Maison de l'évêché
Chapitre 1
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✦ Eden_R Maison de l'évêché XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Maison de l'évêché — Chapitre 1

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Eden_R
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Maison de l'évêché

Chapitre 1

Les maisons de l'évêché sont des lieux parfaits pour se loger quand on voyage et qu'on veut un lieu calme. Souvent ce sont d'anciens monastères ou couvents, mais beaucoup sont encore des lieux religieux en activité. Des curés, des Pères, des Moines, des Frères ou des Soeurs y vivent. Ils ouvrent les portes d'une aile de leur sanctuaire pour accueillir les voyageurs et les pèlerins. C'est assez drôle, car les laïques et les religieux d'autres congrégations peuvent ainsi se rencontrer. Les invités peuvent participer aux offices religieux. Certaines personnes restent deux ou trois jours, d'autres un peu plus longtemps. Les rumeurs disent qu'il est possible d'y loger un an, si c'est pour nos études.
Alors en tant que femme, il est facile de comprendre pourquoi je choisis un tel lieu pour découvrir les différents territoires français. Je pourrais aussi le faire à l'étranger, mais il y a déjà tellement à découvrir dans mon pays.
Le lieu est un havre de paix. Tout y est calme et assez silencieux. Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais, mais certainement pas à la jeunesse des prêtres ici. Bon Dieu, une grande partie d'entre eux sont magnifiques. Ceux qui portent la barbe l'entretiennent. Je pourrais croire qu'ils vont chez le barbier. Aucun des moins de 35 ans n'a de ventre bedonnant. Cela me fait regretter qu'ils soient entrés dans les ordres et perdus pour les femmes du monde. Je vais donc aller à la messe ce soir, au moins pour observer leurs visages, à défaut de leurs corps cachés par la soutane.
Ma cellule est aussi dépouillée que ce que j'imaginais. Un lit en bois, simple, une place et fonctionnel. Un miroir surplombe un lavabo des années 40. Une petite armoire complète l'ensemble. Évidemment, un Christ sur sa croix se trouve au-dessus de la porte en protection.
Comme invité, nous avons la chance de pouvoir partager des sanitaires. Il y a des toilettes et des douches par genre. Les religieux nous donnent d'ailleurs le linge de maison : draps, couvertures (les marron et qui grattent), serviettes… 
Le repas est simple. Et grande bénédiction, il y a un bénédicité mais pas de règle de silence.
La messe est belle. Ils ont de belles voix. Certains sont très à mon goût. Mon esprit, qui devrait être apaisé par la spiritualité, est consumé par des idées totalement déplacées. Nous ne sommes que deux pèlerins ou invités, appelez-nous comme vous voulez. Un homme et une femme. Ils nous ont donc donné des cellules à l'opposé dans le couloir. Je me tortille sur le banc. Je ne sais pas comment faire pour détourner mon esprit de ma lubricité. Heureusement, la cérémonie se termine et je peux retourner dans l'intimité de ma cellule.
C'est en me changeant pour la nuit que je réalise que je n'ai vraiment pas bien choisi mes vêtements pour ce séjour. J'ai pris mes vêtements de nuit habituels, c'est-à-dire : une culotte en dentelle et un T-shirt moulant qui ne laissent pas place à l'imagination sur l'opulence de ma poitrine. Heureusement, nous ne sommes que deux à cet étage. Peu de chances de tomber l'un sur l'autre cette nuit en allant au petit coin. J'en suis là de mes pensées quand des coups sont frappés à ma porte.
Je passe la tête pour ne pas que la personne puisse voir que je ne suis pas dans une tenue présentable. Devant moi, se tient un des jeunes prêtres. Je lui donnerais 30 ans, soit deux ans de plus que moi. Il possède des cheveux bruns attachés en queue de cheval sur sa nuque. Une petite paire de lunettes lui donne un air de jeune premier. Il doit bien mesurer 1m75, soit une belle différence avec mon 1m56.
“Vous n'aviez pas l'air bien pendant la messe. Puis-je vous être d'une quelconque aide ?” me demande-t-il.
Sa voix est comme du velours. C'est un son qui enflamme mes désirs les plus fous. 
J'ouvre la porte et le laisse entrer. Ses yeux s'écarquillent face à ma tenue. Il prend une profonde inspiration. Je ne le laisse pas indifférent. Il peut tout voir, la dentelle ne laisse que peu de place à l'imagination. Je ne me suis pas épilée. Mon duvet est visible. Mes lèvres intimes sont étroitement moulées par le tissu.
“Oui, mon Père. Des pensées impures me viennent à l'esprit quand je vous observe”, lui murmurai-je en gardant les yeux fixés sur le sol. 
Ma réponse franche semble le déconcerter. Je pense pourtant qu'il a dû en entendre d'autres en confession. Pourtant, je semble lui faire de l'effet. Je l'entends avaler sa salive.
“Je suis désolée de vous mettre mal à l'aise. Votre corps est très attirant. Savoir que vous avez fait vœu d'abstinence, n'empêche pas mon esprit d'imaginer des choses”, continuai-je. “Cela embrase ma féminité.”
Je ne sais pas si c'est l'abstinence ou mes paroles, mais il me répond.
“Je vais devoir vous aider à vous débarrasser de vos péchés.”
Il s'approche. D'une main, il relève ma tête pour venir embrasser mes lèvres. Je me laisse totalement faire, me pressant contre son torse.
“Nous ne sommes que des hommes, avec nos faiblesses,” m'annonce-t-il.
Je crois que je vais découvrir les plaisirs de la chair avec un ecclésiastique. Il me fait reculer pour défaire sa soutane. Ce vêtement religieux lui donne son rang d'homme d'Église. Sans elle, il n'est qu'un homme avec de belles tablettes de chocolat, à croire qu'il fait de la musculation toute la journée plutôt que des prières. Son caleçon est des plus simples, juste noir. Il moule parfaitement un membre qui palpite en prenant de l'envergure.
Ses mains viennent parcourir mon corps. Elles pétrissent mes seins. Les caressant à travers mon haut, comme s'il avait peur de les dévoiler et de succomber à la tentation. Il pince mes extrémités, m'arrachant un gémissement. Le désir est bien là, chez lui comme chez moi. Je l'embrasse, n'hésitant pas à mettre les dents pour l'agacer.
Une de mes mains descend vers le cierge qui est fièrement retenu par une fine barrière de tissu. Mes doigts montent et descendent, prenant sa mesure. J'aimerais le prendre en bouche, mais mon compagnon a une autre idée en tête.
Ses doigts ont trouvé ma culotte. Ils ne font que la survoler, mais impossible pour lui d'ignorer l'humidité qui l'imprègne. Cela semble être le déclic. Il me pousse sur le lit étroit, qui n'est certainement pas prévu pour ce que nous allons faire.
“Mon vœu m'empêche de vous pénétrer, mais nous pouvons ensemble nous donner du plaisir”, me chuchote-t-il.
Tout ce que nous faisons est interdit, par la morale, par le dogme religieux et par les conventions sociales. Je n'en suis que plus excitée.
Il enlève son dernier vêtement. Mes yeux se posent sur sa verge. Elle est belle et déjà bien rigide. Il est circoncis. C'est étonnant ! Son cierge est d'une couleur plus foncée que le reste de son corps. Son gland est presque rouge. Une veine est bien saillante sur toute sa longueur. Il ne me laisse pas approcher de son membre, mais il se caresse en m'observant. Ses poils foncés mettent en avant ce cadeau de Dieu qui pourtant n'a pas dû connaître beaucoup de femmes.
J'écarte largement mes cuisses, pour lui donner un meilleur aperçu de mon désir. Ce n'est pas sa main qui s'approche, mais son cierge. Son gland vient de manière aussi légère qu'un papillon toucher mon entrejambe recouverte de dentelle. Ce n'est pas assez. J'en veux plus. Je ne peux pas l'embrasser, il se tient hors d'atteinte. Son membre s'appuie un peu plus. Il se frotte doucement, presque respectueusement sur ma culotte. Pas assez pour titiller mon clitoris, ni pour écarter mes grandes lèvres intimes. Je gémis. J'en veux plus. C'est électrisant de le savoir entre mes jambes à se frotter. Ça y est. Il accélère et s'appuie. Il se frotte entre mes lèvres. C'est bon. Si je n'avais pas ma culotte, je suis certaine que mon humidité le ferait entrer en moi. Ça m'excite. Il sait très bien où est mon entrée secrète. Il appuie son gland pour le faire entrer. La dentelle le retient et m'irrite.
Il se frotte en tenant sa verge avec ses pouces. Il me baise littéralement sans pénétration. Je mouille comme une cochonne. J'aime le sentir, surtout quand son gland bute à l'entrée de mon canal. Se frotter c'est bien, me pénétrer c'est mieux et je veux que cela arrive malgré son vœu. Et pour cela, il faut qu'il se frotte sous ma culotte. Il le veut lui aussi au vu des petits mouvements rapides qu'il fait juste à mon entrée couverte de dentelle. Il me frappe de son membre.
Enfin ! Enfin nous sommes peau contre peau. Il se frotte sans barrière avec douceur contre mon intimité. Parfois, son gland entre légèrement. Cela m'arrache des gémissements de plaisir. Juste ce bout de lui, écartant mes parois, me donne envie de m'empaler sur sa verge. Je me retiens. C'est déjà extraordinaire de sentir son cierge saint contre ma fontaine à mouille. Il revient à moi. Se retire en réalisant où il se trouve, reprend ses frottements. Cela se répète encore et encore.
Sa volonté cède. D'un mouvement plus vif que les autres, il m'empale. Je ne suis que gémissements et râles. C'est tellement bon de se sentir possédée. Il glisse facilement, se déhanchant avec vigueur. Le bruit de nos corps qui se rencontrent résonne dans ma cellule et peut-être même dans le couloir, jusqu'à des oreilles indiscrètes. Je suis toute à lui et au plaisir. Mes hanches bougent pour accompagner ses mouvements. Nous avons soif l'un de l'autre, de la communion de nos corps. 
Bien trop vite à mon goût, il accélère ses balancements. Il me pénètre plus profondément. Je sens sa liqueur bénite qui se répand en moi. Je le retiens avec mes jambes. Je ne veux pas qu'il se retire. Je ne veux pas que ce moment se termine. Il reprend ses mouvements. Cette fois, il me caresse la poitrine et le ventre en même temps.
Ma culotte, nos corps, le lit, tout est trempé de nos ébats.
Il finit par quitter mon corps, mais n'arrête pas les caresses. Il est attentionné. Il pourrait être un bon amant, s'il n'était pas religieux. Au vu de ce que nous avons fait et du plaisir de chacun, je ne pense pas qu'il s'arrêtera à cette seule expérience. D'autres femmes pourront certainement profiter de sa générosité. Est-ce qu'il les pénètre ? Pas certain, mais il se frottera très certainement et libèrera une bonne dose de sperme sur leur corps.
“Merci mon Père”, lui dis-je alors qu'il s'éloigne de mon corps tentateur.
Il tente de remettre son sous-vêtement, mais c'est difficile avec son cierge à demi-dur. Nous pourrions remettre le couvert, mais les flammes de la passion nous ont quittés. Il ne reste que du respect, de la douceur et du contentement. 
“Grégoire”, me révèle-t-il. “Je suis le Père Grégoire. Je vais me retirer pour prier pour nos âmes et la miséricorde de Dieu.”
“Merci Père Grégoire”, répétais-je avec sincérité. “Comme le veut notre Seigneur, je ne prends pas de contraceptif.”
Je vois à son regard qu'il réalise les possibilités de nos actes.
“Le Seigneur guide nos pas”, récite-t-il. “Je prendrai tout ce qu'il jugera bon de me donner.”
Par ces simples mots, il est clair qu'il assumera la situation et son enfant, si jamais nous en avons conçu un. Ses yeux s'attardent sur ma poitrine avant de remonter sur mes lèvres. Il a encore des envies, comme j'ai envie de le prendre en bouche, de le nettoyer pour mieux recommencer. Pourtant, il s'en va dans sa soutane noire.
Cette nuit-là, j'ai parfaitement dormi. Je me suis fait la promesse de revenir le voir à l'avenir. Le lendemain, je le vois une dernière fois, au petit-déjeuner avant que nos routes ne se séparent.
Je ne suis pas tombée enceinte, même si avoir un enfant de lui ne m'aurait pas déplu. Je ne suis pas retourné dans cette maison de l'évêché, mais j'ai continué à y séjourner pendant mes vacances. Cette histoire ne s'est pas reproduite ailleurs. Par contre, j'ai appris que les femmes et les couples espérant avoir des enfants étaient de plus en plus nombreux à se rendre auprès du Père Grégoire et à prier Sainte-Anne. Il semble qu'après une retraite spirituelle et quelques prières chacun dans sa cellule, les miracles se produisent.
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Richard-Laura
12 février 2026 à 19:46
Bien écrit et tellement humain !
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