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✦ Jane Does Édouard et Éloi XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Édouard et Éloi — Chapitre 2 · L'erreur

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Jane Does
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Édouard et Éloi

Chapitre 2 · L'erreur

À ma sortie de la salle de bains, un message m'attendait sur mon portable. Édouard avait découvert le nid vide à son retour du bureau et était intrigué par mon départ précipité. Curieusement, il ne me parlait pas d’Éloi, pas plus que de ma culotte perdue. Sans doute que son fils ne s'était pas éternisé lui non plus dans la maison de son paternel. Peut-être aussi que ce que les deux hommes s'étaient dit pouvait être compromettant pour elle et dans ce cas bien sûr que son amant ne lui en parlerait pas. Il lui demandait de le rappeler ce qu'elle fit tout de suite.
— Allô, Édouard ?
— Ah Maud, quel dommage que tu ne m'aies pas attendu ! Tu sais j'avais encore faim de toi.
— Oh, ta maison... je n'y suis pas habituée... pas encore je veux dire.
— Je comprends, oui et j'aimerais te rejoindre, mais mon fils aussi m'a laissé un message. Il va passer me rendre visite vers midi. Je me faisais une joie de lui parler de toi.
— Rien n'est urgent Édouard... laissons le temps au temps, veux-tu ?
À l'autre bout de la ligne, un soupir venait d'éclater comme si l'homme avait retenu son souffle, juste le temps d'avoir ma réponse. Je me demandais aussi s'il me mentait ou si effectivement son gamin avait quitté les lieux avant son retour. La question de savoir s'ils allaient parler de moi durant leur rencontre restait entière. La voix suave de ce type me revenait dans l'oreille entraînant dans son sillage mon envie pernicieuse.
— J'ai bougrement envie de t'embrasser encore et encore Maud. Tu es une belle femme, et mon Dieu comme je voudrais te prendre là, tout de suite. Pourquoi es-tu partie ? Si tu voyais comme je bande pour toi.
— Chut ! Tu vas te faire du mal inutilement. Je ne sais pas vraiment quand nous nous reverrons nous deux.
— Tu... tu n'as pas envie de recommencer, de vivre un peu autre chose ? Je n'ai pas été à la hauteur c'est ça ?
— Ne dis donc pas de bêtises ! C'est juste que je dois retrouver mes deux amies tout à l'heure et qu'en semaine, je suis assez occupée.
— Bon ! Je vois, comprends. Ma foi, ma porte et mon téléphone te seront toujours ouverts. Et tu peux venir quand tu le désires...
— Je sais, je sais Édouard, je sais bien.
Nous avions raccroché tous deux avec une sorte de regret au fond des tripes. Mon mensonge me rendait amère. Quel besoin de m'inventer un rendez-vous avec Laurence et Myriam ? Cette manière d'agir ne me ressemblait guère, je devais bien l'avouer. Si devant mes yeux les images d’Édouard dansaient, elles avaient pour le coup un rafraîchissement inexplicable. Et mes hanches se balançaient au rythme de longs allers et retours tendres, le visage qui me surplombait avait à peine plus de vingt ans. Un comble tout de même puisque je ne l'avais croisé qu'une seule fois.
La semaine entière j'avais tenté de faire un maximum de choses pour oublier celle qui me taraudait le plus le cerveau. Je ne saurais dire combien de fois j'avais dû changer mes sous-vêtements souillés par ce désir qui me cramponnait le ventre et l'esprit. Rien n'y faisait et l'évidente envie de sexe revenait, telle une obsession impossible à juguler. Mais je me refusais à appeler Édouard, me contentant de me caresser frénétiquement dès que j'en avais l'occasion. Mon corps devrait bien se contenter de cela ! Oui ? Mais jusque quand ?
Alors ce mercredi vers vingt heures, pendant que je cherchais un dérivatif à mes pensées toujours aussi salaces, lorsque la sonnette de la porte d'entrée se mit à grelotter, c'était tout mon être qui réclamait des câlins. Pensant que le visiteur était soit une de mes deux amies ou peut-être Édouard, je me précipitais vers l'entrée avec comme un espoir secret. Celui que ce soit lui plutôt que Myriam ou Laurence. Et devant moi, alors que je venais d'entrouvrir la porte, ma surprise n'était pas feinte.
J'avais l'air sans doute d'une cruche, plantée devant cette réplique de l'homme avec qui j'avais renoué sexuellement. Ils étaient si semblables, sauf... peut-être côté jeunesse. Je ne bougeais plus depuis quelques secondes qui devaient lui paraître interminables. C'était lui qui avait repris l'initiative.
— Maud ! Bonsoir ! J'avais besoin de vous parler.
— De me parler ?
— Je voudrais savoir si c'est sérieux entre mon père et vous !
— Quoi ? Je... je ne comprends pas là !
— Avant de faire la démarche de venir ici, je dois vous dire que depuis que l'on s'est rencontré chez papa, je n'ai plus vraiment dormi. Votre image m'obsède et j'en perds tous mes moyens. Je vais finir par rater mon année.
— Mais... qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans moi ?
— Vous savez, ma mère n'a jamais été très sympa avec mon père. Je suppose qu'elle l'a épousé parce qu'elle était enceinte de moi. Alors leur séparation était un jour inévitable.
—... ? Pourquoi me dis-tu... pardon me dites-vous tout cela ?
— Vous pouvez me dire tu ! Je ne m'en offusquerai pas. Vous, comment dire cela, vous êtes une jolie femme et je pense que papa est amoureux de vous !
—... !
J'avais juste haussé les épaules en réalisant d'un coup que lui se trouvait encore sur le perron et il se dandinait d'un pied sur l'autre. Je le faisais donc entrer sans plus réfléchir. Il était là et je ne réagissais pas vraiment de manière normale. Même le timbre de sa voix était un reflet de celui de son père.
— Ne restons pas là ! La soirée n'est pas très chaude. Venez...
— Oui merci.
Nous avions fait les quelques pas qui nous séparaient de la cuisine. Je sentais ses regards qui pesaient sur moi. Un instant je revis la scène de mon arrivée dans la pièce où il m'était apparu chez Édouard. Il devait repenser à ma nudité forcément, et moi aussi j'y songeais d'un coup. Ce jeune type en savait déjà beaucoup sur mon propre corps. Il ne parlait plus, intimidé d'être chez moi ? Je n'arrivais plus à penser sainement. Et derrière tout cela, latent, presque agressif mon désir de sexe qui ne m'avait pas quitté.
— Vous voulez, pardon, tu veux boire un verre ?
— Euh...
— Du frais ou du chaud ? Il doit me rester une bière ou deux.
— Ah une bière, pourquoi pas.
Alors que je fouillais dans le réfrigérateur pour y dégoter la bouteille, je sentais ses yeux sur moi. Ça avait quelque chose d'hallucinant.
— Ça ira ?
— Oh oui ! Je ne suis pas difficile.
— Bien ! Si tu m'expliquais alors la vraie raison de ta présence ici. Où as-tu trouvé mon adresse ?
— Sur la carte que vous avez donnée à mon père. Elle était posée sur un buffet dans son appartement. C'est aussi simple que cela.
— Bien sûr ! Ça ne me dit pas pourquoi tu as jugé bon de faire un détour pour venir chez moi.
— Je... j'avoue que vous m'avez fait un certain effet l'autre jour...
— Je pensais que c'était ton père qui revenait et n'avait donc aucune raison de me... cacher.
— Oui, j'ai bien compris cela ! Mais je veux dire que je n'arrive plus à me sortir de la tête les images affolantes que vous offriez à ce moment-là.
— Ton père est au courant de ta démarche ? Il sait que tu es chez moi ?
— Non ! Et j'ai aussi ceci qui doit vous appartenir... je devais vous rapporter cette...
De sa poche dans laquelle sa main venait de plonger, ressortait une petite chose blanche. Ma culotte, celle perdue chez Édouard. Le garçon me fixait avec des quinquets brillants. Je ne savais plus où me mettre alors que d'un geste du bras, il me tendait l'objet. Je saisissais celui-ci et l'enfermais dans ma paume.
— Elle sent bon. Votre odeur est... enivrante. Et je suis désolé d'avoir à dire cela, mais je n'ai pas pu résister au plaisir d'y mettre aussi un peu de moi.
— Quoi ? Je... vous... tu as fait quoi ?
— Je me suis branlé avec et dans vos dentelles... elle est tachée de mon sperme ! J'en suis désolé.
—... ?
— C'est sérieux entre mon père et vous ? Vous êtes amoureuse de lui ? Vous l'aimez ?
— Mais... qu'est-ce que c'est que ces questions ?
— Je dois vous dire que moi je le suis. Je l'ai été au premier regard.
— Tu... tu es fou, ma parole. Tu pourrais être mon fils.
— L'âge n'interdit pas d'être amoureux et la différence entre le vôtre et le mien non plus.
Le chiffon que je tenais toujours me brûlait les doigts. Le jeune homme s'était d'un coup levé et il était si près de moi que je sentais son souffle sur mon visage. À quel moment avais-je senti que ses bras m'encerclaient ? Je ne m'en souvenais plus vraiment. Mais c'était allé si vite. Sa bouche se collait à la mienne et au lieu de le repousser j'étais bien certaine cette fois que j'avais entrouvert les lèvres. Le baiser avait quelque chose de brutal et de délicieux tout à la fois. Une espèce de passion partagée.
Alors lorsque ses pattes entreprenaient un déshabillage rapide de mon corps, je n'avais pas fait un seul mouvement pour interdire cela. Éloi en profitait et cette fois sa langue allait de ma bouche à mon oreille. En quelques secondes ce ventre qui réclamait laissait perler sa pluie de désirs trop longtemps contenue. Je me laissais faire comme une gamine à peine sortie des bancs de l'école. Et malgré la gaucherie de celui qui me caressait, je me sentais d'une mollesse incroyable.
J'avais lâché la culotte que je tenais toujours alors que celle que je portais s'envolait au passage des doigts du jeune. Plus rien n'entravait la marche inexorable du plaisir et je frissonnais sous les attouchements maladroits, mais si terriblement excitants. Il soupirait et grognait, sans doute aussi surpris de mon peu de défense. Et quand il me souleva pour me coller le derrière sur le plan de travail à côté de l'évier, je me savais déjà perdue depuis longtemps. Il ne s'embarrassait d'aucun préjugé.
Juste heureux de la bonne aubaine, et me surprenait par sa désarmante naïveté. Mais celle-là était visiblement très efficace. Il se précipitait pour me pénétrer et ce fut à cet instant-là que je décidai de canaliser cette fougue. Mes mains se posèrent alors sur le sommet de sa caboche et appuyaient doucement sur celle-ci. Il comprenait tout de suite le message et pliait les genoux pour venir cette fois boire à la source largement ouverte par mes cuisses, elles aussi écartées au maximum.
Ses pattes venaient alors soutenir mes jambes, et pour finir les faisaient passer par-dessus ses épaules. La langue qui entrait en contact avec ma peau en général et ma chatte en particulier me faisait alors frémir et presque hurler de bonheur. Enhardi par ce cri, Éloi alors s'activait et me léchait avec ardeur. La pointe rose qui allait et venait passant et repassant dans les plis de mes grandes lèvres me faisait sursauter à chaque cajolerie.
L'exercice durait depuis longtemps et je ne m'en lassais pas. J'en oubliais finalement de continuer à canaliser sa fougue et je ne réalisais la venue de sa bite en moi qu'après un premier aller et retour qui me tirait des plaintes. Pas des cris de douleur, non ! Je hurlais vraiment, et sans doute que mes gémissements appuyés le rendaient encore plus sauvage. Il me pistonnait de plus en plus vite, avec toute la violence de sa jeunesse. Je haletais sous ses coups de bassins aux amplitudes de plus en plus soutenues.
Force m'était de reconnaître que cette fois, le jeune homme qui naviguait librement de toute la longueur de sa queue dans ma chatte me faisait un effet que je n'avais pas retrouvé chez son père. Et je ne me souvenais pas d'en avoir connu de tels chez mon ex-mari non plus. Alors les yeux clos, les sens tous en éveil, je sentais monter au fond de mon ventre, comme sorti de nulle part, une délivrance qui me rendait folle. Puis Éloi se calmait, sans pour autant cesser ses mouvements.
Il se contenait et ne débandait pas le moins du monde. Du reste, ses mains avaient repris le chemin de ma poitrine. Un pur bonheur que cette cavalcade sans fin et les doigts sans violence me pétrissaient les seins, s'attaquant sans relâche aux tétons enflés de ceux-ci. Pincés, étirés, eux aussi m'apportaient un lot de sensations très voisin de l'orgasme. Son sexe restait fiché dans mon con et s'il remuait moins vite, les effets en restaient aussi dévastateurs sur la montée de mon plaisir.
Curieusement, le jeune homme avait trouvé une sorte de créneau qui me maintenait en haleine, prête à jouir, sans pour cela dépasser les limites d'un non-retour pourtant si âprement attendu. Il faisait tout, conscient ou non, pour que je reste au bord du précipice d'une explosion qui clorait notre fête des sens. Les choses évoluèrent soudain. Sans trop que j'appréhende le pourquoi, je sentais trembloter contre mon ventre le sien. En entrouvrant les paupières, j'eus un début d'explication. Il frémissait de partout et son souffle se faisait plus court.
Je comprenais d'un coup qu'il n'allait plus pouvoir se retenir encore bien longtemps. Et pour ne pas être laissée sur le bord du chemin de la jouissance, je me replongeais dans l'abîme de mes perceptions sensorielles inouïes. Nous partions donc presque simultanément dans un orgasme qui me bouleversait. Et je me retrouvais d'un coup bien loin de savoir ce qui lui arrivait. L'égoïsme de cet instant-là, je ne pouvais pas le concevoir, mais il existait pour de bon. Son plaisir et le mien, même s'ils se rejoignaient, n'en demeuraient pas moins totalement étrangers.
— xxxXXxxx —
J'avais repris pied avec la réalité quelques instants plus tard. Impossible de mesurer le temps dans un autre monde fait de couleurs si différentes. La tiédeur de ce qui coulait sur mon ventre me rappelait qu'Éloi avait lui aussi conclu. Il s'était reculé de quelques pas et tenait sa verge entre ses doigts. Il avait également dans les yeux une sorte de flou, peut-être un si semblable à celui qui habitait les miens. J'étais toujours adossée au mur près de la fenêtre, les fesses meurtries par le plan de travail.
Dans un brouillard dû à cette jouissance magistrale qui venait de tout laminer sur son passage, je voyais la queue de mon nouvel amant qui reprenait une taille « normale ». Nus tous les deux, je percevais le grotesque de la situation. Un presque gamin venait de me donner un plaisir incroyable et j'en éprouvais un sentiment d'obscénité. Il me remontait aussi à l'esprit que son père avait pareillement couché avec moi, quelques jours plus tôt. Et ce genre de raisonnement n'était pas fait pour apaiser ma honte.
Le fils d'Édouard n'avait que quelques pas à faire pour se rapprocher de l'endroit d'où je tentais de me redresser. Il les fit pour me tendre la main. Cette pâte était chaude et légèrement poisseuse. Bêtement j'en ressentis un nouvel appel de mon corps. Ma faim devenait donc insatiable ? Je n'en revenais pas de cette incroyable fringale qui me parcourait à nouveau l'échine sous forme d'une chair de poule terriblement visible. Mais le garçon l'avait-il remarqué ? Je n'en savais rien. J'eus un réel sursaut lorsque sa voix creva le silence de la cuisine.
— Je... j'ai beaucoup aimé. Mais je vous demande pardon d'avoir osé.
—... ?
— Je... je veux dire que je n'aurais pas dû insister.
— Quoi ? Mais... tu m'as aussi donné envie et ma part de faute est grande dans cette histoire. Personne ne doit, ne devra jamais savoir, c'est bien entendu cela, Éloi ?
— Oui ! Oui bien sûr... je regrette ce qui est arrivé.
— Les regrets et les remords sont vains. Et pourquoi devrais-tu en avoir du reste ?
— Pour... pour mon père. Il ne mérite pas cela, pas que ce soit son fils qui le trompe.
— Tu ne trompes personne puisque Édouard et moi ne sommes pas vraiment ensemble, enfin pas comme tu le crois.
— Mais... je suis amoureux de vous... depuis le premier regard. Je pense qu'il l'est aussi. Je lui fais beaucoup de mal même s'il ne le sait pas.
— Allons ! Allons ! Tu ne lui as rien volé ni pris, je n'appartiens à personne. Et puis nous oublierons toi et moi cette affaire.
— Je... ne suis pas certain de pouvoir, moi, vous oublier et...
— Et quoi ? Nous ne recommencerons pas de toute façon !
Il avait les yeux baignés de larmes en les relevant vers moi. Ma cuisine sentait le sexe, ma main maculée de sperme me rappelait que ce jeune homme s'était épanché sur mon ventre. Et pourquoi donc avais-je eu le réflexe d'avancer les doigts vers sa joue ? Sa tristesse me fendait le cœur. Sa barbe naissante crissait sous ma paume et le feu qui se rallumait au fond de mon ventre était monstrueux. Enivrée par les odeurs, par la situation, par je ne sais quoi d'autre également, tout me poussait à ce geste délibéré vers lui.
Alors ce bras musclé de mâle qui m'attirait contre sa poitrine, je le laissais faire. Sa bouche reprenait très vite une danse sur la mienne, un slow trop langoureux pour qu'il restât innocent bien longtemps. Contre mon aine, la chose qui pourtant venait de servir se déployait comme si elle rouvrait ses ailes. Mon cœur dans ma poitrine battait la mesure de cette baguette de chef d'orchestre. Sûr de sa jeunesse Éloi rebandait comme si de rien n'était.
Ma petite menotte avait longé le poitrail du garçon pour venir s'emparer de ce manche tendu. Et je ne saurais jamais comment je m'étais laissé fléchir sur mes jambes pour m'agenouiller devant son corps. Pas plus que je ne garderais de souvenirs de cette hampe qui s'était d'un coup, retrouvée à l'endroit où ses lèvres m'embrassaient quelques instants auparavant. Je suçais donc ce sucre d'orge d'un modèle si particulier. Et il n'avait pas eu à réclamer, trop heureux de sa bonne aubaine.
De singuliers petits gloussements attisaient le feu qui reprenait vie au fond de mon ventre. Au bout de longues minutes, c'était en le tirant par ce tout petit morceau de lui qui dépassait que je l'entraînais au salon. Là, sur le canapé, nous rejouions une partition très crue d'une symphonie visant à repeupler la terre depuis la nuit des temps. Forte de cette attirance qu'il exerçait sur ma petite personne, je me donnais sans aucune restriction. Et nos feulements se synchronisaient une fois de plus dans un corps à corps d'où ni lui ni moi ne sortirions perdants.
Étendu les bras en croix sur l'assise du sofa, il n'avait fait qu'attendre et c'était bel et bien moi qui œuvrais, me vautrant sur lui, folle d'envie, à la recherche de je ne savais plus quel plaisir. Mes bras tendus de manière à avoir les mains en appui sur son torse, je mesurais mentalement à chacune de mes montées, la longueur en centimètres d'un ineffable bonheur. Et à l'apogée de cette ascension, la vertigineuse descente entraînait chez moi une cascade de sensations des plus variées.
Tout devait se précipiter dans d'incroyables soubresauts que son ventre malgré mon poids ne parvenait plus à endiguer. Savoir qu'il allait éjaculer me donnait des frissons partout. Une chair de poule inédite par sa longévité sur tout mon épiderme me transmettait l'impression bizarre de flotter dans l'air. C'était bien ensemble que cela nous arrivait, avec une simultanéité quasi parfaite. Nous jouissions de concert, ne réfléchissant plus tout à fait normalement, prenant simplement chacun de notre côté un pied magistral.
Lorsque j'avais recouvré mes esprits, nous étions tous les deux entrelacés, toujours sur le canapé. Par instinct, je jouais avec sa tignasse, sans qu'il n'y trouvât à redire. Éloi se laissait cajoler sans un mot, gardant toutes ses émotions enfouies en lui. Un instant je me posais la question de savoir si mon geste pouvait être celui d'une femme amoureuse, ou peut-être quelque chose de plus maternel. Il n'en demeurait pas moins vrai qu'il venait conclure un moment heureux.
Sa voix pourtant agréable en rompant le pacte du silence mettait fin également à ma béatitude.
— Nous nous reverrons ? Dis ? Promets-moi que nous referons l'amour !
—... ? Déjà, nous n'aurions jamais dû le faire. Et puis non, je ne voudrais pas faire de mal à ton père, même si vraisemblablement je n'en suis pas amoureuse.
— Je ne vois pas pourquoi tu me sacrifierais sur l'autel d'un amour qui n'existe pas alors ! Si tu ne l'aimes pas, lui.
— Mais il n'existe pas non plus entre toi et moi. Tes envies te font prendre ton désir pour de l'amour. Ça te passera très vite, crois-moi !
— Comment peux-tu penser cela et encore plus me le cracher à la figure ?
— Allons, calme-toi, tu es jeune, tu es beau et dans quelques mois une belle jeune femme te tapera dans l'œil. Au début tu auras une attirance similaire à celle que tu éprouves là ce soir. Celle-là aura des atouts qui chez moi se fanent depuis longtemps.
— Tu ne veux pas de moi Maud ?
— Pas comme toi tu le désires ou l'imagines. Non, nous avons fait une erreur. Je ne la renouvellerai plus. Je t'avoue que j'avais envie de faire l'amour, mais je ne suis pas non plus amoureuse.
— Tu n'aimes donc personne ? Pas plus mon père que moi ? Tu baises pour le plaisir ? Une salope ? C'est bien comme ça que l'on nomme les femmes qui font ce genre de truc.
— Eh bien, mon coco ! Te voilà bien hargneux et des insultes ne peuvent rien changer. Pour ton bien comme pour le mien, il est bon que tu voies la vérité en face Éloi ! Ce n'est pas que je ne veux pas de toi ou de qui que ce soit d'autre d'ailleurs, non ! C'est que le fossé entre nous deux est si profond que dans quelque temps tu n'aurais plus le courage de le franchir.
Le jeune homme s'était levé d'un bond et n'avait pas demandé son reste pour prendre le large. Il lui resterait un beau souvenir de ces instants passés chez moi. Quant à moi, l'amertume d'avoir trop facilement cédé et surtout le mot blessant de ce petit con me tourmentait. La vie n'était faite que de hasards. Passer au bon endroit au bon moment ou pas ! Tout n'était en fait qu'histoire de timing et de conjoncture. Pourquoi les gens s'aimaient durant une période plus ou moins grande, pourquoi ces amours-là ne duraient-elles jamais toute une existence ?
Autant de questions auxquelles j'étais et serais toujours bien incapable de répondre. J'avais alors pris une douche, sans vraie joie, juste par besoin de faire le vide dans ma tête. Les draps frais de mon lit m'accueillaient enfin, pour un sommeil qui se refusait à me donner l'oubli. Les heures, une à une défilaient alors que je retournais sans cesse sous mon crâne, le déroulé de la rencontre avec le garçon. Ce salaud m'avait fait jouir bien plus que son père. Allez y comprendre quelque chose ! Pour finir, je parvenais tout de même à quitter ces images glauques de nos deux corps qui se réunissaient dans une étreinte trop chaude.
À suivre...
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Bjc974
26 novembre 2021 à 18:30
Superbe, beaucoup de sensualité et d’émotions très bien décrites dans ce texte, merci
Soyez respectueux
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