Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fantasmes en vrac — Chapitre 2 · Le marché
Auteur
Fantasmes en vrac
Chapitre 2 · Le marché
Comme tous les dimanches tu fais ton marché. C’est très pratique pour toi, à quelques minutes à pied de ton pavillon, pas besoin de prendre la voiture, un panier te suffit pour faire tes courses.
Aujourd’hui tu es un peu plus chargée. Et au moment de quitter le marché, un inconnu te heurte.
Et voilà un kilo d’oranges qui roule à terre.
L’inconnu, un jeune homme, est tout confus et s’empresse de t’aider à ramasser les fruits. Ce qui tombe bien car, invitée pour le repas de midi, tu t’es mise en jupe et ce n’est pas très commode pour te baisser.
— Laissez madame, laissez, je vais vous les retrouver.
Le jeune homme en profite un peu pour regarder tes jambes, gainées par une paire de collants type dim up. C’est assez exceptionnel, mais aujourd’hui tu as choisi une tenue plus sexy qu’à l’accoutumée. Et visiblement cela plaît à ce garçon qui prend son temps pour ramasser les oranges.
— Voilà, c’est la dernière. Avec toutes mes excuses.
— Il n’y a pas de mal. Au revoir.
Tu repars vers chez toi. Flattée du regard qu’a posé cet inconnu sur tes jambes, sur toi. Cela fait bien longtemps que tu n’as pas apprécié qu’un homme te regarde ainsi.
Un an oui peu s’en faut. Depuis que tu as mis cet abruti de Julien à la porte.
Julien… Un égoïste, coureur et menteur. Mais si bon amant. Tu te refuses à penser à lui. Parce que cela allumerait un feu dans ton ventre. Julien avait tant de défauts qu’une liste prendrait la journée. Mais quel amant !!!
Et voilà, le feu s’allume. Tu arrives chez toi. Tu ranges tes quelques courses. Tu jettes un œil à la pendule. Tu es en avance. Et ce feu qui refuse de s’éteindre.
Soudain on sonne. Tu ouvres la porte et te trouves face au jeune homme du marché. Qui te tend un magnifique bouquet de fleurs.
— Je voulais me faire pardonner. Vous êtes si belle et semblez si triste. Alors j’ai pris ces fleurs et je vous ai suivie. J’ai hésité mais les voilà. Maintenant je vous laisse. Au revoir.
— Non attendez. Laissez-moi au moins vous dire merci ! Entrez. Vous voulez boire quelque chose ?
Il ne dit rien mais son sourire parle pour lui.
En entrant il accroche la coupelle où tu déposes tes clés. Bling blang tout est par terre.
— Décidément….
Il est rouge de confusion. Et se baisse à nouveau pour ramasser. Mais cette fois tu t’es baissée aussi. Et l’espace d’un instant il a la vision de tes jambes, et de la jolie culotte en dentelle que tu portes. Puis il te regarde. Vous êtes rouges tous les deux.
Il pose une main sur ton mollet, et remonte vers ton genou.
— Vous êtes si belle.
Et ce feu qui ne s’éteint pas. Et qui prend même de l’ampleur quand il te touche.
— Oh excusez-moi, je n’aurais pas dû vous toucher ainsi.
Tu ne sais que répondre. Certes il n’aurait pas dû. Mais les papillons qui s’envolent dans ton ventre sont la preuve que tu apprécies cet attouchement bien timide.
Il se redresse le premier. Te tend la main pour t’aider. Sa main est chaude. Et tu as pourtant la chair de poule.
Et ce feu qui refuse de s’éteindre.
Tu te diriges vers la cuisine, où tu prépares un plateau d’amuse-bouche pour un apéritif. Lui prend un whisky et toi un rhum vieux. Il te parle, te complimente au sujet de ton intérieur si bien tenu, de la décoration originale et pleine de goût. Est-ce le rhum qui te grise ou bien ses paroles ? Depuis quand n’as-tu pas été courtisée ainsi ? Parfois vos mains se frôlent lorsque vous voulez attraper un biscuit au même moment. À chaque fois une décharge électrique traverse ton corps.
Et ce feu qui continue à te réchauffer.
Soudain le téléphone sonne. Tu sursautes. C’est un ami qui vient te chercher pour aller à ce déjeuner qui t’ennuie déjà. Et qui te paraît encore plus rébarbatif depuis que tu es avec ce jeune homme.
— Je suis désolée je dois partir. Mais merci de votre visite.
— Le plaisir était pour moi. J’espère vous revoir.
— Revenez demain après dix-huit heures. Je serai seule.
Tu n’en reviens pas. Tu viens de donner un rendez-vous chez toi à ce parfait inconnu. Juste avant de te quitter il se retourne. Et sur le perron de ta maison, ses lèvres se posent sur ta joue. Tu es tétanisée. Tu réalises que tu ne connais même pas son nom. Mais il est déjà loin.
Et ce feu qui t’embrase.
La journée te paraît longue et monotone. Tes pensées sans cesse retournent vers lui. Tu refuses encore de l’admettre mais tu le désires. Lorsque tu penses à lui, ce qui est fréquent, ce feu qui ne te quitte plus prend encore plus de vigueur. Depuis quand n’as-tu pas désiré un homme ? Depuis Julien. C’est si loin.
De retour chez toi tu te diriges vers la salle de bain. Te fais couler un bain bien chaud.
Et ce feu qui te ronge lentement.
Pendant que la baignoire se remplit, tu te déshabilles. Lentement. D’abord ton chemisier, puis ta jupe. Tu ne portes plus qu’un soutien-gorge qui met en valeur ta belle poitrine et un string. Tu caresses tes seins à travers le tissu. Tu sais que tu ne peux plus reculer. Il te faut éteindre cet incendie qui irradie en toi.
En quelques gestes très sensuels, tu finis de te mettre à nue. Tu t’immerges dans l’eau chaude. Tu es si bien.
Tes mains caressent ton corps, sans jamais se fixer sur un point précis. Le visage de l’inconnu t’obsède. Mais c’est un soulagement. C’est la première fois depuis des mois que ton corps s’émeut sans que tu ne penses à Julien.
Tes mains sur tes seins… C’est si bon. Tu tentes de résister mais l’envie est si forte, le désir si impérieux. Alors ta main glisse le long de ton corps, passe sous l’eau. Doucement tu dégages ton bourgeon de son capuchon. Tu le caresses tendrement. Bien vite tu gémis. L’image de l’inconnu semble danser devant toi.
Le feu te dévore. Ton doigt passe de ton bouton à tes lèvres. Tu les écartes, plonge en toi. Les gémissements sont devenus des cris. Ton autre main quitte tes seins. De deux doigts tu tires sur tes lèvres, dégageant l’entrée de ta crypte. Et son doigt plonge encore et encore. Plus loin, plus profond, plus vite. À chaque remontée tu effleures ton bouton devenu si sensible. Le plaisir monte. Une barre de feu brûle en toi. Un feu si doux. Tu ne fais rien pour reculer l’inéluctable. L’orgasme te foudroie. Et tu cries ton plaisir.
Ce n’est que bien plus tard que tu ouvres les yeux, réveillée par l’eau qui est devenue froide.
Tu te rinces rapidement et t’emmitoufles dans un peignoir moelleux. Ton esprit et ton corps pensent déjà à demain soir.
Ta journée de travail t’a paru bien longue. Une fois seule chez toi, tu te prépares. Même si tu te refuses à le dire, tu ne souhaites qu’une chose : qu’il te fasse l’amour.
Alors tu choisis avec soin tes sous-vêtements. Tu optes pour un ensemble pour le moins transparent qui, tu le sais, mettra en valeur tes jolis seins.
Tu fais aussi un détour par la salle de bain où, armée d’un rasoir, tu fais disparaître toute trace de pilosité. Tu aimes être lisse car cela te permet de mieux apprécier chaque caresse et chaque baiser.
Enfin l’heure du rendez-vous arrive. Tu te sens un peu fébrile, un peu anxieuse. Mais il ne te vient même pas à l’idée qu’il pourrait ne pas venir.
Et en effet à dix-huit heures précises, il sonne. Tu lui ouvres, lui dédiant ton plus beau sourire. Il a un bouquet encore plus gros que celui d’hier.
— Pour vous ma belle inconnue. Pour vous remercier de m’accorder une nouvelle fois quelques minutes de votre temps.
Tu ris doucement.
— Vous ne comptez vraiment rester que quelques minutes ?
Il rougit. S’approche de toi.
— Je préférerais rester toute la nuit. Et toutes les suivantes aussi.
Tu rougis devant son audace. Mais tu ne dis pas non.
Tu mets les fleurs dans un vase et sers un thé. Vous ne dites rien, chacun regardant l’autre. Puis il se lève, contourne la table basse et se penche vers toi. Ses lèvres sur les tiennes ont une saveur si douce…
— J’ai envie de vous. Maintenant.
Il n’attend pas ta réponse. Mais est-ce nécessaire ?
Tu hésites un peu avant de prendre cette tige entre tes doigts. Tu en as pourtant très envie. Mais le premier pas te coûte. Ses mains te rendent folle de désir. Ton ventre se liquéfie de seconde en seconde.
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