Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Qui sait ? — Chapitre 2 · Qui sait ? - une femme
Auteur
Qui sait ?
Chapitre 2 · Qui sait ? - une femme
Quand je me réveille, les courbatures me rappellent que je n’ai plus vingt ans et que passer une telle nuit à faire autant de galipettes avec un homme n’est plus de mon âge.
Je me redresse dans le lit. Je le regarde, il dort. Je le comprends, il ne s’est pas ménagé. Pourtant, rien chez lui ne me prédisposait à vivre une telle expérience. C’est un homme moyen, ni grand ni petit, au physique banal, le genre de type que personne ne remarque. Alors, pourquoi est-il à côté de moi ce matin ?
***
Tout a commencé hier. En sortant du travail, j’avais envie de profiter de cette fin d’après-midi ensoleillée. Je me suis installée à la terrasse de ce bar-restaurant pour prendre un cocktail rafraîchissant avant de rentrer dans mon petit appartement. Je venais de passer une journée enfermée dans une classe surchauffée par le soleil derrière les baies vitrées. Les élèves étaient calmes, assommés par la chaleur et ils n’aspiraient qu’à une chose : que la cloche signale la fin de la journée pour pouvoir réclamer à leur mère de faire la queue chez le glacier et ensuite pour la plupart, profiter de la petite plage au bord du lac. J’aurais bien aimé faire la même chose, mais je ne me vois pas me mettre en maillot de bain devant eux, et peut-être encore pire, devant leurs pères.
En arrivant devant la terrasse, j’ai constaté avec déplaisir qu’il ne restait plus aucune table de libre. En plus des habitués, il y avait déjà de nombreux touristes qui viennent profiter des charmes de notre région. Je balayais du regard la terrasse et j’ai remarqué une table occupée par un homme seul. Comme je viens de l’écrire, un homme ordinaire, lisant un roman. Devant lui, une pinte de bière à peine entamée et une coupelle avec des chips.
— Puis-je ? lui demandai-je.
Il leva les yeux vers moi, me sourit et m’invita à prendre place, après avoir déplacé son sac.
— Je vous en prie…
— Que lisez-vous ?
Il me montra la couverture de son livre, l’œuvre d’un obscur écrivain. Sans que je ne lui demande rien de plus, il m’expliqua qu’il était un grand admirateur de cet auteur et qu’il lisait tous ses romans dès leur parution. Même si je n’en avais pas eu l’intention, je fus captivée par ses paroles et nous avons commencé à échanger sur nos goûts en matière littéraire.
Pour la première fois depuis ma séparation avec celui qui avait partagé ma vie pendant des années, je me sentais bien en compagnie d’un homme. Après la littérature, nous nous sommes raconté notre vie, nos histoires, nos déboires amoureux et ce fut tout naturellement qu’il me proposa de dîner avec lui.
Comme moi, il était célibataire et il était venu passer quelques jours dans la région pour se changer les idées. Il aimait venir avant l’arrivée des estivants pour profiter de l’authenticité des lieux. Je lui fis remarquer en montrant les gens attablés qu’il y avait déjà beaucoup de touristes.
— Hélas ! Je le sais, mais on ne peut pas toujours choisir ses dates de vacances…
Au cours du repas, nos échanges se firent plus intimes, plus personnels. Plus je le regardais, plus mon corps réagissait. Je lui offrais mon plus beau sourire. Prétextant avoir chaud, j’ouvris un bouton de mon chemisier pour lui permettre de découvrir ma poitrine. Il ne semblait pas céder au numéro de charme que je lui faisais, mais à chacune de ses paroles, je frissonnais. Je serrais mes cuisses sous la table. Il était impossible qu’il ne remarque pas l’effet qu’il me faisait.
À la fin du repas, il me proposa une promenade autour du lac.
— Ça nous fera du bien avant de dormir… me dit-il.
Je l’ai regardé en souriant. Je n’ai pas l’intention de dormir, du moins pas tout de suite.
Nous avions à peine fait quelques pas que j’ai senti sa main se poser sur ma taille. “On y est !” Me dis-je. Je me rapprochai de lui. Je me sentais bien. Plus nous marchions et plus sa main descendait. Si j’avais été une chatte, j’aurais ronronné. J’ai soupiré quand il a commencé à caresser ma fesse. Je me suis arrêtée, je l’ai fixé et nous nous sommes embrassés.
Nous en avions envie tous les deux, nous étions en phase.
Je n’ai pas réfléchi plus longtemps.
— Ça te dit de venir continuer la soirée chez moi !
— Avec plaisir !
Quelques minutes plus tard, nous étions dans mon appartement. La porte à peine franchie, nous avons recommencé à nous embrasser, nos lèvres soudées, nos langues se mêlant. Collée contre lui, mes mains parcouraient son dos, puis elles ont glissé sur ses fesses. Il me serrait contre lui. Je l’ai fait reculer, il est tombé assis sur le canapé. Sans un mot, j’ai attaqué sa ceinture et sorti son sexe. Surpris de mon audace, il n’a pas eu le temps de réagir avant que je ne le prenne à pleine bouche.
Je dégustai ce membre qui prenait de la vigueur grâce à ma caresse buccale. Je l’aspirais, le léchais. Je le pompai sur toute sa longueur. Depuis le temps que j’en avais envie, je profitais de chaque seconde. Je fermais les yeux. Il me caressait les cheveux. Il me laissait faire. Soudain, j’ai senti un spasme, puis un deuxième. Un soupir et ma bouche s’est remplie d’un liquide tiède et épais, légèrement salé. J’ai avalé ce nectar puis je me suis reculée.
— Excuse-moi ! Me dit-il penaud. Cela faisait si longtemps que je n’ai pas pu me retenir…
— Ce n’est rien ! La soirée ne fait que commencer… Suis-moi !
Je l’ai entraîné dans la douche. Nous avons commencé à nous savonner mutuellement. Je découvrais son corps, il découvrait le mien. Ses mains s’attardaient sur ma poitrine, les miennes sur son sexe. Nous nous embrassions tendrement.
— Je vais te savonner le dos.
Je me suis retournée. Ses mains savonnaient, caressaient mon dos, mes fesses puis il s’est collé contre moi. J’ai senti son sexe dur entre mes cuisses. Je me suis appuyée contre le mur et je me suis cambrée, lui offrant mon intimité. Il m’a pénétrée en douceur. Je me sentais remplie. Il a deviné ce que j’attendais et sa main gauche est venue jouer avec mon bouton. Je soupirais. Il allait et venait lentement en moi. Son autre main caressait ma poitrine. Je ne résistais pas, je tremblais. Puis emportée par une vague de plaisir, j’ai joui sous la douche. Je me suis effondrée sur le sol.
Il m’a soutenue, séchée avec la serviette et nous nous sommes retrouvés sur le lit.
Nue, sur le dos, il est venu entre mes cuisses. Après son sexe, c’est sa bouche qui me donnait du plaisir. J’ignorais combien il avait eu d’amantes avant moi, mais il savait parfaitement où jouer avec sa langue et ses doigts pour augmenter mon plaisir, pour me donner envie d’en avoir plus.
Une bouche, une langue, des doigts, c’était bon, mais j’avais envie de beaucoup plus. Je voulais sentir son membre viril en moi, sentir son poids sur moi.
— Prends-moi ! Lui ai-je murmuré.
J’ai soupiré de bien-être quand je me suis sentie remplie. Je lançais mon bassin à sa rencontre. Je voulais qu’il y aille à fond. Nous étions en symbiose, il comprenait ce que je désirais sans que je ne le lui dise. La puissance virile avait remplacé la douceur. J’entendais ses grognements à chaque fois qu’il entrait en moi, je poussais de petits cris. Des ondes de plaisir montaient de mon bas-ventre vers mon cerveau. Je n’en pouvais plus, j’allais jouir une nouvelle fois.
Mon orgasme me submergea en même temps qu’il jouit en moi. Épuisés par ce que nous venions de partager, nous nous sommes effondrés sur le lit. Il voulut se mettre à côté de moi, je le retins, je voulais le sentir sur moi, je ne voulais pas qu’il se retire, même si son sexe n’avait plus toute sa vigueur. Cependant, quelques minutes plus tard, il fallut bien nous rendre à l’évidence. Il avait tout donné, j’avais reçu son plaisir et je lui avais offert le mien.
Nous nous sommes assoupis, mais la nuit ne faisait que commencer.
Il est revenu me caresser, toujours avec autant de tendresse. Comment pouvais-je refuser cela ? Il était allongé contre moi, contre mon dos, mes fesses. Sa main avait glissé sur mon ventre, vint entre mes cuisses que j’écartais. Mes soupirs lui donnaient l’autorisation de continuer. Il durcissait à nouveau entre mes fesses.
Je me suis mise sur le ventre, allait-il comprendre ce que j’avais envie ? Allait-il oser ? Je l’avais reçu dans ma bouche, dans ma chatte, je le voulais maintenant dans mes fesses. Je n’appréhendais pas.
— Je peux ? me murmura-t-il.
— Oui… vas-y… soupirai-je.
Il attrapa un oreiller et le glissa sous mon ventre. Ainsi installée, je lui offrais mes fesses. Une nouvelle fois, il entra en douceur. Je gémis légèrement quand son gland força le passage étroit de mon petit trou. Il attendit quelques secondes avant de reprendre sa progression. J’appréciai cette intromission lente. Quand son ventre fut contre mes fesses, il s’immobilisa avant de commencer des aller-retours lents et profonds. Je glissais ma main entre mes cuisses, je me caressais tandis qu’il s’activait. Comme nous avions déjà joui plusieurs fois, le plaisir mit plus de temps à nous rattraper, mais une nouvelle fois, nous atteignîmes le nirvana.
Nous fîmes une nouvelle fois l’amour au cours de la nuit et nous nous endormîmes enlacés.
***
En le regardant endormi ce matin, je sais maintenant pourquoi il est là, à côté de moi. Je me lève silencieusement pour aller préparer le café.
Je suppose que l’odeur du café a dû le réveiller, car il me rejoint dans la cuisine. Nous sommes nus l’un en face de l’autre.
— Je vais devoir partir au travail, me dit-il.
— Moi aussi, lui réponds-je.
— On se retrouve à la terrasse du café ce soir ?
Je lui souris en répondant simplement :
— Qui sait ?
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