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✦ Violettte Mords-moi XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Mords-moi — Chapitre 1 · Embrassade sous les étoiles

11 minutes
15.3k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Violettte
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Mords-moi

Chapitre 1 · Embrassade sous les étoiles

Une histoire vraie, bien que de nombreuses libertés ont été prises et que j'enjolive probablement un peu la situation (pardonnez-moi, j'étais ivre tout du long)
J'ai rencontré Lucie par hasard. C'était lors une soirée chez moi, une bonne partie des invités avaient étendu l'invitation à leurs proches et je me retrouvais donc avec une moitié d'inconnus évoluant dans mon salon.
La première chose qui m'a frappé chez elle, c'est son sourire. Un sourire franc, éclatant, lumineux. Un sourire qui attirait l'attention, qui sublimait son regard derrière ses lunettes aux montures fines et qui découvrait ses jolies dents. Bien sûr, il y aurait plein d'autres détails physiques que je pourrais partager, mais je suis restée fascinée par son sourire. C'était ce qui la rendait si magnifique, tellement sublime qu'elle éclipsait tout le monde autour d'elle.
C'est aussi à cause de ce sourire que j'ai mis tellement de temps à l'aborder. Bien sûr, nous nous parlions. Nous continuions à nous croiser dans les soirées de connaissances en commun qui sont devenues nos amis en commun, nous sommes même devenues amies toutes les deux. Mais je n'osais jamais l'aborder pour lui dire ce que son sourire provoquait en moi. Ce sourire et son aura, son assurance la rendaient bien trop impressionnante pour que j'ose la draguer. Je me contentais de l'admirer et d'échanger des banalités avec elle. Nous continuions donc à évoluer plus ou moins en parallèle, dans les mêmes cercles d'amis, nous croisant au gré des hasards d'invitations. J'étais entre temps sortie avec une autre fille, nous avions rompu, j'avais dragué, embrassé et couché avec plein d'autres et Lucie était devenue un crush inassouvi mais que je savais destinée à ne jamais l'être.
C'est finalement une autre personne qui fut involontairement à l'origine de notre rapprochement. Manue, une amie en commun, fêtait son nouveau job. Elle avait invité une poignée de gens dans le bar tenu par son amie d'enfance à venir boire (bien) plus d'alcool que la raison ne le conseillerait.
En arrivant, j'avais bien sûr une idée derrière la tête. Il faut dire que Manue non plus ne me laissait pas indifférente. Je me rendais donc à cette soirée avec l'envie folle qu'elle me plaque contre un mur en me mordillant l'oreille, tout en étant malheureusement très lucide sur l'infime probabilité que cela arrive. Manue était hétéra, très hétéra, désespérément hétéra. Le genre de copine hétérosexuelle depuis toujours, qui blague de temps en temps sur le fait de rouler une pelle à une de ses copines ou sur l'éventualité de se retrouver en relation avec une fille, mais qui continue à ne draguer, embrasser et coucher qu'avec des mecs, désespérant ainsi toutes ses copines se pâmant d'envie autour d'elle. J'allais donc à cette soirée avec l'espoir ténu de l'embrasser, espoir que je savais irréaliste, mais auquel je m'accrochais désespérément.
Je savais que Lucie serait là aussi, j'avais bien sûr noté qu'elle avait indiqué « Présente » sur l’événement. Mais je ne me faisais pas d'idée sur ce qui pourrait se passer. Mon espoir qu'elle vienne un jour m'aborder était encore plus petit que celui d'embrasser Manue.
Avec le recul, c'est sans doute ça qui m'a justement conduite à l'embrasser. N'ayant aucune attente la concernant pour cette soirée (et avec l'aide de quelques verres), j'avais réussi à rapidement me désinhiber et à aller lui parler. Nous nous sommes rapidement retrouvées toutes les deux prises dans une conversation à bâtons rompus sur les mérites de différentes œuvres de fictions. Je découvrais ses goûts, proches des miens, nous échangions des recommandations, nous discutions avec les autres personnes autour de nous et je ne voyais plus le temps passer.
Néanmoins, l'heure avançait et nous nous retrouvâmes finalement Manue, Lucie et moi, accoudées au comptoir dans un bar quasi vide, à commander une énième pinte à nous voir répondre par l'amie de Manue que ce serait la dernière. Il était 1h45 et le bar allait fermer. Nous étions toutes les trois ivres, mais Manue sans doute plus que nous deux. Elle avait dû trinquer avec chacun de ses amis à son nouvel emploi et en était rendue à l'état où elle parlait beaucoup trop fort en nous disant qu'elle nous aimait et provoquant des câlins collectifs toutes les 10 minutes. Devant ces épanchements de déclaration, son amie derrière le bar finit par lui dire qu'elle allait rentrer avec elle. Manue n'était effectivement pas du tout en état de rentrer chez elle, et elle finit par accepter (en se plaignant très fort) d'être ramenée.
A 2h, Lucie et moi, nous nous retrouvons donc devant le bar, à aider Manue à monter dans la voiture de son amie. Une fois les deux parties, nous nous mettons en route vers nos maisons respectives. Lucie n'habitait pas très loin, une quinzaine de minutes à pied. Pour ma part, j'étais dans une banlieue proche, j'allais donc devoir prendre un vélo pour rentrer. Je propose à Lucie de marcher avec elle jusqu'à sa maison, et de prendre mon vélo à ce moment-là. Nous nous retrouvons donc, elle et moi, marchant plus ou moins droit sur l'avenue qui nous menait chez elle, continuant notre conversation entamée dans le bar. Il faisait presque chaud, nous avions bu, elle me souriait avec un regard plein de joie, j'étais aux anges.
J'avoue ne plus trop me rappeler comment je me suis retrouvée collée à elle sur ce trottoir. Je crois qu'elle m'avait demandé de tenir ses lunettes. J'ai trébuché, je les ai lâchées, je me suis penchée pour les ramasser et en me relevant, elle s'était rapprochée jusqu'à se retrouver juste devant moi, son visage à une dizaine de centimètres du mien, toute souriante. Je lui rends ses lunettes, elle les prend et me chuchote un « Merci ».
Nous restons plantées l'une devant l'autre, toutes proches, à nous regarder. Je me suis demandé si je devais l'embrasser. Et sans que je comprenne, je me retrouve à l'embrasser. Nos lèvres s'étaient plaquées l'une contre l'autre, et le temps que je réalise, les miennes s'étaient déjà entrouvertes et elle avait commencé à m'embrasser à pleine bouche.
J'étais en train d'embrasser Lucie, au milieu d'une avenue passante, éclairée par la lumière des lampadaires, à 2h du matin. Je me rendis compte d'un seul coup de la situation et je glissais un bras dans son dos pour remonter jusqu'à sa tête et glisser mes doigts dans ses cheveux. Mon autre bras se posait sur sa hanche et je continuais à l'embrasser. Nous avions toutes les deux très vite laissé tomber toute idée de douceur et nous utilisions pleinement toute notre bouche, mélangeant langues et lèvres, mordillant alternativement l'autre. Ses mains à elle parcouraient mon propre corps de la même façon que les miennes aux siennes.
Je finis par m'écarter d'elle au bout de quelques minutes d'une pelle intense. Je me séparais de son corps comme une nageuse remonte à la surface pour reprendre brusquement de l'air. Je repris conscience de mon environnement, mes sens étant restés focalisés sur sa bouche, ses cheveux, ses hanches et son dos pendant toute la durée de ce premier baiser.
Nous étions toujours au milieu du trottoir, sur cette large avenue encore très fréquentée malgré l'heure tardive. Je réalisais brusquement que les 3 mecs qui nous croisaient nous regardaient avec intérêt, nous, les deux meufs, en train de s'embrasser au milieu de l'avenue devant leurs yeux. Je rigolais nerveusement et dis à Lucie « On est en plein milieu de l'avenue là ». Elle me sourit à nouveau, ce même sourire qui m'avait conquis dès le premier instant, mais cette fois-ci, le regard qui l'accompagnait était devenu joueur, espiègle. Cette fois, son sourire voulait dire « Viens, attrape-moi, embrasse-moi ».
Elle me prit par la main et recula en me tirant vers l'entrée d'un immeuble qui formait une petite alcôve. Là, elle s'adossa à la porte en bois massif, passa sa main autour de mon cou, leva une jambe, l'entoura autour de ma taille en passant dans mon dos et m'attira contre elle. Elle prit ma taille dans son autre main et replongea sa langue dans ma bouche.
Je fermais à nouveau les yeux et me reconcentrais sur sa bouche, tournant ma langue atour de la sienne, la laissant attraper ma lèvre entre ses dents et appuyer légèrement, lui rendant ensuite la pareille. Elle continuait de me caresser les hanches, les fesses et le dos d'une main, les cheveux et la nuque de l'autre, serrant sa jambe très fort autour de ma taille et continuant à me plaquer contre elle. Une de mes deux mains était remontée vers son cou et je lui caressais le menton, la gorge, la joue. De l'autre, je m'appuyais fermement contre la porte à laquelle elle était adossée, car mon équilibre était malgré tout très précaire.
Je finis par perdre l'équilibre et à glisser. Je la lâchais pour me rattraper à la porte, elle rit et en profita pour reposer sa jambe au sol, m'attraper par le col de mon manteau et me faire pivoter pour me plaquer contre la porte, se retrouvant cette fois dos à la rue. Elle recommença à m'embrasser tandis que je cherchais toujours à quoi m'accrocher avec mes mains. Pendant que je tâtonnais à la recherche d'une aspérité sur la porte, elle n'avait pas lâché mon col, et tirant dessus, elle découvrit ma gorge et y plongea sa bouche.
Je ne pourrais pas dire qu'elle m'a mordue à ce moment-là. Tout au plus m'a-t-elle fait un vague suçon. Mais cette situation, me sentir plaquée contre un mur par cette fille magnifique qui tenait un bout de la peau de mon cou entre ses dents, en pleine nuit, en pleine rue, a provoqué en moins une sensation incroyable.
J'aime être mordue. J'aime sentir des dents étrangères attraper ma peau et serrer fort, j'aime sentir la douleur monter, d'abord ténue, sourde, profonde, puis de plus en plus forte, de plus en plus aiguë, de plus en plus précise. J'aime le sentiment d'abandon que cela provoque, le fait de ne plus pouvoir penser à quoi que ce soit d'autre qu'à cette douleur, de ne pas pouvoir la contrôler, de ne pas pouvoir la canaliser.
Je crois que j'en avais déjà parlé à Lucie avant, il y a 1 an, au détour d'une conversation de groupe sur nos fantasmes respectifs. Mais je ne pense pas qu'elle s'en souvenait à cet instant. Je crois qu'elle a simplement dû sentir, inconsciemment, que ma réaction avait changé et que je me laissais doucement glisser du statut de sujet actif dans notre baiser, à celui d'objet passif de sa morsure.
Elle mit fin à son mordillement, releva la tête et me sourit à nouveau. Nous nous éloignâmes du mur et reprîmes notre route. A ce stade, je n'avais qu'une seule envie, c'était de la rejoindre chez elle. Mais elle continuait quand même à provoquer le même effet en moi, cette sensation d'être minuscule à côté d'elle. Je n'osais pas lui demander simplement « je peux venir chez toi ? » et je me contentais de marcher avec sa main dans la mienne, en m'étourdissant des regards et des sourires qu'elle me lançait.
Nous fîmes encore quelques pauses sur notre chemin en nous embrassant, et au fur et à mesure de ces baisers, sa bouche s'attardait de plus en plus sur mon cou. Je la laissais à chaque fois mordre un peu plus fort, encaissant avec un sourire de plus en plus grand ses tentatives de moins en moins timides.
Au bout d'une centaine de mètres, elle s'arrêta, prit mes deux mains dans les siennes, me regarda et me dit « Tu veux venir chez moi ? ».
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oldoc
19 novembre 2022 à 11:40
Joliment écrit
Soyez respectueux
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pandafou1967
24 mai 2019 à 15:35
Zut je voulais faire ce mot ("J'ai mordu à l'histoire")... Alors tant pis... Pincez-moi, je rêve!
Soyez respectueux
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GriziAriana88
20 mai 2019 à 21:22
C'etait tres exitant hate de voir la suite
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Photo de profil de SYL30
SYL30
20 mai 2019 à 16:23
Et moi j'ai mordu à l'histoire . J'aime
Soyez respectueux
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Lucat29
20 mai 2019 à 06:44
Bien écrit et haletant rien dautre a dire que la suite
Soyez respectueux
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