Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques immortelles — Chapitre 21 · Les filles perdues - 1ere partie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques immortelles
Chapitre 21 · Les filles perdues - 1ere partie
Je ne sais pas pourquoi l'image de cette grande fille brune sur les vidéos de surveillance avait attiré mon attention plus que celle des nombreux passants ce soir là. Comme d'autres, elle apparaissait sur les vidéos à l'heure du crime, mais à part çà ? Pantalon en jean, veste idem… On ne distinguait pas assez bien son visage. La nuit venait de tomber et l'éclairage public accentuait les ombres rendant une identification impossible. Elle avançait d'un pas ordinaire sur la croisette, les mains dans les poches, et avant de s'engager dans la ruelle, avait marqué un temps d'arrêt pour contempler la mer un moment.
Et au bout de trois minutes, un coup de feu claquait, suivi in instant plus tard de deux autres.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Avertissement au lecteur. A partir d'ici, les noms des personnages et certains lieux ont été abrégés ou censurés, les tenants et aboutissants de cette histoire étant classés « secret défense » ! NDLA.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Avertissement au lecteur. A partir d'ici, les noms des personnages et certains lieux ont été abrégés ou censurés, les tenants et aboutissants de cette histoire étant classés « secret défense » ! NDLA.
Petit retour en arrière, quarante huit heures plus tôt pour être exact. Je suis dans les locaux du SIA secteur d'Antibes, sur la cote d'azur. Je passe en revue les pièces à conviction qui m'ont été remises, pour l'essentiel des balles de neuf et treize millimètres. Seules deux armes ont été utilisées, les analyses balistiques sont formelles, un revolver et un fusil de précision, et je ressens la même chose. Les balles me « parlent »… Toutes sortent de l'une ou l'autre de ces deux armes.
Philippe entre soudain dans mon bureau, me faisant sursauter.
— Cyrille, il faut qu'on aille voir un meurtre qui vient de se produire à Cannes dans la rue XXX.
— Maintenant ? Que se passe t-il ? Un rapport avec notre affaire ?
— Le mode opératoire ressemble furieusement a celui utilisé pour les autres. Mais avec une variante...
— Tu m'intrigues dis-je en me levant.
— Maintenant ? Que se passe t-il ? Un rapport avec notre affaire ?
— Le mode opératoire ressemble furieusement a celui utilisé pour les autres. Mais avec une variante...
— Tu m'intrigues dis-je en me levant.
Ben… oui. Il a dit « Cyrille ». En fait, c'est bien moi Christine Gautier votre immortelle préférée, mais pour la circonstance j'ai mis Christine au repos et endossé mon avatar masculin, ce dernier étant plus indiqué pour cette affaire. Euh... j'y reviendrai. Pour l'instant, nous sautons dans une voiture de police et quelques minutes plus tard, nous arrivons sur les lieux du crime. Je ne suis pas familière… pardon, je doit dire « familier » des modes opératoires de la police dans ce genre d'affaire, mais notre carte professionnelle estampillée « S.I.A » nous ouvre tous les passages. Nous pénétrons dans l'immeuble, suivis par les regards interrogateurs des policiers qui se demandent ce que viennent faire là deux agents de ce service si discret et confidentiel.
La victime est un homme d'une quarantaine d'années. Nous ne le connaissons pas, mais les policiers nous apprennent que c'est un petit truand multirécidiviste bien connu de leurs services, condamné plusieurs fois pour des affaires de drogue et de proxénétisme. Il est sorti de prison il y a à peine quinze jours après la fin de sa dernière peine. Il gît sur le dos dans son salon au milieu d'une mare de sang. C'est pas très joli à voir. L'endroit est glauque, peu soigné. Ça sent le célibataire négligent… Il y a un médecin légiste parmi les policiers présents. Nous lui demandons ses premières conclusions.
— Apparemment, il a ouvert sa porte sans méfiance. C'est là, dans le couloir qu'on lui a tiré une balle dans les parties génitales. Elle a arraché le pénis et éclaté les testicules. Les voisins ont entendu des hurlements après le premier coup de feu. Puis il s'est traîné dans le salon comme le montrent les traces de sang dans le couloir. C'est là que le tueur l'a achevé de deux balles : une dans la tète et une au cœur. Personne n'a vu le tireur. On suppose qu'il est sorti par la fenêtre, sur l'arrière cour.
— On est au deuxième étage ?
— Un gars quelque peu sportif peut le faire, en s'aidant des corniches.
— On peut examiner le corps ?
— Oui bien sur… Et de toute façon, le SIA a toute autorité, je crois ?
— On est au deuxième étage ?
— Un gars quelque peu sportif peut le faire, en s'aidant des corniches.
— On peut examiner le corps ?
— Oui bien sur… Et de toute façon, le SIA a toute autorité, je crois ?
Philippe se penche sur le cadavre…
— Une en plein cœur et l'autre en pleine tète, plein centre, me dit il. Ultra précis. C'est la signature de notre tueur… C'est une exécution, du travail de pro. Pourtant quelque chose cloche ?
Philippe semble à l'aise. Il est dans son domaine. Il a du en voir d'autre, mais pas moi. Je ne me sens pas très bien. Les agents autour de moi font ce qui ressemble pour eux à une routine, des actes auxquels je ne comprend rien. J'ignore tout et je me sens presque inutile.… Tout cela est bien loin de ce dont j'ai l'habitude, mais je me force au calme.
— Comment cela ?
— Le premier tir dans les couilles. C'est inhabituel, d'autant que le tireur a pris son temps pour l'achever. On dirait presque… une vengeance, un règlement de compte. Docteur, est-ce qu'on aurait déjà retrouvé une des balles ?
— Oui, la première qui a traversé ses organes et qu'on a retrouvé dans le plancher. La police scientifique l'a extraite. Attendez… oui, là voici.
— Le premier tir dans les couilles. C'est inhabituel, d'autant que le tireur a pris son temps pour l'achever. On dirait presque… une vengeance, un règlement de compte. Docteur, est-ce qu'on aurait déjà retrouvé une des balles ?
— Oui, la première qui a traversé ses organes et qu'on a retrouvé dans le plancher. La police scientifique l'a extraite. Attendez… oui, là voici.
Il nous tend un sachet ou se trouve un bout de métal taché de rouge.
— Neuf millimètre, murmure Philippe. Qu'est-ce que tu en penses Cyrille ?
Je ne répond pas tout de suite. Je promène mes mains sur les murs. Je les « interroge »… Ils me restituent ce qu'ils ont vu. C'est comme une bande magnétique. Les objets enregistrent les images du passé récent. Mais l'effet ne dure pas longtemps, tout devient rapidement flou avant de disparaître. Zeus m'avait fait cadeau d'un talent de ce genre, mais au fil du temps, je l'ai développé. Je revois la scène, l'éclair du coup de feu, la silhouette qui tombe, qui se traîne en gémissant suivi par l'autre. Le tueur. Il a pris son temps avant d'achever sa victime, il s'est fait plaisir… J'ai pris le sachet. A travers le plastique, « j'interroge » le morceau de métal… Il n'y a aucun doute.
— C'est la même arme. C'est notre tueur.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bon ! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, me direz-vous ? Ou est passée cette chère Christine, et qu'est-ce que « Cyrille » fiche dans un service policier inconnu sur une affaire de meurtre causée par un tueur en série ?
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bon ! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, me direz-vous ? Ou est passée cette chère Christine, et qu'est-ce que « Cyrille » fiche dans un service policier inconnu sur une affaire de meurtre causée par un tueur en série ?
Tout a commencé il y a quelques temps dans mon magasin d'antiquité à Digne. Je faisais la chasse à la poussière sur mes articles, lorsque trois hommes entrent dans le magasin.
— Bonjour ma chère Christine, me dit en souriant l'un d'eux.
— Monsieur Kostia ? Quelle surprise de vous voir ici ! Je suis très honorée.
— Merci Christine. Permet moi de te présenter messieurs Henri D… et Philippe M.
— Enchantée. Que puis-je faire pour vous ?
— Monsieur Kostia ? Quelle surprise de vous voir ici ! Je suis très honorée.
— Merci Christine. Permet moi de te présenter messieurs Henri D… et Philippe M.
— Enchantée. Que puis-je faire pour vous ?
Zeus en personne dans mon magasin ! Putain… Il doit se passer quelque chose d'inhabituel car il se déplace rarement hors de Grèce. Quand aux deux autres personnages qui me sourient aimablement en me serrant la main et que je ne connais pas, ce sont également des immortels, probablement du second cercle pour le dénommé Henri, du premier pour l'autre. Ils portent un complet très classique et tout respire chez eux le fonctionnaire efficace, genre «men in black » si vous voyez ce que je veux dire.
— Christine, nous avons besoin de toi reprends Kostia. Ou plus exactement de tes talents. Et quand je dis « nous », c'est au nom des immortels que je parle. Henri, je te laisse expliquer notre problème.
— Merci. Voilà mademoiselle. Tout d'abord, sachez que je suis un haut fonctionnaire de l'état au sein du Service d'Investigation et d'Action de la Défense Nationale, un des responsables de la sécurité de nos politiciens et hommes d'état. (Ce service n'existe pas, pas la peine de chercher ! - NDLA). Philippe ici présent est le chef d'une de nos antennes régionales.
— Bigre !
— Connaissez vous Georges S. , Madeline R. , Marcel K. , Shlomo E. ou Mohamed A. ?
— Non çà ne me dit rien, dis-je surprise. Attendez !… Si, le premier. Ce n'est pas un député du département de (censuré) ?
— C'est cela. « Était » serait le terme le plus exact. Il a été assassiné comme les quatre autres au cours de ces dernières semaines.
— Oh ! Tragique, mais je ne vois pas ce qui…
— J'y viens. Ces gens étaient tous des immortels. Les trois premiers des Olympiens, les deux autres appartenaient à la maison du cheikh Hussein que vous avez récemment rencontré je crois… Outre le député, ils étaient respectivement directrice de casino, physicien au CEA, colonel dans l'armée Israélienne et homme d'affaire dans l'immobilier. Le député a été abattu à Paris, la directrice de casino chez elle, le physicien dans son bureau du centre de recherche de XXX, l'israélien sur sa base prés de Tel Aviv et le saoudien dans son hôtel privé prés de Cannes.
— C'est hallucinant… Mais quel rapport y a t-il entre ces personnes à part le fait d'être des immortels ? Il me semble qu'ils sont répartis un peu au hasard.
— J'y viens. Georges, Madeline et Mohamed ont été tués par la même arme, un revolver de neuf millimètres, de la même façon. Une balle au cœur, une dans la tète tirées à courte distance, presque à bout portant. Marcel et Shlomo ont été victimes tous les deux d'un tir de sniper, à respectivement huit cent et mille trois cent mètres.
— Plus d'un kilomètre ! C'est possible çà ?
— Oui, mais seulement par un tireur exceptionnel. Peu de gens sont capables de faire un tir de précision au-delà de cette distance. Et pour tous les deux, ils ont été touchés en pleine tète… Nous avons d'abord pensé que ces meurtres étaient indépendants, jusqu'à ce qu'un algorithme informatique qui scanne automatiquement le « dark web » repère une boite mail ou ces cinq noms étaient présents, en compagnie de dizaines d'autres.
— Merci. Voilà mademoiselle. Tout d'abord, sachez que je suis un haut fonctionnaire de l'état au sein du Service d'Investigation et d'Action de la Défense Nationale, un des responsables de la sécurité de nos politiciens et hommes d'état. (Ce service n'existe pas, pas la peine de chercher ! - NDLA). Philippe ici présent est le chef d'une de nos antennes régionales.
— Bigre !
— Connaissez vous Georges S. , Madeline R. , Marcel K. , Shlomo E. ou Mohamed A. ?
— Non çà ne me dit rien, dis-je surprise. Attendez !… Si, le premier. Ce n'est pas un député du département de (censuré) ?
— C'est cela. « Était » serait le terme le plus exact. Il a été assassiné comme les quatre autres au cours de ces dernières semaines.
— Oh ! Tragique, mais je ne vois pas ce qui…
— J'y viens. Ces gens étaient tous des immortels. Les trois premiers des Olympiens, les deux autres appartenaient à la maison du cheikh Hussein que vous avez récemment rencontré je crois… Outre le député, ils étaient respectivement directrice de casino, physicien au CEA, colonel dans l'armée Israélienne et homme d'affaire dans l'immobilier. Le député a été abattu à Paris, la directrice de casino chez elle, le physicien dans son bureau du centre de recherche de XXX, l'israélien sur sa base prés de Tel Aviv et le saoudien dans son hôtel privé prés de Cannes.
— C'est hallucinant… Mais quel rapport y a t-il entre ces personnes à part le fait d'être des immortels ? Il me semble qu'ils sont répartis un peu au hasard.
— J'y viens. Georges, Madeline et Mohamed ont été tués par la même arme, un revolver de neuf millimètres, de la même façon. Une balle au cœur, une dans la tète tirées à courte distance, presque à bout portant. Marcel et Shlomo ont été victimes tous les deux d'un tir de sniper, à respectivement huit cent et mille trois cent mètres.
— Plus d'un kilomètre ! C'est possible çà ?
— Oui, mais seulement par un tireur exceptionnel. Peu de gens sont capables de faire un tir de précision au-delà de cette distance. Et pour tous les deux, ils ont été touchés en pleine tète… Nous avons d'abord pensé que ces meurtres étaient indépendants, jusqu'à ce qu'un algorithme informatique qui scanne automatiquement le « dark web » repère une boite mail ou ces cinq noms étaient présents, en compagnie de dizaines d'autres.
Excusez cette introduction un peu longue mais c'est nécessaire pour la suite. J'apprends alors avec stupéfaction que cette « boite aux lettres » collecte des demandes de « contrats » pour des exécutions un peu partout dans le monde. Et elle était tellement ordinaire et anodine que personne n'y avait prêté attention jusqu'à il y a peu. Le mode d'emploi est simplissime : le demandeur opère depuis un ordinateur anonyme et envoie simplement un nom, une somme et rien de plus. Le propriétaire répond alors simplement avec oui, non, ou demande une autre somme, accompagné d'un numéro de compte anonyme… en Suisse.
— Il faut savoir que ce mode opératoire est atypique, reprend Henri. C'est du jamais vu, du cinéma hollywoodien. Aucun tueur à gages n'a jamais pris des contrats de cette façon. Et pourtant cette fois… c'est le cas !
— Mais, on ne peut pas remonter jusqu'au destinataire en traçant les messages ? Dis-je.
— Non, car c'est presque toujours depuis un portable mobile que celui-ci interroge sa boite mail, et c'est rare. Je passe sur les détails, mais jusqu'à présent on n'arrive presque à rien. Toutefois on a découvert quand même deux choses. Primo, même si des connexions se font dans le monde entier, beaucoup sont faites sur la cote d'azur, plus exactement du coté de Cannes. Deuxièmement, un certain nombre d'autres sont faites depuis… les Émirats, plus exactement depuis la résidence d'un prince local.
— Alors c'est ce prince qui serait ?…
— Certainement non. Car beaucoup de personnes vivent dans sa résidence et il est impossible de dire qui est notre homme. Pas le prince lui même, car on sait avec certitude que lors des exécutions, il était ailleurs. Ce n'est pas lui, nous en sommes certains. Mais ce peut être quelqu'un de sa suite, et c'est là que nous avons une chance. Il possède une villa pas très loin de Cannes, et nous savons qu'il va venir y faire un séjour dans quelques temps . Et peut être que le tueur sera du voyage. Et c'est là que vous intervenez.
— Moi ? Mais comment ?
— Parce que vous connaissez la région… et que vos facultés sont sans égales dans ce secteur. Notre idée est de vous faire entrer sous une fausse identité comme inspecteur stagiaire au sein du SIA d'Antibes que dirige Philippe. La protection du prince qui a rang de diplomate pour les Émirats est de la responsabilité du SIA ce qui permettra d'approcher toutes les personnes accompagnant ce dernier, et de l'identifier en utilisant vos talents… particuliers.
— Tu dois comprendre une chose Christine, intervient Kostia. Et pour cette mission, tu as tout pouvoir pour violer toutes les règles déontologiques que nous nous imposons habituellement. De nombreuses personnes sur cette liste, pas toujours recommandable il est vrai, ont été exécutées. Certaines, rarement, ont été tuées à l'arme blanche avec une certaine… cruauté. Tu es libre de refuser, car ce que tu verras ou découvriras risque de te marquer profondément. Il est possible et même probable que tous ces meurtres soient des coïncidences, mais on ne peut exclure que quelqu'un quelque part ait déclaré la guerre aux immortels…
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
On ne refuse rien à Kostia. Et de toute façon, mon instinct me dit d'accepter. J'éprouve un étrange pressentiment, comme chaque fois que je m'embarque dans quelque chose de nouveau. Je sens qu'il y a autre chose derrière cette histoire que de partir sur les traces d'un serial killer, quelque chose qui échappe même à Kostia…
— Mais, on ne peut pas remonter jusqu'au destinataire en traçant les messages ? Dis-je.
— Non, car c'est presque toujours depuis un portable mobile que celui-ci interroge sa boite mail, et c'est rare. Je passe sur les détails, mais jusqu'à présent on n'arrive presque à rien. Toutefois on a découvert quand même deux choses. Primo, même si des connexions se font dans le monde entier, beaucoup sont faites sur la cote d'azur, plus exactement du coté de Cannes. Deuxièmement, un certain nombre d'autres sont faites depuis… les Émirats, plus exactement depuis la résidence d'un prince local.
— Alors c'est ce prince qui serait ?…
— Certainement non. Car beaucoup de personnes vivent dans sa résidence et il est impossible de dire qui est notre homme. Pas le prince lui même, car on sait avec certitude que lors des exécutions, il était ailleurs. Ce n'est pas lui, nous en sommes certains. Mais ce peut être quelqu'un de sa suite, et c'est là que nous avons une chance. Il possède une villa pas très loin de Cannes, et nous savons qu'il va venir y faire un séjour dans quelques temps . Et peut être que le tueur sera du voyage. Et c'est là que vous intervenez.
— Moi ? Mais comment ?
— Parce que vous connaissez la région… et que vos facultés sont sans égales dans ce secteur. Notre idée est de vous faire entrer sous une fausse identité comme inspecteur stagiaire au sein du SIA d'Antibes que dirige Philippe. La protection du prince qui a rang de diplomate pour les Émirats est de la responsabilité du SIA ce qui permettra d'approcher toutes les personnes accompagnant ce dernier, et de l'identifier en utilisant vos talents… particuliers.
— Tu dois comprendre une chose Christine, intervient Kostia. Et pour cette mission, tu as tout pouvoir pour violer toutes les règles déontologiques que nous nous imposons habituellement. De nombreuses personnes sur cette liste, pas toujours recommandable il est vrai, ont été exécutées. Certaines, rarement, ont été tuées à l'arme blanche avec une certaine… cruauté. Tu es libre de refuser, car ce que tu verras ou découvriras risque de te marquer profondément. Il est possible et même probable que tous ces meurtres soient des coïncidences, mais on ne peut exclure que quelqu'un quelque part ait déclaré la guerre aux immortels…
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
On ne refuse rien à Kostia. Et de toute façon, mon instinct me dit d'accepter. J'éprouve un étrange pressentiment, comme chaque fois que je m'embarque dans quelque chose de nouveau. Je sens qu'il y a autre chose derrière cette histoire que de partir sur les traces d'un serial killer, quelque chose qui échappe même à Kostia…
Drôle de situation… Me voila affecté en tant que stagiaire au sein d'un service ultraconfidentiel parmi des policiers d'élite, alors que je ne connais rien au fonctionnement des forces de l'ordre ! Encore plus absurde si j'ose dire : Philippe est officiellement le chef de la section d'Antibes, mais il est clairement entendu entre nous que si cette affaire touche les immortels directement, c'est à moi que reviendront les décisions qui s'imposeraient ! Je suis les yeux, les oreilles et la voix de Zeus. Dingue… Quant aux autres agents du SIA, je leur ait été présenté comme un « invité » d'un service de renseignement en mission « spéciale » avec comme consigne de répondre sans discuter à la moindre de mes sollicitations. Et j'ai eu droit de leur part à de nombreux regards amusés, curieux ou interrogatifs...
C'est quelques jours plus tard que le prince Hassan W. arrive pour son séjour. Et dés le premier soir, il organise une petite fête dans sa résidence pour ses amis et connaissance présents sur la cote d'azur. C'est une occasion à ne pas rater. Philippe fait alors un briefing, assigne une tache à chacun des hommes affectés à la protection du prince. Je suis surpris qu'il me désigne pour procéder au contrôle des personnes pénétrant dans la résidence. Pourquoi ?
— Tout d'abord Cyrille, parce que tu ne connais pas nos méthodes de travail. Ça peut te paraître une tache anodine, mais en réalité tu es à un poste clef, car tu vas voir passer TOUS les invités du prince, ainsi que tout son personnel, chaque fois que quelqu'un entrera ou sortira. Et ainsi tu pourras sonder l'esprit de chacun !
— Oh ! Je vois… Mais le prince ne va t-il pas s'étonner de… de notre présence ?
— Non. C'est la procédure habituelle pour les diplomates étrangers. Il le sait très bien, il l'a déjà vécu. Rien ne doit lui faire penser que quelque chose a changé.
— Oh ! Je vois… Mais le prince ne va t-il pas s'étonner de… de notre présence ?
— Non. C'est la procédure habituelle pour les diplomates étrangers. Il le sait très bien, il l'a déjà vécu. Rien ne doit lui faire penser que quelque chose a changé.
Ce soir là, je m'acquitte consciencieusement de ma tache. Je contrôle chaque homme se présentant à l'entrée, secondé dans cette tache par un des agents privés du prince qui me dit quelles personnes n'ont pas besoin d'être contrôlées. Du coté des femmes, c'est une agente du SIA secondée pareillement qui effectue les contrôles. Mais pour chacun d'entre eux, je me connecte télépathiquement à leur insu, je plonge dans leur esprit, et… Oups ! Pas toujours jolis-jolis les secrets des uns et des autres. Eh ben… Si les citoyens ordinaire savaient ce qui se passe dans l'intimité de leurs élites...
Je suis bredouille. J'ai vu passer bien des gens, lorsque soudain je ressens un trouble. Quelque chose a mis mes sens en alerte. Fébrilement, je sonde l'esprit des gens autour de moi, mais sans rien détecter… Et pourtant quelque chose d'anormal s'est passé. Bizarre impression, c'est comme si j'avais poussé une porte s'ouvrant… sur le vide. Et déjà ce trouble disparaît. Merde ! Je rapproche le micro de mes lèvres.
— Cyrille au sous-marin. Envoyez quelqu'un de l'intérieur de la résidence me relever au plus vite !
— Ici Philippe : bien reçu, me renvoie l'oreillette. J'appelle Mario.
— Ici Philippe : bien reçu, me renvoie l'oreillette. J'appelle Mario.
Le dénommé Mario arrive rapidement et prend ma place, au grand étonnement du garde du corps qui m'accompagnait.
— Une envie pressante, lui dis-je en souriant avant de filer vers l'intérieur.
Le salon de réception est vaste, l'assemblée nombreuse. L'ambiance est détendue. On papote, on s'amuse, on picole, on grignote. Seuls les serveurs et quelques membres du SIA arborent une mine neutre. Et le trouble m'envahit à nouveau sans que je puisse dire d'où çà vient.
Au milieu de la salle, le prince va de l'un à l'autre, distribuant une poignée de main ici, une tape amicale dans le dos là. C'est un bel homme, la trentaine, brun, barbe courte, habillé à l'européenne, bien loin de l'image qu'on se fait d'un émir. Il discute avec les uns, sourit aux autres, lance des compliments admiratifs aux femmes présentes. C‘est un homme à femme et pourtant toujours célibataire. Du moins, c'est ce que j'ai pu lire dans son dossier. Et puis il s'arrête devant elle… Elle lui sourit, il lui prend le bras et pose un baiser sur sa main.
C'est un grande fille aux cheveux long châtain, très belle, un mètre soixante dix environ, à peine un vingtaine d'année. Elle porte une longue robe noire à bretelle, perchée sur des escarpins qui lui donnent bien dix centimètres de plus. Waw… Je n'ai pu empêcher mon coté masculin de réagir instantanément. Tout indique qu'il s'agit d'une call-girl, sauf que les boucles d'oreille et son collier sont tout sauf du toc ! Il y a une petite fortune autour de son cou…
Je me force au calme. Tous deux échangent quelques mots que je n'entends pas. Je suis trop loin. Et flûte ! L'attitude du prince envers elle est très différente de celle qu'il a avec les autres invités. Il a eu l'air surpris, mais il la traite à présent avec déférence. Il est clair qu'ils se connaissent. La fille le regarde avec un air presque narquois. Lui, lance des regards ou se mêlent le désir sexuel et une sorte de défi. Mais il est clair tous deux ont un immense respect l'un envers l'autre.
Je tente une approche discrète. Je veux sonder l'esprit de la fille. Je ressens alors un double choc. Non seulement ma tentative d'intrusion se termine par un sentiment de vide, mais je réalise qu'il s'agit de la jeune fille qui avait attiré mon attention sur la vidéo le soir du meurtre ! J'en suis certain, j'en mettrai une partie de mon immortalité sur le tapis. Ma stupéfaction est telle que je les regarde s'éloigner vers les appartement privés du prince. Je ne peux pas les y suivre. Mais il y a une autre option : le sous-marin...
Aussi vite et aussi discrètement que je peux, je quitte la résidence et court vers le sous-marin, autrement dit, la camionnette de police d'où Philippe dirige l'opération en compagnie d'un de ses adjoints. Il ne s'agit pas cette fois d'un véhicule maquillé, la présence de véhicules de police étant parfaitement normale dans ce genre de soirée.
— Cyrille ? Il se passe quelque chose ?
— Oui, peut-être, je ne sais pas… Le prince s'est retiré dans ses appartements. On peut l‘avoir en vidéo ?
— Bien sur. On a placé à son insu une caméra dans chaque pièce. Il est dans sa chambre avec une pute.
— OK. Je veux voir…
- …… Il y a un truc avec la fille ?
— Oui, peut-être, je ne sais pas… Le prince s'est retiré dans ses appartements. On peut l‘avoir en vidéo ?
— Bien sur. On a placé à son insu une caméra dans chaque pièce. Il est dans sa chambre avec une pute.
— OK. Je veux voir…
- …… Il y a un truc avec la fille ?
Je ne répond pas. Je me concentre sur les écrans. Dans la chambre, la jeune fille et le prince se font face. L'image et le son sont parfaits...
— Tu es venue te soumettre ? Demande ce dernier.
— Je ne me soumettrai jamais ! rétorque la jeune fille. Tu m'as lancé un défi, je viens le relever !
— Oh si, tu te soumettras !
— Même pas en rêve…
— Je ne me soumettrai jamais ! rétorque la jeune fille. Tu m'as lancé un défi, je viens le relever !
— Oh si, tu te soumettras !
— Même pas en rêve…
Le geste est brutal. Des deux mains, le prince déchire la robe au niveau de l'encolure jusqu'à la taille laissant apparaître le corps de la fille. Pas de soutient-gorge, pas de culotte, mais un corps parfait laissant deviner une musculature fine et vigoureuse.
— Salaud ! Tu sais combien elle m'a coûté cette robe ?
— Tu n'auras qu'à en prendre une autre dans l'armoire !
— Tu n'auras qu'à en prendre une autre dans l'armoire !
Elle riposte à son tour, déchire d'un coup la chemise du prince, faisant sauter les boutons. Alors qu'elle lui dégrafe son pantalon, il l'empoigne et l'embrasse sauvagement. Puis son pantalon à terre, la repousse brutalement sur un lit, et lui bondit dessus.
— Je vais te défoncer, salope !
— Avec çà ? Tu me fais rire !
— Avec çà ? Tu me fais rire !
Oh putain… Devant les écrans, je n'en crois pas mes yeux. Sa queue est d'une taille impressionnante, le genre qui me ferait fantasmer si j'étais Christine. Il la prend brutalement, sans la moindre douceur, la lime violemment à forte cadence. Ouch… C'est un viol, il n'y a pas d'autre mot. Je plains la pauvre fille. Mais soudain, avec une tonicité incroyable, elle se dégage, le bascule sur le dos, le chevauche, lui bloque les bras.
— C'est tout ce que tu peux faire ? Tu crois que tu vas me faire grimper au rideaux avec çà ? Que veux tu que je fasse avec un aussi petit truc. Je vais te montrer moi comment un homme doit se comporter !
— Soumet toi !
— Jamais !
— Soumet toi !
— Jamais !
La suite me laisse bouche bée. Elle s'empale sur lui jusqu'à la garde, fait d'amples et rapides mouvements du bassin, s'agrippe à ses tétons, les broie, les tord… Lui n'en est pas de reste. Il a saisi les seins de la fille à pleines mains et les écrase entre ses doigts, la faisant crier. Et elle lui griffe le torse, torture à laquelle il répond par une gifle qui lui marque sa joue. Alors, elle rugit et se déchaîne !
C'est un duel… Je viens de le comprendre. Plusieurs fois, le prince lui intime l'ordre de se soumettre, ordre auquel la jeune fille réagit avec encore plus de violences. Je n'ai jamais vu une scène de baise aussi brutale. Les deux adversaires rivalisent de force, de brutalité et de sadisme, prenant le dessus tour à tour sur l'autre… Il la prend en gorge profonde, sans même la faire vomir, il lui défonce la chatte, pulvérise son trou de balle. Il la fiste par chacun de ses orifices. Elle a les seins marqués, les joues rouges. Et toujours elle répond avec plus d'acharnement ! Lui aussi a les joues marquées, des griffures sur le torse, lui aussi s'est fait fister le cul jusqu'au coude. Elle a pris sa bite entre ses dents, la mord et la branle ainsi dents serrées, en le faisant grimacer de douleur. Ils ont joui tous les deux plusieurs fois. Leurs organes sont rougis par la violence de leurs rapports.
Et le prince capitule !
— A… arrête ! J'abandonne ! Je reconnais ma défaite… Tu as gagné !
Ils sont couverts de sperme et de liqueur vaginale. Il sont en nage, échevelés. Même sur l'écran, on devine la bite du prince à vif qui dégonfle… La fille se redresse avec un sourire triomphant.
— Je profite de ta salle de bain, dit-elle. Tu as dix minutes.
Elle entre dans la cabine de douche. L'eau coule sur son corps, chasse les traces visqueuses, le savon glisse sur un corps sans défauts. Putain, c'est vraiment une belle fille... La séance a duré presque une heure et nous a laissé éberlués. Merde alors, d'où sort cette furie ?
Le prince s'est laissé aller quelques minutes. Il récupère. Le pauvre… Puis il se lève et prend des chemises cartonnées dans un porte document. La fille revient vêtue d'un peignoir et vient s'asseoir dans le lit à coté du prince.
— Un jour, je te vaincrais, et tu te soumettras, lui dit-il.
— Ce jour n'arrivera jamais, je suis indestructible.
— Bon parlons sérieusement, répond-il avec un petit sourire… Voilà les trois dernières demandes qui sont tombées. La première concerne cet homme, gros trafiquants d'héroïne dans la région de Barcelone. Le client offre cinquante mille euros. Il doit gêner du monde celui là… Ensuite, il y a un politicien dans la même région, pour quinze mille euros. Enfin, un homme que sa femme battue décrit comme violent et sadique, s'amusant à terroriser son entourage. Elle n'en propose que mille euros, car dit-elle « c'est tout ce qu'elle possède ». Tous les acomptes ont été versés sur le compte. Tu en dis quoi ?
— Je les prend tous les trois, répond la jeune femme. Mais le dernier, tu rembourses, je le ferai gratuitement.
— Ce jour n'arrivera jamais, je suis indestructible.
— Bon parlons sérieusement, répond-il avec un petit sourire… Voilà les trois dernières demandes qui sont tombées. La première concerne cet homme, gros trafiquants d'héroïne dans la région de Barcelone. Le client offre cinquante mille euros. Il doit gêner du monde celui là… Ensuite, il y a un politicien dans la même région, pour quinze mille euros. Enfin, un homme que sa femme battue décrit comme violent et sadique, s'amusant à terroriser son entourage. Elle n'en propose que mille euros, car dit-elle « c'est tout ce qu'elle possède ». Tous les acomptes ont été versés sur le compte. Tu en dis quoi ?
— Je les prend tous les trois, répond la jeune femme. Mais le dernier, tu rembourses, je le ferai gratuitement.
Dans le sous-marin, Philippe me regarde stupéfait.
— Nom de Dieu ! J'y crois pas. La pute est une tueuse !
Épisode à suivre...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
J'attends chaque nouvel épisode avec la soif e connaître la suite des aventures de Christine.
Vous écrivez un vrai roman à suspens qui est vraiment très prenant,
Merci!
Merci :)
- écrire une histoire sombre, ce dont je n'ai pas l'habitude.
- ouvrir de nouvelles portes, de nouveaux scénarios (ou scenarii, comme vous voulez !) pour l'avenir
- me permettre d'assouvir quelques uns de mes fantasmes
- et surtout, même si vous ne vous en êtes pas rendus compte pour l’instant, répondre à l'interrogation suivante "Pourquoi Christine évolue t-elle si rapidement dans le monde des immortels ?" Mystère, plus pour longtemps. Et c'est cette jeune inconnue, cette tueuse qui va lui livrer la clef.
prochain chapitre le 18. A bientôt. :)
Le suspense est intense et on se demande qui est cette femme que Christine n'arrive pas à sonder et qui semble si forte.
Vivement la suite
Et a mon avis le prince et aussi de mèche car c'est lui qui fournie les cibles a la tueuse, la suite nous donneras surement des information supplémentaire.