Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vieux con fort et bagatelle — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Vieux con fort et bagatelle
Chapitre 1
Quelle galère de s’acheter à bouffer quand on est étudiant.
Putain, mes vieux ont encore rogné sur mon chèque, ce mois-ci ! Soit disant qu’ils ont de plus en plus de mal à rembourser les mensualités de leur maison. Moi je veux bien.
N’empêche. Je bouffe au restau U tous les soirs et c’est de plus en plus dégueulasse. Les cuistots doivent avoir eux aussi du mal à payer leurs factures.
Moralité : la choucroute elle a de plus en plus de mal à passer. La choucroute t’en manges à midi, à six heures t’en manges encore !
Putain, mes vieux ont encore rogné sur mon chèque, ce mois-ci ! Soit disant qu’ils ont de plus en plus de mal à rembourser les mensualités de leur maison. Moi je veux bien.
N’empêche. Je bouffe au restau U tous les soirs et c’est de plus en plus dégueulasse. Les cuistots doivent avoir eux aussi du mal à payer leurs factures.
Moralité : la choucroute elle a de plus en plus de mal à passer. La choucroute t’en manges à midi, à six heures t’en manges encore !
J’essaie un peu de varier. Je me paie quand même le luxe de quelques extras : je vais à la superette qui est au coin de ma rue – du moins au début de mois, quand mes reums n’ont pas oublié de me filer mon chècos – et je m’achète des boîtes de pâtes ; ça me permet d’éviter de me farcir de temps en temps les tronches de cassos des habitués du soir du restau U.
Et puis, quand même, pour bûcher (et surtout bachoter à quinze jours des exams) il me faut un peu de carburant. Moi je méfu pas du shit, je ne paie pas de clopes (heureusement encore, ça me coûterait une blinde… je vois ce que les potes claquent là-dedans.)
Je ne consomme pas non plus ces conneries de boissons énergisantes (le café c’est moins cher…)
Alors je peux quand même m’offrir une de ces conneries sucrées que j’adore, mais dont j’essaie de ne pas abuser.
Je ne consomme pas non plus ces conneries de boissons énergisantes (le café c’est moins cher…)
Alors je peux quand même m’offrir une de ces conneries sucrées que j’adore, mais dont j’essaie de ne pas abuser.
Bon, c’est vrai, j’ai pas à craindre pour ma ligne. Je suis fier de mon 38. Je revois encore la tronche de cake du vendeur gay la dernière fois que j’ai acheté un fute en boutique :
« Oh mais c’est vrai, ma parole, vous faites du 38, ça alors, j’en reviens pas ! » s’était-il écrié avec une voix de séraphin, de folle perdue, comme disait mon oncle – ils sont vraiment homophobes dans cette génération.
Moi je m’en fous : je me suis juste dit : « toi, mon pote, tu peux toujours mater mon cul, je ne le prête qu’aux filles… » du moins quand elles daigneront s’y intéresser. Qu’est-ce qu’elles sont coincées et bourges dans cette ville de merde !
Moi je m’en fous : je me suis juste dit : « toi, mon pote, tu peux toujours mater mon cul, je ne le prête qu’aux filles… » du moins quand elles daigneront s’y intéresser. Qu’est-ce qu’elles sont coincées et bourges dans cette ville de merde !
Pourtant, je suis assez content aussi de ma chevelure, toute bouclée ; elle faisait l’admiration des mères de mes copains. C’est dommage, elles étaient maquées. Et puis elles ne m’ont jamais permis de flairer le moindre espoir de début de piste d’un plan cul.
Donc, je rentre dans cette supérette low-cost. Avec les quelques dollars que j’ai pris. Une enveloppe budgétaire. Comme ça, pas de risque de se faire tenter et de dépenser des thunes pour des achats que je regretterai.
Je choisis les quelques « box » de pâtes à la con. Pas plus de 2 balles pièce, c’est la règle que je me fixe.
Faut pas déconner. Quand tu vois la quantité qu’ils mettent dedans. Pour ce prix je pourrais me payer un kilo de pâtes crues, je suis pas une bille, je sais bien. Mais c’est tellement pratique, tellement rapide. Et je sais pas ce qu’ils mettent comme fromage, mais j’adore. Ce goût de fondu, de liquide… ça sent la petite fille qui se néglige. Du « râpé italien » comme ils disent chez Pasta Pesto, cette chaîne de merde hors de prix.
Vaut mieux pas regarder la composition. Protéines de lait, ferments lactiques, enzymes… Je préfère pas savoir ce que c’est. Du dégueuilis de vache morte disent certains. Bon, passons…
Faut pas déconner. Quand tu vois la quantité qu’ils mettent dedans. Pour ce prix je pourrais me payer un kilo de pâtes crues, je suis pas une bille, je sais bien. Mais c’est tellement pratique, tellement rapide. Et je sais pas ce qu’ils mettent comme fromage, mais j’adore. Ce goût de fondu, de liquide… ça sent la petite fille qui se néglige. Du « râpé italien » comme ils disent chez Pasta Pesto, cette chaîne de merde hors de prix.
Vaut mieux pas regarder la composition. Protéines de lait, ferments lactiques, enzymes… Je préfère pas savoir ce que c’est. Du dégueuilis de vache morte disent certains. Bon, passons…
Allez. Le rayon des confiseries, je prends et je me casse. Enfin, je passe à la caisse avant bien-sûr. Je cours vite mais le grand Black près de la porte aussi. Et je veux revenir ici une prochaine fois, j’en ai besoin, j’habite le quartier. Et je tiens à mes dents.
Les biscuits, les sucreries… merde ils sont où les Kindi Bono. Ah, là ! Bah, dis-donc, il n’en reste plus qu’un, la veine ! Je passais ½ heure plus tard et si ça se trouve…
Les biscuits, les sucreries… merde ils sont où les Kindi Bono. Ah, là ! Bah, dis-donc, il n’en reste plus qu’un, la veine ! Je passais ½ heure plus tard et si ça se trouve…
Une voix derrière moi :
« - Ah mon petit, est-ce vous pourriez m’attraper le paquet qui est là-bas ? C’est au cas où j’aurai une petite faim, vous savez.
— Oui bien-sûr Madame. » je réponds. « Celui-ci ?
— Non.
— Celui-là ?
— Non, non.
— Ah bah non, celui-là ? »
— Non, non.
— C’est ça ? »
— Oui bien-sûr Madame. » je réponds. « Celui-ci ?
— Non.
— Celui-là ?
— Non, non.
— Ah bah non, celui-là ? »
— Non, non.
— C’est ça ? »
Je galère, je tends le bras :
« - Madame, c’est celui-là ?
— Excusez-moi, je vois pas très bien de loin. »
— Excusez-moi, je vois pas très bien de loin. »
La vieille bique elle est déjà à la caisse. Elle se fout de ma gueule, ou quoi ? Je baisse les yeux sur mon étagère. Ah la vieille salope, elle m’a carotté mon Kindi Bono !!!
Non mais c’est dingue ! Elle voit pas bien de loin, mais alors de près, ça à l’air d’aller.
Mais putain, c’est quoi ces vieilles qui enlèvent les chocolats de la bouche des jeunes cons comme moi ?!
Mais putain, c’est quoi ces vieilles qui enlèvent les chocolats de la bouche des jeunes cons comme moi ?!
Elle est bien gentille, elle est bien mignonne avec ses lunettes de super-mamie, et ses cheveux blancs bouclés à la Mamie Nova (même si elle a la ligne), mais faut pas déconner, merde !
Quand j’ai pas ma dose de sucre, je deviens méchant, moi !
Quand j’ai pas ma dose de sucre, je deviens méchant, moi !
Attends, la vioque, tu vas voir, t’en veux des sucreries, tu vas en avoir ! Tu vas me le bouffer, mon Kindi Bono, et comme tu vois bien de près, je te garantis que tu vas le voir de près !
Je laisse tomber pour les sucreries aujourd’hui. Je passe à la caisse, paie mes nouilles dans leur boîte en carton, et je sors. La vieille chouette, elle peut pas déjà être bien loin.
Tiens la v’là qui trottine là-bas, sur ses talons courts, ses godasses de vieille, avec son petit panier, son chemisier et son gilet, et ses lunettes toutes rondes sur le bout de son nez qui lui donne un air d’une institutrice à la retraite.
Tiens la v’là qui trottine là-bas, sur ses talons courts, ses godasses de vieille, avec son petit panier, son chemisier et son gilet, et ses lunettes toutes rondes sur le bout de son nez qui lui donne un air d’une institutrice à la retraite.
Je hâte le pas, je fais 50 mètres et je la rattrape. Je lui attrape le bras, elle est surprise. Mais bon, elle me reconnaît et me sourit. Ah la garce, elle se fout de moi !
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Commentaires ()
Dans un autre registre, pourquoi publier? Pour être lu par les seuls auteurs? Les lecteurs ont le droit de critiquer tout comme les auteurs disposent de celui de publier. Dès qu'une mauvaise critique est formulée, c'est aussitôt la polémique.
Nous avons assez de super-auteur sur le site, on manque plutôt de super-lecteur. Si en plus on leur tire dessus à boulets rouges à la moindre critique négative, qu'est -ce qui va rester de tout ça?
À la lumière de ceci, peut-être que tu peux avoir une autre opinion. Essaye un petit texte et tu l'introduis non comme blogue, mais comme une histoire authentique.
Sans faire au moins un essai, tes critiques sont nulles, car tu écris sur des choses que tu ne connais pas.
Exemple: tu fais un texte sur word ou write, il semble correct avec les retours de ligne au bon endroit. Tu fais un copier-coller et tes traits de dialogue ont disparu, tes fins de phrase aberrantes. Tu corriges en supprimant de nombreux retours de ligne et en ajoutant les traits de dialogue, tu postes et le résultat n'est pas ce que tu attends, sans espoir de correction.
Autre possibilité, tu le sauves en PDF, les traits de dialogue sont conservés, mais les largeurs pas, tu changes tes alignements, dans la partie édition c'est bon et sur le site c'est mauvais.
Cela ne te plait pas, il faut envoyer un mail pour détruire ce que tu as écrit et recommencer. Il n'y a aucune visualisation du texte final.
C'est clair que si tu t'amuses à faire des remarques, pas en connaissance de cause et que tu persistes, il est naturel que d'une part on te le fasse remarquer que tu ne sais pas de quoi tu parles, vu que tu n'as jamais passé par la case publication. Il n'y a rien d'étrange à cela. Comme je te l'ai déjà écrit, tu ressembles à ce manager qui voulait jouer au chef d'orchestre symphonique économique.
Ce qui ne veut pas dire que tes remarques sont tout à fait impertinentes, mais elles seraient plus fondées si il y avait au moins une expérience derrière et cela t'éviterait de dire des bêtises.
Appat écrit bien, fait peu de fautes d'orthographe. juste :
J'avoue que dans l'ensemble j'ai eu un peu se sentiment de redondance dans le descriptif C'est une faute de frappe ou si tu voulais mettre ce ? du genre sa fait mal à la place de ça fait mal.
ni le contenu définitif ni les fantasmes une petite virgule me semble manquer, toi qui veut être parfait.
ça fait parti Il est parti où ? ou si tu voulais écrire ça fait partie
le fait que le personnage me paraisse surjoué dans le vocabulaire de sa psycho n'aide pas je pense. mais : dans le vocabulaire de sa psycho est enchâssé, il peut se mettre ailleurs dans la phrase, il serait souhaitable de l'encadrer de virgules.
D'habitude, je n'aime pas corriger les autres textes, mais quand je vois un puriste qui n'a jamais rien publié et qui critique en faisant lui-même des fautes, en principe, j'aime bien, par esprit pédagogique, lui les mettre sous les yeux.
Ce brave critique me fait penser à ce manager qui conseillait au chef d'orchestre symphonique de remplacer les violons par des amplis.
Euh non... je ne fonctionne pas comme ça. Surtout que justement, il y a très peu de dialogue dans cette partie-là (il y en aura un peu + dans la suivante.) J'utilise le dialogue quand j'estime qu'il est utile. Je n'aime pas les histoires genre "chats" où il n'y a que des dialogues, je trouve que l'équilibre entre les deux est important.
Justement, tu devrais... Moi je fais ça aussi en tant que validateur, mais comment peut-on estimer la qualité "littéraire" d'un texte si on ne le lit pas en entier ? Bon, il ne faut pas se prendre la tête avec la qualité de ces textes ; ce ne sont que des histoires de Q qui se veulent juste être plaisants à lire.
Je serai plus exigeant avec ce que j'écris le jour où je serai capable d'essayer d'écrire autre chose, et j'attacherai beaucoup d'importance à ce moment-là aux critiques, si j'ai la chance d'en avoir.
Moi j'aime bien utiliser la ponctuation et j'essaie de la "doser". Je relirai mais je n'ai pas l'impression d'utiliser beaucoup de points d'exclamation. Des points de suspension, oui, ça je sais, mais j'essaie d'en utiliser moins.
J'ai eu l'impression que, bien qu'il parodie celui de la pub, le dialogue était prétexte à combler le nombre de mots requis par la charte pour un chapitre de série. J'avoue que dans l'ensemble j'ai eu un peu se sentiment de redondance dans le descriptif, le fait que le personnage me paraisse surjoué dans le vocabulaire de sa psycho n'aide pas je pense.
Le fond de tes histoires je ne le connais pas spécialement, je n'ai jamais lu une histoire entière sur ce site. je viens juger le style. Le vocabulaire, l'orthographe et l'ordre des mots, des phrases, la rythmique et le graphisme général (hélas compliqué sur le site). Je ne juge ni les histoires, ni le contenu définitif ni les fantasmes, seulement l'art de choisir les mots dans une nouvelle littéraire. Si je peux me permettre tu devrais alléger les points d'exclamation, ça fait parti des redondances que j'ai relevées. Je pense que la plupart des mots que tu emploies dans cette partie se suffisent à eux-mêmes pour souligner l'exclamation.
@ yug0lit0 : je me suis bien amusé en l'écrivant, j'avoue... (et j'ai dû re-regarder plusieurs fois la pub sur internet, pour la véracité...)
@ Appat : je ne comprends pas bien ce que tu veux dire avec le dialogue : dans cette partie il y a peu de dialogue, et c'est strictement celui de la pub.
Pour ces histoires courtes, j'avoue que je les publie en 2 ou 3 parties car je ne veux pas déballer toute mon histoire d'un coup (et je pense que je peux me permettre car elle fait en tout 12 pages word et plus de 6000 mots...)
Pour le fond et mes histoires, je me rends bien compte que je commence à me répéter un peu avec mes histoires. Mais, ce sont surtout des histoires écrites autour de fantasmes, et pour moi, chaque femme différente est un fantasme ;) ; après, j'ai bien conscience que pour le lecteur ça peut être un peu répétitif.
Mais c'est de l'histoire érotique, et mes fantasmes sont toujours dans le même registre.
Néanmoins, je veux juste faire remarquer que dans ma série "Réconfort & vieilles dentelles" si le héros est toubib, il n'y a pour le moment qu'une seule histoire (+ une en cours d'écriture, je l'avoue) qui y fait référence.
Enfin, oui, j'ai bien eu conscience que le langage de l'étudiant n'était pas cohérent : il mélange du vocabulaire d'étudiant de mon époque (une trentaine d'année) et de celui de notre époque (relativement peu), de même que les thèmes, ce qui pourrait faire que c'est preque anachronique...
Bon, je n'ai pas eu d'autre ambition de m'amuser, et j'ai laissé la vraisemblance un peu au vestiaire... On dira que c'est une histoire "hors du temps"... ;)
D'autre part, il est nettement plus intéressant d'offrir des narrateurs différents de l'habituel médecin aux aventures devenues prévisibles mais il faut faire très attention à ne pas surjouer le personnage sous prétexte de composition. Exemple, un étudiant de 2016 ne traitera certainement jamais une personne âgée de de "vieille bique". En l'état, ton personnage est involontairement trop caricatural pour m'apparaitre crédible.
J'attend de voir la suite car là c'est juste pour poser le décors.