Ce compte a été fermé. Le pseudo reste affiché pour préserver l'attribution de l'œuvre.

La boite de Pandore

Chapitre 4

Qui perd gagne : 4/4
Les amours partagées sont une évidence et le plaisir retiré en vaut-il la chandelle ?
L’air vif de la nuit prenait le nez et à chaque respiration, un nuage de buée entourait le couple de marcheurs. Ils longeaient la route principale, se dirigeant vers les lumières de la ville, tout au fond, droit devant eux. Pas un seul mot échangé, ils restaient, l’un et l’autre dans leur bulle. Daniel tremblait encore dans sa tête, à l’idée de ce qui aurait pu arriver. Il revoyait ce gars avec des yeux qui lui sortaient des orbites. Une chance que Claude ait pu contenir la fureur de son mari. Ensuite, il n’avait que vaguement perçu les explications qu’elle lui avait apportées. De cette Bon Dieu de soirée, il ne restait qu’une seule chose : elle marchait, à ses côtés, à onze heures du soir, en direction de son hôtel avec lui.
Bon sang ! Qu’elle en voulait à Michel ! Tout ce cinéma pour cela ! Pourquoi lui avoir demandé de faire cette chose s’il n’était pas capable d’assumer ? Si au bout de quelques minutes, il était intervenu, mais non ! Monsieur avait attendu l’extrême limite, à savoir qu’elle ait vraiment envie de faire l’amour pour surgir comme un diable hors de sa boite. Et il pensait peut-être que de cette manière elle allait baiser avec les deux ? Il n’y avait donc que son plaisir qui comptait ? Eh bien ! Il allait s’apercevoir du contraire. Folle d’une rage intérieure, elle était partie avec Daniel. Oh bien sûr que non ! Elle ne coucherait pas non plus avec celui-ci. Il ne lui servait que pour aller chez son amie… Fabienne.
Immédiatement aux abords de l’hôtel de ce Monsieur, elle le planta là, sans regret. Elle songea juste une seconde qu’il n’y était finalement pour rien et elle revint sur ses pas. L’autre, ancré sur le trottoir, ne savait plus ce qui lui arrivait. À sa hauteur, elle lui murmura :
— Merci ! Vous n’y êtes pour rien, et je suis confuse pour ce qui s’est passé.
Dans un élan inconsidéré, elle empoigna l’homme et ses lèvres cherchèrent les siennes. Le baiser échangé avait un gout de rupture définitive, ils ne furent dupes ni l’un ni l’autre. Au moins aurait-il la mémoire d’une fesse chaude et de deux palots de rêve. Mieux que rien après tout. Il saurait se contenter de ces souvenirs-là ! Longtemps encore, il regarda partir cette silhouette qui avait l’air de danser sur la neige. Il en serait quitte pour une bonne branlette… ce serait toujours moins douloureux qu’un pif cassé, ou pire… qui savait ! Le petit point sombre disparaissait dans l’avenue de la Jamagne.
Dans la salle de bain, Claude avait téléphoné à son amie. Bien sûr, elle ne s’était pas étendue sur les causes qui l’amenaient chez Fabienne. Du reste elle n’avait pas posé de question. Une copine était dans le besoin, c’était une raison suffisante pour qu’elle accepte de la recevoir pour la nuit. Une fraction de seconde elle pensa que Michel n’était pas là et que la solitude pesait à la jeune femme. Le couple que formaient Claude et son mari était réputé pour être solide. Alors quand la sonnerie de la porte se mit en branle, elle se précipita pour ouvrir. Son amie sur le pas de la porte lui souriait, donc la situation n’était pas… si désespérée finalement !
Fabienne ! Quarante-quatre printemps, autant d’hivers et celui qui finissait cette année, la revoyait de nouveau solitaire. Elle possédait des serres sur le flanc de la montagne et elle vendait ses produits dans une échoppe minuscule, dans sa ville natale. De tout temps, elle avait éconduit des dizaines de prétendants, ayant une préférence nettement plus marquée pour les jupons. À dire vrai, les pantalons et surtout ce qu’ils contenaient l’indifféraient totalement. Bien entendu elle avait connu des moments difficiles. Il n’était jamais aisé de parler de ces choses-là dans une petite ville de province, qui plus est, puritaine comme Gérardmer. Mais les mentalités commençaient à évoluer… favorablement.
Claude était une des rares amies avec qui elle avait toujours pu ouvertement étaler sa sexualité non conventionnelle, sans que celle-ci prenne parti, pour ou contre. La femme brune était son amie, sa cliente, sa confidente depuis bien des années. Et elle ne jugeait pas. Fabienne avait, question de ne pas parler sans savoir, tenté une expérience avec un homme. Un échec cuisant dont elle gardait encore les stigmates profondément ancrés dans son esprit. Elle se savait née différente, et finalement s’était résolue à assumer pleinement cette divergence. Mais dans la vie quotidienne, pas question aux yeux des autres de vivre avec une femme. Alors tout restait discret, secret, caché. Donc que son amie débarque en pleine nuit sans bagage, sentait la crise conjugale. Elle l’accueillait les bras ouverts.
Elle lui aurait bien aussi ouvert autre chose si Claude avait été réceptive. Mais avec son Michel ils formaient un des couples les mieux assortis qu’elle connaisse. Michel… c’était également le seul homme dont elle arrivait à supporter la présence plus d’une heure. Comme quoi… pour l’instant la brune déposait son manteau d’hiver sur la patère du couloir et elle avait les joues rougies par le gel et le vent. La nuit s’annonçait comme une des plus froides de décembre.
— Alors ma belle… tu te balades en pleine nuit ? Tu t’es dit, Fabienne me manque et je vais aller la surprendre en pleine nuit ! Histoire de voir si elle n’a pas un amant maintenant ?
— Arrête tes bêtises ! Mais non ! C’est juste que Michel et moi, nous nous sommes un peu… embrouillés. Je voulais lui donner une bonne leçon et je n’ai pas réfléchi !
— Ben, tu as eu raison, les amies sont aussi faites pour cela. Enfin je souhaite que ça ne soit pas trop grave entre vous deux !
— Penses-tu ! Juste une querelle, demain tout rentrera dans l’ordre. Il méditera toute la nuit et l’enseignement lui sera sans doute salutaire.
— Comme tu veux ! C’est tes affaires, je ne veux pas m’en mêler.
— Et pourquoi crois-tu que je suis venue chez toi ? Je te connais et savais à l’avance que tu ne poserais pas de question. J’ai besoin d’un lit. Tu dis oui, ou je vais à l’hôtel ?
— Idiote, bien sûr que je te garde pour la nuit, et même plus si tu en as besoin. Un café pour te réchauffer, tu sembles transie de froid.
— Tu n’as pas de lait ? Je préférerais un lait chaud…
— Ça marche ma belle !
Étrange comme les paroles et la mine de Claude se contredisaient. Son amie eut le bon gout de ne pas relever. La brune était à la limite des larmes. Le lait chaud fumait dans les deux bols. Un paquet de « petit beurre » vint agrémenter la boisson. Fabienne d’ordinaire si réservée était exubérante. Elle se lançait dans une diatribe sur les hommes, en femme convaincue de sa bonne foi. Claude songea l’espace d’une seconde que la voix de sa copine avait été sans doute pour beaucoup dans ses choix de vie. Eraillée comme si elle broussait des cigarettes à longueur de journée, elle qui n’avait jamais de près ou de loin tenu une clope de son existence. Les lesbiennes avaient-elles toutes cette allure ?
Les cheveux coupés à la garçonne, elle n’était pas à franchement parler, féminine. Mais il se dégageait de cette femme un indéfinissable charme, une tendance à être plus homme que femme. Claude n’y a avait jamais prêté une attention particulière avant ce soir. Depuis des années qu’elle fréquentait le magasin de son amie, qu’elles se voyaient régulièrement, et autant dans son échoppe qu’ailleurs, elle n’avait absolument pas senti comme en cet instant, cette prestance qui masculinisait Fabienne. Le trouble de la situation y était-il pour une part ? Possible qu’inconsciemment elle se comporte comme si l’arrivante était une proie à draguer ?
Il n’y avait aucune peur, aucune crainte chez Claude. Seulement cette sensation que son amie avait un quelque chose d’inhabituel, d’inaccoutumé. Les sens exacerbés de la brune, son corps sollicité par le slow, son ventre mis en alerte par les mains de Daniel, tout contribuait à lui redonner une espèce d’envie. Un désir que loin d’apaiser, son amie accentuait même terriblement. Pourquoi ? Là était toute la question ! L’autre l’avait elle aussi ressenti ? Peut-être était cela que percevait l’épouse de Michel !
— Tu veux que nous parlions ? Ou tu préfères seulement te coucher ? C’est toi qui décides.
— Nous pouvons encore rester un petit moment… tu faisais quoi avant ma venue ?
— Je lisais ! Je n’ai plus le cœur à le faire.
Une atmosphère bizarre entourait soudain les deux femmes. C’était aussi la première fois que Claude venait seule de nuit chez son amie. L’autre sentait elle qu’elle était désemparée, ou avait-elle une odeur particulière qui, tel un parfum émanerait d’elle ? Assises de part et d’autre de la table de cuisine, les deux filles, les yeux dans les yeux, n’osaient plus broncher. La première qui parlerait briserait sans doute la magie d’un instant fragile. Aussi, aucune d’elles ne prenait ce risque, mais la tension montait d’un cran. Dans ce silence qui s’instaurait entre les deux personnages, un immonde gargouillis fait par un ventre éclata, pareil à une bulle crevant la surface.
Claude sourit. Incapable de savoir si c’était celles de Fabienne ou les siennes d’entrailles qui perturbaient ce tête-à-tête silencieux. Alors ce fut son amie qui écorna la sérénité du moment.
— Tu as faim ? Tu veux que nous préparions une omelette ou un truc de ce genre ? Rapide en tous les cas !
— Non ! Non ! Ça ira comme ça… je suis crevée. Tu as un lit pour moi ?
— Tu sais que ma maison est toute petite, alors couche dans ma chambre. Je dormirai sur le canapé.
— Mais non ! Si on se rejouait nos jeunes années et le bahut, enfin l’internat… tu as bien dû dormir avec au moins une de tes amies, à cette époque ?
L’autre face à elle la fixait avec des billes toutes rondes. La brune soudain se rendit compte de l’énormité de ce qu’elle venait de prononcer. Elle rougit jusqu’à la racine des cheveux. Mais c’était trop tard et Fabienne avait déjà saisi la balle au bond. Sans doute pensait-elle que c’était une invitation en bonne et due forme. Un sourire de carnassier découvrait ses deux rangées de dents d’une blancheur impeccable.
— Tu veux un pyjama ? Une liquette ou une nuisette, parce que ton bagage est plutôt mince…
— Une nuisette si tu veux ! Je peux… emprunter tes toilettes et ta salle de bain ?
— Oui, fais comme chez toi !
Elle reprit son calme, loin des yeux de sa copine ! L’eau coulait sur sa peau et c’était comme si elle en changeait. De l’autre côté de la paroi, il lui sembla entendre comme une sonnerie. La porte s’entrouvrit un peu et Fabienne lui fit un geste en lui montrant le téléphone dont elle obturait d’une main le microphone.
— Ton mari ! Il me demande si tu es chez moi ou si je t’ai vue.
Elle lui fit signe que non, du bout des doigts, et l’autre disparut, mais sans refermer l’huis. Claude se replongea dans sa douche. D’aussi loin qu’elle se souvenait, elle n’avait jamais passé une nuit loin de Michel dans de pareilles conditions. Perdue dans ses pensées elle ne s’aperçut de l’arrivée de son amie que lorsque celle-ci, aussi nue qu’elle entrait dans la petite cabine de verre. Sans lui laisser le temps de réagir, Fabienne s’était emparée d’un gant et frictionnait déjà le dos de la brune. D’abord celle-là ne sut plus quoi faire. Pour finir, ce n’était pas si désagréable, après cette soirée de merde. Elle se laissa faire et la mousse du gel noyait son corps d’un blanc parfumé. La main qui frictionnait son épiderme ne se voulait pas spécialement douce.
Du dos, l’éponge montait vers le cou, pour redescendre le long de sa colonne vertébrale, lui provoquant des picotements sympathiques sur tout le corps. Ensuite la main qui courait sur elle s’aventura sur les fesses, les lustrant plus que de raison. Mais elle restait toujours à la frontière du normal, ne cherchant pas à profiter de l’avantage de la surprise. La main enfin repartit vers le point de départ et de sa voix si personnelle Fabienne lui demanda tout à trac ;
— Bon le côté pile est propre, passons au côté face ! Allez ma belle ! Retourne-toi, regarde-moi.
Si elle marqua un temps d’arrêt avant d’obtempérer, c’était sans doute qu’elle ne s’attendait pas une requête de cet ordre. Mais curieusement, au bout de quelques secondes, elle pivota sur elle-même, offrant une vision magnifique de son anatomie à son amie. La laveuse stoppa son élan pour admirer cette vue de Claude. L’eau ruisselait sur la poitrine et glissait sur le ventre. Les cheveux trempés coulaient. Mais ce qui accrochait le regard de Fabienne, c’était sans nul doute ce triangle de la même couleur que les tifs. Une toison bien entretenue, un appel à l’amour…
Sans se soucier de rien, la main reprit son périple. Par contre cette fois, elle allait plus doucement, caressante plus que lavante. La mousse effacée par la rivière qui couvrait en permanence Claude, l’autre ne pouvait pas détacher ses mirettes de ce ventre pratiquement plat, surmonté d’une paire de seins affriolants. Elle passait et repassait aux mêmes endroits, subjuguée par ces deux collines, au bout desquelles, deux tétons sombres avançaient d’un bon centimètre. Quand enfin le gant, tenu par une main fébrile, s’engagea sous le nombril, la brune n’avait plus envie de la faire partir.
C’était elle, toute seule qui fléchissant sur ses genoux, facilita par-là, la glissade entre ses jambes. Fabienne s’accroupit pour longer les jambes et les mollets, sous toutes les coutures. Elle demanda en tapotant sur le pied à Claude de soulever du sol le premier, pour le nettoyer partout. Le second aima le sort identique que lui réservait la marchande. Alors que la mousse couvrait les deux cuisses, que la main suivait l’intérieur de l’une d’elles le visage de Fabienne s’appuya sur le ventre de son amie. Elle était trempée, mais sa joue s’appliqua à venir tout près de cette toison très propre. La main suivit la joue et la bouche s’ouvrit sur une fente finement ourlée.
L’eau coulait partout du nez de la femme agenouillée à son dos, en passant toujours par les cheveux de Claude. La langue rose avait enfin découvert le sillon fermé que les poils cachaient. La seule chose que fit la brune, fut de presser sur la tête qui s’appropriait les lieux. Elle encourageait sans un mot, sa compagne, l’exhortant sans rien dire, à aller encore plus profondément avec cette petite pointe de limace cochonne. Elle haletait ! L’eau n’était vraiment pour rien dans cette affaire. Quand elles sortirent toutes les deux de la cabine, Claude avait déjà joui une bonne fois. Mais… Fabienne n’en avait pas encore fini avec elle.
— oooOOooo —
La chambre à coucher de Fabienne, un vrai poème à elle seule, marqua l’esprit de Claude. Presque tout l’espace du mur face à la porte d’entrée était mangé par un lit immense. Mais ce qui retint son attention au premier chef c’était quatre longues et hautes colonnes de bois de chêne vernis. Ces piliers relativement fins montaient vers le plafond, entrainant entre eux, sur chaque côté du lit, des rideaux de tulle légers. Il avait ce pieu, des airs de lit à baldaquin d’antan. La propriétaire des lieux poussa la brune, seulement enveloppée d’une serviette, sur la couche d’un autre âge. Elle s’y plongea avec délice, s’enfonçant dans des draps de satin aux couleurs chatoyantes et mordorées.
L’appétit aiguisé par leurs préliminaires aquatiques, Claude avait hâte de faire l’amour. Elle en redemandait et bien sûr, sa complice de l’instant ne donnait pas sa langue au chat, mais plus volontiers à la chatte. Avant de rejoindre la nymphe sur le lit, elle ouvrit un tiroir d’une commode aussi patinée que le reste du mobilier de la chambre. Un sac de jute entre les doigts, elle revint vers son amie. De celui-ci furent extirpés sous les yeux médusés de la femme couchée, toute une ribambelle de sexes factices. Les couleurs autant que les tailles variaient, allant du violet papal, à la couleur chair, sans omettre quelques transparences translucides. Les diamètres des olisbos de toutes sortes, pouvaient pour certains, paraître démesurés. Mais d’autres étaient ridiculement fins, bien que d’une longueur époustouflante.
Les amours saphiques des deux-là n’étaient en rien comparables avec celles qu’avaient déjà vécu la brune. Rien non plus de ces quelques parties à trois ou avec son mari elle avait partagé son corps entre lui et François. Non ! Avec Fabienne ce fut totalement différent et le fait que la complice fut une femme était pour beaucoup dans cet échange particulièrement chaud. Son amie avait des talents cachés, elle savait où toucher pour que Claude soit comblée. Et il existait chez cette femme, en plus de l’expérience, une patience qui touchait au raffinement. Elle utilisait les bons endroits à toucher, où déposer des baisers, elle savait, de quelle réplique de phallus se servir pour tirer le meilleur du corps de son amie.
Les bras en croix, la femme de Michel subissait ces sévices sophistiqués, par une Fabienne comblée de la savoir si malléable et disponible. La belle qui se laissait faire avec seulement des feulements de chatte en chaleur, avait presque oublié ce pour quoi elle était là. La nuit entourait les deux gougnottes dans leurs facéties sans fin. Les soupirs se mélangeaient dans d’étranges bouquets changeants. Puis petit à petit celle qui supportait les caresses si cruellement mielleuses de sa partenaire, se mit à répondre et à rendre câlin pour câlin. De minettes en doigtés, les amours des deux amies tournaient autour de ces godes aux couleurs variées.
Claude apprit à assouvir autant de sa langue que de ses mains, toutes les pulsions que son corps réclamait. Les minutes devenaient de plus en plus longues et Michel perdu au fond d’un reste de souvenir. L’autre était une experte sans aucun doute. Elle trouvait le bon moment, le bon endroit, ne s’étant pas même arrêtée à la taille hors normes du clitoris de la brune. Elle avait happé ce dernier, entrainant sa visiteuse dans des spasmes langoureux, et les cris qu’elle poussait, attestaient de son savoir-faire. Quand Fabienne avait fait du fondement de sa complice un dessert de choix, Claude se pâmait de bonheur.
Puis le plat de résistance était arrivé. Ce fut par l’intromission lente d’une bite de latex d’une taille raisonnable dans la chatte qui coulait que démarra une nouvelle phase de cette séance de broute-gazon. Quand l’objet eut pratiquement disparu en totalité entre les cuisses de la brune, des va-et-vient vigoureux lui rappelèrent que l’on pouvait aussi jouir sans la présence d’un homme. Un brouillard devant les yeux, le cœur battant, la respiration haletante Claude n’en pouvait plus de se tordre sur le lit. Elle ne comprit que quelques instants plus tard que cette manière d’aimer avait d’autres avantages.
En effet, sans se démonter, sa compère d’alcôve avait saisi un second chibre dont son amie ne voyait rien. Ce truc se présenta, à l’orée de l’autre endroit savamment préparé par une Fabienne maitresse du jeu. Le temps de réaliser que le premier était au fond de sa chatte que déjà le second trouvait une ouverture, dans cette cave pourtant relativement peu usitée. Elle ne lâchait plus rien, et alors que Claude soufflait, la tige, d’un diamètre pas très gros, remplissait tout l’espace de ce canal inhabituel. La poussée ne dura qu’une fraction de seconde, elle parut pourtant bien longue à celle dont les fesses s’écartaient. Fine mouche la meneuse de revues, fit une pause anale et remit en mouvement le sexe vaginal.
Quand cette sensation de douleur finit par passer, l’ouragan qui déferlait dans les entrailles de la brune n’avait plus rien pour le stopper. L’orgasme qui lui tétanisait le corps tout entier la secouait tellement, que c’était elle qui ruait de telle façon qu’elle s’empalait de plus en plus, tantôt sur l’olisbos qui habitait son minou, mais aussi en cadence sur celui qui la sodomisait. Son amie trouva enfin le rythme parfait, celui qui entrainait un plaisir ininterrompu parce que les spasmes montaient de partout. Chacun des gestes de Fabienne irradiait partout, sollicitant ses forces pour transporter Claude dans un autre monde. Des milliers d’étoiles devant les yeux verts de l’épouse de Michel l’emmenaient vers une petite mort salvatrice.
Quand elle revint de cet abime, elle se sentait prisonnière. Les muscles de ses bras lui faisaient mal, ceux de ses cuisses également. En tournant la tête, elle put apercevoir des cordelettes qui reliaient chacun de ses membres aux poteaux de bois des quatre coins du lit. Pourtant cette position ne l’inquiéta pas outre mesure. Penchée sur elle, Fabienne, un large sourire aux lèvres lui caressait le front.
— Ouf ! Tu reviens parmi nous ? Tu as fait un beau voyage ? Je commençais à m’inquiéter.
— Humm ! C’était… trop… ! Pourquoi m’as-tu attachée ?
— Tu verras ! Ne sois pas impatiente !
Sur le haut de son visage, deux doigts remontaient une frange de cheveux. Fabienne avec un mouchoir sortit d’on ne sait où, épongeait la légère sueur qui perlait sur le front de son amie. Elle se tourna vers la table de chevet. Elle se redressa une seconde et un bandeau voleta vers les yeux de la femme ligotée sur le plumard.
— Qu’est-ce que tu vas me faire ?
— Chut ! Allons ! Soulève juste un peu ta caboche !
Pourquoi Claude avait-elle obéi ? Elle n’avait pas de réponse à cette interrogation. Son regard désormais voilé, tous les bruits qui lui parvenaient avaient une sonorité inquiétante. L’imagination pouvait aussi faire peur ou frissonner de volupté, selon l’instant. Pour l’heure, elle tendait l’oreille et une sorte d’appréhension la gagnait peu à peu. Une horrible sensation de brulure vint renforcer cette perception. Puis le feu se déplaça sur elle. Elle n’était pas en posture pour se sauver ! Quel que soit le mouvement entrepris par Claude, il ne faisait qu’accentuer cette trouille qui lui nouait l’estomac. L’autre la défigurait, la brulait, lui cuisait la peau, partout où ses mains glissaient. Mais curieusement la douleur se calmait dès son passage terminé, lui laissant une trainée de fraicheur.
Le jeu dura un long moment. Le corps bien à plat de la femme brune se cabrait de plus en plus, au fil de l’avancée de ce supplice inconnu. La main armée désormais aux abords de sa toison se rapprochait rapidement de sa fente. Celle-ci n’avait pas encore séché du traitement infligé par les godes. Et son humidité se mêla à cette impression de brulis. Claude haletait ! Son dos ne touchait plus le drap, ses reins soulevés par cette insoutenable attente. La chose qui lui courait sur l’épiderme allait, elle en était persuadée, lui laisser des traces indélébiles. Et Fabienne de son autre main, lui frictionnait toujours le front et les tempes.
— Calme-toi ! Voyons, laisse-toi aller ! Tu vas voir, tu vas sentir ! N’est-ce pas merveilleux ces sensations de feu et de froid qui se marient sur ton corps ? Laisse-toi glisser vers l’envie, vers le désir. Je ne te veux que du bien, tu vas sentir comme c’est bon ! Tu vas pouvoir crier, hurler tout ton sou.
Claude aurait voulu lui rétorquer que c’était plus simple à dire qu’à faire. Tous ses nerfs étaient à fleur de peau, sous l’effet de ce voyage inimaginable. La pétoche qui lui servait de compagne depuis que ses yeux n’y voyaient plus, résistait aux paroles apaisantes de Fabienne. Mais, sans doute était-ce, ce que désirait sa complice. Elle fit un effort, le visage de Michel flotta soudain derrière ses paupières. Le retour du mari qui calmait, le retour de l’homme sauveteur. Mais son ventre lui, ne l’entendait pas de cette oreille. Il faisait des gargouillements immondes. Mon Dieu que c’était difficile de se retenir. Une larme montait déjà, mouillant son bandeau. Une larme de bonheur, une larme de plaisir…
Ce qui explosa soudain en elle n’avait rien de commun avec ce qu’elle connaissait. Un véritable tsunami qui la secouait de la pointe des orteils à la racine des cheveux. Elle ne pouvait plus rien retenir et elle eut l’impression que son ventre lâchait un geyser, une coulée de mouille qui giclait partout alors qu’elle était en harmonie totale avec sa tête. Son esprit et son ventre à l’unisson, réagissant ensemble, au même moment. Elle jouissait autant avec son esprit qu’avec son corps et d’aussi loin qu’elle tentait de se souvenir, jamais pareille chose ne lui était arrivée. Fabienne était une vraie lesbienne qui lui offrait un plaisir bien particulier…
— oooOOooo —
Le réveil fut plutôt difficile. Il semblait à Claude que son corps était passé sous un train. Tous ses muscles la faisaient souffrir. Elle eut encore droit à un massage de la part de son amie et désormais amante. Mais les huiles essentielles et les mains de son hôtesse la remirent vite d’aplomb. Il neigeait depuis l’aube et la température devenait hivernale pour de bon. Après de rapides ablutions, la jolie brune reprit le chemin de son chalet. C’était maintenant l’heure des explications, elle n’y couperait pas. Le chemin qui à l’aller avait été d’une simplicité enfantine devenait un bourbier neigeux. Les services ruraux avaient d’autres chats à fouetter et le déneigement de cette voie piétonne se ferait en dernier. Difficile dans ces conditions de rentrer rapidement.
Elle échafaudait une explication, une histoire plausible à raconter, s’attendant à un feu roulant de question. Mais rien ! Michel trop heureux de la voir rentrer, ne fit aucun commentaire, ne chercha pas à savoir quoi que ce soit. À peine la porte refermée, il serra son épouse contre lui et les yeux brillants de larmes il balbutia des paroles que Claude interpréta plus qu’elle ne les comprit.
— Tu… tu m’as manqué ! Je me suis fait un sang d’encre !
La brune ne répondit pas, se contentant de se lover contre cette poitrine qui lui paraissait toujours aussi solide. Alors lorsqu’il pivota sa tête, que sa bouche vint à la rencontre de la sienne, elle laissa faire. Par contre, pour la main qui déjà folâtrait avec ses fesses, elle la saisit par le poignet et dès les lèvres désolidarisées, elle lui fit comprendre que c’était non.
— Je n’ai pas envie de cela, Michel ! Je te rappelle que je suis encore un peu fâchée contre toi. Tu demandes et quand je t’obéis, tu déboules vers moi, me faisant penser que j’étais finalement une pute. Je savais que ça ne pouvait que tourner au vinaigre cette histoire. Pourtant tu m’avais juré les grands Dieux que tu ne me considérerais jamais comme… une poule !
— Pardon ! Mais je te jure ! Te voir avec un autre, comprendre que… qu’il allait te faire l’amour… non, c’était plus fort que moi ! Impossible de vous… de le laisser aller plus avant.
— C’est pourtant c’est que tu réclamais depuis des jours et des jours…
— Je sais, oui ! Mais… tout le monde peut se tromper… Je ne voulais pas que tu… l’aimes… tout seul !
— Ne recommence plus jamais, et surtout, ne me réclame plus rien ! Plus jamais ! Tu entends, pas plus avec ton ami qu’avec qui que ce soit. C’est fini…
— Mais…
— Il n’y a pas de mais ! Et là ! C’est moi qui prends cette décision. Plus jamais… tu saisis ?
Le ton employé ne pouvait que signifier qu’elle était sûre d’elle. Il baissa les yeux, ne répliqua pas. Il savait qu’elle était têtue, du reste, tous les Vosgiens étaient des têtes de pioche. La situation suffisamment confuse ne devait absolument pas être plus dégradée. L’érection qui déformait son pantalon s’évanouit aussi vite qu’elle était arrivée. Il cherchait maintenant comment rattraper le coup sans trop entrevoir de solution immédiate. Il saurait faire preuve de patience pour lui faire l’amour dans la journée. Elle aimait cela autant que lui et il suffisait de garder espoir.
Le reste de la matinée se passa dans la maison ! La neige s’amoncelait rendant le paysage d’une blancheur immaculée. Le lac recouvert d’une couche épaisse qui recouvrait la glace, il devenait difficile de savoir où étaient ses limites. Michel pour ne pas penser, sortit pour passer la turbine à neige. Cette affaire lui prit une grande partie de la matinée. Claude elle, de temps à autre venait reluquer à la porte-fenêtre, s’assurant que tout allait bien. À midi, l’homme rentra pour le déjeuner.
— Michel ton portable n’a pas arrêté de biper ! Tu as un message sans doute !
— Ah ? Je vais voir de quoi il s’agit. Tiens, c’est François qui s’inquiète de nous savoir sous la neige… il demande s’il peut passer prendre un café en soirée !
— Un café ? Vous me prenez pour une conne tous les deux ou quoi ? Il vient pour me baiser avec ton accord sans doute !
— Mais… non ! Qu’est-ce que tu imagines ?
— Je vois clair dans votre jeu mes cocos, mais ce sera non ! Il peut venir boire le café s’il veut, mais plus question de me tripoter, avec ou sans toi ! Compris ?
— … ! Arrête ! C’est idiot ce que tu dis ! Il veut juste venir passer un moment.
— Écoute-moi bien Michel ! Je n’ai pas l’intention de me répéter cinquante fois. C’est mon corps, mon cul et j’en fais ce que je veux. Il ne me touchera plus JAMAIS…
Les yeux de Claude lançaient des éclairs et Michel sut à ce moment-là qu’elle était vraiment fâchée, très fâchée même. Il n’insista pas, mais elle le vit faire courir ses doigts sur le petit clavier de son smartphone. Il devait répondre à son copain. Quoi ? Elle s’en fichait éperdument, mais au moins elle avait clarifié une situation qui devenait par trop gênante. Pas question de passer pour la pute de service ou bien faire ménage à trois. Elle aimait le sexe indéniablement et le reconnaissait volontiers, mais ce ne serait jamais à son mari de choisir ses amants, si elle en voulait. Le moment du repas se trouva être de nouveau, un instant tendu.
À l’issue de celui-ci, Michel partit pour le salon. Dans cet endroit, la cheminée tournait en permanence, gardant cette pièce dans une chaleur agréable. Il voulut lire un peu, puis finit par s’endormir. Dans sa cuisine son épouse allait et venait, libérant sa colère dans un ménage qui n’avait pas lieu d’être. Il lui fallait s’occuper l’esprit. Elle vint remettre du bois dans l’âtre et il ne s’éveilla même pas. En le regardant, étendu sur son canapé, roupillant du sommeil du juste, elle eut soudain un sourire. Il était calme, paisible et son visage détendu le rendait… beau. Une larmichette vint se fondre dans les cils de la belle.
Elle entendit le moteur de la voiture sur la route et sut de suite que c’était François. Pour qu’il ne sonne pas, et n’éveille pas Michel, elle s’empressa d’ouvrir le portail. Il neigeait toujours et l’homme vint vers le chalet à pied. Son véhicule était garé sur la place que Michel gardait toujours disponible pour des jours comme celui-ci. Elle le fit entrer et il se déchaussa ! Déjà des habitudes, songea la brune en le voyant faire ! Puis se redressant, l’arrivant lui sourit !
— Comment vas-tu ? Et Michel ? Il n’est pas là ?
— Si… il fait une sieste !
Elle avait dit cela en mettant un doigt sur ses lèvres, pour lui signifier de ne pas parler trop haut. Alors qu’elle s’effaçait pour le laisser entrer, il se retourna brusquement et la serra dans ses bras. Sans qu’elle l’ait vraiment voulu, l’autre avait avancé sa bouche vers la sienne et visiblement il attendait un retour de cette pelle qu’il espérait. Mais il se heurta au refus franc et net de l’hôtesse. Claude ne le fixa pas, se contentant de s’écarter vivement de lui. Pourquoi insister dans ces conditions ? Il n’avait rien d’un violeur et elle était la femme de son ami. Il ne persevera donc absolument pas. La brune, sans dire un mot, lui en fut presque reconnaissante.
— Tu veux un café ? C’est bien pour cela que tu es venu ? Je me trompe ?
— … !
François suivait des yeux la femme, qui fébrilement, remplissait deux tasses d’un café odorant. Elle en poussa une vers lui et s’installa assez loin, au bout de la table. Il savait qu’elle avait quelque chose qui n’allait pas ! Une engueulade avec son mari, une réaction à ces quelques fois où… ?
Merde ! Il en avait mal aux tripes. Elle n’osait pas le regarder en face, il en déduisit que c’était après lui qu’elle en avait.
— Tu as un souci avec moi ? J’ai fait quelque chose de mal ?
— Non ! Tu demanderas à ton copain quand il se réveillera. Monsieur veut des choses et n’est pas capable de les assumer. Alors personne ne me prendra pour une pute. C’est clair ?
— Oui ! Mais il n’a jamais été question de cela. Je te respecte Claude, autant que je respecte Michel ! Tu es une très belle femme et j’ai toujours rêvé d’en trouver une comme toi. Malheureusement pour moi… Michel était passé avant moi. Il te traite de « pute » ? À cause de moi ?
— Non ! non ce serait trop long à expliquer, tu lui demanderas… s’il veut te raconter…
L’homme au bout de la table venait d’apercevoir une petite perle couler sur la joue de la maitresse de maison. L’envie de la consoler se fit soudain violente et péremptoire. Il reposa sa tasse pour, sans réfléchir, se lever et venir de ses bras, entourer les épaules de Claude. Instinctivement elle se cala contre cette poitrine alors qu’une de sorte de gros sanglot ou un énorme soupir montait de sa gorge. Les grandes eaux n’étaient pas très loin. Elle ne dut son salut qu’à ce geste amical… pour ne pas dire amoureux. Les mains de l’homme caressaient son front, lissaient ses joues. Elle se sentit mieux.
Pourquoi cette fois-ci ses lèvres s’ouvrirent elles alors qu’une pointe de langue envahissait sa bouche ? Les femmes seraient toujours trop difficiles à saisir pour un François fou de bonheur. Il embrassait avec volupté la femme de son pote, sans remords non plus. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, elle, non seulement répondait avec une farouche détermination, mais de surcroit elle en voulait de plus en plus. Elle le cramponnait comme s’il se fut agi de Michel. Pourquoi, ce type devenait-il une planche de salut pour elle ? Grand mystère de l’inconscient féminin.
Bien sûr sous l’effet de ces baisers langoureux, il était des parties du corps, aussi bien féminines que masculines qui se prenaient aux jeux. Il banda d’un coup ! Elle mouillait depuis quelques minutes. Du visage, les doigts avaient déjà migré vers des contrées moins visibles. Il avait simplement remonté le bas de la robe et la culotte qui cachait le sexe de Claude se trouvait poussée sur le côté. Elle ne sut pas quel doigt la pénétrait, mais celui qui entra était le bienvenu. Les mouvements d’avant en arrière que le reste de la main entreprit, faisait une sorte de clapotis tant elle était humide. François était aux anges !
La mouille coulait littéralement de la chatte de la femme de son ami. Un long filet lui courrait sur l’intérieur des cuisses. Une autre partie avait humecté le tissu de son slip. François attrapa délicatement le bras de la femme et elle ne fit aucune difficulté pour se relever. Il l’a colla contre le tablier de la table de chêne. Et la robe se souleva sur les hanches de la belle. À aucun moment il ne chercha à retirer le triangle de chiffon trempé. Elle n’entendit que le bruit du zip qui ouvrait sa braguette. Pliée en deux, les jambes légèrement fléchies, elle se sentit soudain complètement remplie. Il avançait son bassin et sa bite venait buter au fond de son vagin.
Puis en la maintenant par les hanches il se mit en devoir de la pistonner sans aucune retenue. Elle gémissait, et sa tête frottait contre la nappe. Elle ruait, avançait et se tenait à la table, et sa respiration était de plus en plus saccadée. Elle criait maintenant de plus en plus fort, se moquant totalement de réveiller Michel, toujours à sa sieste. L’autre la baisait bien, la baisait comme elle le voulait, finalement. Mais à ce rythme-là, François sentit bien vite sa semence monter vers le haut de sa tige. Il éjaculait en elle quand elle releva la caboche.
Michel, dans l’encadrement de la porte, avait des yeux qui lui sortaient des orbites. Elle le fixa profondément, elle soutint son regard et c’est lui qui baissa les paupières le premier. Elle semblait lui dire, juste avec les mirettes…
— Tu es satisfait ? Tu as fait de moi une salope et maintenant tu n’as plus le monopole, le droit de cuissage exclusif. À trop tenter le diable, il arrive que l’on se brule…
Pourtant aucun son ne sortait des lèvres soudées de son épouse. Michel avait mal aux tripes, mais sa queue était aussi raide qu’un piquet. Il approcha des deux amants. Sans rien dire, François lui aussi suivait l’évolution de son ami. Il se laissait aller à ce petit bonheur tout simple d’attendre que la nature reprenne ses droits. Son vit encore gorgé de sang restait bien profondément installé dans ce ventre accueillant. Il n’avait aucun scrupule à patienter, pour que la mollesse de son engin l’éjecte de son antre. Claude comme pour narguer son mari, se releva à demi.
Elle pivota sa frimousse vers celle de celui qui l’avait fait si bien jouir ! Ils se roulèrent une pelle sous les yeux de Michel. Il approchait lentement comme espérant qu’elle lui donnerait aussi du plaisir, qu’elle le soulagerait de son incroyable tension.
— Monsieur est content ? Il voit sa femme se faire mettre par un autre ? C’est bien ce que tu voulais mon chéri, n’est-ce pas ?
— … ! Claude… je…
— Non, Michel boucle là ! Tu veux, tu ne veux pas ! Sans jamais te soucier de ce que MOI, je veux ! Et bien tu sais maintenant ! Non ! Vous savez tous les deux… quand je trouverai un mec qui me plaira, je n’hésiterai pas ! Après tout, c’était bien cela que tu attendais de moi, mon bon Michel !
La petite chose qui s’évadait de sa chatte, laissant derrière elle une trainée laiteuse, partait elle parce que son propriétaire ne pouvait plus la tenir en état de bandaison ? Ou bien était-ce par la peur de ce qui allait se passer maintenant entre les deux mâles, que la quéquette redevenait… normale ? À cet instant-là, Claude s’en fichait éperdument ! Elle savourait cette victoire. Sur sa propre tête d’abord, sur Michel et ses demandes insensées ensuite. La vie continuerait sans doute, tout comme avant. Mais au fond de son esprit, elle, à quarante-cinq ans, voyait soudain les choses d’une manière tellement différente…
La boite de Pandore ne se refermerait plus… plus jamais !
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Une suite est prévue prochainement. Restez à l'affût !

Commentaires ()

Passer les 5 commentaires
Photo de profil de Alexhelderic
Alexhelderic
12 juillet 2024 à 20:32
Bir une histoire bien trop longue ou tout le minde tourne en rond …. le mari qui veut etre cocu mais pas vraiment puis une epouse qui passe de femme prude a nympho …. navrant dans le fond et seul l’écriture evite de couler pleinement cette histoire
Soyez respectueux
Répondre
arsenne
6 février 2016 à 14:30
Je viens de terminer cette histoire. Cette jolie brune qu'on estime s'est libérée certes mais qui justifie à priori ses futures infidélités. Pas très moral non ? Son mari ne l'a jamais trompée non ?
A
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
5 février 2016 à 21:03
J'aime beaucoup !
Enfin une histoire "féministe" ! Où le fantasme n'est pas que celui de Monsieur... il y a parfois un prix à payer.

Cette histoire explique mieux qu'un long débat les "risques" du candaulisme. Enfin, chacun fait ce qu'il veut, moi ce que j'en dis... :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de aime28
aime28
5 février 2016 à 19:45
bonjour
j'ais suivie vos récit depuis le début.
Très belle fin.
Moi qui aime les fins heureuse.C'est en fait l'émancipation du plaisir d'un femme mariée.
Qui devient maitre de son désir.
Tut en gardant son mari chérie, qui prend une joie et douce leçon.

merci encore pour votre superbe récit.
la fable de cette série c'est l'émancipation sexuelle d'une femme mariée par rapport à son mari.

Merci encore pour cette série.

A bientôt j'espère pour d'autres récits.
Amicalement.
Soyez respectueux
Répondre
arsenne
5 février 2016 à 15:46
Un vrai chef d'œuvre. Madame (?) vous écrivez merveilleusement. ma préférence va au chapitre 1. Je suis au milieu du chapitre 3 dans ma lecture. Merci, votre sensibilité ne peut que trouver l'inspiration dans votre vécu.
Arsène
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Anthynéa À l'ombre de ses ailes XSTORY
À l'ombre de ses ailes
Chapitre 1
Par Anthynéa
95
4
7.8k
Hétéro
✦ Anthynéa À l'ombre de ses ailes XSTORY
À l'ombre de ses ailes
Chapitre 2
Par Anthynéa
40
1
3.3k
Hétéro
✦ Anthynéa Non ! Rien de rien ! XSTORY
Non ! Rien de rien !
Chapitre unique
Par Anthynéa
61
12
44.6k
Bi
✦ Anthynéa Maureen XSTORY
Maureen
Chapitre 1
Par Anthynéa
122
6
8.9k
Hétéro
✦ Anthynéa À l'ombre de ses ailes XSTORY
À l'ombre de ses ailes
Chapitre 3
Par Anthynéa
14
1
2.9k
Hétéro
✦ Anthynéa Claire et nous XSTORY
Claire et nous
Chapitre unique
Par Anthynéa
52
3
23.7k
Bi
✦ Anthynéa Maureen XSTORY
Maureen
Chapitre 3
Par Anthynéa
73
3
3.7k
Hétéro
✦ Charline88 Mon enfer XSTORY
Mon enfer
Chapitre 4
Par
66
6
1.4k
Hétéro
✦ Jane Does Hermaphrodite XSTORY
Hermaphrodite
Chapitre unique
Par Jane Does
232
9
9.2k
Hétéro
✦ Anthynéa À l'ombre de ses ailes XSTORY
À l'ombre de ses ailes
Chapitre 5
Par Anthynéa
45
1
2.5k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio