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✦ yannlakeu L'abbaye de La Sault d'Omy. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'abbaye de La Sault d'Omy. — Chapitre 2 · Une abbaye bien spéciale.

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yannlakeu
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L'abbaye de La Sault d'Omy.

Chapitre 2 · Une abbaye bien spéciale.

(Note au lecteur. Le vocabulaire employé utilise principalement les mots contemporains. On y a laissé quelques vieilles expressions pour colorer l'histoire).
Nous mîmes huit jours à gagner l'abbaye. Huit jours pendant lesquels je ne songeais qu'à m'évader car je n'avais aucune envie d'être moine. Je rêvais de m'enfuir, de gagner un port, de m'embarquer sur un corsaire, pour me couvrir de gloire et de richesse.
 
Mais Gabriel faisait bonne garde avec tout le sadisme que peut y mettre un valet à qui on donne soudain un pouvoir sur son maître. J'étais sans cesse attaché et, dans les auberges, on ne me libérait que le temps de m'installer dans une chambre où j'étais aussitôt remis aux fers.
 
Pendant ce trajet je fus plus d'une fois témoin des dépravations de mon oncle, l'évêque, et de ma mère qui ne se cachaient plus pour baiser en ma présence. Je les haïssais tous les deux et me promettais de me venger quand je le pourrais.
 
Enfin nous parvînmes à ma "Prison". L'abbaye se dressait, monumentale, à flanc de colline et dominait un opulent village.
 
On me fit attendre un long moment avant d'entrer, le temps que l'évêque s'entretienne avec l'abbé.
 
Puis on me fit entrer. La lourde porte se referma derrière moi.
 
Un moine me prit en charge. Le frère Anthime.
 
Jamais je n'ai vu d'homme plus grand. Il était, comme je le sus plus tard, originaire du Saint -Empire. Il faisait entre six pieds et demi et un peu moins de sept pieds (NDLA environ 2 mètres). Il était gros et tout en muscles, une montagne. Ses mains étaient gigantesques et recouvertes de poils noirs. Il pouvait avoir entre 25 et 30 ans.
 
-      Venez ! Me dit-il.
 
Tout en le suivant, je regardai autour de moi pour repérer les lieux et voir si on pouvait franchir les hauts murs. Mais je ne vis rien.
 
Anthime me conduisit au palais abbatial où je fus conduit devant l'abbé.
 
Celui-ci m'attendait dans un vaste cabinet. Il était très jeune, peut-être deux ou trois ans de plus que moi et je devinai à ses manières, son ascendance aristocratique.
 
-      On vous a confié…
-      Si vous croyez que je vais m'enterrer ici ! Dis-je aussitôt avec véhémence, véhémence qui me valut aussitôt une gigantesque baffe qui me fit tomber au sol.
-      Adressez-vous à Monseigneur quand il vous le demande ! me dit Anthime, avec une douceur dans la voix qui contrastait sérieusement avec le coup que je venais de recevoir et qui m'avait fait chanceler.
-      Monseigneur ?
-      Les comtes-abbés de la Sault d'Omy ont le droit à ce prédicat.
-      Bien !
 
Nouvelle claque, moins appuyée.
 
-      Bien Monseigneur ! M'ordonna l'acolyte.
-      Donc, reprit le monseigneur, on vous a confié à nos soins.
-      Bien malgré moi…  Monseigneur. Je n'ai point de vocation et si on vous a dit le contraire, on en a menti !
 
 
L'abbé se mit à rire franchement.
 
-      Vocation ? Qui parle de vocation ? Moi-même j'ai été fait abbé dans mon enfance sans qu'on me le demandât pour enrichir mon lignage des revenus de cette abbaye. Personne ici n'a demandé à y venir.
-      Croyez bien que je ne resterai pas.
-      Vous resterez… de gré ou de force… Vous verrez d'ailleurs que la vie ici n'est pas aussi terrible qu'il y paraît au premier abord.
-      Je ne resterai pas, vous dis-je, Monseigneur !
-      Vous resterez. Ne songez pas à vous échapper. Frère Anthime se chargerait alors de vous faire passer le goût des veines tentatives… Emmenez-le et préparez-le pour ce soir.
 
 
On m'emmena donc.
 
Chaque fois que nous croisions un moine, il me dévisageait en saluant de la tête son confrère.
 
L'abbaye devait sa prospérité à une source d'eau chaude qui passait pour miraculeuse. Bien canalisée, cette eau donnait une chaleur constante à quelques pièces comme la salle capitulaire, le scriptorium et une étuve, avec latrines, qui communiquait avec la chapelle de Saint Sébastien. C'était curieux de faire passer par là pour entrer dans cette chapelle.
 
L'eau chaude alimentait naturellement une grande vasque où je fus amené à me baigner après la tonsure. J'avais essayé de résister mais mon épaule, broyée par Anthime, annihila toutes mes velléités d'insoumission et je me laissai déshabiller.
 
Un autre frère, aussi petit qu'Anthime était grand et qui répondait au nom de frère Colomban, assista Anthime dans ces ablutions.
 
-      Prenez-cela et lavez-vous le fondement.
-      Que voulez-vous dire.
-      Lavez-vous le cul !
-      Mais… pourquoi ?
-      Il faut être pur de partout.
-      Pas question.
-      Faut-il que je m'en charge moi-même ?
 
La question d'Anthime n'appelait pas d'autre réponse que d'obtempérer.
 
Quand j'eus terminé, je me plongeai dans l'eau délicieusement chaude.
 
J'y étais à peine quand les deux autres moines se dévêtirent. Ce ne fut pas long, ils n'avaient que leur robe de bure à enlever. De les voir nus ainsi me surprit, pour ne point dire plus.
 
Je me dis qu'effectivement la règle ne devait pas être très stricte si elle permettait aux moines de prendre un bain quand ils en avaient envie et cela en exhibant leurs parties honteuses.
 
Mais ce que je vis me stupéfia. Anthime s'assit sur le bord du bassin et Colomban vint se placer entre ses cuisses pour lui sucer le vit.
 
J'étais stupéfait. Je regardais comme si ce que je voyais était irréel. Certes, des bruits circulaient et même des images qui entretenaient la légende de la vie dissolue des moines, mais je n'y avais jamais vraiment cru.
 
Mon regard croisa celui d'Anthime et je dus rougir jusqu'aux oreilles. Je regardais son énorme membre, du moins me paraissait-il ainsi au regard du mien et des rares autres que j'avais vus et ses grosses couilles pendantes dans leur toison sombre très touffu car l'homme était velu comme un ours. Cependant, ses deux gros tétons roses émergeaient sans mal de la toison de son torse et, fasciné par ce que je contemplais je n'avais pas remarqué qu'il me scrutait avec intérêt.
 
-      Cela vous plaît ?
-      Mais… si quelqu'un… si l'abbé …
-      Comme il vous l'a dit, personne n'est venu ici de son plein gré. Quand les portes se sont refermées sur nous, nous avons dû dire adieu à la fréquentation des femmes. Certains sont ici pour en avoir aimées de trop près et avoir tenté de fuir le courroux d'un mari ou d'un père… C'est dire si nos vœux de chasteté étaient insincères et, faute de femelles, on prend des mâles.
-      Mais la sodomie est …
-      Quoi ? un péché ? Contre nature ?
-      Et la procréation …
-      Laissez ces billevesées. Si le créateur nous a donné du plaisir ainsi, c'est qu'il doit y avoir une raison.
-      Du plaisir ?
-      Assurément. On s'y fait très vite. Voulez-vous essayer.
-      Nenni… jamais…
-      Vous y viendrez, tôt ou tard… et vous verrez qu'ici tout va bien alors.
 
Je n'avais pas de mots et je restai là, dans l'eau à contempler ce spectacle nouveau pour moi. Entre hommes, je ne l'avais pas imaginé. Sous prétexte de causer avec Anthime, je m'étais rapproché et était désormais tout proche de la bouche suçant le vit, l'avalant tout entier. La salive coulait à flots et trempait les poils du sucé et la barbe du suceur.
 
-      Mais comment… les villageois…
-      Pour eux, nous donnons le change ainsi que pour les gens qui travaillent pour nous, mais quand nous ne sommes plus qu'entre nous, nous laissons libre cours à nos envies et à nos désirs.
 
Décidément, j'étais dans un monde de dépravation, ma mère, l'évêque, les moines… la fornication et le stupre étaient partout.
 
Anthime râlait de plaisir, dirigeant l'autre de la main l'autre, lequel, tout en  suçant, se masturbait dans l'eau . Il m'était impossible de voir sa bite.
 
Parfois, Colomban arrêtait de sucer et Anthime s'empoignait le manche en attendant que l'autre, mâchoires reposées, reprît son travail. C'est lors d'une de ces pauses qu'il me fut donné de voir Colomban. Il se redressa, toujours en se tirant dessus et je pus constater que son sexe était de belle courbure et long à peu près comme le mien.
 
Plutôt que de se remettre à genoux, pour sucer, le moine lubrique se pencha en avant de façon à faire écran et à me montrer son cul. On voyait bien que ce corps avait été rompu à tous les exercices physiques car il était musclé. Les couilles se balançaient au rythme que la main imposait au vit. Je m'approchai prudemment, comme si je ne faisais que changer de place pour me mettre plus à l'aise, mais je voulais surtout satisfaire ma curiosité. Je n'éprouvais pas le même dégoût que celui que j'avais ressenti en voyant ma mère se faire culbuter comme une gaupe par mon oncle on mon père bénéficier des mêmes largesses qu'Anthime par les soins de Guillaume... Je compris que j'étais plus détaché quand il ne s'agissait pas de voir les miens se livrer à la débauche et je me sentis même un début de bandaison. Mais je me retins de porter la main à mon sexe pur ne pas m'exciter davantage. Il y avait évidemment dans cette scène qui m'était imposée, une provocation à laquelle je ne comprenais pas grand-chose et à laquelle je ne voulais point répondre, jugeant que ma curiosité m'avait déjà desservi.
 
Du reste, on arrivait au terme et Anthime éjacula dans un concert de jurons. Toujours gêné par les fesses qui me faisaient écran, je ne pus rien voir mais je gageai qu'il jouissait directement dans la bouche de l'autre, lequel découilla ensuite dans l'eau.
 
Mes ablutions terminées en même temps que leurs jeux sexuels, on me sécha et on me revêtit de la bure qui, d'ailleurs, était faite d'un tissu beaucoup plus doux qu'il n'y paraissait et se révélait, au final, plutôt confortable.
 
Anthime nous quitta et je restai seul avec le frère Colomban.
 
Il m'emmena à la chapelle Saint Sébastien.
 
Elle était vaste, peu éclairée encore. J'y remarquai un autel et une grande table dressée comme si on devait y tenir banquet, mais elle était encore nue.
 
–     Venez avec-moi !
 
Je le suivis donc vers le fond de la chapelle où le seul symbole religieux était, à la gauche de l'autel et une statue taille humaine de Saint Sébastien, qui tenait plus d'un Apollon que d'un martyr chrétien.
 
Une sacristie assez vaste s'ouvrait dans le mur de gauche.
 
–     Aidez-moi !
 
Il ouvrit un placard où se trouvaient des couverts et des nappes.
 
Je savais que dans la plupart des ordres, le silence est la règle et je n'osais point parler me rappelant de la puissance des mains d'Anthime, mais je n'y pus tenir.
 
–     Pardonnez-moi frère ?
–     Oui ?
–     Peut-être ne faut-il pas que l'on vous voit comme cela ?
–     Qu'est-ce à dire ?
–     Eh bien, votre barbe...
–     Qu'a-t-elle qui puisse vous choquer ?
–     Le frère Anthime y a laissé...
–     Qui donc ? Eh bien parlez !
–     Après ce que vous lui avez fait...
–     Ah ! Des traces de son foutre ?
–     Précisément.
–     Et vous en voulez ? Demanda-t-il en passant sa main dans sa barbe pour vérifier mes dires.
–     Mon Dieu, non !
–     Voyons ! N'avez-vous pas déjà goûté le vôtre ?
–     Jamais !
-      Mais vous voulez essayer!
-      Nenni !
-    Si fait ! Vous avez montré beaucoup de... d'attention à regarder nos ébats.
-    Ponit ! Jamais...
 
Il me tendit sa main.
 
–     Prenez, je vous en prie.
–     Quelle horreur !
–     Vous avez grand tort. On ne se lasse jamais de ce nectar. D'ailleurs, vous y viendrez vite.
–     Mais si l'on vous voit ainsi, on saura que vous êtes sodomite ! Ne risquez-vous rien ?
–     Allons, on vous a déjà expliqué cela tout à l'heure mais vous ne semblez pas avoir saisi. Ecoutez-moi pendant que nous dressons la table.
 
Sous le règne de Louis le grand, une certaine tolérance s'était imposée pour les sodomites compte tenu que le frère du Roi, le duc d'Orléans, l'était et ne sans cachait point. On disait d'ailleurs que Louis XIII lui-même avait succombé à ce crime. A la mort du duc, en 1701, le vice ne s'était point éteint et il avait même reparu sous la régence.
 
Cependant, si on fermait hypocritement les yeux sur ces pratiques et si on les fermait d'autant plus facilement qu'on était proche du pouvoir, on tentait cependant d'éviter le scandale. Aussi les bonnes familles qui réprouvaient ces mœurs chez leurs enfants, les enfermaient-ils à l'abbaye où on les redressait fortement. Mais au fil des années, il en vint tellement que les sodomites devinrent majoritaires dans l'abbaye, y prirent le pouvoir et y régnaient. Les familles qui y envoyaient leurs fils pour les punir de leur condition, les envoyaient en fait dans le seul endroit où ils pouvaient sans risques se laisser aller à leurs débauches ; Il arrivait cependant que quelques garçons comme moi s'y trouvassent, soit qu'on voulut les châtier, et c'était bien mon cas, soit qu'on les y plaça sans se douter de ce qui se passait derrière les murs du lieu. Et ceux-là, devaient bien vite se convertir aux mœurs monastiques dont rien ne devait transparaître à l'extérieur ; pour ceux qui travaillaient pour l'abbé, pour ceux qui assistaient aux offices, rien ne devait transpirer. Aussi les moines faisaient-ils semblant d'être de pieux chrétiens, mais, une fois derrière la clôture, coupés du monde d'où personne ne pouvait les voir et les entendre, ils se livraient sans vergogne à leur innommable péché, péché auquel je ne croyais guère d'ailleurs. J'y aurais plus vu une anomalie ou une déviance.
 
–     Mais si moi je refuse ?
–     Vous seriez stupide ! Votre initiation est prévue dès ce soir !
–     Comment ? Jamais !
–     Ne faites point l'enfant ! D'abord vous ne pouvez condamner un plaisir auquel vous n'avez jamais succombé. Il n'y a rien de plus doux au monde que les amours entre mâles, je vous assure. Et puis la vie devient si confortable ensuite ici. Mais si vous résistez, elle sera un enfer. Laissez-vous aller.
-     Mais j'aime les femmes !
-     Etes-vous déjà allé au déduit ?
-    Certes !
-    Y avez-vous aimé la langue sur votre vit ?
-   Oui da !
-   Vous en aurez ici plus qu'il ne vous en faut ?
-   Sodomisâtes-vous la jouvencelle ?
-   Elle ne l'était point et je ne lui ai pris que le con.
-   Souventes fois ?
-   Point tant que je l'eusse voulu.
-  Et bien là, vous pourrez enconner des culs autant que vous voudrez et vous verrez que ce sera bien plus agréable que punt cloaque de femelle.
-   car le cul ne pue point peut-être.
-   Pourquoi voulez-vous qu'on vous l'ai fait laver.
-    Vous ne prétendez pas que...
-    Si fait et ce jourd'hui...
-    Non, non...
-   Ne luttez point contre ce que vous ne pouvez point combattre et, quand on vous introduira le vit, croyez-m'en. faites comme si vous alliez chier, pour le mieux laisser entrer en vous et y éprouver moins grande douleur, car, au départ, cela fait un peu mal, mais après c'est abondance de délices pour peu que vous vous livriez sans retenue.
-   Mais si je ne veux pas...
-   Voulez-vous vraiment que l'on vous prenne de force ?
Je ne répondis point.
Nous terminâmes de préparer la table en silence. Je réfléchissais. Comment ne pas nier que j'avais été excité par la fellation à laquelle j'avais assisté. J'en avais même bandé. Mais de là à m'y soumettre... Mais comment fuir désormais , J'étais pris au piège. Où l'on me prendrait de force ou je me laissais faire. Que perdrais-je à essayer ? Avais-je d'autre choix ?
 
Tout était prêt. Les moines allaient arriver, avec les victuailles… Nous serions 23 en tout.
 
Il ne me restait, une fois les chandelles allumées, qu'à attendre, voir comment les choses tourneraient et prendre le moins mauvais parti possible.
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artboy
3 octobre 2021 à 16:55
Toujours un plaisir de lire tes histoires. Une plume qui nous embarque dans un univers coquin qui réveil toujours le diable en moi. Hâte de lire la suite et d'en connaitre plus sur l'initiation.
Soyez respectueux
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megalosex
23 septembre 2021 à 12:24
Yannlakeu est de retour... Alleluia ! (ça, c'est pour rester dans l'ambiance du sujet). C'est bien écrit et dans l'esprit de l'époque. Et le subjonctif, ah... le subjonctif. Vite, la suite ! (ooooh, ça m'a échappé !
Soyez respectueux
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