Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Job d'été, jeu d'été — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Job d'été, jeu d'été
Chapitre 8
Le lendemain, Marc me rejoint tandis que je termine de nettoyer les vestiaires. Il m'annonce que c'est la dernière fois qu'il me croise puisque mon contrat se termine dans deux semaines et que lui part le soir même en vacances pour trois semaines. Il ajoute : « Si tu voulais me redonner de ton corps, ça serait un bel avant-goût des vacances. » Je lui fais les gros yeux. La porte des vestiaires est ouverte, d'autres employés pourraient nous entendre. Avec une pointe de regret, je décline l'invitation. Il est un bon coup et je viens de terminer ma journée, mais j'ai pris du retard sur ma tournée et le garage habituellement vide quand j'y passe grouille d'employés. Impossible d'être discrets. Marc insiste. Si le problème n'est que celui de la discrétion, il connaît un endroit : l'accueil client. Il est fermé sur l'heure du déjeuner. Ça me va.
La réception comporte deux guichets séparés par une cloison ; la salle d'attente est meublée, d'une part, d'une rangée de chaises inconfortables et, d'autre part, d'un espace avec un tapis et des fauteuils, pour les clients qui attendent plus longtemps et qui prennent un café. Marc tire les stores puis déplace la table basse de cet espace, s'agenouille et me fait signe de le rejoindre. L'idée de m'installer sur ce tapis foulé par des centaines de pieds chaque année ne m'inspire guère, mais, impressionnée par son aisance, je ne discute pas. Nous avons peu de temps avant que le service ne rouvre. Je commence à me déshabiller. Il me demande de me déshabiller intégralement puis de remettre ma blouse de femme de ménage. Un fantasme, dit-il. Il me demande de m'allonger. Il plonge immédiatement vers mon clitoris. Il est vraiment expert dans le domaine. Les années d'expérience, sûrement ? Sa langue s'active avec précision. Le plaisir monte et je gémis en me trémoussant.
Il me lime le sexe de deux doigts, qu'un troisième rejoint bientôt. Je me trémousse de plus en plus. Il s'arrête pour me dire que je le fais bander avec mes petits bruits de femelle excitée. Il dit que, s'il avait plus de temps, il me ferait crier toute la journée. Je l'en pense capable et l'idée me vaut une décharge électrique dans tout le corps. Il ajoute que, malheureusement, il n'a pas ce temps et qu'il va devoir me terminer au plus vite. Il dira à ses collègues de continuer à bien s'occuper de moi en attendant le retour de mon bienaimé. Il retourne à mon clitoris gonflé et, par des caresses appliquées de sa langue et un doigté de connaisseur dans ma chatte, il ne lui faut que quelques instants de plus pour me voir jouir en grognant de plaisir.
Il ne perd pas de temps. Il retire son pantalon, enfile un préservatif et s'enfonce dans mon sexe offert. Il va et vient à toute allure. Je n'ai pas eu le temps de recouvrer mes esprits alors je le laisse faire, complètement passive. Ça ne semble pas le déranger. Il jouit rapidement lui aussi. Il est hagard et attend quelques instants avant de se retirer. Son premier regard est pour la pendule, ce que je trouve un poil vexant. « Il nous reste quinze minutes. On les rentabilise ? » Il dit qu'il a envie de faire quelque chose en dehors de ma zone de confort, mais qui me plaira sans nul doute. Je ne sais pas ce qu'il a en tête, mais ça m'intrigue.
Il me demande de retirer ma blouse. Il me demande si je suis prête à le laisser guider. Je me demande de nouveau ce qu'il veut dire. Je n'ai pas le temps de tergiverser. Je dis que oui, je suis prête à le laisser guider. Il improvise un bandeau avec mon tee-shirt et ma ceinture. Il est légèrement de guingois. Je pourrais tricher et regarder par-dessous, mais, bonne joueuse, je ferme les yeux sous mon bandeau. J'entends un bruit que je n'identifie pas. Il me dit de ne pas bouger. Il sort – je m'inquiète : et si le personnel du service client revenait avant lui ? –, mais il revient quasiment aussitôt pour me donner son sexe, déjà de nouveau bien bandé, à sucer. Je m'applique. Je vais aussi loin que possible et j'accompagne ma bouche de ma main. Il n'est toujours pas expressif, il me serait difficile de savoir s'il apprécie ou non si je ne le sentais pas devenir de plus en plus dur. Je poursuis mes efforts et, enfin, j'arrive à obtenir les râles que j'espérais entendre.
Il place ses mains sur mon front un instant, je m’interromps, mais il les retire aussitôt. Je reprends mes allers-retours consciencieux. Le bandeau de fortune me gêne un peu, mais je fais au mieux. Il me repousse pour de bon cette fois. « Ne me fais pas jouir, je vais te prendre. »
Les pieds d'un fauteuil râclent sur le sol. Je l'entends tomber lourdement dans le siège et mettre un préservatif. Il me guide pour que je m'empale sur lui. J'ai le dessus, mais pas l'ascendant. C'est lui qui, les mains sur mes hanches, donne le rythme. Le plaisir monte en moi. Je n'ai pas eu d'orgasmes lors de la précédente pénétration, trop courte pour moi, mais je sens que je pourrais y parvenir cette fois. Il ralentit pile comme je m'approche du nirvana. Je le suspecte d'en avoir tout à fait conscience et je grommelle. Il dit qu'il me donnera tout ce qu'il a si je lui donne le joli spectacle de mes mains sur mes seins. J'attrape mes seins à pleines mains et je les remonte, comme si je portais un bustier. Je lui demande « ça te plaît ? » dans un rire. Il dit que oui et me demande de m'occuper de mes tétons. J'humidifie mes doigts avec un bruit savamment mouillé. Je sens que le geste l'excite au frémissement de son sexe dans mon corps.
J'entreprends de tripoter mes tétons avec mes doigts humides. Je gémis sous mes propres caresses et, comme promis, il donne tout. Mes gémissements se transforment en râles. Ils peinent à ne pas devenir des cris. « Si tu deviens trop bruyante, tu vas attirer du monde. Tu ne voudrais pas attirer du monde, n'est-ce pas ? » Je ne sais pas trop. Dans cet état d'excitation, je crois que je pourrais me faire passer dessus par toute l'équipe sans effort. Comme s'il lisait dans mes pensées, il me dit que je suis vraiment une gourmande. Il ralentit brièvement puis réentreprend de me pilonner. L'orgasme vient, vif, brûlant et je tremble autour de son sexe qui ne me donne aucun répit. Il me demande s'il peut venir sur moi. Quand j'accepte, il se retire de mon sexe, me guide pour que je m'agenouille devant lui et répand son sperme dans mon cou et sur mes seins.
Je l'entends s'affaler dans le fauteuil, le souffle court. Au bout de quelques instants, il souffle « Retire ton bandeau et regarde autour de toi. ». Je m'exécute. J'identifie alors le bruit inconnu. Il a entrouvert les petits stores qui occultent les fenêtres du coin de la pièce. Impossible de voir quoi que ce soit de loin, mais des observateurs avertis et bien positionnés peuvent être aux premières loges. Didier, David et deux autres mécaniciens sont collés à la vitre comme des enfants à la vitrine du marchand de glaces. Je croise leurs regards. Je me sens devenir rouge pivoine. Ils sortent de leur torpeur et leur air fautif me fait retrouver confiance en moi. Je me lève, je me rapproche des fenêtres et je tourne sur moi-même, lentement, pour leur donner tour à tour le spectacle de mes seins recouverts de sperme, de mon sexe lisse et de mes fesses charnues. Marc m'a apporté de quoi m'essuyer. Une fois sèche, je me rhabille.
Pour enfiler chaque jambe de mon pantalon, je me penche en avant, les jambes écartées, pour offrir ma chatte à leur vue. Une fois habillée, je leur fais un signe au revoir de la main, je soulève mon tee-shirt pour leur montrer mes seins une dernière fois et je referme les stores.
Heureusement que mon contrat se termine bientôt. Un quart de l'équipe technique sait désormais que le manque de mon chéri me rend chaude comme les braises.
Marc et moi avons de justesse retrouvé un air innocent quand l'un des deux employés de l'accueil client entre. Je me demande si je dois trouver un prétexte pour expliquer notre présence ou si Marc va s'en charger. Je n'ai pas encore tranché quand il nous lance : « Jolie prestation ! » Était-il lui aussi derrière la vitre ? Je ne l'y ai pas vu. Il doit deviner la question que je me pose au regard diagonal que je lance vers les stores, car il explique : « Le midi, je branche la caméra pour surveiller l'espace client pendant mon déjeuner. Pas d'inquiétude, ça filme, mais ça n'enregistre rien. J'ai hésité à venir vous déloger quand je vous ai vus arriver, je ne regrette pas de ne pas avoir joué le vieux grincheux. » Rassurée par l'absence d'enregistrement, je lui souris.
Marc et moi avons de justesse retrouvé un air innocent quand l'un des deux employés de l'accueil client entre. Je me demande si je dois trouver un prétexte pour expliquer notre présence ou si Marc va s'en charger. Je n'ai pas encore tranché quand il nous lance : « Jolie prestation ! » Était-il lui aussi derrière la vitre ? Je ne l'y ai pas vu. Il doit deviner la question que je me pose au regard diagonal que je lance vers les stores, car il explique : « Le midi, je branche la caméra pour surveiller l'espace client pendant mon déjeuner. Pas d'inquiétude, ça filme, mais ça n'enregistre rien. J'ai hésité à venir vous déloger quand je vous ai vus arriver, je ne regrette pas de ne pas avoir joué le vieux grincheux. » Rassurée par l'absence d'enregistrement, je lui souris.
Pas de client en vue. Marc nous propose un café. Nous acceptons tous deux. Marc boit le sien d'un trait et s'excuse : il doit retourner travailler. Je lui souhaite de bonnes vacances, il me souhaite bonne continuation. Juste avant de refermer la porte derrière lui, négligemment, il me lance : « Le p'tit a un fantasme assez simple. Ça serait bien de ton genre de l'aider à le vivre. Amusez-vous bien ! »
Curieuse, je me retourne vers « le p'tit », qui doit avoir quinze ans de plus que moi et qui me dépasse d'une tête. Il tourne sa cuillère dans sa tasse avec beaucoup d'application, le visage cramoisi. Je persiste à l'encourager à s'exprimer d'un œil bienveillant, mais, comme ça ne suffit pas, je m'assois sur le bras de son fauteuil, pose ma main sur sa cuisse et demande d'un ton suave : « Vous me racontez ? ». Il me regarde, me sourit, rit nerveusement, inspire, expire, puis se lance : « Vous allez trouver ça bête, mais... ».
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