00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Jane Does L'école du vice XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'école du vice — Chapitre 2 · Initiation

39 minutes
11.8k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Jane Does
Jane Does
Histoires publiées
221
Abonnés
474
J'aime cumulés
22.7k

L'école du vice

Chapitre 2 · Initiation

Le bonhomme a l'air surpris de trouver Charlotte encore présente à son retour. Le mot n'est pas assez fort surement pour décrire le froncement des sourcils de celui qui visiblement pensait me revoir seule. Nous l'invitons à partager notre repas et immédiatement, les ronds de jambe de ma copine mettent une ambiance étrange à cette dinette à trois. Elle en fait des tonnes, drague ouvertement le gaillard qui en sourit. Aucun inconvénient pour que ma « drôle d'amie » s'installe dans la chambre disponible, si de mon côté je n'ai pas d'objection. Et le remerciement sincère de celle qui par la force des choses devient ma colocataire est trop appuyé pour être totalement honnête.
Sa bouche s'approche assurément trop près de celle de Gabriel qui détourne le visage pour marquer sa désapprobation. Du coup, elle pique un vrai fard et ça me rend joyeuse qu'il l'ait éconduit de cette manière, sans un mot de reproche, juste en détournant sa bouille. Il nous quitte en me serrant dans ses bras, en nous recommandant de prendre soin de nous. Nous voici reines d'un royaume qui ferait rêver bien des étudiants. Cerise sur le gâteau, gratuit de surcroit ! Cette année d'études pour toutes les deux débute sous les meilleurs auspices, se loger étant toujours un chemin de croix qui grève nos maigres budgets, vu le prix des chambres du CROUS. Gabriel nous retire donc une belle épine du pied.
Cahin-caha, les semaines défilent et nous fréquentons parfois le bar où le propriétaire de notre appartement nous a emmené maman et moi. Octobre est là, temps maussade, ciel bas qui sur la ville entrainent une certaine mélancolie. Normalement nous ne rentrons au village, qu'un week-end par mois, mais Suzanne est patraque et ça inquiète suffisamment Charlotte pour qu'elle aille aux nouvelles. Je vais donc être seule durant les deux journées à venir. Et une fois n'est pas coutume, je me sens découragée. Je regrette presque de n'avoir pas fait le voyage avec mon amie. Ce coup de blues qui m'étreint me force presque à sortir. Le bistrot n'est pas bien loin et prendre un café ou un chocolat chaud, entourée de gens est une formule pour me libérer de mon marasme.
Là, d'autres étudiants attablés me saluent, et l'ambiance est telle qu'un instant je vis hors du temps. Et j'y prolonge mon passage au-delà du raisonnable. Il fera toujours plus jour demain pour me replonger dans mes bouquins. C'est au moment où j'envisage enfin de quitter les lieux qu'une silhouette fait son apparition dans l'encadrement de la porte d'entrée. Je fouille ma mémoire pour reconnaitre le type qui entre. Mon cœur se met en branle bien avant que je comprenne qu'il s'agit de Gabriel. Il fonce vers le comptoir. En louvoyant entre les jeunes consommateurs attablés, ses quinquets se posent sur moi. Il a comme un instant de flottement. Lui aussi peine à me remettre ?
Enfin, il se détourne et fonce dans ma direction.
— Christelle ? C'est bien toi ?
— Gabriel, qu'est-ce que vous faites dans le coin ? Vous en avez marre de notre bled ?
— Oh non ! J'y suis plus heureux que jamais... j'avais juste besoin d'une pièce pour... mais bon nous n'allons pas parler boulot. Je peux m'assoir à ta table ?
— Ben... oui !
— Tu es toute seule ?
— Oui... Charlotte est rentrée, Suzanne sa mère est malade.
— Je sais ! Je l'ai vue au village, mais je parlais plutôt d'une présence plus... masculine ?
— Je ne suis pas vraiment intéressée par... ce à quoi vous faites allusion !
— C'est de ton âge pourtant ! Les garçons de ton bahut ont donc si peu de gout qu'ils ne cherchent pas à flirter ?
— Pour cela il faudrait que je sois d'accord et ce n'est pas le cas !
— Ah ! Tu comptes donc devenir vieille fille ? Entrer dans les ordres peut-être ?
—... !
C'est dit sur un ton très humoristique et je n'ai pas de réponse toute faite. Il est là qui me sourit et nous sommes au centre d'un brouhaha estudiantin intense. Ses yeux... ils ont quelque chose de différent soudain. Quoi ? Je ne saurais l'analyser, mais ils sont étincelants et il y a une sorte de courant bizarre qui m'arrive de plein fouet, qui empourpre mon visage. Je suis étourdie par des sensations que je juge agréables. Submergée aussi par des émotions que je ne contrôle plus vraiment. Une chair de poule généralisée, un affolement de mon palpitant et une couche de fine sueur qui se fait jour sur mon front. Pas d'explication rationnelle à ces manifestations inconnues, et mon regard se noie dans celui de l'ami de papa.
Il se penche pour me murmurer des mots que mes oreilles laissent filtrer lentement vers mon cerveau.
— Il y a trop de bruit dans ce café ce soir... si nous allions faire quelques pas...
—... Vous... vous me demandez d'aller me promener en votre compagnie ?
— Tu n'en as pas envie ? Il est très difficile de se parler dans un tel raffut...
— Mais... vous n'avez même pas bu un verre !
— Oh... tu as surement de quoi m'en offrir un chez toi, non ?
— Euh... oui, oui bien entendu.
Et ensemble nous prenons la porte, immédiatement happés par la fraicheur de la nuit et le silence relatif de la rue. Je ne sais pas trop quoi faire, me sens gauche et malhabile. Lui ne parle plus non plus. Nous marchons sans but, bien que nos pas nous amènent forcément vers le lieu où Charlotte et moi résidons. Au bout de cinq minutes où personne ne cause, il reprend la parole.
— Tu sais... je ne t'ai pas dit tout à fait la vérité...
— Hein ? Je ne pige pas...
— Je ne suis pas venue que pour chercher du matériel. Lorsque j'ai vu Charlotte revenir chez sa mère au village, j'ai immédiatement pensé que tu serais seule et... un besoin irrépressible de venir te rendre visite m'a fait bouger.
—... ? Vous êtes venus pour me voir, c'est ce que je dois comprendre ?
— Absolument ! C'était plus fort que moi, que tout. Impossible de résister à une impérieuse nécessité... il me fallait te rencontrer !
— Mais... pourquoi... ?
— Tu n'en as pas une petite idée ? Je crois que depuis que mes yeux ont croisé les tiens... depuis le premier jour où chez tes parents je t'ai aperçue... j'ai eu un coup de cœur pour toi.
— Je... mais...
— Oh ! Ne dis rien ! Je ne vais pas te faire de mal, ni t'ennuyer, je veux juste que tu sache que je suis raide dingue de la fille sage que j'ai essayé d'ignorer le plus possible les premiers temps. Mais plus nous avançons dans la saison et moins j'arrive à t'oublier... alors j'ai senti que ce soir c'était une occasion rêvée pour te parler.
— Je... comment dire ça... vos paroles me font plaisir bien sûr, mais je suis une gamine pour vous, non ?
— L'amour se moque bien du temps et de l'heure, il ne tient aucun compte de l'âge et du sexe des uns et des autres. On ne choisit que rarement de qui on tombe amoureux... la vie décide pour nous, toujours.
— Vous... je ne sais pas, je n'ai jamais aimé qui que ce soit, enfin à part mes parents, mais c'est différent, n'est-ce pas ?
— Oui...
Nous sommes déjà devant l'immeuble où je vis avec Charlotte. Et machinalement nous montons les marches pour gagner l'appartement vide. Je me sens déboussolée, émue par une telle déclaration, mais que dire ou faire ? Je sais que je suis attirée par Gabriel, mais quelques images me hantent, là sur le palier alors que ma main tremble en insérant la clé dans la serrure. Je parviens à déverrouiller la porte et nous entrons. Dans la lumière plus ou moins tamisée de l'entrée, il claque de la langue et s'exclame...
— Hé ! C'est chouette... j'adore la manière dont vous avez agencé votre logement. Vous avez du gout les filles !
— Vous aimez ?
— Beaucoup, oui !
Là... il me prend la main et je frissonne. Bon sang... si seulement Charlotte était là, je me sentirais protégée, moins vulnérable. Il me serre dans ses bras, c'est d'une douceur... je voudrais que plus rien d'autre n'existe, mais il demeure au fond de mon crâne ces images de la chambre de mes parents... et surtout celles de maman qui... mon Dieu. C'est un comble ça ! La femme que je vénère le plus au monde est là qui contrarie mes premiers pas, dans ce qui pourrait être autre chose qu'un flirt ! Parce que ce type me rend folle... de désir et d'envie. Il me berce délicatement contre sa poitrine, écrasant la mienne dont les tétons se sont raidis d'une inexplicable manière. Il ne peut pas ne pas le sentir. Tout comme de mon côté, je sais bien de quoi est fait ce qui vient de durcir contre mon bas-ventre.
Sa bouche vient déposer un bisou sur ma joue... il ne tente pas d'aller au-delà de cette bise soft. Sa voix me troue les tympans, mélodieuse, douce et trop tendre, fêlée par des intonations éraillées.
— Tu es belle, Christelle... et je me suis senti aimanté par toi. Je t'ai aimé au premier regard...
—... ?
— Mais je sais pourtant que je suis trop vieux pour toi, que je me fais des idées, et que rien ne peut être partagé entre nous.
— Je... je vous ai vu ce soir-là... maman, papa et vous ! Je... maman est amoureuse de vous ?
— Ah ! Je le savais... mais connais tu le sens du mot « fantasme » ?
— Vous me prenez pour une oie blanche, Gabriel ?
— Non, non...
— Ce n'est pas parce que je n'ai jamais couché que... je ne connais rien...
— D'accord ! Alors Rémy et Colette sont très amoureux l'un de l'autre et ton père avait un vieux fantasme qu'il a su faire partager à ta mère. Je n'ai été que celui qui les a aidés à le réaliser et il ne s'agit nullement d'amour.
— Vous voulez dire que... ce n'était que du sexe ?
— Tout à fait... Colette n'a jamais été et ne sera jamais amoureuse d'un autre que son mari... mais elle lui a donné le plus beau des cadeaux. Elle lui a permis de réaliser un rêve... et ça n'est arrivé que deux fois en tout et pour tout. Ils sont passés désormais à autre chose.
— Quoi donc ?
— Ça... c'est à eux qu'il faut poser la question... moi, c'est à toi que je songe... du matin au soir et... c'est si bon d'être en amour pour une femme telle que toi ! Est-ce que tu éprouves quelques sentiments pour moi ? Autre que de l'affection, veux-je dire ?
— Je... vous me demandez ce que je ressens pour vous ? Si je vous aime un peu ou vous aime tout court ?
— Dans ta bouche, ces mots ont un vrai sens... c'est exactement ça !
— Je... je ne sais pas ! Dans ma poitrine je sens que mon cœur s'affole, mais est-ce de l'amour, ou juste une passade ? Comment le savoir ?
— J'ai une furieuse envie de t'embrasser... mais je n'ai pas osé le faire, par respect pour la femme que tu es.
—... ?
Ses mots... me tétanisent tout en me faisant frissonner. Tout mon être a des soubresauts d'une intensité inaccoutumée. Et lui qui m'enlace toujours ne peut que percevoir mes tremblements incessants.
— Je te fais si peur ?
—... !
Je n'ai pas le cœur à lui dire que ce n'est pas forcément de la peur. C'est même tout l'inverse et alors que je relève le menton pour le regarder... Une pulsion me fait avancer ma bouche vers ses lèvres. Chavirée, époustouflée, je me sens prise d'un vertige inouï. Ce baiser fou qui s'échange là, je le savoure avec une sorte de bénédiction. J'en redemande et il n'est pas contre. Tout est feutré, dans un silence que seuls nos gestes tendres troublent. La suite des évènements est plus floue, du moins du vestibule au salon vers lequel il m'emporte en me soulevant telle une plume. Mes doigts s'accrochent à son cou et je le laisse m'allonger sur l'assise du canapé. Lui reste à mes côtés, agenouillé, me caressant de ses doigts d'une douceur exquise.
Paupières closes, je ne veux plus savoir pour le fantasme parental, ni même que l'homme qui se tient là est un ami de mon père. Je ne veux que vivre l'instant présent et explorer une nouvelle facette de ma vie de femme. Un vrai bonheur que ces mains qui me frôlent pour me découvrir, sans pour autant me dévêtir. Sur mes vêtements, les gestes simples, les mouvements lents qui explorent chaque creux, chacune des bosses qui tendent le tissu de ma chemise, c'est... dément. Il prend tout son temps, pas d'impatience malsaine ou malvenue. Non ! Un homme d'expérience qui me cajole sans chercher à se précipiter. Cela dure une éternité et je m'éveille au jeu d'une séduction masculine qui me chauffe au maximum. Quant aux lèvres de Gabriel, elles me couvrent de petits bécots qui me donnent la chair de poule.
Au final, la plus impatiente des deux, c'est moi. Mais je ne fais rien pour qu'il s'aventure davantage dans des ébats que j'appelle de tous mes vœux, muettement bien sûr. L'homme vient d'abandonner sa progression digitale et délicatement, une à une, il délasse les boucles de mes chaussures, déposant mes escarpins au sol avec d'infinies précautions. Puis il me masse les pieds nus, remontant de temps à autre sur mes chevilles. Ma jupe n'est pas remontée, où il a pris soin de la remettre en place ? Je ne sais plus. Alors, très langoureusement il me caresse les mollets faisant une longue pause sous chacun de mes genoux. Je suis totalement subjuguée par ces attouchements d'une rare intensité et je dois admettre que je n'ai jamais de ma courte vie connu pareil moment de tendresse.
Aucun de mes soupirants avec qui j'ai pu flirter n'a su me mettre dans une telle condition d'abandon total. Et lorsqu'une de ses paumes fait une première incursion au-dessus de l'articulation basse de ma jambe, je ne tente pas de la dissuader de monter d'un cran. Non ! Gabriel est penché sur moi et dans un souffle, sa bouche quémande un baiser... accordé sans appréhension. Réunion de quatre lèvres qui se dégustent et de deux langues qui s'invitent dans une danse très particulière où les salives s'échangent avec un évident besoin de se reconnaitre. Ce geste d'une tendresse incomparable prend fin et la bouche glisse vers mon oreille, laissant sur ma joue une trace humide. La voix... feutrée, aux accents indéfinissables qui se fraie un chemin jusqu'au plus profond de moi... elle me demande une permission !
— Christelle ! Ma chérie, tu veux bien que nous allions plus loin ?
—... !
Comment répondre à cela ? Aller plus loin ? Je ne sais pas seulement ce que cela sous-entend. Mais je suis dans un tel état de grâce que je ne peux pas articuler un mot. Gabriel reste le visage au-dessus de ma bouille et le souffle chaud de sa respiration me court sur la face et la nuque. Il revient par ses mots, pour quérir un accord que dans un soupir je m'efforce de rendre audible. Un tout petit oui, un oui timide tant je suis enamourée et lascive. Alors, fort de mon acceptation verbale, les mains cette fois remontent carrément sous les pans de cette jupe qui me couvre toujours. Les doigts brulants longent ma culotte et bien sûr, il n'est forcément pas dupe de l'effet qu'il me fait. Mais les visiteurs se contentent encore de lisser ce qu'elle contient, sans venir crument sur elle, simplement en écartant le voilage.
Gabriel me masturbe à travers le triangle qui me garde une certaine dignité et... la pluie d'envie qui suinte de mon sexe tache largement le fond de mes dentelles. C'est... divin ! Personne au grand jamais n'est allé aussi loin dans les câlins. Et je me sens femme sans pour cela être considérée comme une proie. Tout n'est que finesse et langueur, chacun des mouvements de cet homme me rapproche d'un abandon total. Il sait y faire et je ne songe pas un seul instant à repousser ce qui me parait inéluctable. Il insiste longuement d'un doigt sur le tissu, prolongeant ses attouchements sur un point de plus en plus précis. Tout mon corps se raidit dans une montée d'une bouffée d'un plaisir inconnu.
Ces mêmes tripotages bien évidemment qu'il m'est arrivé de me les auto-pratiquer. Mais là, le ressenti est mille fois supérieur à mes petites jouissances au fond de mon lit. C'est une vague qui me submerge montant lentement du fond de mes entrailles, se répandant en des milliers de petites épingles qui me font frémir en me picotant partout. Je gémis sans discontinuer et lui joue encore et encore, insistant sur mon clitoris agacé par les caresses, mais également par le frottement du chiffon qui le couvre encore. Ce sont de véritables convulsions qui me font claquer des dents, serrer les mâchoires dans un éblouissement sans précédent. Et alors que je ne suis plus qu'un long frémissement, lui m'embrasse avec une fougue accrue. Ses mots résonnent dans ma tête.
— Tu es si belle lorsque tu jouis, Christelle. Il aura de la chance, celui qui fera de toi une femme.
—...
Je ne pige pas tout à fait, mais visiblement, il ne tient pas à poursuivre ? Je suis presque déçue que ses mouvements cessent et que le jeu se termine, sans une vraie finition... plus masculine. Mais je n'ai pas la répartie pour lui faire sentir mon désarroi. Je me sens privée, amputée d'une partie de mon désir. Et cette part, c'est très certainement la plus importante. Mais je n'ose pas réclamer plus... encore plus. Et lui reprend ses cajoleries sympathiques, mais si éloignées de mes attentes de femme. Pourquoi ce sursaut et ce retour en arrière incompréhensible ? Pas moyen de le déterminer véritablement. Il a surement des raisons que la mienne ne peut concevoir. Il rajuste ma jupe, se redresse légèrement, me fixant avec des yeux superbes.
Entre ses lèvres, une pointe de langue vient humecter celles-ci et j'ai l'impression de lire un : « je t'aime tant » ! Ce qui sort ensuite de sa gorge est plus terre à terre et me surprend dans sa candeur.
— J'ai soif, Christelle ! Je peux me servir un verre d'eau ?
— Mais... vous êtes ici chez vous, me semble-t-il !
— Ah ! Non, je ne vais pas fouiller dans vos placards. Et... merci pour...
—... ! Je... je ne vous plais pas, c'est ça ?
— Tu te trompes... j'ai peur que si nous allons plus loin, je ne puisse plus jamais aimer quelqu'un d'autre ou me passer de toi.
— Vous... est-ce que c'est mieux avec maman ?
— Chut ! Tu n'as pas le droit de faire de telles comparaisons. Et puis, Colette est une femme amoureuse de son mari et les échanges sont fondamentalement différents. Entre elle et moi, il n'a jamais été question d'autre chose que de sexe... alors c'est faussé d'avance. Avec toi... il se passe une alchimie complexe que je ne saisis pas totalement.
— C'est pour cela que vous me laissez en plan ?
— Ne te méprends pas Christelle... c'est moi sans doute que je sauve en ne concluant pas. Tu n'as aucune idée des tourments que je pourrais ressentir en te faisant l'amour. Tu mérites mieux qu'un vieux cheval de retour... tu es si belle, si... désirable. Que ferais-tu d'un homme de mon âge ? Les débuts sont toujours beaux, prometteurs, et puis dans quelques années... mon déclin te pousserait à me haïr et à rechercher chez des gens de ton âge ce que je serais incapable de continuer à te donner.
— Vous pensez pour moi donc ? Comment pouvez-vous exprimer de telles idioties ? Vous faite fi de mon propre désir, de mes envies aussi ? Vous avez compris depuis longtemps que mon corps réclamait le vôtre, j'en suis convaincue...
— Oui, bien sûr ! Mais chaque acte entraine des conséquences et aussi bien toi que moi serions malheureux au bout d'un certain temps...
— Et alors ? J'ai aussi le droit de me faire mal si ça me chante. Et puis... mes parents ont bien su trouver une solution à la routine de leur couple, si j'en juge par vos ébats... et vos dires. Mais je pense moi que c'est ma mère que vous comptiez retrouver à travers moi !
—... ? Tu es une fine mouche, mais là encore tu es dans l'erreur. J'ai beaucoup vécu, ma peau s'est frottée à tellement d'autres couennes, qu'une de plus ne changerait pas grand-chose. Seulement avec toi, ce qui me chagrine, c'est bien que je suis accroché. Que tu m'attires tant que te voir souffrir me serait insupportable.
— Peut-être que vous n'auriez pas dû commencer alors, parce que moi... de mon côté je commençais à y croire.
— Nuances... Christelle, tu n'as jamais cherché à me toucher, seul moi ai fait un pas vers toi... Je ne veux, ne voulais rien forcer et si ça ne vient pas de toi, ça ne peut pas être. Je n'ai jamais imposé quoi que ce soit à quiconque et ce n'est pas pour la femme que malgré moi j'aime de toute mon âme que je vais faire une exception. Je ne veux pas te donner du sexe, mais de l'amour. Ça n'a rien de commun !
—... ? Je n'ai pas de nom pour appeler ce que je ressens pour vous... Gabriel...
— Pour toi... si nous commencions par nous tutoyer... sans doute que ça faciliterait nos relations.
— Après ce que vous... enfin ce que tu viens de me faire découvrir... notre relation est déjà passablement avancé, non ?
— Peut-être as-tu raison !
— Et puis... je n'ai jamais eu d'amant de mon côté et les rares garçons que j'ai fréquentés n'avaient pas ton expérience à vrai dire. Aucun n'a su me...
— As-tu une seule fois essayé d'explorer leur corps à ces jeunes hommes ?
— Ben... non ! Mais je n'étais pas attirée non plus... contrairement à...
— À moi ? C'est bien ce que tu veux me faire entendre par tes mots ?
— Ma foi... oui ! Je suis... j'aurais pu aller au fond des choses si tu n'avais pas cassé le charme...
— Au fait... nous bavardons, nous pérorons, mais j'ai toujours vraiment aussi soif... aurais-tu par hasard, quelque chose de plus fort que... de la flotte ?
— Moi non ! Mais chez Charlotte... il y a une bouteille de rhum dont elle se sert pour parfumer ses gâteaux... je peux lui en voler un verre !
— Deux serait mieux... tu ne crois pas ?
— Soit... ! Deux et je lui en achèterai une nouvelle bouteille...
— Tu es gentille. Nous allons trinquer et... si tu le désires, nous pourrons reprendre notre histoire là où je l'ai interrompue ! Mais tu participes également, parce que c'est comme ça que j'envisage une relation à deux... un échange entre un homme et une femme. Du moins pour moi... il parait que pour les jeunes d'aujourd'hui... il existe d'autres solutions et affinités.
— Bon ! Je vais dans la chambre de Charlotte...
— xXx —
Le rhum me râpe la gorge, puis m'envahit d'une chaleur artificielle. Je fais une moue qui le fait rigoler. Nous sommes désormais assis sur le divan et son bras m'enroule les épaules, me maintenant contre son flanc.
— Tu n'as pas l'habitude de boire, on dirait.
— Je l'avoue... je ne prends jamais d'alcool fort, la première gorgée est difficile.
— Oui, mais insiste un peu, tu vas finir par adorer.
—... ? Pas si sûre que tu aies raison !
— Essaie... tu sais, je bande vraiment pour toi... tu ne veux pas t'en assurer ?
— M'en assurer ? Je...
— Oh... il te suffit de me laisser te guider et... le reste va venir tout seul.
Je dois ressembler à un feu rouge. Le coup de chaud rend ma bouille écarlate à mon avis et Gabriel me prend le verre des mains, pour le poser tranquillement sur la table basse entre fauteuils et sofa. Sa patte revient saisir le bout de mes doigts, les lisse un long moment... puis d'une voix presque plaintive, me redit...
— Alors tu veux bien essayer, avec moi ?
—... !
Je n'ai pas de réponse et la pince formée par les phalanges qui cerclent mon poignet, il tire doucettement mon avant-bras, vers ce centre de lui, à la pliure de son corps due à la position assise. Ma menotte bien à plat est sur sa braguette et la bosse significative me prouve qu'il dit vrai. Il lâche ensuite sa prise et je ne retire pas ma patte, sans pour cela oser presser ce que je sens, là, sous le tissu. Lui s'étire, ce qui a pour but de faire saillir plus encore l'épine qui ne dort plus sous sa ceinture.
— Tu peux me caresser, j'aime beaucoup aussi.
— Euh...
— Ben... laisse-moi alors te guider.
Joignant le geste à la parole, de ses deux mains, il dégrafe le cuir qui tient le pantalon hermétiquement fermé, il ouvre le bouton et le zip de la fermeture fait un son qui m'électrise. Encore un mouvement rapide et sous mes yeux, émerge son sexe de son slip. La bête est dressée, et remonte presque jusqu'à son nombril.
— Voilà, ma chérie... elle est à ta disposition. Tu peux la toucher, la caresser, la humer, la lécher, elle est à toi pour en faire ce que bon te semble !
D'abord, je suis des mirettes la chose curieuse, car c'est la première fois que j'en vois une d'aussi près. Il y a un sacré fossé entre l'imaginer en n'en parlant et la voir là toute proche, pour moi toute seule. Je demeure dubitative, ne sachant pas vraiment par quel bout prendre ce... sexe bandant. Lui a des attitudes qui ressemblent à celles que j'ai eues lorsqu'il me caressait. Il ferme les yeux, attendant que j'agisse. C'est compliqué et je suis hésitante. Voyant que ça ne vient pas, Gabriel me rattrape par l'avant-bras et cette fois, c'est peau contre peau. La queue frémit sous la venue de ma paume. Et je suis surprise par la texture de l'engin qui se contracte sous l'effet de son arrivée. Du velours ! Oui, ça me fait immédiatement songer à du velours.
Je finis par serrer la pine et lui souffle un peu plus fort, mais son visage n'exprime que très peu de ce qu'il ressent. Je sens trembler le cylindre de chair alors que mes doigts se referment et lui revient pour donner de l'élan à ce qui reste inerte sur la queue. Un mouvement d'avant en arrière, une branlette qu'il met en route en m'aidant dans les premières mesures. Quand il relâche son étreinte, instinctivement je continue sans plus de façon. Et toujours dans l'optique de jouer les professeurs, je le sens faire légèrement pression sur mon cou. Ma tête ploie vers l'objet que je secoue irrégulièrement, maladroite dans ma façon de faire, j'en suis consciente. Et c'est tout mon corps que Gabriel fait basculer pour... une autre caresse inédite pour moi.
Il est affalé sur le siège, le sexe à l'air avec ma paluche qui fait monter et descendre la peau coulissante de ce manche bouillant. Ma posture est assez indécente. J'ai les fesses en l'air, le visage se rapprochant dangereusement du vit donc, que mes mouvements décalottent très lentement. Ça sent un peu... une odeur inaccoutumée pour mes narines de jeune fille. Un parfum d'homme ? Je n'ai pas d'à priori, parce que pas d'expérience en la matière. Nouvelle pression sur le sommet de mon crâne maintenant... ma bouche est quasiment en contact avec la poupée que je dandine souplement. Je fais comme l'homme sur lequel je m'étends... je ferme les yeux et... ça y est. Pour la première fois de ma vie, je fais une fellation à un mec... et je dois avouer que ce n'est pas... désagréable.
Au bout d'un long moment, je m'aperçois qu'il y a belle lurette que mon complice ne me tient plus ni les mains ni la tête. Il gémit en accord avec chacun de mes coups de langue sur sa tige et surtout sur le gland que je garde découvert, lisse et doux au toucher. Comment expliquer ce qui se passe en moi ? Ça me donne des frissons et j'avoue que j'adore astiquer ce mandrin d'une bouche gourmande. Gabriel le sent bien et il me flatte la croupe que ma position à genoux laisse à mi-hauteur. Cette fois, les doigts ne se contentent pas de lustrer le triangle qui me cache le derrière. Ma culotte est lentement baissée et l'alliance de ma fellation et de la masturbation de ma chatte me rend folle. Oui... le mot est le bon ! Folle !
Je frétille de la croupe, m'attelant avec gourmandise à ma pipe et c'est lui qui m'arrête d'un geste sur ma chevelure. Cheveux tirés en arrière, il me parle dans le silence du salon que seules nos respirations haletantes perturbent.
— Attends ! Arrête-toi, Christelle ! Tu vas finir par me faire jouir, mais je ne veux pas te cracher dans la bouche. Pas tout de suite, du moins !
— Ah... ?
— Tu... tu ne veux pas que nous passions dans ta chambre ? Nous y serions mieux installés !
— Ma chambre ?
— Ben oui, sur ton lit ce serait mieux !
— Oh... oui, oui bien sûr !
Et nous marchons dans l'appartement pour gagner ma couche. Gabriel prend soin de se saisir de la bouteille de rhum et des deux verres. Là, c'est vrai que le lit large de deux places est plus confortable que le canapé. Il me fait coucher sur la couverture qui le recouvre, et entreprend de me déshabiller. Je ne cherche pas à ruer dans les brancards, car je dois bien admettre qu'il a mis le feu à tout mon corps. Mon sang bout et tous les pores de ma peau sont hérissés dans une chair de poule monumentale. Une fois nue, il fait la même chose sur lui et... je peux de visu constater qu'il est vraiment très musclé, mais également que son poitrail est couvert d'une toison à la couleur sombre de ses tifs. J'ai toujours cette sensation de chaleur, de lave qui coule dans mes veines. Alors, il se couche sur mon flanc gauche et nous nous embrassons.
Baisers exquis qui se renouvellent, mêlant nos langues dans des flirts insensés qui me rendent lascive. En fait, il ne fait qu'entretenir ce qui couve en moi depuis que j'ai réalisé que le sucer me donne une sorte de désir plus trouble. Il n'a plus la nécessité de venir à la recherche de ma patte pour qu'elle revienne sur sa queue toujours raide. Non ! Mes gestes, s'ils sont maladroits surement, n'en sont pas moins spontanés. Et dès que nos lèvres se désolidarisent, je rampe quasiment pour gober de nouveau l'ogive rose que son prépuce retroussé garde visible. Voilà ! Je suce encore et encore, mais lui ne veut pas rester inactif et il me caresse sans relâche. Lentement, il m'amène à me positionner comme il le désire, c'est-à-dire : tête-bêche. Puis d'un coup il me soulève sans me faire mal.
Je suis désormais allongée sur son corps d'homme et lui a le museau entre mes cuisses. Il les écarte pour m'appliquer un câlin similaire à celui que je pratique sur sa bite. Évidemment, les sensations sont d'un coup bien différentes pour moi. C'est si troublant que j'en oublie ma sucette et que j'agis maintenant en pointillé sur la queue hyper tendue. Mais il doit être excité autant que je le suis, parce qu'au bout seulement de quelques minutes où sa langue me baise dans chaque recoin de mon sexe, il me roule sur le côté en soufflant. Il se redresse, rattrape au sol son pantalon et... farfouille dans une des poches de celui-là. Lorsqu'il reprend sa place, nous nous embrassons d'une manière plus « normale ».
— J'ai envie de te faire l'amour, totalement, complètement, mais... c'est à toi de décider si...
— Oh ! Gabriel... tu ne peux pas me planter une fois encore... moi aussi j'en ai envie... besoin aussi ! Je ne l'ai jamais fait, alors je crains un peu !
— Christelle ! Tu es vierge ? Rien ne pourrait me faire plus plaisir que d'être le premier, celui qui ouvre le chemin ! Je ne peux pas te promettre que c'est sans douleur, mais je t'assure que je saurai être le plus doux possible... et que ça ne durera que l'espace de quelques secondes... ensuite ce sera meilleur un peu plus à chaque fois. C'est à toi de voir si... tu as suffisamment envie pour passer outre à tes craintes.
— Oh !
Je n'ai pas de réponse toute faite verbalement. Ma seule posture, c'est de me blottir le plus possible dans ses bras et de coller mon visage dans la moquette drue qui sent bon. Ce sont ses mains qui me câlinent le dos, qui me plaquent contre son cœur. Mais pour l'instant il ne fait rien pour me prendre. Je tremble de tout mon être et dans ma caboche ça tourne à toute vitesse. Ne comprend-il pas que je suis à lui, qu'il peut faire de moi ce que bon lui semble ? Pourquoi ne vient-il pas immédiatement faire de moi une femme à part entière ? Tout ceci me remue les méninges et je réalise qu'en fait, il veut absolument que sorte de ma gorge ce mot « oui » qui l'autorisera à aller de l'avant. Nous restons des secondes et des secondes, soudés l'un à l'autre sans autres mouvements que ceux de nos corps se reconnaissant. Enfin... comme pour me donner raison, il me redemande...
— Tu veux ou tu ne veux pas ?
— Gabriel ! J'en ai autant envie que toi, mais tu me promets vraiment de me faire le moins mal possible ?
— Oui ! Je n'aime pas faire du mal aux femmes en général et à toi en particulier...
— Alors... viens.
— D'accord... mais auparavant... prudence reste mère de sureté, je dois m'habiller !
— T'habiller ? Comment ça, t'habiller...
— Pas moi... elle seulement !
Il désigne du menton ce qui bat mon bas-ventre ! Et je sais soudain ce qu'il a récupéré dans la poche de son pantalon. Un carré qu'il déchire entre ses dents, d'où il extrait un objet dont je connais l'utilité. Je n'en ai pourtant jamais vu réellement avant celui-ci. Et je suis l'opération vestimentaire qui consiste à revêtir d'un léger manteau de latex le sexe bandé du bonhomme. Curieuse, je viens du bout des doigts effleurer cette chose étrange. La capote serre le jonc et je souris à l'idée que ça ressemble à une saucisse dans son boyau. L'opération terminée... le gland est surmonté d'une petite bulle d'air... le réservoir du préservatif. Gabriel ne se rend pas compte que c'est plus ce qui préserve sa queue que celle-ci que je scrute depuis qu'il a enfilé son truc.
— Tu préfères dessus ou dessous ?
— Comment ça ? Explique-moi !
— Ben, je peux me mettre sur toi et c'est plus difficile pour toi de me faire doser la douceur de mon entrée... si tu viens sur moi, c'est toi qui reste maitresse du jeu et gères la pénétration à ton rythme.
— Ah... j'ai trop peur, mieux vaut donc que tu fasses toi. Mais délicatement, hein ?
— Oui... bien sûr...
Il me passe ses mains sur le visage, remonte une mèche de cheveux rebelle, puis soulève son corps pour enjamber le mien, prenant position de manière à ce que nos ventres soient en contact. Et il remue lentement. D'abord, la trique se frotte à mon pubis, il mime des mouvements de coït sans me pénétrer et comme la barre épouse ma fente, elle agace mon clitoris, dans des démangeaisons qui enflent mon désir de lui. Je me sens partir, tant j'apprécie les effets sublimes de cette forme bizarre de jeu. Pourtant arrive l'instant où la tête de la tringle vient se lover à la porte de mon vagin. Je sens bien les chairs qui se distendent et une douleur assez vive me fait me crisper. Mes ongles entrent dans la peau du dos de Gabriel, qui dans un dernier élan s'enfonce en moi. Un seul cri... et lui ne bouge plus du tout.
Ce qui vient de me déchirer à mon sens reste planté là un moment, et la douleur s'estompe. Je crains fort que j'aie de nouveau mal lors d'une autre tentative pour aller plus loin.
— Ça va ma chérie ? Je ne t'ai pas trop... brutalisée ?
— Non ! Mais j'ai peur que... lorsque tu vas aller plus loin...
— Plus loin ? Mais je suis déjà au plus profond de ce que je peux atteindre, tu sais... et tu n'es plus vierge, mon cœur !
— Plus... ? Non ? Mais j'ai senti comme un coup de poignard et plus rien... tu es sûr de ce que tu me racontes ?
— Oh oui ! Et quand je vais bouger, tes sensations ne seront plus du tous les mêmes. Tu vas pouvoir prendre du plaisir, mais mieux vaut encore rester immobile quelques minutes, pour que ton sexe s'habitue à ma présence.
— Ah !
Statue de marbre, je ne remue plus, comme il me le demande. Lui ne cesse cependant de me faire de petits bécots sur les joues, les yeux et bien évidemment nous nous roulons une pelle. Cette fois, elle me donne le sentiment étrange qu'elle est différente de toutes les précédentes. Vue de l'esprit ou réalité, en tout cas, je la considère autrement. C'est un baiser de vraie femme dans ma tête et cette idée me fait revenir en flèche un désir ardent de sentir naviguer en moi, ce qui distend mes chairs. Quand se remet-il à onduler ? Je ne sais pas combien de temps a duré cet intermède d'immobilisme et si j'ai toujours la crainte de souffrir, je dois admettre que c'est très minime alors qu'il recule délicatement. Là encore, je laisse faire desserrant les dents, retrouvant une respiration normale. Et c'est vrai que mon ressenti se transforme en un délicieux chatouillis, avant que d'un coup, tout explose en moi.
Un feu d'artifice qui me fait crier, sans que mon hurlement ait quelque chose à voir avec une quelconque douleur. Je suis prise, baisée, et mes jambes s'enroulent autour de celles de celui qui me laboure généreusement. J'ai l'impression que notre enchevêtrement dure une éternité, et je pars dans une dérive des sens que plus rien ne saurait juguler. Je suis une chienne, une salope qui couine sous les coups de bite de ce mâle qui me bourre méthodiquement. Et... c'est lui qui abdique le premier. Il a un soubresaut, fait une cabriole et dans un ahanement de bucheron, tout son corps frémit. Le mien également, mais avec un certain décalage. Je sais maintenant ce que le mot « jouir » veut dire ! Il se rejette en arrière en arrachant son vit de mon ventre, et j'en ressens une sorte de frustration.
Je suis fascinée par cet amas blanc qui parait épais, ornant le bout de son gland, à travers le latex transparent. Mais il y a aussi des traces rouges suspectes sur la capote et mes regards sont plantés sur la queue qui lentement perd de sa superbe. Gabriel voit mes mirettes qui chouffent sa poupée, laquelle baisse doucement la tête. Lui se méprend sur ce que je pense.
— Ne t'inquiète pas... elle va vite retrouver quelques forces. C'est juste qu'à mon âge, il me faut quelques minutes de repos pour... récupérer.
— D'accord... mais... pourquoi a-t-elle cette couleur... ?
— Ah, ça ? Mais... regarde le drap et tes cuisses...
— Oh ! Merde... du sang ? Tu m'as déchirée vraiment ?
— Ben... ça prouve aussi que je suis véritablement le premier et... je t'en remercie. Je vais retirer ce truc...
— Je vais me laver... tu veux que nous le fassions ensemble ?
— Une douche commune ? C'est une bonne idée, mais je n'ai que quelques... condoms !
—... ?
— Des capotes si tu préfères... je suppose que tu n'as aucune envie d'être enceinte.
— Non, bien sûr. Mais...
— Il te reste la solution d'une contraception orale... si tu veux que nos rapports futurs soient sans cet emballage. Pour la pilule, un médecin peut te la prescrire... à toi de voir.
— Merci du renseignement.
Bien sûr que je suis au fait de tout cela... mais incapable de penser sainement, mes idées s'embrouillent. Et avant de gagner la salle de bain, j'arrache littéralement les draps de ma couche. Lui me sourit et nous passons sous le jet d'eau tiède qui nous nettoie de toutes les cochonneries que nos exploits ont créées. Il prend soin de moi, passe le gant de toilette partout sur mon corps, et je sens le lilas en me séchant vigoureusement. Lui fait la même chose et nous regagnons ma chambre pour refaire le lit. Gabriel m'aide en cela et nous nous glissons dans la couche fraiche et propre. Blottie contre lui, je le laisse me cajoler, appréciant de me sentir dorlotée. Et... tout naturellement, ma gorge accueille une fois encore la petite bestiole rabougrie qui reprend vie et un certain volume. J'avoue que j'adore la sentir gonfler sous mes coups de langue.
Nous jouons donc innocemment durant une bonne partie de la nuit, et Gabriel me susurre au creux de l'oreille une demande qui me fait frissonner. Mais je hausse les épaules et fais ce qui lui tient à cœur. Je suce en branlant d'une main la hampe et de l'autre je joue avec les boules dans les bourses qui roulent sous mes doigts. Incroyable, mais ça m'excite au plus haut point et l'amusette se mue en un désir irrépressible de lui donner satisfaction. Comme il a déjà éjaculé lors de notre coït, il est plus long à recommencer. Je suis cependant surprise par l'arrivée inopinée dans mon gosier de cette laitance qui gicle sans préambule et dont la charge est abondante. Et là encore, il s'agit d'une première. Que faire de ce qui va finir par déborder, si l'on n'y prend garde ?
La seule solution que mon cerveau me dicte... c'est bel et bien d'avaler la mixture un peu âcre qui continue de déferler dans mon palais. Et déglutir devient une obligation pour ne pas m'étrangler. Je termine ma sucette en laissant fondre la tige qui s'est littéralement vidée dans ma gorge. Comme pour l'après-pénétration, la nature reprend ses droits, et la queue se ramollit, se rabougrit presque pour ressembler à une espèce de limace baveuse. L'homme repu me tire par le bras, m'invitant tacitement à approcher mon visage du sien. Et... l'embrassade qui s'échange là a le gout subtil de son sperme. Ceci fait, il me serre contre lui, je cherche l'interrupteur de la lampe de chevet et la nuit nous enveloppe de sa noirceur. Plus de son, plus d'image... nous partons chacun de notre côté pour le pays des songes. Je me découvre durant le « jour du Seigneur » un engouement particulier pour la fellation.
J'aime sentir dans ma bouche et ma gorge, le petit monstre cracheur, et également l'amener à pleurer là, à m'en rendre folle. Gabriel n'est nullement contre cet exercice, bien que son appendice soit long à se remettre de mes traitements buccaux assidus. J'apprécie tout autant ses allées et venues sur ma jeune chatte et... s'il ne me pénètre plus, faute de capotes, il frotte sa queue longuement sur toute la longueur de mon sexe, ce qui me donne des drôles de frissons. Mais les meilleures choses ont toutes une fin et l'approche de l'heure du retour de Charlotte oblige le loup à quitter notre tanière. Le train de ma copine doit entrer en gare alors que lui se coule sous son volant. La petite voiture se faufile dans la rue et elle disparait de ma vue. Mes cours n'ont guère été suivis durant cette journée de la veille.
Le départ de mon amant me laisse un vide immense dans le cœur. J'accuse le coup et ce n'est pas le retour du feu follet de Charlotte qui arrange mes affaires. Elle va, vient dans l'appartement me donnant le tournis. J'aimerais un peu de calme, mais ce n'est pas gagné. J'engage la conversation pour qu'elle cesse ses aller et retour pénibles.
À suivre...
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 3 · Découverte
34 minutes
3.6k
74
1
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de Fabricedu85
Fabricedu85
12 janvier 2026 à 23:05
magnifique
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de JP81.
JP81.
12 janvier 2026 à 22:57
Les deux premiers épisodes...école de l'Amour...pour le vice on verra plus tard.
Très agréable à lire
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Robin3538 Un retour chaleureux XSTORY
Un retour chaleureux
Chapitre 13
Par Robin3538
125
1
3.1k
Hétéro
✦ Jane Does L'oncle perdu XSTORY
L'oncle perdu
Chapitre 2
Par Jane Does
60
3
9.3k
Bi
✦ Ze Don La tentation était trop forte XSTORY
La tentation était trop forte
Chapitre unique
Par Ze Don
352
32
56.8k
Hétéro
✦ Loco2016 Le nouveau voisin XSTORY
Le nouveau voisin
Chapitre unique
Par Loco2016
191
6
39.2k
Hétéro
✦ la catin Enfin déflorée ! XSTORY
Enfin déflorée !
Chapitre 1
Par la catin
277
6
47.4k
Hétéro
✦ yannlakeu L'enfoutreur XSTORY
L'enfoutreur
Chapitre 1
Par yannlakeu
286
13
64.7k
Hétéro
✦ Mrnestpasla Vivre, tout simplement XSTORY
Vivre, tout simplement
Chapitre 3
Par Mrnestpasla
75
6
3.7k
Hétéro
✦ Aucune trace Guide moi XSTORY
Guide moi
Chapitre 4
Par Aucune trace
109
4
3.7k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio