Le prix d'un instant
Chapitre 1 · Une nuit pour tout perdre
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✦ Cfenring Le prix d'un instant XSTORY
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Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le prix d'un instant — Chapitre 1 · Une nuit pour tout perdre

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Cfenring
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Le prix d'un instant

Chapitre 1 · Une nuit pour tout perdre

Enfin, après une journée aussi longue qu'épuisante, je rentrai de ma tournée de distribution. Je vidai mon camion, puis appuyai sur le bouton commandant la grande porte sectionnelle du dépôt. Celle-ci remonta lentement vers le plafond dans un grondement mécanique. Le dépôt semblait désert à cette heure-ci. En même temps, il était tard. Très tard, même. Je n'avais pas vu le temps passer. J'avais accumulé des heures supplémentaires pour compenser l'absence d'un collègue et, bien entendu, je m'étais porté volontaire. Pourquoi, d'ailleurs ? Pour me faire bien voir ? Pour montrer que j'étais capable d'assumer davantage de responsabilités et peut-être décrocher ce poste de responsable que je convoitais depuis quelque temps ? Ou tout simplement… pour qu'elle me remarque ? Je n'aurais pas su répondre honnêtement à cette question. Oui, je désirais évoluer professionnellement, c'était certain. Et pourtant… c'était elle qui avait occupé mes pensées tout au long de cette interminable journée.
Elle… D'ailleurs, la lumière de son bureau était encore allumée. Étrange. Elle aurait dû être partie depuis longtemps. Peut-être était-elle restée parce qu'elle ne m'avait pas vu revenir ? C'est alors que je la vis sortir précipitamment de son bureau, presque en courant. Je m'arrêtai net. Elle me regardait, visiblement inquiète, et cette expression qui assombrissait ses merveilleux yeux me serrait le cœur. Ses yeux… Mon Dieu, ses yeux. Légèrement en amande, d'un brun profond, ils possédaient ce charme auquel je n'avais jamais su résister. Son visage était fin, délicat, et son sourire avait ce pouvoir étrange d'illuminer n'importe quelle pièce dans laquelle elle entrait.
— Pardon, Lucie. Je n'ai pas vu l'heure passer et mon téléphone n'avait plus de batterie. Je n'ai pas pu te prévenir.
Elle s'approcha rapidement. L'inquiétude était toujours présente dans son regard, mais je pouvais désormais y distinguer une pointe de colère. Et autre chose, aussi… du soulagement, peut-être ? Elle me donna une tape sur l'épaule, du plat de la main, suffisamment forte pour que je la sente passer.
— Bordel, Jimmy ! Tu sais combien j'ai eu peur ?!
— Je suis désolé, je…
— Non ! J'ai failli appeler les flics ! J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! Je t'ai appelé une dizaine de fois et tu ne répondais pas… Putain…
Sa voix se brisa légèrement sur ce dernier mot. La colère disparut presque aussitôt de son visage, laissant place à un immense soulagement. Son inquiétude elle-même semblait s'apaiser, mais ses yeux brillaient encore : elle retenait des larmes qu'elle ne voulait visiblement pas laisser couler devant moi.
— Pardonne-moi, Lucie. Je ne voulais vraiment pas t'inquiéter. J'étais tellement occupé avec tous ces colis, à courir partout, que je n'ai pas fait attention à l'heure. Et mon téléphone m'a lâché vers la fin de ma tournée. J'ai même dû terminer avec une feuille de papier et faire signer les clients à l'ancienne.
Elle ne me quittait pas des yeux. Sa respiration demeurait rapide, irrégulière. Elle avait eu peur. Réellement peur. Quel con je faisais…
— Je… Excuse-moi, Lucie…
À cet instant, cela me sembla être la seule chose à faire. Je l'attirai contre moi. C'était une erreur. Je le savais parfaitement. Mais j'en avais terriblement envie. Et, quelque part, j'avais l'impression qu'elle en avait besoin. Oui, c'était une erreur, parce que je savais que cette étreinte ne ferait que renforcer les sentiments que j'éprouvais pour elle. Cet amour que je gardais enfoui depuis si longtemps, cet amour qu'elle ne pouvait pas recevoir. Pas de moi. Malgré tout, je resserrai doucement mon étreinte. Elle s'y blottit aussitôt, m'étreignant avec une force à laquelle je ne m'attendais pas. Je lui caressai lentement le dos, lui murmurant que j'étais là, qu'elle n'avait plus aucune raison de s'inquiéter. Je sentais sa poitrine se soulever contre moi et son souffle devenir saccadé tandis qu'elle tentait de retenir ses sanglots. Je n'aurais jamais imaginé… Jamais imaginé qu'elle puisse éprouver une telle inquiétude à mon égard.
Au bout d'un moment, je desserrai doucement mon étreinte. Elle desserra ses bras à son tour, lentement, presque à regret. Je plongeai mon regard dans le sien. Ses magnifiques yeux étaient encore humides. Avec une infinie délicatesse, je lui retirai ses lunettes, puis essuyai du bout des doigts les larmes qui perlaient au coin de ses yeux.
— Je ferai attention la prochaine fois. Promis.
Ma main remonta jusqu'à ses cheveux noirs, que je caressai tendrement. Aujourd'hui, elle les avait attachés en queue-de-cheval. Elle changeait presque quotidiennement de coiffure, et je trouvais cela terriblement charmant.
— T'as intérêt, hein ! Me refais pas ça !
Elle ponctua sa phrase d'une nouvelle petite tape sur mon épaule. Je souris.
— Jamais !
Je lui remis délicatement ses lunettes. Puis, presque malgré moi, le dos de ma main glissa contre sa joue, lui offrant une dernière caresse. Mais elle attrapa ma main. Pas pour m'arrêter ni pour me repousser. Non… Elle la retint contre sa joue, accompagnant tendrement mon geste, avant de la serrer dans la sienne.
— Lucie…
— Jimmy… Tu m'as tellement fait peur…
Nos regards se croisèrent à nouveau. Et cette fois, aucun de nous ne détourna les yeux. Je sentis ma respiration s'accélérer. Je ne voulais pas que cet instant s'arrête. Je voulais rester là, près d'elle, sentir sa main contre la mienne, contempler ce visage que j'aimais tant. Et pourtant, il le fallait. Je ne devais pas aller plus loin. Je ne pouvais pas. Je vis ses lèvres s'entrouvrir et un léger soupir lui échapper. Du soulagement ? Du bien-être ? Ou peut-être quelque chose d'autre…
Et ce fut à cet instant précis que je cédai. Toutes les raisons qui m'avaient retenu jusque-là, toutes les limites que je m'étais imposées, tout ce que je savais être raisonnable… plus rien n'avait d'importance. Je savais que j'allais commettre une erreur, peut-être la plus grande de toutes. Mais pour la première fois, je ne cherchais plus à me convaincre du contraire. Je l'aimais. Et j'étais incapable de lui résister davantage. Je fis alors ce pas que je redoutais tant. Et je l'embrassai. Ce fut d'abord un baiser court, timide, simplement posé sur ses petites lèvres délicates. Puis je m'écartai légèrement. Nos regards se retrouvèrent. Je cherchais dans ses yeux une réaction ou un signe de rejet, quelque chose qui me ramènerait à la raison. Mais je n'y trouvai rien de tout cela. Seulement cette tendresse, ce soulagement… et une envie qu'elle ne cherchait plus vraiment à dissimuler. Alors je l'embrassai de nouveau. Cette fois, avec toute la passion que j'avais contenue jusque-là. Nos lèvres se retrouvèrent avec une ardeur nouvelle. Nos langues se rencontrèrent, se mêlant doucement, tandis que nos yeux se fermaient pour mieux savourer cet instant que nous avions tous deux semblé attendre depuis une éternité. Le reste du monde paraissait avoir disparu. Il n'y avait plus qu'elle. Plus que nous.
Puis je finis par m'arrêter.
— Je suis désolé, Lucie… Je n'aurais pas dû.
Pourtant, je n'avais pas reculé. Mon corps était toujours contre le sien, et mon excitation physique, impossible à dissimuler, rendait la situation plus troublante encore. Dans son regard, je pouvais lire un mélange d'émotions contradictoires. Du désir, mais aussi de la culpabilité. Nous le savions tous les deux. Nous ne devions pas. Et pourtant, nous le voulions.
— Tu n'as pas à t'excuser, Jimmy…
Elle marqua une courte pause, avant d'ajouter dans un murmure :
— C'était délicieux.
Ces quelques mots suffirent à ébranler les dernières certitudes auxquelles je tentais encore de me raccrocher. Je posai une main sur sa nuque et la caressai tendrement, tandis que nous nous rapprochions du mur derrière elle. Je l'embrassai de nouveau, avec une passion que je ne cherchais plus à cacher. Mais au fond de moi, une pensée persistait. Nous venions de franchir une limite. Une limite au-delà de laquelle rien ne serait plus tout à fait pareil. La raison essayait encore de se faire entendre, mais chaque regard, chaque geste, chaque baiser semblait rendre sa voix plus lointaine.
Ma main libre glissa contre elle et vint se poser sur sa poitrine, caressant tendrement ses seins tandis que nos lèvres continuaient de se chercher avec une ardeur presque désespérée. Je la fis ensuite descendre lentement, laissant mes doigts glisser sur le tissu de son tee-shirt jusqu'à atteindre la taille de son jean. Mes doigts s'attardèrent un instant sur le bouton avant de le défaire, puis ma main se glissa sous la ceinture, jusqu'à rencontrer la douceur du tissu de sa culotte.
Elle laissa échapper un léger gémissement, suivi d'un long soupir qui sembla suspendre le temps autour de nous. Nos lèvres se séparèrent, mais nous restâmes enlacés, nos fronts appuyés l'un contre l'autre. Mes doigts poursuivirent leur chemin le long de sa culotte, jusqu'à effleurer son intimité. À travers le tissu, je pouvais déjà sentir à quel point elle était humide. Je retirai doucement ma main, puis portai mes doigts à mes lèvres, découvrant la saveur intime de son désir. Un goût délicat, légèrement salé, relevé d'une pointe acidulée, effleura mon palais. Une douceur subtile, presque musquée, persistait sur mes lèvres. Je relevai lentement les yeux vers elle, savourant autant cette sensation que le trouble que je pouvais lire dans son regard.
Elle soupira doucement, puis murmura d'une voix à peine audible :
— On ne devrait pas, Jimmy…
Ces quelques mots me ramenèrent brutalement à la réalité. Elle avait raison. Évidemment qu'elle avait raison. Une partie de moi voulait lui répondre que nous devions nous arrêter, retrouver nos esprits avant de commettre quelque chose que nous risquions de regretter. Mais une autre, bien plus forte à cet instant, voulait simplement rester auprès d'elle. Pourtant, malgré tout ce que je ressentais, je ne pouvais pas décider à sa place.
— Tu veux que je m'arrête ?
Elle hésita. Je vis se dessiner sur son visage cette lutte silencieuse entre la raison et les sentiments. Puis elle releva les yeux vers moi, et une larme glissa lentement sur sa joue.
— Pitié, non… Continue.
Ma main redescendit lentement le long de son corps, retrouvant la taille de son jean toujours déboutonné. Mais cette fois, je ne m'arrêtai pas au tissu de sa culotte. J'y glissai doucement ma main, effleurant son pubis rasé du bout des doigts avant de retrouver ses lèvres, chaudes et humides. Je laissai d'abord mon doigt suivre délicatement leur contour, tandis qu'elle laissait échapper de longs soupirs d'excitation et de plaisir. Puis, sans chercher à la pénétrer, je le fis glisser entre ses lèvres, prolongeant ces caresses auxquelles elle semblait si sensible. Elle était trempée de cyprine, et je ne pouvais nier à quel point j'adorais cela. Chacun de ses soupirs me troublait davantage, me rappelant combien cette intimité, que j'avais si longtemps imaginée inaccessible, était devenue réelle.
— Oh, Jimmy…
L'entendre murmurer mon prénom de cette manière ne faisait qu'intensifier le trouble qui m'envahissait. Par instants, je ramenais ma main à mes lèvres pour savourer son doux nectar, sans vouloir en perdre une seule goutte. Puis mon doigt s'inséra lentement en elle. Lucie laissa échapper un long râle de plaisir, et ce simple son suffit à faire battre mon cœur plus fort encore. Je relevai les yeux vers son visage, bouleversé par l'intensité de cet instant et par la confiance qu'elle m'accordait.
Je poursuivis mes lents va-et-vient en elle, tout en laissant mon pouce stimuler délicatement son clitoris. Chacun de mes mouvements semblait accentuer son plaisir, et je pouvais sentir son corps réagir à la moindre de mes caresses. Elle paraissait sur le point de perdre toute retenue, se tortillant contre ma main, le souffle court et précipité. Ses soupirs se mêlaient à de longs râles de plaisir qu'elle ne cherchait même plus à réprimer. La voir ainsi, si différente de la Lucie que je côtoyais chaque jour, me troublait profondément.
Puis je m'arrêtai et retirai lentement mon doigt. Elle entrouvrit les yeux et m'adressa un regard presque désespéré, dans lequel je crus deviner une pointe de déception. Je portai une dernière fois mon doigt à mes lèvres avant de m'agenouiller face à elle. Avec douceur, je fis glisser son jean et sa culotte, désormais trempée de son désir, jusqu'à ses chevilles, puis l'aidai à dégager ses pieds des vêtements afin qu'ils ne nous gênent plus.
Je relevai lentement la tête. Lucie m'observait attentivement, le visage incliné vers moi, ses magnifiques yeux bruns plongés dans les miens. Son regard avait quelque chose de différent, un mélange de curiosité, d'appréhension et de désir. Elle avait compris ce que je m'apprêtais à faire.
— Jimmy… Je n'ai… On ne m'a jamais fait ça. Je ne sais pas si tu vas aimer.
Un petit rire m'échappa malgré moi, non par moquerie, mais parce que son inquiétude m'attendrissait. Si seulement elle savait… Elle doutait de quelque chose qui, pour moi, ne faisait aucun doute. Elle me laissait découvrir une intimité qu'elle n'avait encore jamais partagée de cette manière, et je voulais qu'elle se sente parfaitement à l'aise.
Je lui adressai un sourire rassurant, sans détacher mon regard du sien.
— Laisse-toi aller, Lucie… Je m'occupe de toi.
Je rapprochai lentement mon visage de son ventre, y déposant un premier baiser avant de descendre vers son pubis, puis vers l'intérieur de ses cuisses, prenant un plaisir presque cruel à prolonger cette attente. Son souffle s'accélérait à mesure que mes lèvres s'aventuraient plus bas, et je sentais ses doigts s'impatienter dans mes cheveux. Son intimité dégageait un parfum délicat, légèrement musqué, aux accents doux et acidulés, une fragrance singulière, presque enivrante, qui avait sur moi quelque chose d'aphrodisiaque et que je savais déjà ne jamais pouvoir oublier. Je relevai les yeux vers elle, découvrant son visage rougi, ses lèvres entrouvertes et ce regard où se mêlaient une timidité touchante et une impatience qu'elle ne parvenait plus à dissimuler.
Je l'invitai doucement à avancer légèrement les jambes, tandis qu'elle demeurait adossée au mur. Ses doigts se resserrèrent dans mes cheveux et je perçus un léger tremblement parcourir son corps. À cette distance, je distinguais jusqu'aux variations de sa respiration, tantôt lente et profonde, tantôt précipitée, comme si elle ne savait plus très bien comment reprendre son souffle. Je lui adressai un dernier sourire avant de reprendre mes baisers, plus intimes cette fois. J'entrepris enfin ce que je désirais depuis si longtemps. Ma langue glissa le long de ses lèvres, lui arrachant aussitôt un gémissement qui, cette fois, n'avait plus rien de retenu. Lucie ne cherchait même plus à étouffer ses soupirs. Je pris mon temps, attentif à chacune de ses réactions, découvrant avec un bonheur presque irréel cette facette d'elle que je n'avais jamais connue. Je laissai ma langue poursuivre ses caresses, alternant les mouvements lents et les brèves pauses, attentif à la manière dont son souffle changeait. Je savourais cette proximité, la douceur de sa peau, sa chaleur et son parfum délicatement musqué, tandis que les petits frissons qui la parcouraient me rappelaient à chaque instant combien cette intimité était nouvelle pour nous deux. Par moments, ses doigts se crispaient sur mes épaules avant de revenir dans mes cheveux, tandis que son souffle se brisait en murmures de plus en plus désordonnés. J'entendais parfois mon prénom lui échapper, presque timidement, avant qu'elle ne laisse tomber toute retenue. Ces quelques syllabes, prononcées d'une voix que je ne lui connaissais pas, me troublaient plus profondément que je n'aurais su l'expliquer.
Les minutes passèrent, et je perdis bientôt toute notion du temps. Je n'entendais plus que sa respiration, le froissement discret de ses mouvements contre le mur et ces soupirs qui, peu à peu, se transformaient en gémissements plus francs. Je demeurais attentif au moindre changement dans sa voix, au plus petit frisson, et chaque fois que je sentais son corps réagir, une satisfaction presque indescriptible m'envahissait. Il y avait quelque chose de profondément émouvant à découvrir ainsi ce qui la rendait heureuse, à sentir sa confiance grandir et ses dernières appréhensions s'effacer. Chaque mouvement de son bassin, chaque fois que mon prénom s'échappait de ses lèvres, me rappelait combien cet instant dépassait tout ce que j'avais pu imaginer. Je sentais son abandon grandir, son corps devenir plus fébrile, ses mains se resserrer dans mes cheveux comme si elle craignait que je ne m'éloigne. Je m'attardais régulièrement sur son clitoris, ce qui semblait presque instantanément la faire entrer en transe. Ses jambes tremblaient, comme si elles menaçaient de céder sous elle. Par moments, je glissais ma langue en elle, aussi profondément que je le pouvais, la faisant remuer à l'intérieur pour lui procurer le plus de plaisir possible, mais aussi pour recueillir davantage de sa cyprine. Puis elle laissa échapper un cri de plaisir, plus intense que tous les précédents. Son corps fut parcouru d'un long frisson et elle atteignit enfin cet instant d'extase auquel elle semblait s'être abandonnée tout entière. Elle resta quelques secondes immobile, la tête renversée contre le mur, cherchant à retrouver son souffle. Je relevai les yeux vers elle, profondément ému par ce que nous venions de partager. Et lorsqu'elle baissa enfin son regard vers moi, son sourire avait quelque chose de si tendre que je sentis mon cœur se serrer. Mon Dieu, comme je l'aimais.
Je me relevai pour l'embrasser avec une ardeur nouvelle, la serrant contre moi comme si je craignais qu'elle ne disparaisse. Elle répondit à mon baiser avec la même passion, ses bras se refermant autour de ma nuque avant que l'une de ses mains ne descende lentement le long de mon corps. Elle atteignit mon entrejambe et caressa mon érection à travers mon pantalon, avant de faire glisser ses doigts jusqu'à ma ceinture, qu'elle défit avec une dextérité qui me surprit. Sa main se glissa sous mon pantalon, puis sous mon caleçon, et lorsqu'elle saisit mon sexe pour commencer à me caresser, je fus frappé par la chaleur de sa peau, ou du moins par cette impression délicieuse qu'elle me donnait. Était-ce réellement en train de se produire ? Était-ce vraiment Lucie, cette femme que j'avais si longtemps aimée en silence, qui se trouvait dans mes bras ? Nos baisers se poursuivirent tandis qu'elle achevait de déboutonner mon pantalon et faisait glisser mes vêtements jusqu'à mes pieds. D'un mouvement quelque peu maladroit de la jambe, je les repoussai pour retrouver ma liberté de mouvement.
Elle interrompit soudain notre baiser pour plonger son regard dans le mien. Ce regard… Mon Dieu, ce regard pour lequel n'importe quel homme aurait été prêt à se damner. J'y retrouvais toutes ces émotions qui m'avaient toujours fasciné chez elle, mais quelque chose avait changé. Il y avait de l'excitation, de l'envie, du bonheur, une pointe de malice aussi, peut-être même cette audace que je ne lui connaissais pas. Mais par-dessus tout, il y avait cette évidence : c'était moi qu'elle désirait. Moi, Jimmy. Elle se retourna lentement face au mur, écarta légèrement les jambes en les reculant, puis se pencha en avant pour prendre appui contre la paroi. Elle tourna alors la tête dans ma direction.
— Jimmy… Je veux que tu me prennes… Fais-moi l'amour.
Je voulus lui demander une dernière fois si elle était certaine de son choix, si elle avait pleinement conscience de ce que nous étions sur le point de faire, mais les mots refusèrent de franchir mes lèvres. Je ne savais même plus quoi répondre. Ma conscience devait certainement traîner quelque part dans un recoin de mon esprit, essayant désespérément de me rappeler à l'ordre, mais sa voix était devenue si faible que je ne l'entendais presque plus.
Je m'installai derrière elle, pressant mon sexe contre son intimité. La chaleur qui s'en dégageait était presque brûlante. Je commençai par frotter doucement mon gland contre ses lèvres, tandis qu'elle accentuait la cambrure de son dos et remuait légèrement le bassin. Chaque fois que je frôlais son clitoris, un nouveau gémissement lui échappait. Puis je m'insérai lentement en elle, d'abord le gland, avant de progresser peu à peu, tandis qu'elle reculait elle-même son bassin pour m'accueillir davantage.
— Tu es si chaude, Lucie… Tu mouilles tellement ! J'adore ça. Tu es parfaite.
— Arrête de me faire languir… Enfonce-la.
Je ne me fis pas prier. Je poursuivis lentement, centimètre après centimètre, jusqu'à être entièrement en elle. Lucie commença alors à remuer doucement son bassin contre moi, et j'entamai de lents va-et-vient qui nous arrachèrent à tous deux de longs gémissements de plaisir. Lucie posa une main contre le mur pour prendre appui, tandis que l'autre vint chercher la mienne. Elle entrelaça nos doigts, puis tourna légèrement la tête vers moi, un sourire presque malicieux aux lèvres.
— Tu me rends folle…
Ces quelques mots me troublèrent plus profondément que je ne l'aurais imaginé. Il y avait quelque chose de merveilleux à entendre cette femme, habituellement si maîtresse d'elle-même, laisser parler ses sentiments avec une telle spontanéité.
Je ne pouvais détacher mon regard de sa silhouette, de la courbe de ses hanches et de cette croupe dont la beauté me fascinait. Mais ce qui me bouleversait, au-delà de toute cette passion, c'était de réaliser que cette femme, dont j'avais si souvent espéré un simple regard, partageait désormais avec moi une intimité que je n'aurais jamais osé imaginer. Je me surpris à repenser à tous ces matins où son sourire avait suffi à illuminer ma journée, à toutes ces conversations insignifiantes dont je conservais pourtant le moindre souvenir. Et maintenant, elle était là, avec moi. Mon Dieu, si seulement elle savait à quel point je l'aimais. Ses fesses étaient magnifiques, parfaitement arrondies et proportionnées. Je les saisis entre mes mains, les malaxant tandis que je poursuivais mes mouvements. Puis j'accélérai progressivement le rythme, jusqu'à sentir que j'atteignais le fond de son antre. Je sentais son intimité se resserrer autour de mon sexe, comme si elle cherchait à retenir tout ce que je pourrais lui offrir. Et je savais que cet instant viendrait. Oui, elle aurait tout pour elle.
Elle accéléra à son tour les mouvements de son bassin, accompagnant les miens avec une ardeur grandissante. J'aurais voulu que cela dure une éternité, que le temps s'arrête et que le monde entier disparaisse autour de nous. Je ne pensais plus aux heures passées au travail, au dépôt désert, ni même à ce lendemain que nous devrions pourtant affronter. Il n'y avait plus qu'elle, son corps contre le mien et cette passion que nous avions si longtemps retenue. Elle tourna une nouvelle fois la tête vers moi, et nos regards se rencontrèrent. Il y avait dans ses yeux cette même incrédulité que je ressentais depuis le début, comme si elle aussi peinait à croire que nous étions enfin réunis de cette manière. Elle serra doucement ma main, sans prononcer un mot, et je resserrai mes doigts autour des siens. Pendant quelques secondes, j'eus l'impression que nous nous comprenions parfaitement, sans avoir besoin de nous expliquer quoi que ce soit. Une partie de moi aurait voulu lui dire ce que je ressentais véritablement, lui avouer que cet instant représentait bien davantage qu'un simple moment de désir. Mais je n'osais pas. J'avais peur de ces trois mots, peur de la réponse qu'ils pourraient provoquer, peur, peut-être, de découvrir que nous ne vivions pas tout à fait la même chose. Alors je les gardai pour moi, comme je l'avais toujours fait. Pourtant, je sentais déjà approcher ce point de non-retour, cet instant où je ne pourrais plus contenir le plaisir qui montait en moi. Il ne me restait probablement que quelques secondes.
— Lucie… Je vais jouir, si on ne s'arrête pas.
— C'est ce que je veux.
— Tu… tu es sûre ?
Elle releva la tête pour se tourner vers moi. Je ne l'avais jamais vue ainsi. Son regard semblait presque irréel, tant il exprimait d'émotions à la fois. Elle paraissait en transe, entièrement emportée par cet instant qu'elle ne voulait manifestement pas voir s'interrompre.
— Donne-moi tout, Jimmy… Pitié.
Ces mots furent le déclencheur. Je ne pus me retenir davantage. Le point de non-retour était franchi. J'accélérai une dernière fois, la pénétrant avec une vigueur nouvelle, tandis que mon pubis claquait contre ses fesses. Je sentis alors monter ce déferlement de plaisir auquel je ne pouvais plus échapper.
— Oh oui, Lucie ! Je jouis !
Elle poussa un cri de jouissance qui résonna dans le bâtiment désert, tandis que je répandais ma semence en elle. Je ne me souvenais pas avoir jamais connu un orgasme d'une telle intensité, tant par la force du plaisir qui m'envahissait que par la quantité que je lui donnais. Je demeurai en elle pendant quelques secondes, encore incapable de retrouver une respiration régulière, sentant son corps parcouru de contractions qui semblaient vouloir retenir jusqu'à la dernière goutte de ce que je venais de lui offrir.
Je finis par me retirer lentement. Un mince filet de nos fluides mêlés s'échappa de son intimité, tandis que ses jambes, encore tremblantes, semblaient peiner à la soutenir. Je passai aussitôt mes bras autour d'elle pour l'empêcher de perdre l'équilibre. Elle se laissa aller contre moi, encore essoufflée. Je la serrai tendrement, déposant un baiser dans ses cheveux noirs. J'étais le plus heureux des hommes. J'avais enfin dans mes bras la femme de mes rêves, celle que j'aimais depuis si longtemps, celle dont le moindre sourire suffisait à illuminer mes journées. Et nous venions de faire l'amour.
Pourtant, ce bonheur ne dura pas.
Ce fut d'abord une pensée, presque insignifiante, une petite voix qui surgit de nulle part et que je tentai aussitôt de faire taire. Puis une seconde, plus insistante, suivie d'une troisième. En quelques instants, ce que j'avais si soigneusement repoussé durant toute notre étreinte revint s'imposer à moi avec une cruauté implacable. Mon esprit venait enfin de prendre conscience de ce que nous avions fait. Une boule se forma dans mon ventre, bientôt accompagnée de cette sensation douloureuse, presque étouffante, d'un nœud se resserrant autour de ma poitrine.
La culpabilité.
Elle était là, désormais. Et elle ne comptait visiblement pas repartir.
Je sentis Lucie changer dans mes bras. Sa respiration, qui retrouvait peu à peu son calme, se fit plus profonde, mais son corps semblait s'être raidi. Elle aussi commençait à réaliser. Je n'avais pas besoin de voir son visage pour le comprendre. Son silence avait quelque chose de lourd, de terriblement révélateur. Je desserrai doucement mon étreinte, et elle s'en dégagea sans un mot avant de s'asseoir sur le fauteuil qui se trouvait à proximité. Elle posa les mains sur ses genoux, les doigts légèrement crispés, puis baissa la tête. Je restai debout quelques instants, incapable de décider ce que je devais faire. J'aurais voulu m'approcher, lui prendre la main, lui demander si elle allait bien, mais quelque chose dans son attitude me retenait. Quelques minutes auparavant, nous étions incapables de nous séparer, et voilà que la distance de quelques pas me semblait devenue infranchissable.
Le silence qui suivit me parut interminable. Le bourdonnement discret de l'éclairage, auquel je n'avais jusque-là prêté aucune attention, me semblait désormais assourdissant. Je distinguais même le léger froissement du tissu lorsque Lucie changeait de position sur son fauteuil. Je baissai les yeux et aperçus mon pantalon, abandonné près du mur. Je me penchai pour le ramasser, puis restai là, le vêtement entre les mains, à en lisser machinalement les plis comme si ce geste dérisoire pouvait m'aider à retrouver un semblant de contenance. Que pouvais-je bien lui dire ? Que je ne regrettais rien ? C'était vrai, du moins en partie. Mais comment lui avouer une telle chose alors que je la voyais ainsi, silencieuse, presque recroquevillée sur elle-même ? Je finis par déposer mon pantalon sur le dossier d'une chaise, sans même songer à l'enfiler.
Nous gardions tous les deux les yeux baissés, fixant obstinément le sol, non pas pour contempler les traces de notre intimité, mais parce que nous redoutions de croiser nos regards. Comme si nous regarder à nouveau aurait donné à ce qui venait de se produire une réalité définitive. Comme si, tant que nos yeux ne se rencontraient pas, nous pouvions encore prétendre que rien de tout cela n'avait véritablement eu lieu. Par deux fois, je fus tenté de prononcer son prénom, mais les mots moururent avant même d'avoir franchi mes lèvres. Je craignais sa réaction, je craignais ses larmes, et plus encore, je craignais de découvrir dans ses yeux ce que je redoutais depuis le début : le regret.
Mais c'était absurde.
Nous le savions tous les deux.
Il fallait pourtant affronter cette réalité, aussi douloureuse fût-elle. Je pris une inspiration et fus le premier à rompre le silence.
— Lucie, je…
— Tu devrais partir, Jimmy. J'ai besoin d'être seule.
Sa voix était basse, presque éteinte. Elle ne me regardait toujours pas. Je la vis retirer lentement ses lunettes, puis les garder entre ses doigts, les faisant machinalement tourner, comme si elle cherchait dans ce geste insignifiant une manière d'échapper à ses pensées.
— Je…
Elle releva brusquement la tête. Ses magnifiques yeux bruns étaient remplis de larmes, et cette vision me fit plus mal que je n'aurais su l'exprimer. Quelques instants auparavant, ces mêmes yeux débordaient d'une joie que je n'avais jamais osé espérer y lire un jour. À présent, ils étaient noyés dans une tristesse dont je me sentais terriblement responsable.
— S'il te plaît… Pars.
Il y avait dans sa voix quelque chose qui m'interdisait d'insister. Ce n'était pas de la colère, pas même un reproche. C'était une supplication, celle d'une femme qui avait besoin de se retrouver seule avec ses pensées, de comprendre ce qui venait de lui arriver, peut-être même de remettre un peu d'ordre dans ce que nous venions tous deux de bouleverser.
J'aurais voulu lui dire tant de choses. Que je l'aimais, que ce moment avait été le plus beau de mon existence, que jamais je n'avais désiré lui faire du mal. J'aurais voulu la reprendre dans mes bras, essuyer ses larmes, lui promettre que tout irait bien. Mais de quel droit aurais-je pu lui faire une telle promesse ? Je n'en savais rien moi-même.
Alors je me tus.
Je récupérai mes affaires, me rhabillai sans un mot et me dirigeai vers la sortie. Je lui laisserais le temps dont elle avait besoin pour faire le tri dans ses pensées. Quant à moi, j'allais devoir en faire autant.
Lorsque je franchis enfin la porte du bâtiment, l'air frais du soir me saisit, mais je le remarquai à peine. Des larmes coulaient sur mes joues. Des larmes de joie, certainement, car je venais de vivre ce que j'avais si longtemps considéré comme un rêve inaccessible. Mais aussi des larmes de culpabilité, de peur et de colère envers moi-même. Je venais de connaître le plus merveilleux des bonheurs, et pourtant, jamais je ne m'étais senti aussi misérable.
Et si, en réalité, je n'avais pas simplement bouleversé quelque chose ? Si je l'avais détruit ? Elle… Cette mère de famille aimante, cette femme qui avait une vie, des enfants, des responsabilités, tout un monde dont je ne faisais pas partie. Je le savais. Bon sang, je l'avais toujours su. Je m'étais simplement arrangé pour ne pas y penser, pour repousser cette vérité aussi loin que possible, jusqu'à finir par me convaincre qu'elle n'existait plus. Mais elle était toujours là, et maintenant que le désir s'était dissipé, elle me revenait en pleine figure avec une violence insupportable. Comment avais-je pu céder aussi aveuglément à mes sentiments, à mes désirs, sans songer à ce que cela pourrait lui coûter ? J'avais voulu croire, ne serait-ce que quelques minutes, que nous pouvions nous appartenir, que rien d'autre n'avait d'importance. Mais quelle arrogance de ma part… Quel égoïsme.
J'étais faible.
Je m'arrêtai quelques instants devant le dépôt, incapable de faire un pas de plus. Derrière moi, quelque part dans ce bâtiment désormais silencieux, Lucie était seule. Et cette pensée me déchirait le cœur.
J'avais tant espéré qu'un jour elle puisse m'aimer.
Je n'avais simplement jamais imaginé que ce jour-là pourrait aussi être celui où je risquerais de la perdre.
Plus rien ne serait comme avant.
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Cfenring
28 octobre 2026 à 18:08
Bonjour à tous !
Ceci est la première œuvre que je partage. Merci d’avance pour vos retours et bonne lecture à tous !

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