Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques immortelles — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques immortelles
Chapitre 10
Crise d'évolution – 2eme partie
Gaïa… D'où sort cette femme ? Dans mes souvenirs, Gaïa est la mère de Chronos, et grand-mère de Zeus… Je n'en suis plus à une surprise prés, mais là c'est le bouquet ! Et si cette femme est « la » Gaïa de la mythologie, c'est une déesse de très haut niveau, au moins égale à celle des fondateurs.
Mais quelque chose ne colle pas. Je ressens son énergie, et elle est bien plus faible que ce qu'on pourrait penser ! A peine celle d'un immortel du premier cercle. Ce n'est pas celle des origines…
— Je suis où vous dites ?
— Au jardin d'Éden, reprend-elle toujours souriante.
— Une minute s'il vous plaît…
— Au jardin d'Éden, reprend-elle toujours souriante.
— Une minute s'il vous plaît…
Dans la seconde, je me transforme en aigle. Dans la suivante, je prend mon essor et dépasse rapidement la cime des arbres. Je découvre alors un paysage incroyable. D'un coté, noyée dans la brume, la mer de Bali d'où je viens. Mais de tous les autres, une terre couverte de forêts à l'infini s'étend à perte de vue. C'est impossible ! Cette île est à minima aussi étendue que Bali alors qu'elle n'existe pas !
Je reviens me poser à coté de… Gaïa et reprend forme humaine. Je renoue le paréo autour de mes reins. Il fait bien assez chaud et humide comme çà. OK, j'ai les seins à l'air, mais on est entre femmes, et puis… je m'en fiche complètement. Gaïa continue à me sourire calmement. Seules les nymphes me regardent avec curiosité.
— Cette île n'existe sur aucune carte. Comment est-ce possible ?
— Tu as été professeur au début de ta vie. Tu peux donc concevoir ce que je vais t'apprendre. Éden, cette île, se trouve dans un repli de l'espace-temps et ne peut être atteinte que par une brèche qui se trouve dans cette brume que tu as traversé… Mais tout ceux qui en approchent sont détournés à leur insu, et évidement, ce « repli » est totalement invisible de l'extérieur, sauf comme un banc de brume banal.
— Tu as été professeur au début de ta vie. Tu peux donc concevoir ce que je vais t'apprendre. Éden, cette île, se trouve dans un repli de l'espace-temps et ne peut être atteinte que par une brèche qui se trouve dans cette brume que tu as traversé… Mais tout ceux qui en approchent sont détournés à leur insu, et évidement, ce « repli » est totalement invisible de l'extérieur, sauf comme un banc de brume banal.
Je suis bouche bée… Après la mythologie grecque, voilà la relativité et la physique quantique ! Mais alors, je serai prisonnière ici ? Comment partir de cet endroit ?
— Non, non tu n'es pas prisonnière, reprend Gaïa. Oh pardon ! J'ai lu dans ta pensée. Excuse-moi. Tu peux repartir quand tu voudras. Il te suffira de voler ou nager droit vers le banc de brume. Personne ne te retiendra. Mais… Tu n'as pas envie de savoir pourquoi tu es ici ?
— Euh… si, bien sur. Quand je voudrai ? Bon, dans ce cas…
— Euh… si, bien sur. Quand je voudrai ? Bon, dans ce cas…
Comment a t-elle pu lire ainsi dans ma pensée ? Ce n'est pas naturel, les immortels du premier cercle n'ont pas ce pouvoir.
— Alors c'est parfait ! Viens avec moi. Je vais te faire visiter ce petit coin du paradis !
J'aurai des tas de questions pressantes à lui poser. Je me retiens. Je sais à présent que chez les immortels, les réponses arrivent d'elles même. Et si elles n'arrivent pas, inutile de poser la question, on ne les donnera pas… sauf si on est prêt à les entendre. Gaïa me prend par la main et m'entraîne le long d'un sentier. Des créatures se pressent pour nous regarder passer : des nymphes de toutes les couleurs, toutes plus jolies et désirables les unes que les autres. Mais d'autres créatures apparaissent, humains à partir du torse, mais avec le bas du corps couverts de poils encadrant des pénis de dimensions impressionnantes, des sabots en guise de pieds, et des petites cornes dépassant des cheveux. Des satyres ! Et puis, bras croisés devant une sorte de grande maison grecque antique, un colosse nu à tète de taureau, un torse velu puissant , un sexe démesuré lui descendant jusqu'aux genoux : un minotaure.
— Ça va Christine, tu n'es pas impressionnée j'espère ? Tous les habitants d'ici sont pacifiques.
— Non, j'en ai vu d'autres. Il ne manque plus que les centaures.
— Il y en a aussi…
— Non, j'en ai vu d'autres. Il ne manque plus que les centaures.
— Il y en a aussi…
Nous passons devant le minotaure qui me dévisage en passant devant lui. Il me fait penser à celui que j'ai affronté dans l'antre d'Hadès et que j'avais baptisé « Marguerite » ! Mais là, il s'agit d'une vraie force de la nature, hors de proportion avec ce que j'ai connu sur Mikro Kea. Il doit faire dans les trois mètres de haut. Je frémis à l'idée de me faire sauter par ce monstre, presque de la trouille. Aucune femme normalement constituée ne sortirait vivante d'un coït avec ce géant...
Nous pénétrons dans la maison. Une entrée sans porte, un patio sur lequel s'ouvrent plusieurs pièces, des statues régulièrement espacées autour. J'en ai vu d'autres le long du sentier que nous avons parcouru en venant, mais la matière dont elles sont faites est étrange : lisses, presque translucides, çà me fait penser à de l'ambre. Puis dans le prolongement, une vaste pièce que l'on pourrait qualifier de salon, desservant de nouvelles ouvertures.
— C'est quoi ces statues ? En quelle matière sont-elles faites ?
— Une spécialité du sculpteur : des hydrates de carbones mélangés à du carbonate de calcium, divers sels minéraux… On pourrait appeler çà une « résine » comme vous dites dans le monde extérieur. Je suppose que tu as faim ? Nous allons passer à table. Mais avant je voudrai te présenter mon mari.
— Une spécialité du sculpteur : des hydrates de carbones mélangés à du carbonate de calcium, divers sels minéraux… On pourrait appeler çà une « résine » comme vous dites dans le monde extérieur. Je suppose que tu as faim ? Nous allons passer à table. Mais avant je voudrai te présenter mon mari.
Son mari ??? Nous franchissons une nouvelle porte pour déboucher dans ce qui ressemble à l'atelier d'un sculpteur. Des statues toujours de la même matière, figures humaines et animales, des plantes, des ébauches, et dans le fond je découvre un homme occupé à façonner une sculpture en forme de plante, une sorte d'orchidée.
— Chéri, voici Christine Gautier, elle vient d'arriver.
Je crois que jamais de ma vie je ne ressentirai un choc pareil. L'homme me semble physiquement assez ordinaire, il me fait penser à l'acteur John Malkovich si vous voulez avoir une idée de son aspect. Mais ce que je vois est incroyable. Une sorte de halo lumineux enveloppe ses mains qu'il fait courir presque au contact de la sculpture, un flux de lumière s'écoulant lentement de ses mains vers la plante que je vois grossir et prendre forme au fur et à mesure de ses gestes. Concentré, il la « sculpte » littéralement de ses mains, mais sans jamais la toucher, juste en l'effleurant…
Et je ressens son énergie, une énergie hallucinante de puissance, une force d'une telle intensité que je n'en ressentirai plus jamais de telle de ma vie. Ce gars là est en train d'exploser tous mes sens !
Il s'interrompt, se tourne vers nous, me regarde de la tète aux pieds. J'en fais autant. Il est nu. Même pas un pagne, rien. Mais athlétique, un corps sans défaut, et des parties génitales parfaitement proportionnées, bien loin de ces sexes orgueilleux et prétentieux que j'ai pu voir chez d'autres immortels...
— Alors c'est çà la nouvelle postulante déesse ? C'est une plaisanterie ? Une nymphette ! C'est pas sur çà qu'il faudra compter pour sauver la planète. Enfin, elle est pas trop mal roulée… Au moins elle a bon goût et à défaut d'autre chose, elle est baisable.
Mon sang ne fait qu'un tour ! Le ton est volontairement blessant, insultant, méprisant… Et même pas simulé ! Une vague de colère me submerge et j'oublie toute prudence.
— Alors ne vous inquiétez pas, le jour ou j'aurai envie de baiser, vous passerez le dernier, vieux bouc ! Et puis d'abord je vous emmerde. Je préférai me faire sauter par votre monstre à cornes plutôt que de me faire seulement effleurer par vos pattes !
— Oh mais çà peut s'arranger ! Répond-il d'un ton d'irritation mélangé à de la colère. Et puis d'abord, je te conseille de baisser d'un ton jeune fille, sinon…
— Sinon quoi ??? Qu'est-ce que vous allez me faire ? Me sauter, me tuer, me retirer mon immortalité ? Mais putain, je ne demande que çà ! Je peux flinguer quelqu'un sans le vouloir, instantanément, d'une seule pensée. Je ne demande qu'une chose, c'est que tout çà s'arrête ! J'en ai rien à foutre de me faire insulter par un vieux con ! Mais bon sang, qu'est-ce que je fous ici ???
— Oh mais çà peut s'arranger ! Répond-il d'un ton d'irritation mélangé à de la colère. Et puis d'abord, je te conseille de baisser d'un ton jeune fille, sinon…
— Sinon quoi ??? Qu'est-ce que vous allez me faire ? Me sauter, me tuer, me retirer mon immortalité ? Mais putain, je ne demande que çà ! Je peux flinguer quelqu'un sans le vouloir, instantanément, d'une seule pensée. Je ne demande qu'une chose, c'est que tout çà s'arrête ! J'en ai rien à foutre de me faire insulter par un vieux con ! Mais bon sang, qu'est-ce que je fous ici ???
Je tombe à genoux sur le sol. Je suis au bord des larmes… En plus, je me rends compte que dans ma colère, j'ai inconsciemment déversé des torrents d'ondes mentales agressives envers cet homme. Et il a seulement vacillé légèrement sous le choc de mes attaques. Il demeure surpris. S'attendait-il à ma réaction ? Gaïa au contraire me regarde avec un sourire ou la stupéfaction se mélange au ravissement. Elle s'agenouille à mes cotés, me prend dans ses bras.
— Tu es trop dur avec elle mon chéri. Regarde là, elle a besoin de nous. Elle est à un moment critique de son évolution, nous devons la guider. N'aie pas peur ma belle, fait-elle à mon intention. Mon mari ne te fera rien. Il ne le peut pas, il ne le peut plus depuis que tu as atteint le troisième cercle. Tu es désormais trop puissante. Plus personne ne peut t'enlever ton immortalité.
— Et çà doit me rassurer ? Dis-je entre deux sanglots.
— C'est bon, reprend l'homme en soupirant… Au moins elle a du caractère. Mais je ne vois pas pourquoi çà se terminerait autrement qu'avec ceux qui l'ont précédée… Trop fragiles mentalement les uns et les autres. Elle ne tiendra pas longtemps son statut, çà m'étonnerait…
— Viens ma chérie, je vais te montrer tes appartements.
— Et çà doit me rassurer ? Dis-je entre deux sanglots.
— C'est bon, reprend l'homme en soupirant… Au moins elle a du caractère. Mais je ne vois pas pourquoi çà se terminerait autrement qu'avec ceux qui l'ont précédée… Trop fragiles mentalement les uns et les autres. Elle ne tiendra pas longtemps son statut, çà m'étonnerait…
— Viens ma chérie, je vais te montrer tes appartements.
Gaïa m'aide à me relever, m'entraîne avec elle. J'ai les jambes sciées. Avant de sortir de l'atelier, je croise le regard de l'homme qui me regarde m'éloigner d'un œil inquisiteur. Mais au fait, qui est-il ? Quel est son nom ?
— Tu peux l'appeler Phidias. Oh par les dieux, pardon, j'ai encore lu dans ta pensée, excuse moi.
— Phidias ? Comme le célèbre sculpteur grec de l'antiquité Athénienne ? Ça alors !
— Voici ton appartement. Ça te convient ?
— Phidias ? Comme le célèbre sculpteur grec de l'antiquité Athénienne ? Ça alors !
— Voici ton appartement. Ça te convient ?
L'appartement est simple mais coquet et très vaste. Un grand lit à l'ancienne au centre, chaises, fauteuils et table basse dans un coin. A l'autre bout de cette unique pièce, un grand bassin servant de thermes comme dans la Grèce ancienne, une table de massage, des étagères avec des petits pots contenant… des sels de bain, des savons ? L'appartement s'isole du reste de la maison par une porte tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Une autre porte s'ouvre largement sur l'extérieur et la végétation luxuriante. Si c'est une prison, c'est mal imité… Je m'appuie sur le cadre de la porte extérieure, le regard dans le vague, perdu dans la verdure.
— Qu'attendez vous de moi ? Pourquoi m'avoir attirée ici ?
— Pour t'apprendre à contrôler tes pouvoirs, à les utiliser sans risque pour ton entourage. Ça fait partie de mon travail. Tous les immortels atteignant le troisième cercle ont éprouvé peu ou prou les tourments qui te minent. Quand tu seras prête, tu retourneras dans ton monde et tu reprendras ta vie normale.
— Et... c'est tout ?
— Oui. Tout dépendra de ton application et de tes talents… Et je sais que tu es très douée !
— Comment savez vous tout cela ?
— Pour t'apprendre à contrôler tes pouvoirs, à les utiliser sans risque pour ton entourage. Ça fait partie de mon travail. Tous les immortels atteignant le troisième cercle ont éprouvé peu ou prou les tourments qui te minent. Quand tu seras prête, tu retourneras dans ton monde et tu reprendras ta vie normale.
— Et... c'est tout ?
— Oui. Tout dépendra de ton application et de tes talents… Et je sais que tu es très douée !
— Comment savez vous tout cela ?
Je suis perplexe. Comment cette immortelle du premier cercle dont l'énergie est plutôt moyenne pourrait-elle me conseiller pour maîtriser la débauche d'énergie qui me ravage ?
— Chaque chose en son temps, reprend-elle. Nous commencerons demain. Tu dois d'abord te détendre et te reposer. Tu dois avoir l'esprit en paix pour assimiler ce que je dois t'enseigner. Oh ! J'oubliais : Io, Néréis, Hypérion, venez…
Par la porte extérieure apparaissent alors deux nymphes… et un satyre. Je reconnais les deux filles, elles étaient dans la clairière. l'une a la teinte jaune pastel, l'autre bleu pale. Quant au satyre, ce que je remarque immédiatement… c'est qu'il est monté comme un âne, et ce n'est pas une vue de l'esprit ! Ils me saluent d'un mouvement de tète accompagné d'un sourire poli.
— Ces trois personnes sont à ton service pendant ton séjour. Tu peux tout leur demander, et je dis bien : vraiment tout. Io est une nymphe terrestre, elle connaît la forêt comme personne. Néréis est une nymphe marine. Je crois que tu adores nager, elle te guidera parmi les fonds de notre île. Quant à Hypérion, c'est un cuisinier et un musicien hors pair qui connaît des milliers d'histoires et de légendes. Vous devriez vous entendre.
— Super. Tant qu'on y est, vous n'avez pas l'Internet ?
— Pardon ?
- … Laissez tomber.
— Super. Tant qu'on y est, vous n'avez pas l'Internet ?
— Pardon ?
- … Laissez tomber.
Elle sourit. Elle ne relève pas ma boutade. De plus je n'en suis pas fière. Je rougis jusqu'aux oreilles. J'ai voulu faire la maligne, j'ai simplement été ridicule. Quelle cruche je fais…
— Non, tu n'es pas une cruche ! Dit-elle en riant de bon cœur.. C'est très drôle. Bon… Je te laisse faire le tour du propriétaire. Repas dans une petite heure. J'oubliais : quoique dans un repli de l'espace, les journées font quand même vingt quatre heures comme partout ailleurs. Je vous laisse.
— Attendez ! Je voulais… vous demander : est-ce vrai qu'on ne peut plus neutraliser mes pouvoirs ?
— Oui c'est vrai. Il faudra que tu fasses avec… Vois-tu, la distinction entre immortels des premiers et deuxième cercle d'une part et dieux d'autre part n'est pas fortuite. Chez les deux premiers, les dieux peuvent mettre en sommeil les pouvoirs d'immortels, mais pas les supprimer. Par contre au troisième cercle, ce n'est plus possible. Tu es une déesse maintenant.
— Oh putain…
— A tout à l'heure me fait-elle en souriant. J'adore ton vocabulaire...
— Attendez ! Je voulais… vous demander : est-ce vrai qu'on ne peut plus neutraliser mes pouvoirs ?
— Oui c'est vrai. Il faudra que tu fasses avec… Vois-tu, la distinction entre immortels des premiers et deuxième cercle d'une part et dieux d'autre part n'est pas fortuite. Chez les deux premiers, les dieux peuvent mettre en sommeil les pouvoirs d'immortels, mais pas les supprimer. Par contre au troisième cercle, ce n'est plus possible. Tu es une déesse maintenant.
— Oh putain…
— A tout à l'heure me fait-elle en souriant. J'adore ton vocabulaire...
Gaïa quitte la pièce me laissant avec les deux nymphes et le satyre…
— Bon… que fait-on ici pour passer le temps ?
— Mais ce que vous voulez déesse, me répond Io, nous sommes à votre service.
— Non, arrêtez de m'appeler « déesse ». J'y arrive pas... Appelez moi par mon prénom.
— Bien… Christine.
— J'ai besoin de me dessaler, dis-je. On peut faire « plouf » dans ce bassin ?
— Bien sur. Venez.
— Mais ce que vous voulez déesse, me répond Io, nous sommes à votre service.
— Non, arrêtez de m'appeler « déesse ». J'y arrive pas... Appelez moi par mon prénom.
— Bien… Christine.
— J'ai besoin de me dessaler, dis-je. On peut faire « plouf » dans ce bassin ?
— Bien sur. Venez.
Les deux nymphes m'attirent dans le bassin. Je m'assoie dans l'eau douce. Par Zeus, quel délice ! Les deux nymphes se sont assises dans l'eau de part et d'autre. Elles ont sorti des éponges naturelles je ne sais d'où et commencent à me frotter sur tout le corps. Et elles n'oublient aucun de mes creux ou de mes bosses. Malgré moi, mes seins commencent à durcir. Ma chatte m'envoie des frémissements et mes deux compagnes s'en aperçoivent. En riant, elles accentuent ce qui devient maintenant des caresses. Je me laisse faire, c'est trop bon, oh les virtuoses ! Soudain, Néréis s'allonge dans l'eau, disparaît entre mes jambes. Je sens sa langue s'insinuer dans ma chatte. Io s'est mise derrière moi pour que je m'adosse à elle. Ses mains courent sur mon ventre, ma poitrine. Je chavire.
Je vois Hypérion debout à coté du bassin qui ne perd pas une miette du spectacle. Je vois son membre se raidir rapidement, se dresser, atteindre des dimensions énormes. Je lui lance un regard suppliant en me léchant les lèvres. Il s'approche, je m'empare de son membre et l'enfonce au fond de ma gorge jusqu'à suffocation. Je m'abandonne. Trop, c'est trop ! La fatigue du voyage, mes crises de folie, mes angoisses, l'orgie des nymphes dans la clairière, toutes ces créatures mythologiques aux parties sexuelles démesurées, tout çà m'emporte dans une sorte de délire. C'est sans émotion, presque naturellement que je m'allonge sur le dos pour permettre au satyre d'enfoncer profondément son organe dans mon corps, que je me livre aux caresses coquines des deux nymphes ravies. C'est sans résistance que laisse le plaisir monter en moi. Je laisse mon corps libre de ses sensations. Je déconnecte mon esprit, je suis presque en phase de délire. A la deuxième, ou troisième, ou quatrième jouissance, je ne sais plus, juste avant de m'évanouir, les visages de ceux que j'ai laissé derrière moi viennent défiler à toute allure : Kostia, Antinea, Vanessa, mes amies, mes amours...
Je sombre dans l'inconscience.
Pendant ce temps, à Dempassar, Alex a rejoint la marina et avise le loueur, un homme discret d'un certain age.
— A nous deux mon vieux ! Qu'est-ce qu'il y a là bas qui a rendu Christine complètement dingue ? Pourquoi lui avez vous dit « c'est par là » ? Et d'abord, comment vous appelez-vous ?
— On m'appelle Charon, répond sobrement l'homme.
— On m'appelle Charon, répond sobrement l'homme.
Alex s'arrête, bouche bée.
— Charon ! Je vous connaît ! Vous êtes une légende chez nous… Vous êtes le batelier des enfers, celui qui d'après la mythologie a en charge le transfert des âmes décédées vers l'autre monde ! Par tous le dieux ! Christine, dans quel piège as-tu été te jeter ?
— Charon ! Je vous connaît ! Vous êtes une légende chez nous… Vous êtes le batelier des enfers, celui qui d'après la mythologie a en charge le transfert des âmes décédées vers l'autre monde ! Par tous le dieux ! Christine, dans quel piège as-tu été te jeter ?
(Épisode à suivre…)
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Commentaires ()
Rendez-vous au 19 pour la suite. ben oui, pas avant, désolée. Bises à tous :)
Bon épisode, on connais un peu plus Gaia et ce qu'elle fait, par contre je suis du même avis que OlivX la fin de ce chapitre présage rien de bon pour christine.
A voir la suite.
Salutations.
Julien
Vivement le prochain épisode qu'on sache à quoi nous en tenir